mardi 19 août 2014

Préparatifs

Il fait automnal ce matin, fine pluie collante et à peine 12°, et pourtant je ne pourrai rester dans mon cocon.
Mais avant de le quitter, de quoi me réchauffer avec un Puttabong griffé Cha-Hû-Thé.
Revoir une dernière fois les recettes pour vérifier si j'ai bien noté tous les ingrédients... Deux Marie Laforêt, l'une pour le bonheur d'entendre ces chansons qui m'emmènent au pays de mon adolescence, l'autre pour m'initier à ce nouveau monde.
Quelques heures plus tard, mes nouveaux "jouets", je n'ai même pas le tiers de la liste, il me faudra des jours et des jours pour découvrir les richesses de Séquoia http://www.sequoiashop.com/, ce nouveau lieu de perdition ... il m'a déjà fallu près de 3 heures aujourd'hui pour ramener cette maigre récolte, et même si j'étais comme une petite fille dans le magasin de saint Nicolas, j'avais besoin de respirer l'air frais du dehors !
Beau ciel tourmenté mais je me risque, mes grandes ailes papillon me protégeront du vent...
Direction la terrasse pour infuser un Nuo Mi Cha griffé Terre de Chine.
En savourant cette belle liqueur orangée, mon histoire avec ce petit nid me revient en mémoire : découvert il y a bien longtemps déjà à Strasbourg chez Esprit ethnique, une boutique aujourd'hui disparue qui se situait tout près de Au Fond du Jardin qui à l'époque n'existait pas encore...
J'ai eu du mal pour apprivoiser ce petit nid si parfumé et à la saveur de riz gluant : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2011/01/infusion-dun-nuo-mi-cha-ou-nuo-mi-xiang.html mais après plusieurs essais... C'est un thé très intéressant en cuisine ou en association avec des mets comme certains fromages : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2013/05/last-but-not-least-un-atelier.html ... encore de merveilleux souvenirs.
Cette petite théière aussi a une histoire, elle a été créée exprès pour une exposition superbe, intitulée Yixing, l'art de la théière pourpre. Elle a eu lieu au Pavillon chinois vers 2000 ou 2001.
Une deuxième infusion, des saveurs plus prononcées excitent mes papilles
et me donne envie de revisiter cette brique très documentée, écrite par Patrice Valfré, à qui appartenaient la plupart des merveilles exposées dans les vitrines.
Le ciel a changé, le soleil est revenu et il fait plus doux, cela m'incite à rester physiquement sur la terrasse, tout en voyageant à Yixing...
Dernière infusion, en regardant ces Belles qui ont tout donné, je me dis que je pourrais me servir de ces petits nids dans la cuisine, ne fut-ce que pour cuire le quinoa. Je n'ai pas prévu d'autres associations pour les plats, je découvre seulement les saveurs particulières du tofu, seitan et autre tempeh, il faut d'abord que je goûte tout cela avant d'imaginer les associer au thé. Après quelques préparations en cuisine, retour dans mon lieu de paix.
Mais en regardant le ciel, j'ai envie de grand air et de terrasse... mais est-ce bien raisonnable ? Non !
Ma tisane ce soir est celle de L'abbaye griffée ThéÔdor, sensée accompagner cette lecture, est de circonstance.
Mais le ciel changeant m'attire trop, je reprendrai le livre plus tard.
Je ne me lasse pas de ce spectacle si apaisant.
La deuxième théière est vide et même bien protégée par mes grandes ailes papillon et un foulard, il vaut mieux ne pas tenter le diable, même si je n'ai pas vraiment froid, je sens l'humidité et il faut que je sois en forme demain.
Et à propos de papillon...

