jeudi 23 octobre 2014

Renaissance...

Je revis, ce n'est pas comme les zinnias...
Cette fois, c'est la fin, ils nous ont éblouis pendant des mois, et au printemps prochain, elles orneront ma terrasse privée.
Ce soir, retour dans mon cocon où je choisis cette tisane très aromatique Légende indienne
griffée Au fond du Jardin. Je ne l'ai pas choisie au hasard, d'abord ses saveurs prononcées atténueront les derniers relents de mes visites chez la dentiste. J'ai eu beaucoup moins mal que la semaine dernière mais j'ai dû me soumettre au régime mou et tiède.
Mais aussi et surtout parce qu'aujourd'hui est un grand jour pour les Hindous entre autres qui fêtent Diwali, la Fête des Lumières. Diwali signifie rangée de lampes symbolisées ici par des bougies. Cette fête dure plusieurs jours et plusieurs légendes y sont liées, il faudra que je creuse le sujet. Pour le moment je me contente de savourer ce plaisir retrouvé, cette tisane si goûteuse
et ce petit concentré de sagesse dont je retiens ce soir ce proverbe indien : "Si nombreux que soient les méandres de la rivière, celle-ci finira par se jeter à la mer". Mais aussi en regardant la flamme des bougies, je pense à tous ceux et celles qui illuminent ma vie tous les jours.
Et avant d'aller rejoindre les bras de Morphée, une dernière re-re-relecture de cette carte signée ma Mimi chérie, encore une belle lumière...
Ce matin, le ciel s'est habillé de douces teintes pastel, la journée le sera aussi j'espère.
Retour vers les rituels dont j'ai dû me passer depuis 3 jours.
Je savoure avec émotion cette mousse de jade, je retrouve mes repères dans ce monde de saveurs subtiles, un univers de paix et de sérénité. Après une matinée à faire des tas de choses que j'avais dû laisser en plan, me revoilà dans mon cocon.
Au programme musical Résurrection, la 2e symphonie de Gustav Mahler, un de mes chouchous,
accompagné de ce fameux thé du Jardin des Cœurs heureux, le Tumsong. Je me rappelle que mes premiers contacts avec les Darjeeling de printemps ont été difficiles, je les trouvais trop astringents, ils desséchaient ma bouche et me laissaient une désagréable sensation d'agressivité. Mon ami Frank (à moitié anglais) en raffolait, j'en avais donc toujours à son usage exclusif. Puis un jour j'ai eu la grande chance d'aller visiter l'ancienne usine Cannon, cette caverne magique dont je garde un souvenir inoubliable, un peu comme une enfant découvrant les réserves personnelles de saint Nicolas. Nous avons entre autres savouré un Darjeeling (je ne me souviens plus lequel... un Margareth's hope ou un Puttabong) que j'ai trouvé excellent. J'ai manifesté mon enthousiasme en le signalant, ajoutant... pour un Darjeeling ! (c'était un 2d flush). A peine la phrase sortie, je me suis rendu compte de mon indélicatesse et je me suis expliquée. Olivier Scala m'a alors donné un conseil : acheter du 1st flush et le laisser "mûrir" quelques temps, il deviendra plus rond, je ne le remercierai jamais assez pour cela. C'était il y a très longtemps, mes goûts ont évolué depuis, je bois volontiers à présent des Darjeeling de printemps.
Je savoure ces plaisirs simples que sont cette boisson mythique et la musique, Toutes deux véhicules d'émotions. Je devais passer la soirée avec Cha Hua pour assister au vernissage d'une exposition mais la pauvre est clouée au lit.
Alors, un seul remède : cet Élixir de jeunesse éternelle pour la soulager, vous n'avez pas idée de la puissance de ce breuvage...
Déjà un doux parfum d'agrume me titille les narines. J'ai hâte...
Et pour accompagner la chaleur de ce breuvage, des cantates de Bach, comme des incantations.
Patienter, les voix d'ange m'y aident.
La porcelaine du zhong renvoie les parfums en les amplifiant. Passage après passage, les saveurs évoluent, en même temps que grandit le bonheur de savourer l'instant entièrement.
La pièce est à présent plongée dans la pénombre, seule la bougie illumine ces instants hors du temps,
je bois à ta santé chère Cha Hua, mais pas sans thé, évidemment.
Les voix divines se sont tues comme s'est vidé le dernier bol. Encore quelques instants à regarder danser la flamme, et je termine ici cette superbe journée. Demain d'autres aventures m'attendent.

dimanche 19 octobre 2014

UN DIMANCHE DE TOUS LES SUPERLATIFS !

