vendredi 27 novembre 2009

Le jour d'avant...

Le thé infuse, un Pu Er… Une douce musique remplit le lieu et berce mes rêves Ils seront réalité ce WE.
Elle est prête. Un exploit!, d'habitude, j'attends la toute dernière minute!

dimanche 22 novembre 2009

Encore un dimanche comme je les aime...

A un soleil printanier et une superbe lumière succèdent maintenant l’orage, la pluie et le vent. J’aime quand les éléments se déchaînent… bien à l’abri, au coin d’un beau feu de bois, à siroter un Tie Kwan Yin avec mon mari… Ce fut encore très une belle journée. Ce midi, mon mari nous a invitées au restaurant, et quand ils sont ensemble ces deux-là, on ne risque pas de s’embêter. Pendant que ces deux carnivores s’attaquent à un bœuf qui ne leur a rien fait, je me régale d’anguilles au vert. Délicieux repas dans une ambiance très drôle. Mais le meilleur est à venir. Etrenner ce superbe cadeau d’un mari très généreux ! Et pour cela, Xavier m’a proposé un thé digne de cette belle théière : un Gyokuro, celui +++ de Tamayura. Mais elle ne convient pas pour ce genre de thé, j’ai donc sorti un de mes sets ad hoc. Nous avons par contre dégusté ce breuvage dans ces magnifiques petits bols si légers (36.4 g), et d’une incroyable finesse. Puis, comme saint Nicolas va lui apporter une "défonceuse" (pas de question SVP, je sais simplement que cela va lui servir (entre autres) à embellir mon salon bleu-thé), elle a déjà pris des mesures, moi en échange, j’ai fait découvrir les Pu Er à ma filleule-qui-sait-tout-faire. C’est une première pour elle, mais elle a adoré, encore une belle piste à explorer… Et beaucoup d’autres bons moments à partager, avec gourmandise !

samedi 21 novembre 2009

Europalia autrement!

Ce matin, je voulais aller au Musée du Cinquantenaire pour voir La Route de la Soie et / ou Les Brocarts de Nanjing, cela dépendrait du temps, j’ai rendez-vous à 13 heures avec mon mari chez Cha Yuan. C’était sans compter sur mon sens indicible de l’orientation… je me suis trompée de tram! Déjà en voiture ce n’est pas terrible, mais alors dans les transports en commun… Me voilà donc bien plus tôt que prévu dans un lieu ma foi bien en rapport avec Europalia. Cela ne me gêne pas, d’autant que, comme la photo ne le montre malheureusement pas, l’on entend maintenant le bruit mélodieux et très discret d’une cascade sur cette grande plaque de métal. On ne voit pratiquement rien mais je suis certaine que dès que vous fermerez les yeux... C’est détendant et propice à la lecture. Voilà enfin mon mari qui, malgré une grande fatigue, a eu la gentillesse de me rejoindre. Nous prenons tous les deux le menu classique, lui avec un thé au jasmin et moi avec un Hojicha. Pendant le repas, je lui parle de la finesse de 5 bols japonais qui accompagnent une théière. La théière ne m’excite pas vraiment et de toute manière, je n’ai plus de place. J’aurais mieux fait de me taire… devant mon refus, cet homme généreux et fou me répond : " Tu n’as qu’à te débarrasser d’une autre." Que dire ? Que je vais l’étrenner demain… Je décide alors de l’emmener dans ma bonbonnière préférée, Lilicup, le salon de thé des Fées. Je savais que le lieu ne serait pas son genre, mais par contre, ce qu’on y trouve… Sa maman ne l’appelait-elle pas "suikerbuikje" (petit ventre de sucre) ou encore "suikermondje" (petite bouche de sucre) ! Et je ne me suis pas trompée ! Et j’ai aussi été touchée par son commentaire : "Je ne suis pas étonné que tu aimes ce lieu, moi je m’y fais aussi parce que ce qu’il y a dans les assiettes est vraiment plus que délicieux ; mais en plus, il n’y a pas que la fourchette pour les manger, il y a cette ambiance, cet accueil et le sourire de la "demoiselle" (la Fée Leila, ndlr), qui reste d’un calme olympien alors qu’elle n’arrête pas" ! Et en effet, la bonbonnière ne désemplit pas, toutes les tables sont occupées, y compris celle de dehors (il fait printanier). Plus les clients qui se succèdent au comptoir pour acheter toutes ces gâteries à emporter. Merci Leila d’avoir à ce point séduit mon mari, il est sorti de chez toi tout ragaillardi… et ce n’est pas que l’effet de ses cafés ! Et bon rétablissement à Vanessa, l’autre fée qui est tombée de son scooter, une fée devrait pouvoir voler et ne pas utiliser ces engins de mortels… Que j'ai aimé ces moments (trop rares) de tête-à-tête, j'en redemande!