dimanche 17 août 2014

Un week-end très calme, très studieux aussi


Un ciel encore tourmenté ce matin mais il fait plus doux qu'hier. Après le rituel-santé quotidien, Essence de pollen de fleurs de thé, les 3 étrangetés, griffés Source de lumière, je prépare de quoi préparer un thé que j'ai beaucoup de mal à apprivoiser, il me rappelle la "saveur" des petits sachets jaunes, eh oui. Bien sûr, je pourrais abandonner, mais d'abord ce n'est pas dans mon caractère et je me souviens de ma mésaventure avec le Matcha. Je m'accroche donc, mais non ce n'est pas un caprice, ce trait de caractère auquel appartient ce thé, décrit d'une manière très ... personnelle par l'Insolent : "Être unique est un règle de vie, en ce qui me concerne. Ne rien faire comme les autres…, sortir de ce monde fait de « pensées uniques » et de « moutons de Panurge » et marquer mes différences pendant que les autres marquent leurs territoires. Le matin, je prends un thé d’Assam, tonique et riche en tanins. Corsé et empreint de caractère. "To be or not to be ?""… J'ai seulement le besoin de comprendre.
Le décor sera à consonance  anglaise : théière et mug. Le thé, un Assam G.F.O.P griffé ThéÔdor, deux petits carrés de chocolat noir, musique et lecture.
Sans oublier les fleurs.
L'hortensia est habité. Je ne connais rien aux insectes, je ne les aime pas mais celui-ci a la couleur de l'espérance...
De cet écrin s'échappe une odeur prononcée, épicée et comme boisée, j'aime ce parfum. Les feuilles sont parsemées de bourgeons dorés, signes d'un thé de qualité. Le breuvage est foncé, presque noir et "supporte un nuage de lait" disent certains. Sans doute pour atténuer l'amertume et l'astringence. Par contre, il réveille, sa principale qualité pour moi et il a rempli sa mission, je ne lui demande pas plus. Et associé au chocolat des 2 sœurs par contre, il s'adoucit. Quant à ces deux-là, je n'ose imaginer les folies qu'elles sont en train de faire à Paris... Passons maintenant au petit recueil de sagesse asiatique. J'ai noté certaines qui feront l'objet de réflexions plus approfondies, d'autres m'ont fait sourire, ainsi cette citation attribuée à Lao-Tseu : "Inutile d'enseigner aux singes de grimper aux arbres", ou encore ce proverbe mongol : "On ne se coupe pas une cuisse parce qu'on veut manger de la viande". Mais aussi un surprenant proverbe thaïlandais : "La poule voit les pattes du serpent, le serpent voit les mamelles de la poule", j'imagine la scène... Et last but not least, ce proverbe indien qui introduit mon activité suivante : "Tu as le droit de tuer un animal pour t'en nourrir, à condition que ta joie de le manger soit plus grande que la joie qu'il avait à vivre".
Je ne quitte pas l'Inde, je change simplement de région.
Et le ciel a momentanément changé de couleur, il y a quelques minutes encore il tombait des cordes...
Dans ce bel écrin se trouve mon thé de lecture, le Tumsong, celui du Jardin des cœurs heureux, parce que je le suis. Quasiment tout est nouveau pour moi dans ce livre, à commencer par des termes et des noms d'ingrédients inconnus, plusieurs lectures seront donc nécessaires et je commence par repérer les ingrédients. La liste est longue, je vais devoir faire de la place dans la cuisine... et c'est la première fois que j'ai envie d'une cuisine équipée, plus fonctionnelle que la mienne, mon mari me l'a proposé depuis longtemps mais j'ai toujours refusé jusqu'ici ; on verra cela plus tard. J'ai eu besoin de 3 théières pour rechercher tout ce qui me manque et noter les termes bizarres du genre, pour n'en citer que 3, tofu soyeux, tofu lacto-fermenté et le summum, horchata de chufa dont un des ingrédients est le souchet ! Je connais très bien le beau canard qui porte ce nom mais il m'étonnerait qu'il s'agisse de lui. Mimi, tu vas avoir du travail, vivement mercredi! J'ai la tête pleine, je n'ai plus soif, j'arrête ici pour aujourd'hui.
Ce dimanche matin, il fait toujours aussi sinistre dehors, un ciel et du vent froid à la Jacques Brel... Après le rituel-santé, un autre, plus éphémère, le nourrissage de Coco le Lapin, un petit-déjeuner partagé avec mon mari, retour dans mon salon-bleu-thé où d'autres rituels m'attendent.
