dimanche 24 juillet 2016

Juillet 2002 - juillet 2016: 14 ans, de passion, d'excellence et de belle Amitié

Cette nuit le ciel est tombé sur la terre avec fracas : des éclairs transperçaient le ciel accompagnés du tonnerre et d'une pluie torrentielle pour le bonheur de la végétation. Beau spectacle que ce son et lumière avant de rejoindre les bras de Morphée. 
Ce matin, le ciel garde la trace de cette nuit agitée, brumeux, il fait grise mine. 
Le thé est tout choisi, ce sera le Millikthong griffé ThéÔdor distribué par Cha-Hû-Thé. C'est le troisième que Timothée m'a fait découvrir à Louvain-la-Neuve il y a deux mois déjà, dans mes souvenirs, c'est comme si c'était hier ! Tandis qu'infuse ce nectar, retour en arrière : 
Dès l'ouverture de la boite, le parfum typique des Darjeeling de printemps me donne envie de connaître ce que ce thé dont je n'ai jamais entendu parlé a dans les feuilles... 
J'ai suivi les conseils de dégustation indiqués sur le sachet : 90° pendant 3 à 4 minutes, les paramètres d'infusion et la grandeur de la théière sont différents. Vais-je retrouver les émotions gustatives ressenties lors de ma première fois ? Si la couleur est plus prononcée et la saveur plus puissante, j'ai des frissons de bonheur en savourant cette première tasse. Retour à Louvain-la- Neuve. 
La liqueur est brillante, d'un bel oranger 
Après une première infusion dans 20cl d'eau à 80° pendant 50 secondes, les belles se sont déjà bien ouvertes. 
Deuxième passage, une légère astringence pique le bout de la langue, 
les suivantes ont des notes de raisins blancs (pour mon palais du moins), et toujours cette agréable astringence. 
Bonheur de ce beau partage, MERCI cher Timothée. 
Même les meilleures choses ont une fin... 
J'emporte avec moi ces trois nouveautés, et les souvenirs émus de notre rencontre. Je n'ai pas choisi ce thé au hasard, c'est avec une intense émotion que je veux célébrer l'anniversaire de cette maison d'excellence, fondée il y a 14 ans cette année, en juillet si ma mémoire ne me fait pas défaut... Je l'ai découverte en avril 2003, ce fut un coup de foudre et le début d'une belle histoire. Coup de foudre pour le lieu, cette vieille crèmerie dont j'ai déjà abondamment parlé, devenu un incontournable lors de mes séjours à Paris. (A l'époque, les autres étaient Thé de Chine, Terre de Chine, Chajin, L'artisan de Saveurs, et Mariage, là où à commencé ma passion. C'est mon mari qui m'a fait découvrir cette maison au retour d'une visite à Giverny http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2008/05/la-rvlation-au-retour-de-giverny.html

