mardi 6 décembre 2016

6 décembre, jour béni...

Le jour se lève, une douce lumière éclaire cette journée si particulière,
saint Nicolas et son fidèle compagnon n'ont pas oublié leur mission annuelle. Je regarde la tête de mon mari déballant ce que le grand saint rencontré à Namur lui a réservé : deux tasses à double fond qui contiendront quand je l'aurai infusé (oui, oui) de l'Earl Grey royal qui fut son thé préféré... Devant son insistance j'en ai pris une petite tasse, mais seulement pour lui faire plaisir, je n'aime pas la bergamote, elle me fait penser à l'odeur de géranium que je déteste, mais j'ai fait ma B.A. Xavier par contre s'est régalé, ce thé se marie très bien avec le spéculoos paraît-il... Je garderai donc le spéculoos, je laisse le breuvage à mon mari. 
Je retrouve à présent Celui qui fait rêver les petits (et les grands enfants qui le sont restés!).
Tandis que l'eau chauffe, je découvre le certificat de conformité, j'ai une pensée émue pour l'artisan verrier et pour le beau geste de mon généreux donateur. J'ai toujours été subjuguée par le travail des verriers, particulièrement ceux d'un des (ex) fleurons belges, le Val Saint-Lambert. Mais aussi ces modestes petits artisans souffleurs de verre qui transformaient le verre en petits animaux, j'en avais le souffle coupé !... 
Dans la tasse, le
25 décembre Laponic green griffé ThéÔdor et à côté, LE cœur en massepain cuit, une autre spécialité signée Dandoy.
Je me plonge aussi dans cette belle histoire, très joliment illustrée, ce livre est destiné à un petit Dragon à qui je réserve une surprise pour l'année prochaine à la même époque ! Le livre se termine par La complainte de saint Nicolas qui raconte que 3 enfants, transformés en pâté, ont été sauvés par saint Nicolas. Mais peu savent sans doute que cette chanson a été écrite par ... Gérard de Nerval ! 
La quatrième de couverture résume très bien la magie de ce jour. 
Et j'ai eu moi aussi un beau cadeau : petit Georges qui aime cuisiner, montre fièrement ses œuvres culinaires. 
Dans un autre genre, un petit garçon facétieux, 
avec ce sourire coquin d'enfant malicieux... 
A voir l'air de petit Georges, je ne donne pas cher de ce petit personnage typiquement bruxellois... 
Dans la série Petit Dragon bâtisseur,
ah si tu pouvais en prendre un qui t'amènerait ici... 
Eh oui, ça aussi c'est la vie, même si c'est souvent un drame pour les enfants. Je me souviens de ma Mimi pleurant à chaudes larmes devant une petite souris morte. Je lui ai proposé de la mettre dans un petit cercueil et d'aménager un cimetière dans le jardin. Elle n'est pas restée longtemps seule, sont venus la rejoindre mouche, escargot, et même une mésange charbonnière... MERCI cher Claude pour ces photos qui ont mis du baume sur mon cœur et tu sais combien j'en ai besoin pour rester forte pour deux... je n'oublierai pas (= message codé). Je vais suspendre un temps ce blog, si je continuerai à me livrer à ma passion, je serai très peu présente dans ce salon bleu-thé. 
Une petite dernière, voici Largo, LE bébé-chien dont j'ai parlé dans mon billet précédent, le jardin zen de ma chère Mich est devenu (très momentanément) son terrain de jeu. MERCI aussi Mich pour tes mots de ce matin, ils ont fait tant de bien à mon âme...