Pour préparer LE Matcha de cette cuvée personnelle, j'inaugure ce beau chawan avec une pensée pour Cha Hua.
Et là, déception... Même si la saveur est très bonne, et il ne pourrait en être autrement, je ne l'ai pas bien réussi, le fond du bol n'est pas assez plat, je ne suis pas parvenue à bien le faire mousser. Par contre, en admirant la belle calligraphie de Staf, je rêve déjà de dimanche prochain où je serai initiée à la cérémonie du Koicha par le Maître himself à domicile après avoir assisté à celle du Matcha à Hasselt : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/06/un-premier-juin-memorable-intenses.html puis à Mariemont : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/07/retour-au-japon.html. Souvenirs, souvenirs et anticipation du bonheur à venir !
Après un bref passage sur ma terrasse, encore un rituel, j'ouvre Outlook pour découvrir que Guang Yuan a encore pensé à moi...
Ces magnifiques photos d'un lac du Yunnan (je n'en sais pas plus le mail est simplement intitulé in Yunnan), m'inspirent mon thé de lecture. Mille mercis chère Jing pour ce beau geste d'Amitié qui me touche plus que tu ne peux imaginer, pendant la préparation du thé, je m'imaginais dans ces brumes mystérieuses !
Ce sera un Pu Er millésimé 1988 griffé ThéÔdor.
Il accompagnera mon travail du jour, sélectionner les recettes pour mercredi et dimanche, et dresser la liste des ingrédients nécessaires pour les réaliser, je veux terminer aujourd'hui et il y a encore du boulot mais cela tombe bien, mon mari m'invite au resto ce midi. Je suis loin d'avoir terminé qu'il est temps de partir, direction La Moule à gogo. Encore tout imprégnée de ce que j'ai lu ce matin, je choisis des choses qui sont compatibles avec mes bonnes résolutions... A commencer par une soupe de poisson. Si je souhaite me convertir au végétarisme, je ne serai jamais vegan. Et jamais je n'ai craqué pour les yeux globuleux de ces habitants des mers, à une exception près, les raies. C'était un de mes plats préférés que je préparais très bien d'après mon mari mais depuis que j'ai eu la chance, le bonheur de nager avec 2 d'entre elles aux Seychelles, plus jamais je ne toucherai à ces poissons facétieux qui ont quelque chose d'humain... une autre forme d'extase ! Le plat suivant, des moules marinières ne me pose pas de problème non plus, je n'ai aucun scrupule à les manger avec délice, mais ici un fou rire, ne parle-t-on pas du Q.I. de ces bestioles, qui n'a évidemment rien à voir avec le Qi du thé... Par contre, une entorse avec les pommes de terre : les vraies frites belges sont préparées avec de la graisse de bœuf... Pas de dessert, je n'ai plus faim et suis pressée de rentrer.
Une idée m'est venue pour utiliser le chawan qui me plaît tellement,
cette poudre de Hojicha découverte chez Neo-T lors d'une fabuleuse et surréaliste journée à Paris : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2013/06/aujourdhui-premier-jour-de-lete-paris.html
Il ne doit pas être fouetté autant que le Matcha, cela devrait donc marcher.
Et effectivement, c'est un vrai délice mais j'ai renoncé au lait de riz dont je n'aime ni la texture ni le goût, et pourtant j'avais essayé : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2013/07/apres-une-nuit-surrealiste.html. Et je l’emploierai aussi dans la cuisine mercredi ou dimanche. Après un deuxième bol, retour à mes chères études.
Avec comme carburant, ce même Pu Er millésimé 1988 infusé dans la même théière et bu dans ce beau mug, cadeau de la maman de ma belle-fille lors de mon voyage dans la Belle Île: http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2008/10/nostalgie.html.
Je n'ai pas tout à fait terminé, j'aurais aussi voulu recopier les termes inconnus dans ce répertoire, mais je sature : mes neurones fonctionnent avec le soleil... J'arrête ici pour aujourd'hui. Ce week-end a été comme je le souhaitais, très calme. Oubliés les jours sombres, j'ai retrouvé mes sensations gustatives, intimement liées au goût de vivre... Oui, mon bonheur est dans le thé, j'ai une reconnaissance infinie envers celles et ceux qui m'accompagnent sur cette voie en l'illuminant ... MERCI à vous.