mercredi 18 novembre 2009

Entre lectures et partage, que du bonheur

Ce matin, je commence la lecture de ces Trois rêves du mandarin, avec ce qui me reste de ce mélange TERRE (voir le 11 mai). Mais dimanche en huit, je me réapprovisionnerai, enfin. Un texte et des illustrations à l’image de cette superbe exposition (voir le 11 novembre). Je devrai le reprendre plusieurs fois tellement les infos sont denses. Cet après-midi, j’aurais aimé aller voir 2 autres expositions mais mon mari a souhaité que l’on passe un moment ensemble, ce que j’ai bien sûr accepté. Nous voilà donc dans mon salon bleu-thé pour partager un Pu Er, le même qu’hier. Et dans ma théière dragon, sous toutes ses coutures. Et pour toi Sylviane, voici la preuve que ce dragon facétieux tire la langue. J’aime cette théière, cadeau de Carine devenue depuis directrice d’école... Le temps passe, les beaux gestes restent. Puis je me retrouve à nouveau devant un autre livre, Mythologies et imaginaire du monde chinois de Catherine Bourzat, l’auteure talentueuse de Voyage aux sources du thé, qui m’avait déjà tant séduite (voir le 14 novembre). Mais aujourd’hui, je me suis contentée de le feuilleter et de regarder les images, et je sais déjà que ce livre va me plaire.

mardi 17 novembre 2009

Le Thé, histoire d'un art de vivre, suite

Ceci est le prélude à l’après-midi non pas d’un faune, trop occidental (je précise cependant que je n’ai rien contre Debussy et Mallarmé), mais d’une chagui. J’ai appris que j’en étais une en lisant la page 59 du livre que je compte achever cet après-midi… les chagui sont des accros du thé. J’ai choisi cette théière drôle (le dragon tire la langue quand on verse le thé, cadeau d’une de mes anciennes étudiantes) pour infuser un Pu Er cuit de 2005 (district de Menghai). C’est un Pu Er facile et simple à infuser, ce qui me convient bien aujourd’hui, je veux me concentrer sur ma lecture. Si je ne peux partager mon thé avec mes lecteurs (sauf en imagination… message codé pour quelqu’un qui se reconnaîtra), j’ai noté quelques passages que j’offre à votre méditation: p. 41 "Lorsqu’on feuillette les cinq mille ans de la nation chinoise, on goûte presque à chaque page le parfum du thé" , et plus loin : "Imaginer qu’un autre pays que la Chine puisse être la patrie du thé, c’est aussi stupide que de vouloir remplacer Colomb par Amerigo Vespucci comme découvreur de l’Amérique, ou Shakespeare par Bacon !" J’ai bien ri, serait-on un peu chauvin dans l'empire du Milieu? J’alterne lecture et préparation de ce Pu Er agréable. Et page 43, on redevient plus sérieux : "C’est le bouddhiste qui a répandu le thé dans la société, c’est le lettré [confucianiste] qui a fait du thé une culture, et c’est le taoïste qui en a fait un plaisir". J’en suis à la 4e infusion, le thé a maintenant tout donné, je suis rassasiée, momentanément. Et j’ai presque terminé ma lecture. Un coup d’œil sur ces feuilles avant de les rendre à la terre, et aussi une dernière citation (p. 64) : "Il n’existe pas d’heure pour le temps du thé. Le temps du thé est temps de dilettante, bulle d’oisiveté qui se dilate tant que dure la saveur des feuilles infusées. La plupart des thés de Chine se dégustent en infusions successives. Quand la saveur disparaît, l’eau refroidit dans la coupe et le temps du thé est terminé". Ah oui, une dernière (p. 59): "Aucune proscription n’a le pouvoir d’éradiquer une passion".