Je ne savais pas alors que des années plus tard, c'est tout près de ce village que mes pas éblouis me conduiraient : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/08/debuts-flamboyants-de-ce-periple-si.html Comme je ne peux malheureusement plus aller aussi souvent à Paris, je pensais aller fêter cet anniversaire au Fossé fleuri mais Planckendael a encore laissé des traces, je revisiterai donc ces souvenirs ici pendant tout le week-end. 
C'est avec ce Sencha Uraka que je vais terminer cette matinée 
aux sons mélodieux de cette musique zen dont je ne me lasse pas, moment de méditation sur le bonheur de cette rencontre qui m'a fait découvrir quelqu'un qui a pris une grande place dans ma vie de passionnée de thé. 
Mon gentil mari, "inquiet de voir mon état de fatigue physique"  (fatigue, oui mais pas inquiétant...) m'invite au restaurant.
De notre table, nous admirons ce beau lac, si reposant 
sous un ciel assez menaçant.
  Le ciel semble s'éclaircir à présent, ouf. Malgré de très bons moments dans ce lieu que nous aimons, j'ai hâte de rentrer... j'ai soif ! 
Préparation de Petite Ourse en thé glacé. Il se marie aussi très bien en cocktail avec des oranges et des mandarines... mais il faut de la patience, 1 orange à jus = 4 à 5 mandarines!: http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2015/09/petite-recreation-la-tete-dans-les.html . En attendant petit arrêt sur ma terrasse pour constater qu'il fait très doux, que le soleil semble émerger d'un ciel encore trop gris à mon goût. 
Ces superbes boules de buis de chaque côté de l'escalier d'en bas qui mène au jardin me font penser à d'autres que j'ai hâte de découvrir (= message codé...) mais qu'elles ont l'air petites vu d'en haut...
En savourant "ce parfum qui se boit" , je me remémore d'autres merveilleux souvenirs, notamment ma première rencontre avec Guillaume à la crèmerie : au premier regard, le courant est tout de suite passé entre nous, j'en ai la chair de poule en y repensant, cela ne se commande pas, c’est instinctif. Et rarissime ! Depuis chacune de nos rencontres fut magique, j'ai appris à connaître de tout près ce monde du thé qui remplit ma vie depuis bien longtemps. Le sien du moins... Une des première phrases qu'il m'a dite tout au début m'a surprise, intriguée : "La seule façon de prendre un thé c'est de l'aimer". Il ne parle pas comme dans les livres, pas de langage formaté mais bien un amour, une vraie passion, je sentais l'âme de ThéÔdor dans chacune de ses paroles. La différence entre les grosses entreprises et l'artisanat ! Cette amitié profonde dure toujours, avec des moments très forts comme ici : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/08/debuts-flamboyants-de-ce-periple-si.html. Je n'avais avant visité qu'une seule entreprise, celle d'Olivier Scala, à l'époque à Croissy dont je garde encore des souvenirs émus. Chaque année je fête cet anniversaire, comme ici en 2012: http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/07/une-journee-danniversaire.html
Ce soir, j'ai envie de Carpe Diem, même si cette mauvaise herbe est à base de Rooibos (que je n'aime pas nature), je l'ai choisi pour la description "insolente" qui me plaît assez et me fait penser à ma chère grand-mère... http://www.theodor.fr/fr/mauvaises-herbes/4-carpe-diem.html
Très parfumée, cette infusion me chatouille déjà agréablement les narines. 
Dehors, la lumière est belle sous ce ciel bleu-gris, je sais où je passerai la soirée... 
L'amitié dépasse parfois les océans, MERCI chère Kris pour ce premier beau cadeau, je bois à toi et à ta générosité, un jour peut-être partagerons-nous une tasse, ou deux, ou trois ! 
Belle lumière, soleil plus présent aujourd'hui, la journée sera belle. Hier soir, j'ai trouvé sur mon mur FB une superbe photo représentant une pluie d'étoiles filantes qui traverseront le ciel le 12 août avec ce gentil message de ma chère Mich : "Je nous vois bien boire un thé "Perseus de Theodor "en regardant la pluie d'étoiles ? Bizouille". Elle avait craqué pour la boîte et son contenu http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2016/07/intenses-retrolfactions-et-beaucoup.html, c'est la seule qui me manquait mais je ne l'avais pas encore ouverte
c'est chose faite ce matin.
 Je bois à nos retrouvailles chère Mich... au plus tard le 12 août ! Et des souvenirs émus me reviennent, ceux de trois jours mémorables, et de très belles rencontres: http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2015/09/deuxieme-jour-de-revelations-ou-cela-va.html   
J'ai choisi David Oistrakh, ce virtuose qui donne une âme à cet instrument et sublime la musique comme l'Insolent parisien donne une âme à ses créations... Il illustre très bien cette jolie phrase vue à Bonnières: "A l'autre bout du monde naît un jardin de thé. Nous lui offrons parfois un autre visage".
Je redescends sur terre pour marcher pieds nus dans la pelouse encore imbibée de rosée. 
Contrairement aux clématites, les pois de senteurs sauvages sont très florifères mais ne dégagent aucun parfum. 
Préparation de J'aime à froid, ce sera mon thé d'après-midi. 
C'est sous un beau ciel bleu parsemé de nuages blancs 
que je le sirote avec des baies de gogi que j'ai fait macérer dans ce même thé, j'ai vraiment hâte de pouvoir à nouveau cuisiner mais mon bras droit a trinqué jeudi, il n'a pas aimé et me le fait sentir ! En rangeant la boîte dans son alcôve, je repense à l'évolution de celles de ThéÔdor dont j'ai parlé ici : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/08/dernier-jour-dun-mois-flamboyant.html . Je n'ai toujours pas fait réaliser le panneau... Ma Puce, on doit se voir ! Je vais terminer ici le récit de ce week-end, hommage à Toi Guillaume et à cette équipe que tu veux humaine et familiale. A très vite j'espère. Tout ce week-end, j'ai tutoyé  les étoiles! La semaine qui s'annonce sera chargée, il faut que je profite de mon petit Dragon et que je me prépare à la séparation... Heureusement, j'aurai le thé et les merveilleux souvenirs...