vendredi 15 août 2014

On ne fait pas toujours ce que l'on veut... c'est parfois aussi bien

D'abord une petite déception, je devais aller à Pairi Daisa avec ma famille d'adoption, les Twins et leurs parents - une merveilleuse journée en perspective – mais une météo d'automne très avancée nous a fait renoncer, à regret évidemment.
Et effectivement, avec "ce ciel si bas qu'un canal s'est perdu (...), avec un ciel si bas qu'il faut lui pardonner", ce fut une sage décision. Le ciel est pardonné (mais c'est bon pour une fois)...
J'installe de quoi me consoler , un Ji Pin Dian Hong griffé Source de Lumière dans un écrin ancien, cette boîte ThéÔdor collector qui a contenu du Ming orchidée, que j'ai adoré, il avait une incroyable saveur fleurie et la force typique des thés du Yunnan, malheureusement disparu de la gamme des thés d'excellence... C'est vrai qu'il y en a d'autres aujourd'hui. La théière s'imposait... Cette musique très zen également. En savourant ce nectar, quelques moments de nostalgie et de souvenirs émus... http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2013/09/une-apres-midi-chez-source-de-lumiere.html . La musique s'est tue, les théières sont vides, j'aurais bien aimé faire un tour au jardin mais il pleut comme prévu. Autre décor pour cette matinée qui sera très studieuse, ma petite-fille Émilie vient ici mercredi après-midi, elle cuisine merveilleusement et pourra donc répondre à mes questions et me donner des conseils. Mais pour cela, il faut que j'épluche ces nouveaux livres.
Avec un thé de lecture, un Milky oolong griffé ThéÔdor dont les feuilles parfument cette autre boîte collector qui a contenu un Mélange des Seigneurs. Je l'avais acheté à l'époque à cause de son nom. Si je me souviens bien, il était assez corsé avec des notes de chocolat... Beaux souvenirs et un peu de nostalgie... je les aimais ces boîtes. Le cahier d'écolier et la voix de Marie Laforêt.
Sur la quatrième de couverture, cette phrase profonde...
Pour commencer, j'achève la lecture du premier.
Un petit sourire en lisant cette liste surtout le dernier point...
Je n'ai jamais employé cet engin pour cuisiner mais bien pour dégeler et chauffer des aliments préparés mais je me demande en quoi " il n'est pas sans conséquence d'un point de vue énergétique."
J'ai hâte de réaliser ce pain très particulier, peut-être mercredi avec Mimi ... Tout en salivant devant ces recettes qui me sont pour la plupart complètement étrangères, je savoure ce thé d'excellence, le parfum qui se dégage de la boîte se retrouve dans sa saveur douce et légèrement caramélisée, je peux vraiment employer ici cette jolie formule, "un parfum qui se boit". Sans m'en rendre compte, il est passé midi, le temps de préparer le repas et de passer quelques temps avec mon mari. Je comptais attaquer le contenu de Vegan, mais un coup de fil m'a fait changer d'avis, petit Dragon sera ici mercredi, quel bonheur en perspective !
Je le célèbre avec le contenu de cette superbe jarre,
Un Pu Er 1980, et pas n'importe lequel, il se nomme BONHEUR ou Xing Fu... J'en ai déjà parlé de nombreuses fois entre autres ici : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/02/la-semaine-commence-fort.html.
Pendant que l'eau chantonne dans la bouilloire, préparation des ustensiles.
Rinçage immédiat des belles... Je n'ai pas résisté, j'y ai trempé mes lèvres. Peu de saveur (évidemment) mais parfum camphré.
Première infusion,
première émotion gustative, intense.
Admiration, rien d'autre.
En communion avec Lu Yu, le dieu du thé...
Saveur profonde de ce Xing Fu, puissance de son Qi.
Parfum terreux et fruité des Belles au repos.
Un timide soleil montre son nez, envie d'aller m'aérer. Pas pour longtemps, il était vraiment timide et la pluie a vite pris sa place. Retour dans mon cocon donc.
En admirant les Belles, une phrase me revient en mémoire, elle m'avait bouleversée quand je l'ai lue là-bas : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/03/le-une-culture-partagee-entre-le-maroc_26.html, "L'eau est la mère du thé, l'ustensile est le père du thé, les feuilles leurs filles,
et le thé leur fils". Tous ces souvenirs me reviennent à l'esprit, me voilà replongée là-bas revivant toutes ces émotions fortes, cela me bouleverse tellement que je laisse un instant mon bol, j'ai besoin de me lever...
Je regarde une fois encore le ciel, une jolie bande bleue comme là-bas s'offre à mes yeux impressionnés. Et une pensée toute particulière pour Nouwara Dial Atei de la part de El Hanna , ceci dit Cha Hua c'est plus facile à retenir (= message codé)...
Le temps de me retourner, la pluie à nouveau... Pensée émue et reconnaissante en admirant cet arc-en-ciel de petits drapeaux sacrés.
mais pas dans la tasse, soleil et lune réunis.
Après le voyage dans l'espace, celui dans le temps avec cette musique envoûtante...
Les infusions se poursuivent, le breuvage pénètre en moi comme autant de douces caresses, si bienfaisantes pour l'âme. 
Elles n'ont pas tout donné encore,
Leur mère va continuer à les gâter.
Après le souper et une drache courte mais intense, un beau ciel ciel bleu parsemé de nuages roses.
Une tasse parsemée d'étoiles... Musique et méditation, se laisser porter par la magie de l'instant
sous l’œil amusé de Lu Yu, et une pensée pour Lihua à Nancy, c'est là que je l'ai trouvé.
Le passage suivant donne une liqueur plus claire, ce sera le dernier, il reste à les admirer.
Xing Fu a tout donné et m'a fait passer des moments hors du temps, moments d'éternité.
Il reste la beauté de ces feuilles.
Même d'un âge respectable, celle-ci a l'air encore bien verte. Merveilleuse journée que celle-ci. Je viens de recevoir un message de Paris, j'en connais deux qui s'éclatent, j'ai hâte de les revoir , elles certainement beaucoup moins, je les comprends ! (un autre message codé) ! Dimanche, il faudra que je choisisse des recettes parce que c'est confirmé, petit Dragon d'eau et ses parents viendront souper mercredi soir... Le vie est pleine de grands bonheurs!