mardi 19 février 2019

Quinzième jour du premier mois lunaire

Aujourd'hui, c'est la pleine lune…  
Cette Belle de la nuit a toujours exercé sur moi une infinie fascination, 
je pourrais la regarder des heures tant je la sens vivante, sinon d'où viendrait cette énergie qui pénètre en moi chaque fois? Après une heure de contemplation, les bras de Morphée m'appellent, compréhensible, il est près de 2 heures… 
C'est aussi
Yuanqiaojie, la fête des lanternes, sa lumière, très proche mais plus blafarde, semble répondre à celle de la Lune protégée par quelques nuages, j'en ai déjà parlé ici entre autres : http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2012/02/aujourdhui-cest-la-fete-des-lanternes.html. Cette fête marque la fin des festivités du nouvel an chinois et j'ai envie d'y participer à ma façon. 
C'est toujours avec une certaine émotion que je prépare mon matériel tant chaque objet est lié à de belles rencontres, celle de Vivien pour la mer à thé, ma première et pour la théière qui fait partie d'un coffret réalisé pour le 10 ans de
Thés de Chine. J'en avais acheté 3 à l'époque, un pour les thés rouges, un pour les noirs et un pour les bleu-vert, ce dernier a malheureusement été victime de ma main droite... Le set de dégustation et le pot de justice viennent du Musée du Thé à Mucha où j'ai été tellement bien accueillie grâce à mon amie Ling ling qui a dit que j'étais une passionnée belge de thé, j'ai donc eu droit a une visite guidée privée de ce lieu magique. 
Dans la théière de 150ml ébouillantée, je dépose 3g de
Wild Purple découvert, émerveillée chez Biochi https://la-theiere-nomade.blogspot.com/2019/02/en-verite-je-vous-le-dis-le-paradis.html . On dirait que la lune se reflète dans la théière...
Premier passage instantané pour réveiller les feuilles, saveur très discrète mais prometteuse. Je n'ai finalement pas utilisé le pot de justice prévu, je voulais voir la couleur de l'infusion. 
Par contre le parfum des feuilles est révélateur : notes plus boisées que fleuries, je suppose que c'est la terre de Yixing qui donne cela. 
Infusion après infusion, la saveur évolue, 
plus de rondeur qu'avec les infusions en verre (https://la-theiere-nomade.blogspot.com/2019/02/ce-week-end-jai-encore-tutoye-les.html ), plus de corps aussi. 
Envie d'aller me faire caresser la peau par le soleil printanier, je laisse les vieilles dames se reposer, je les réveillerai ce soir pour aller admirer la super lune. 
En rentrant de cette vivifiante promenade, je relis l'histoire de
La demoiselle d'honneur Yuan Xiao. Bien des légendes sont liées à cette fête mais c'est l'histoire de cette humble servante qui me touche le plus. Cette jolie histoire explique aussi l'rigine des boulettes sucrées de riz gluant, encore de rigueur aujourd'hui. 

Avant le souper, je suis allée admirer le spectacle d'un ciel embrasé, on aurait du un incendie dégageant une épaisse fumée, sauf que c'était un nuage assez menaçant me faisant craindre de ne pas pouvoir admirer mon amie la Lune. 
Il est plus de 22 heures, c'est à travers les branches du chêne et entourée de nuages mais d'aucune étoile que la super lune s'est montrée, énergie de l'Astre plus celle de l'Arbre... j'aurais aimé l'observer plus longtemps mais le marchand de sable est passé, je sens leur énergie me pénétrer même de loin. Par contre, je ne me sens plus assez éveillée pour continuer les infusions de ce fabuleux Wild Purple, ce sera pour demain!

dimanche 17 février 2019

En attendant la fête des lanternes...