dimanche 4 décembre 2016

il y a le thé puis le thé et encore le thé, sans oublier les belles rencontres

Ce vendredi, pas de thé dans LE calendrier de l'Avent, 
mais bien un objet très utile pour aller faire ses courses théinées, cela tombe très bien, je vais demain au Fossé fleuri, mais je me pose une question : sera-t-il assez grand ?...
Il fait sinistre et froid ce matin, j'aurais bien besoin d'un thé réconfortant mais je n'ai pas le temps, j'ai avancé mon départ d'une heure sinon je ne pourrais pas voir une amie de thé et j'y tiens, quitte à braver cette froidure. 
Juste le temps d'ouvrir la fenêtre du jour, je verrai ce soir ce qu'elle cache. 
Me voilà sur le quai juste à temps pour monter dans le train. 
Je suis frigorifiée en arrivant ici, je suis pourtant chaudement habillée mais ce lieu enchanteur n'est pas à côté de la gare... Accueillie par une Martine toujours aussi chaleureuse 
et bonheur de revoir l'autre Martine ! Rencontrée en "vrai" lors de cette fabuleuse soirée :
http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2016/09/une-fin-de-mois-flamboyante.html
Nous partageons ce fameux 
Scandale en évoquant ce mémorable repas au cours duquel elle a rencontré Guillaume qui lui a laissé un souvenir profond, elle a encore en mémoire la façon dont il lui a parlé avec passion de ses créations et de sa vision du monde du thé. Merci chère Martine pour ces moments si riches, hors du temps, tu m'as aussi beaucoup appris sur les parfums... d'antan, et rassurée sur la qualité de mon odorat, mais si je pouvais avoir ta mémoire olfactive ! Le temps passe trop vite malheureusement mais nous nous reverrons, c'est certain... après l'hiver ! Ouf, je ne suis pas la seule à ne pas l'aimer. Comme apéritif, je vais prendre un Lancang cha Chang Zi, un Pu Er violet griffé Olivier Schneider. 
Je suis très émue et impatiente de goûter à nouveau ces belles qui me rappellent de si beaux souvenirs, à tel point que je l'ai laissé infuser trop longtemps. 
Mais même s'il est un peu trop astringent, je me rappelle LA surprise liée à ce thé qui m'était alors inconnu, elle m'avait touchée au-delà des mots:
http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2010/09/une-journee-pleine-de-surprise-que-du.html
Alors quand Olivier a fait paraître sur FB, une belle tige de cette couleur si particulière, je me suis empressée de demander à Martine si par hasard elle avait ce fameux thé. Tout en le savourant avec émotion, je lui raconte son histoire. La boutique se remplit, elle me quitte alors 
mais je suis loin d'avoir terminé.
Les Belles, infusées correctement cette fois, sont loin d'avoir tout donné. 
D'autres beaux souvenirs me reviennent en savourant ce nectar :
http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2010/10/encore-un-beau-cadeau-le-wang-bing-ou.html. Émotions gustatives intenses associées à ces beaux gestes, si généreux. 
Envie d'aller m'aérer un peu, le soleil et la belle lumière revenus, en attendant d'autres amis chers. 
J'achève le
Lancang cha Chang Zi qui est moins fougueux après toutes ces infusions. 
Elles ont encore beaucoup à donner ces Belles 
mais mes amis sont là ! Ils veulent absolument découvrir les fameux thés de Noël, l'essai est concluant, 3 des 4 vont très vite se retrouver sous le sapin,
il n'y en aura pas 4 parce que Mich aime autant le rooibos que moi mais elle a pris la bougie rooibos (j'ai aussi craqué mais pour
On va se revoir, parce que j'y compte bien ! Et je sens que ce ne sera pas la dernière...). Elle note consciencieusement la composition de chacun de ces thés gourmands. Les conversations, très éclectiques, vont bon train : Luc, tu m'as presque convaincue au sujet de la luminothérapie, j'en connais un qui, si je conclus l'affaire, sera le plus heureux des hommes depuis le temps qu'il me tanne d'aller en chercher une ! Ils ont aussi raconté à Martine les exploits de Largo, leur bébé chien de ... 65 kilos qui a (entre autres) aménagé à sa façon le magnifique jardin zen de Michelle, dommage que je ne puisse pas illustrer cet exploit... On papote, on savoure et le temps passe, il est temps que je quitte ce paradis
mais pas sans ce précieux sac qui pourrait faire penser à la hotte de saint Nicolas. Salut mes chéris, à bientôt, merci pour ces moments riches et si précieux. 