Il me reste beaucoup de choses à préparer ce matin avant l'arrivée de super Zouzou.
A commencer par ce "Petit pot de petits pois". Ingrédients : 100 g de petits pois surgelés, 400 g de courgettes, 1 gousse d'ail, 10 cl de crème soja, 40 cl d'eau, 1 cube de bouillon de légumes, 2 g d'agar-agar, sel, poivre. Et je vais y ajouter du On va se revoir griffé ThéÔdor non prévu dans la recette initiale.
Couper les extrémités des courgettes, les peler à l'économe (il ne doit plus rester aucune trace verte), les couper en rondelles. Peler la gousse d'ail et la couper en 4.
Faire cuire le tout pendant 15 minutes dans l'eau bouillante salée (elles doivent être tendres en y piquant la pointe d'un couteau). En même temps, faire cuire les petits pois à l'eau bouillante salée pendant 12 minutes Puis les égoutter et les passer sous l'eau froide pour stopper la cuisson et fixer leur couleur, les réserver. Délayer l'agar-agar dans l'eau, ajouter le cube de bouillon, porter à ébullition et faire cuire 2 minutes sans cesser de remuer puis retirer du feu.
Égoutter les courgettes, les mixer avec la crème puis toujours en mixant ajouter la préparation à l'agar-agar.
Le résultat doit avoir la consistance d'un velouté très fluide. Y incorporer les petits pois et mélanger une dernière fois.
Verser dans de grands verres, laisser refroidir puis faire prendre dans le frigo pendant 2 heures. J'avais préparé du thé à la menthe que j'ai oublié d'ajouter...
Un bref regard au ciel, nous pourrons manger dehors ce midi. Je m'apprêtais à préparer le coulis de framboises pour le dessert quand la sonnette a retentit.
A partir d'ici ce sera une cuisine à 4 mains. Sarah prépare les falafels (je ne les décris pas, il n'y a pas de thé... pour cette fois).
Sarah à la manœuvre .
J'espère que les boulettes ne vont pas se déliter... je n'ai pas encore digéré ma mésaventure d'hier. Ceci dit j'ai montré la recette à Sarah qui m'a dit qu'elle ne comprenait pas comment avec les 3 ingrédients, on pouvait tenir les boulettes ensemble ; elle m'a conseillé d'essayer avec une autre sorte de tapioca.
Ici par contre, tout va bien et les parfums qui se dégagent déjà promettent des émotions gustatives.
C'est l'heure de l'apéritif, Les zakouskis décrits hier et le cocktail au thé "de baleines", ramené par Zouzou. Une vraie réussite d'après mes hôtes qui se sont resservis plusieurs fois et du cocktail et des zakouskis, j'ai dû en refaire !
Malgré un petit vent qui fait tintinnabuler les clochettes thaïlandaise, nous mangerons dehors.
A commencer par cette mixture un peu fade à mon goût, il manque la touche thé à la menthe.
Par contre Doudou et sa petite-fille le trouvent très bon, très frais.
Pour suivre une salade folle composée de graines germées de lentilles et poireaux, tomates, roquette, basilic, tofu curry/mangue, huile d'olive au thé vert griffé George Cannon. Les falafels et leur sauce au yaourt de soja, citron, tahin et coriandre.
Du soleil dans les assiettes
et sur le visage ! Sarah se régale, "j'ai l'impression d'être invitée à un diner presque parfait", et son grand-père confirme. Et ce que j'apprécie, c'est qu'elle est réellement sincère, elle ne flatte pas, merci Chérie.
Et puis tout à coup... Mais pas question de lever le camp.
Un dessert inachevé : un blanc-manger au Matcha et des rondelles de bananes qui auraient dû être caramélisées, il manque aussi le coulis de framboises.
J'attends les commentaires, je ne suis pas très emballée.
Et effectivement, c'est un dessert très imparfait : pas assez de Matcha pour Sarah, Xavier n'aime pas la texture et ne le trouve pas assez sucré. Je leur donne entièrement raison ! Pendant tout le repas, beaucoup d'échanges, Sarah est une jeune fille pleine d'idéal, elle a une vision très claire du monde qui l'entoure et de plus elle est très positive, cela nous fait beaucoup de bien à tous les deux, il n'y a pas eu que des émotions gustatives pendant ce repas !
Pendant que Doudou se repose, nous terminons l'après-midi dans le salon bleu-thé. Elle choisit un Pu Er et pas n'importe lequel!
Eh oui, Zouzou chérie, vous n'étiez encore que 2 mais vous combliez déjà votre Nanny? Que de merveilleux souvenirs !
Nous parlons aussi (évidemment) du petit Dragon et de sa sœur qui continue son fabuleux périple au Japon.
Elle m'annonce aussi que le Pu Er est son thé préféré à cette époque, ce n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde... Le prochain repas sera évidemment végétarien à tendance végétalien (= message codé) ET au Pu Er !
Mais après avoir passé des moments hors du temps, je me retrouve avec de fabuleux souvenirs, lointains et tout proches à la fois.
Ce ciel m'invite sur la terrasse pour prolonger le bonheur.
Tout en savourant ce nectar qui réchauffe le cœur et le corps, je mesure ma chance d'avoir un petite-fille comme Sarah, elle a bien grandi...
Le ciel est vraiment changeant mais je ne me résous pas encore à rentrer, la nature est si belle.
Je dois cependant y mettre fin, les premières gouttes viennent de tomber.
Et un bonheur ne vient jamais seul,
des nouvelles en photos de ma Mimi chérie.
En voyant celle-là, je pense à ma chère Cathy, elle pose avec sa famille devant cette "sculpture"...
Et en voilà une autre...
Et ces noms... Naoshima, Aso,
le Taka-date (aïe, aïe, les courbatures...), Kagoshima
Le bonheur est dans ses yeux... et dans mon cœur en la voyant.
Ce ciel tourmenté reste cependant très beau, il préfigure sans doute demain mais je ne veux pas y penser, et de toute manière aujourd'hui va m'aider à supporter demain. Merci mes chéries, je vous aime, vous réchauffez mon vieux cœur, sans parler de mon âme !