Encore dix jours de folies, et je ne m'en lasse pas ! Entre découverte d'un nouveau restaurant chinois et balades dans la nature, j'en ai PRESQUE oublié ma drogue.
C'est pourtant en pleine ville, 
Rue Crespel, 10 https://confucius.be/fr mais dès l'entrée, nous pénétrons dans un autre monde, 
accueillies par le mondialement connu petit reporter. Mais surtout par Jean-Marc, chaleureux et souriant qui avec son épouse chinoise sont les maîtres des lieux, 
MDR et pas difficile à exécuter ! 
Un havre de détente, 
d'un calme absolu 
plein de charme, je pourrais même y vivre... en été. Les lanternes m'évoquent cette grande fête qui clôture les festivités du nouvel an et de la fête du printemps… 
Le revoilà. 
La première page de la carte nous proposent un peu de méditation, nourriture spirituelle d'abord, Confucius oblige. 
MERCI ma Puce de m'avoir fait découvrir ce lieu, on y retourne quand ?... Merci aussi pour les photos, superbes!
C'est sous un soleil radieux que mon mari m'emmène au lac de Genval, saint Valentin "oblige" ! 
et plus précisément ici :je mangerais asiatique tous les jours ! Surprise, le restaurant est plein, ce qui n'était encore jamais arrivé un midi. Si les entrées sont arrivées très vite, ce ne fut pas le cas des plats : plus de 50 minutes d'attente. ! Et seulement 2 serveurs, complètement surchargés qui sont restés souriants et très professionnels, je les admire, je trouve scandaleux de les traiter ainsi. Je suppose qu'en cuisine, ils étaient tout aussi peu nombreux ce qui explique l'interminable attente ! J'ai écrit ma déception et mon mécontentement, le responsable a intérêt à me répondre… 
Heureusement le cadre est magnifique et le spectacle enchanteur : 
l fait très doux ce qui a inspiré ces 2 beaux grèbes qui ont aussi fêté la fête des amoureux, quelle grâce ! 
les cygnes n'étaient pas en reste... Une fin de semaine très printanière m'a tenue éloignée de mon cocon, la nature explose, les oiseaux sont en folie et me promener me donne une énergie impressionnante. Et au week-end, ce fut l'apothéose, hier jardinage sous le soleil et 17° ! Aujourd'hui, après une grasse matinée réparatrice, je suis encore toute courbaturée par mes excès,
l'Astre généreux fait encore grimper le thermomètre 
et donne au ciel une couleur étincelante. 
C'est le moment d'un apéritif au thé froid. 
Où que mes yeux se portent, des signes évidents 
d'un printemps très en avance, ce qui n'est pas pour me déplaire ! 
Après avoir médité sur le bonheur d'habiter un tel lieu, mes jumelles me permettent de voir de plus près le comportement de certains oiseaux, de deux écureuils gambadant dans les tuyas et même le vol majestueux d'une buse ! Mon mari aurait voulu m'emmener au restaurant mais j'ai décliné l'invitation, je suis trop bien ici. 
Pendant que je réchauffe mon dîner, je vais m'aérer. J'aurais voulu manger sur la terrasse mais je dois rester prudente, hier j'ai exagéré, je ne voulais pas m'arrêter -le jardinage est aussi une drogue – j'étais en nage et je n'ai pas voulu rentrer avant de finir ce que je m'étais fixé. 
Je suis impressionnée par l'abondance des crocus, 
Ils se sont beaucoup reproduits 
et je constate avec surprise qu'une abeille et un bourdon sont déjà à l'œuvre, cela me réjouit d'autant que j'ai lu un reportage catastrophique sur la disparition très inquiétante des insectes, ici, ils ne risquent rien, pas de pesticides, pas d'engrais chimique ! Je pourrais donc peut-être me lancer dans la culture du safran… 
Un petit vent frisquet m'empêche de savourer mon thé sur la terrasse, retour dans mon cocon avec dans la tasse, le reste d'un délicieux Darjeeling, et ce livre de contes dans lequel j'ai trouvé l'histoire du petit Bouyei, 
il y est question de petits cochons... Je collationne tous ce qui parle de ces petites bêtes, c'est leur année, ce sera pour partager avec mon petit Dragon qui se débrouille très bien en lecture et qui aime cela. La théière est vide comme l'écrin qui a contenu les feuilles... J'attendrai donc les nouvelles récoltes avec une pensée toujours émue et reconnaissante pour les cueilleuses. 
Mais que vois-je dans le ciel ? Vient-elle aussi profiter des rayons du soleil... La nuit, elle resplendit déjà mais sera à son apogée, le 19, jour de la fête des lanternes… Je l'attends avec impatience!