vendredi 22 juillet 2016

Bonheur et Chaleur


A commencer par la chaleur, l’été est là et bien là et je ne vais pas m’en plaindre, loin de là, j'ai la chance de ne pas habiter en ville où l'air doit être irrespirable, je retrouve A commencer par la chaleur, l'été est là, bien là et je ne vais pas m'en plaindre loin de le bonheur de ma terrasse 
sur laquelle j'ai passé une partie de la nuit de la pleine lune
admirant sa particulière luminosité et me nourrissant de la force qu'elle dégage. 
Le 21, c'est gonflée à bloc que je m'apprête à passer la journée avec mon petit Dragon d'Eau et son papa dans un lieu incontournable : Planckendael où de nouveaux bébés ont vu le jour.  
En nous dirigeant vers la partie asiatique, 
rencontre avec des carpes que petit Georges connaît bien, "j'ai les mêmes dans mon jardin".  
Il retrouve des moyens de locomotion qu'il aime (
http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2015/09/retour-dans-le-merveilleux-monde-de.html )
et qu'il conduit en expliquant comment cela fonctionne... 
Papa est prié de venir s'asseoir à côté de lui, comme ils se ressemblent ces deux-là dans le genre je fais la plus belle mimique! 
C'est pas tout ça, mais il est temps d'aller admirer les animaux d'Asie 
à commencer par les nouveaux bébés 
: 3 adorables lionceaux aux noms bien de chez eux.
et une famille de cochons sauvages. 
Mais ce qui a le plus intéressé ce petit passionné ce sont les loutres cendrées, "même si elles ne sentent pas très bon", et cela c'est un euphémisme. 
Un moment magique de parlote avec mon petit Dragon, émotion garantie... 
"J'ai faim dans mon ventre". 
On n'a pas traîné, un petit rafraîchissement,
quelle belle idée que ce brumisateur, il fait très chaud.  
Nous arrivons maintenant dans la maison des éléphants, c'est rigolo de comparer le poids de ce petit d'homme à celui d'un éléphant. 
Une activité nouvelle : le parcours d'une araignée : un long couloir qui se termine par des toiles aussi hideuses que les bêtes qui les construisent ! J'ai d'abord refusé d'y aller, mais petit Georges m'a rassurée et encouragée : tu ne dois pas avoir peur Nanny, elles ne peuvent pas venir, c'est seulement pour les enfants. Comment résister...
Cette pancarte annonce une promenade dans les arbres, à 15 mètres, ce n'est pas pour moi, mais j'ai l'excuse de la poussette (qui sert uniquement à porter nos sacs!). On se donne donc rendez-vous à un point précis. Je prends donc tout mon temps pour admirer la nature, me disant que je devrais reprendre une flore, j'ai beaucoup oublié. Sauf qu'ils sont arrivés très vite, Claude me disant qu'il avait le vertige et qu'il n'a pas pu continuer au grand dam de son fils.
En voyant la tête de petit Georges qui voulait que je vienne avec lui,
je n'ai pu résister  me disant que je ferais quelques mètres avant de revenir sur mes pas. 
Sauf qu'on ne fait pas de demi-tour ! 
Au début, le petit singe restait près de moi mais il s'est très vite affranchi 
et j'ai eu toutes les peines du monde à le suivre!
 "Voilà Nanny, c'est fini" comprenez la balade dans les arbres, il restait seulement à 15 mètres du sol un escalier en colimaçon à descendre !  Il faut dire que je n'avais pas tout à fait les chaussures adaptées, j'adore marcher avec des sabots, il parait que ce n'est pas bon pour les pieds mais je m'y sens comme dans des pantoufles.
Je ne sentais plus mes jambes, j'avais mal partout mais j'ai vite oublié devant la joie de mon petit-fils adoré et la fierté de son papa ! C'est dans la série Une fois mais pas deux ! L'année prochaine, nous irons à Pairi Daisa, mais pas question que je fasse pareil !
Retour vers le lieu d'un petit drame, ce petit acrobate a voulu escalader cette pierre très lisse
il a glissé et est tombé tête la première sur le sol. Il a un peu pleuré, il a eu très mal mais a vite été consolé par les médicaments de sa Nanny, des big bisous, cela marche à tous les coups !
 "Viens t'asseoir à côté de moi Nanny, je te laisse une grande place et tu ne peux pas tomber, la pierre est rugueuse" (Mot qu'il a appris de son père à l'occasion de sa chute sur la pierre lisse, il n'en perd pas une pour enrichir le vocabulaire déjà très étendu de son fils)
Et, encore tout fier, il reparle de notre promenade si improbable. Il n'y a pas que lui que cela a marqué !
Cela fait près de 7 heures que nous sommes au paradis et dans l'allée qui mène au parking, petit Dragon est très impressionné
par ces grandes bêtes qu'il ne connaît pas encore.
Papa photographie, fiston admire et moi j'attends avec impatience de pouvoir prendre un bain pour soigner mes muscles endoloris.
 Et voilà la der des der.
Petit Georges voulait absolument souper à Groenendael, j'ai rassemblé ce qui me restait de forces pour préparer un plat de pâtes fraîches, fromage et sauce tomates mais je ne suis pas restée pour lire avec ce petit-fils qui me comble de bonheur et qui me fait dépasser mes limites, normal pendant toute la journée il venait près de moi pour me dire je t'aime Nanny. Vous comprenez mieux pourquoi je ne suis pas folle que de thé... Ce vendredi, ce fut relâche et diète, pas une goutte de thé, je me rattraperai très bientôt, j'ai un grand anniversaire à fêter !