lundi 16 novembre 2009

Un thé au temps des Ming...

Aujourd’hui, j’ai décidé de mettre la pédale douce et de rester chez moi… Il faut dire que mon mari se demande s’il est encore marié, le pauvre. Je me retrouve donc dans ma pièce préférée et je me plonge avec gourmandise dans la lecture de cette superbe brique qui n’est pas un simple catalogue de l’exposition. En effet, il n’apparaît qu’à partir de la page 94. Je dévore avec passion ce qui précède. J’en suis à l’historique détaillé de l’évolution de la préparation du thé et de sa maîtrise de plus en plus grande, et je ne suis encore qu’à la dynastie MING (1368-1644). Je tombe en arrêt sur un passage de la page 33 : « Qiu Jun écrit dans le Daxue yanyi bu (supplément au texte expliqué du grand savoir), daté de 1486 : « De nos jours, le thé en poudre est utilisé seulement dans les pays de Min (Fujian) et Guang (Guangdong), tandis que les feuilles de thé sont utilisées partout ailleurs dans le pays, et même par les tribus au-delà de la frontière». Et là, l’illumination ! Je sors de mon armoire à trésors ce cadeau de Li-Ping et Sanmao que je n’avais pas encore ouvert, cette poudre de Dan Cong… Et je prépare de quoi en faire un thé fouetté. Je choisis le beau cadeau d’Olivier comme bol (voir le 6 septembre) et me voilà plongée, un peu émue, dans le temps. La poudre a une vague odeur de caramel, j’en verse une partie dans le bol, sa couleur beige ressort bien. Mais dès l’eau versée dessus, la surprise : le liquide prend une couleur foncée mais par contre mes coups de fouet, énergiques pourtant ne donnent pas le résultat escompté. Je ne désespère pas cependant, je recommence de plus belle, c’est un peu mieux mais je n’aurais certainement pas gagné de concours organisés à cette époque ! (p. 32) : « Celui dont le bol présentait une mousse riche, blanche et qui persistait le plus longtemps était déclaré vainqueur des concurrents dont la mousse s’affaissait rapidement pour laisser voir le thé par-dessous. » Je porte le breuvage à mes lèvres, imbuvable, j’ai dû trop doser la poudre. J’en transvase la moitié dans un zhong et rajoute alors de l’eau bouillante. Le résultat est surprenant et me rappelle des souvenirs très forts : les cafés grecs ! J’adorais l’épaisseur de ce liquide bouillant qui tapissait l’intérieur de la bouche, je le buvais « sketto » (sans sucre) accompagné de grands verres d’eau. Des tas de visages me sont alors apparus : Marina, Loula, Elefteria, Heleni, Stelios, Panayotis, Yannis entre autres, et ces interminables conversations parsemées d’éclats de rire… J’achève mon premier bol avec toutes ces images d’un temps où, amoureuse de la Grèce, j’y allais parfois même pour un WE prolongé selon une formule très intéressante, je me présentais à l’aéroport avec seulement un bagage cabine et s’il restait des places, j’embarquais, si je me souviens bien l’AR tournait autour de 5 mille anciens francs belges… belle époque!Puis vint le tour du zhong, et devant mes yeux éblouis, je vois cette fois se profiler ces montagnes du Phoenix, à moins que ce ne soit les magnifiques arbres du parc de Mariemont… J’arrête de rêver et vais continuer ma lecture…