dimanche 10 février 2019

Ce week-end, j'ai encore tutoyé les étoiles

Depuis hier, le vent souffle en rafales, impressionnant spectacle. Entre deux averses de pluie, et même de grêle, je suis allée me balader au jardin, j'aime cette nature qui se défoule, se déchaîne même, ses coups de fouet ont sur moi un effet bénéfique, me donnant une impressionnante énergie. Et cela remet aussi les idées à leur juste place ! Retour à la maison et envie d'un autre voyage… 
Je salive déjà rien qu'en voyant le sachet contenant un trésor, le Wild purple. J'ai du mal à croire qu'on puisse en tirer quelque chose avec seulement 3 à 4 grammes de feuilles infus ées dans 1/2 à 1 litre d'eau… 
Aussi je ressors ma balance de précision et pèse 3 grammes de ces très vieilles dames. 
Délicatement posées au fond de la théière ébouillantée, les longues feuilles torsadées m'offrent un véritable bouquet aromatique aux notes sucrées qui émoustille mes narines. 
Voir danser les belles quelques secondes 
avant de les transvaser. Belle couleur ambrée, saveurs intenses et subtiles à la fois de fruits cuits, abricots ?, et de fleurs avec des notes de miel. Les infusions se suivent me rappelant les merveilleux moments passés chez Biochi avec ma chère Cathy que je ne remercierai jamais assez de m'avoir emmenée dans ce lieu magique. 
Les vielles dames dansent moins mais colorent bien leur mère l'eau… 
Les saveurs évoluent vers plus de notes boisées mais la liqueur reste très douce, comme du velours, sucrée. 
Je vais à présent me plonger dans ma bible pour voir si je trouve une trace de ce très vieux thé rouge. J'ai parcouru de long en large "le pays du rouge et du noir" mais n'y ai rien trouvé si ce n'est qu'il existe une quantité de petits producteurs de Yunnan de qualité, il faudra que je demande à Katrin d'éclairer ma lanterne… 
Lire m'a donné soif… 
La couleur ambrée de l'infusion se fait plus soutenue, la saveur boisée plus discrète mais encore bien sucrée. Et j'ai dépassé le litre d'eau : 8 fois 150ml, le contenu de la théière, je n'en reviens pas et ce n'est pas terminé... mais je n'ai plus soif. 
Je remplis à nouveau la théière, je laisse les Feuilles reposer toute la nuit, 
le lendemain, ô surprise, je découvre un liquide moins ambré et à la saveur camphrée avec des notes animales aussi, c'est du moins ce que je crois reconnaître ! Ces très vieux théiers de plus de 300 ANS donnent encore tutoyer les étoiles ! 
En admirant ce magnifique camaïeu de bruns, j'ai une pensée émue et reconnaissante pour les cueilleuses acrobates, les arbres mesurent entre 10 et 15 mètres de haut… 
Je n'ai pas encore envie de les rendre à la terre, elles m'ont procuré non seulement des émotions gustatives intenses mais la pratique du gong fu a pénétré mon âme en me procurant une divine sérénité  ! Parlons prix à présent, ce que je ne fais jamais : vendredi j'ai eu un coup de fil d'une copine excitée qui, après avoir lu attentivement mon billet sur mon séjour au paradis, voulait savoir si le prix "exorbitant" de 29.95 Euros pour 25g n'était pas une erreur, je lui ai répondu que quand j'aime je ne compte pas et j'ai mis fin à cette conversation stérile... Et après avoir fait l'expérience, c'est même un thé très bon marché ! Je me remémore ici la remarque faite jeudi pas Cathy : une amie chinoise lui a dit que les occidentaux mettaient beaucoup trop de feuilles pour infuser leur thé, je crois que j'en faisais partie... Ce dimanche, au tour des
Plumes blanches de me faire voyager au pays de l'excellence et de la douceur de vivre. 
Même procédé que pour l'autre trésor : 
comme mon zhong est plus grand que celui utilisé par Jef, j'y ai déposé 4g de
White Feather 
quelques secondes plus tard, une douce couleur jaune pastel dans le zhong et une subtile saveur un peu beurrée et des notes de miel. 
En reposant le zhong qui contient les feuilles, il m'a échappé des mains, heureusement sans casse, j'ai donc transvasé les Belles dans un zhong plus petit, beaucoup plus facile à manipuler pour moi. Et une pensée pour Vivien, c'est de chez lui qu'ils viennent… 
Au contact de l'eau, on dirait les feuilles prêtes à s'échapper ! 
Les infusions se suivent me replongeant dans ces souvenirs très récents faits d'une belle rencontre et de nos échanges avec Cathy… 
J'ai installé les 3 petits cochons bleus réalisés par mon petit Dragon, j'ai hâte de le revoir et de l'entendre raconter son premier WE avec les scouts anglais, les beavers, loin de ses parents. Comme il grandit vite… 
Au passage suivant, une aiguille d'argent a quitté ses sœurs et danse, bien droite, dans le zhong. Une paix immense m'anime alors que dehors la pluie et le vent se répondent bruyamment. 
Je viens de verser le reste de mon deuxième thermos d'un demi litre 
et la liqueur qui en sort me dit que les belles n'ont pas encore tout donné, mas il est temps pour moi d'aller préparer le diner et pour le moment je n'ai plus soif, l'impressionnante longueur en bouche de ce thé précieux me comble encore, je les laisse donc reposer. 
Mon mari qui m'a offert ce livre l'autre jour, apprend avec stupeur que je ne l'ai pas encore ouvert, ce sera chose faite cet après-midi. 
Mais il me faut un thé de lecture alors, idée saugrenue peut-être, je transvase les aiguilles d'argent devenues très brunâtres dans une théière d'un demi litre. 
Elles occupent tout l'espace et elles prennent un bain de 8 minutes. 
Nourriture terrestre, impressionnant nectar qui donne une saveur bien différente, comme de la paille ou du foin ! La lecture par contre, ce n'est vraiment pas ça : j'avais pourtant bien aimé la table des matières assez originale, par contre aucune bibliographie, aucune source citée, ce qui hérisse toujours la prof que j'ai été dans une autre vie. En lisant le titre, PETITE histoire du thé, je m'attendais à trouver des anecdotes à côté de la grande histoire déjà traitée des dizaines de fois, cela m'aurait bien plu. Quant au contenu, je n'ai rien appris, j'y ai même trouvé des imprécisions et des erreurs. Bref, on est à des années lumière de
L'EMPIRE DU THE de Katrin Rougeventre. 
Par contre, j'ai adoré les mots doux trouvés dans les fortune cookies, décidément, je suis très chanceuse, vive l'année du cochon, il faudra que je leur consacre un billet ! Fin d'un week-end comme je les aime, et la semaine commencera en fanfare, je passe la journée avec ma filleule !