En sortant du paradis, ô surprise ! 
Le grand saint est là 
dans sa calèche
tirée par un beau cheval de trait. 
Beau spectacle qui émerveille petits... et grands ! 
Un dernier regard admiratif à cette belle bête et un petit coucou à père Fouettard n'en déplaise aux tarés qui voudraient le supprimer arguant que c'est du racisme !
Je suis bien à temps pour prendre le train, j'avais retenu qu'il partait à 16 heures moins le 1/4 sauf qu'il est en réalité à 16h 15, erreur (une de plus) de mes neurones en mode hiver... Plutôt que d'attendre à l’intérieur, et attirée par l'odeur gourmande, je me suis offert une gaufre chaude, cela faisait des lustres que je n'y avais plus goûté, c'est très sucré. Le train est arrivé bien à l'heure,
je m'installe, LA hotte bien en évidence 
  et le bouquin que je veux absolument finir avant d'arriver, j'ai d'ailleurs décidé que je ne quitterais pas ce train avant de l'avoir terminé, à Ottignies il y a 15 minutes de battement entre la correspondance. Arrivée à la gare de Rixensart, mission accomplie, ouf mais je n'ai pas changé d'avis, je n'ai pas aimé, mais je me suis accrochée ! Par contre, la gaufre chaude me reste sur l'estomac, cela m'apprendra à être gourmande. Je retrouve mon mari avec plaisir, je lui ai acheté du chocolat noir au
Fossé fleuri Mais je refuse de lui montrer le contenu de la hotte, s'y trouve entre autres ce que saint Nicolas lui réserve... Je lui raconte ma journée pendant le souper auquel je ne touche pas, j'ai trop mal à l'estomac, et cela m'évitera de parler la bouche pleine, j'ai juste envie de boire. 
Je choisis le
Laponic Herbes insolentes
créé justement pour apaiser les excès... 
Apaisantes aussi ces voix si pures. 
En savourant ce nectar sucré, je pense à ma chère Fabienne qui le connaît bien et qui m'a confirmé ses bienfaits. Et petit à petit effectivement cette lourdeur disparaît ou plutôt elle se déplace sur mes paupières, je dormirai bien après cette journée magique. 
Levée tôt pour un dimanche, je vais ouvrir la 4e fenêtre du calendrier, elle contient un thé de Ceylan que je ne connais pas, pas plus que ce
Je ne sais quoi, il est trop tôt d'autant que le sol est couvert de givre, un temps à retourner sous la couette, ce que je fais ! 
Maintenant même si le ciel est bleu, le sol est blanc et la batterie de mon appareil est faible, pendant qu'elle se recharge, je prépare le matériel pour infuser le
Lancang Cha Chang Zi, le fameux thé violet redécouvert hier. J'aime ce rituel du gong fu, il m'apaise et m'aide à vivre intensément l'instant comme si plus rien d'autre n'avait d'importance... Je dois malheureusement m'en extraire pour aller au Comptoir bio, s'il me reste encore des fruits, je n'ai plus aucun légume frais. C'est le rêve de faire ses courses le dimanche, quasi personne sur la route et le temps de papoter avec les initiateurs de ce lieu d'excellence qui ont choisi de décaler leurs jours de repos à lundi et mardi. Accueil personnalisé, produits de grande qualité, beaucoup de légumes oubliés, graines et fruits secs, le tout bio, bref tout ce que j'aime, cela donne envie de cuisiner. 
Cet après-midi, retour dans mon cocon pour écouter le deuxième CD de chants grégorien 
et inaugurer le
Laponic white qui manquait à ma collection.  Composition surprenante et osée: sur un thé blanc, cèdre, basilic et mûres ! 
Après 10 minutes dans une eau à 80°, voilà le résultat. Je le savoure avec gourmandise en repensant à ce que Luc en a dit hier, il trouvait le temps long avant de le goûter tellement il sent bon. J'ai alors conseillé à Mich de lui préparer le
Laponic green en attendant. Mélange harmonieux aux saveurs complexes mais tellement équilibrées. 
Les feuilles infusées dégagent un vrai parfum de cèdre, le même que celui qui est dans mes placards de linge et dans mes penderies sous forme de cœurs, remède naturel pour chasser les mites qui détestent cette odeur ! En résumé, un premier week-end de décembre comme je les aime, MERCI à vous qui m'offrez de tels moments, la vie est vraiment pleine de grands bonheurs. Je vais poster mon billet puis, je continuerai à infuser le
Pu Er violet , belle soirée en perspective!