dimanche 15 novembre 2009

Un dimanche très riche ... entre Namur et Bruxelles

Cet après-midi, à la Magie du Thé, le 2e atelier est consacré à une initiation aux thés verts chinois et à l’utilisation du zhong et de la tasse à infuser. Tout est prêt. Nous voilà au complet, l'atelier peut commencer. Après quelques mots sur les caractéristiques des thés verts, je montre comment se servir du zhong. A ma droite Michèle, Séverine et Mélanie observent attentivement la façon de faire, ce sera bientôt à leur tour.A ma gauche, même concentration chez Chantal, Sybille et Dominique. Puis la même chose avec le set de dégustation, et toujours la même concentration, c’est vraiment émouvant pour moi de voir à quel point ces simples objets ont un effet apaisant sur le groupe. Chacune suit à son rythme, peut compléter son carnet de notes personnelles. Les questions permettent à chacune d’affiner ses connaissances. Chacune s’exprime sur la saveur du thé, pour les unes, c’est la première infusion qui plait le plus mais pour la plupart, c’est la deuxième. Et chacune constate que la 3e est la plus douce. Viennent ensuite les "exercices pratiques". Rien de scolaire évidemment, mais il me semble que c’est en manipulant les objets qu’on peut se rendre compte de ce qu’est vraiment l’infusion d’un thé vert à l’aide d’ustensiles peu répandus chez nous. Chacune choisit un des 2 ustensiles, je suis impressionnée par l’atmosphère qui se dégage de cet "exercice". J’admire aussi la précision des gestes, le sérieux qui les accompagne, comme une sorte de recueillement. L'explication viendra plus tard, les participantes ont vraiment aimé ces rituels. C’est ça aussi l’esprit du thé, le respect pour ces feuilles qui ont demandé tant de travail avant d'arriver jusqu'à nous, mais cela ne se décrète pas, cela se vit. Comme se vit l’échange, le partage : chacune offre une coupe. Le plaisir se lit sur les visages et moi je suis émue, comme chaque fois que je constate ce que provoque le thé. Cet atelier s’achève maintenant, il fut trop court pour les participantes. Merci à vous pour ces beaux moments. Mon souhait est que cette boisson vous apporte cette sérénité que j’ai acquise grâce à ces feuilles magiques. Et merci à toi aussi Fanou d’organiser ces dimanches magiques et de me permettre de partager ma passion.

Et pendant ce temps-là, à Bruxelles...

C’était l'inauguration officielle de Lilicup (voir le 12 novembre).
Succès de foule si j'en crois les photos et le compte rendu que m'en a fait Guylaine, je ne pouvais malheureusement pas être à 2 endroits à la fois... dommage!Mini cupcakes variés et jus de pomme chaud à la cannelle et au gingembre accueillaient les invités qui se pressaient jusque sur le trottoir. Même le temps a été de la partie, on mange encore dehors. A l’intérieur, Leila et Vanessa, très souriantes, accueillent leurs invités. Et pourtant, j’ai cru comprendre que la nuit fut très courte… Quelques nouveautés améliorent encore l'esthétique et la fonctionnalité du lieu: le comptoir (signé Wolfgang Bregentzer), la tablette-bar au-dessus de la balustrade d'escalier. Et aussi un magnifique bambou près de la porte d'entrée, et une maman ravie de voir ses 2 princesses Vous savez, celles accrochées à un arbre très spécial, l’arbre-papa… A propos, à quand un théier ?
Après trois jours où le magasin n'a pas désempli, Lilicup démarre sur les chapeaux de roue". Et ici, je le rappelle, les enfants ont leur table, j’adore ! Je reviendrai bientôt pour tester le High tea et le lait de riz au thé, c'est incroyable, mais on en a parlé à Namur cet après-midi, j'aimerais avoir la recette!... Deux lieux mais une même passion, c'est magique. Je vous souhaite à toutes les trois, Fanou, Leila et Vanessa, tout le bonheur du monde et une belle réussite.