dimanche 15 avril 2018

Un week-end en dents de scie!

Une semaine en grande partie passée dans ce monde médical qui me suit de très (trop) près à mon goût pour des résultats en dents de scie alors que je suis de plus en plus disciplinée, je m'étonne moi-même... 
Le seul moment de vraie détente a été de partager un repas chinois avec mon amie Fanou et ses adorables Twins pour fêter - avec un peu de retard- leur anniversaire. Le week-end s'annonce printanier, 
malgré un ciel très gris d'où émerge le soleil voilé par une légère brume. Mes rituels dont je ne peux me passer, comme une mise à distance des scories de la vie. 
Dans la tasse, un délicieux Jungpana, dont le nom signifie refuge du monde dans les oreilles, la voix unique de Jean Ferrat et dans le coeur, cette forte émotion, nous sommes le 14, une date qui a changé ma vie... En portant à mes lèvres ce breuvage, je constate que les saveurs changent avec le temps, il est du printemps 2017, et alors que les premières infusions donnaient des notes fleuries très fraiches, ce sont maintenant des notes fruitées qui se dégagent de cette liqueur brillante. Et mon esprit vagabonde sur les contreforts de l'Himalaya : où en sont à présent ces plantations et surtout les cueilleuses, on n'en parle plus, j'espère qu'elles seront un peu mieux traitées, leurs mains de fée doivent être récompensées, je pense à elles chaque fois que je prépare cette boisson mythique... 
Tandis que j'achève ma deuxième théière, je prépare à froid un autre Darjeeling de printemps 2017, le Giddapaharta, très différent du Jungpana que m'a fait découvrir mon amie Carine à son retour de là-bas : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2017/08/de-la-tristesse-au-bonheur.html. Il sera parfumé par mon fruit rouge préféré... 
Elles sont hollandaises et dépassent de très loin les Wépion et les gariguettes. Et à propos des vraies Wépion, au journal hier, on a parlé de leur arrivée, (j'en ai acheté dès que je les ai vues il y a quelques jours mais elles étaient quasi sans parfum et assez fades).

J'ai failli m'étrangler en entendant le commentaire d'un agriculteur qui se plaignait du temps trop instable pour la culture en plein air mais, tout fier, il a parlé de sa solution : "Je vais les délocaliser dans le sud de la France, cela fait des années que j'ai le savoir-faire, elles auront donc le même goût mais seront plus parfumées"... Il oublie seulement un "petit" détail, le terroir ne sera certainement pas le même ! Cela donnera donc des fraises "à la manière de", c'est pareil pour les thés, entre autres les Long Jing cultivés dans une autre province, le sont pourtant "à la manière de" mais n'ont pas la même saveur ! 
J'ai enfin vu les deux "oiseaux à poils" ensemble au restaurant mais ils sont collés l'un a l'autre et seule un morceau de queue dépasse ! 
Apéritif de midi, une belle Mousse de Jade 
et une deuxième... 
que je pensais d'abord savourer sur la terrasse mais il ne fait pas assez chaud à cause d'un petit vent frisquet, ce sera pour cet après-midi. 
Il est plus que temps de nettoyer la table 
et la terrasse jonchée de l'enveloppe des graines de tournesol, mais je vais attendre que les boules soient toutes mangées. 
Un petit tour de jardin pour enlacer mes arbres, m'imprégner de leur énergie et constater avec bonheur que les plants de pivoines ont fini d'hiberner, il y a du travail ici aussi! Les premières asperges à la flamande comme dîner  et me revoilà sur ma terrasse
où à mon grand étonnement le thermomètre indique 21°, je n'ai pas l'impression qu'il fasse si doux, j'ai mis un pull tantôt pour aller au jardin, mais tant mieux ! 
Thé et lecture. La brique de Jean d'O, Dieu, les affaires et nous qu'à l'époque, après en avoir feuilleté quelques pages liées à la politique française, je n'avais pas achetée. Cela ne se lit pas comme un roman même si le style pourrait y faire penser, c'est brillant, érudit dans ses comparaisons entre l'Histoire, la grande, et les comportements de ces petits élus qui n'ont aucune vision à long terme: myopes, ils ne voient pas plus loin que leur prochaine élection quitte à tout promettre pour se renier. Il m'a fait revivre 50 ans d'histoire politique qu'il commente avec humour parfois, avec lucidité toujours. Il est surtout visionnaire, tout ce qu'il émet comme hypothèses pour le futur, sont des réalités aujourd'hui ! Les cheminots, la poste, les pensions pour ne citer que ces 3 brûlots du moment en étaient déjà à l'époque de Mitterrand et Chirac... On peut faire un copié/collé de ce qu'il en disait à l'époque sans en changer un iota ! 
Mon goûter et toujours ces pages qui relatent des faits pas toujours (pour ne pas dire presque jamais) glorieux : promesses démagogiques, jamais tenues : renoncements voire reniement ; querelles d'ego, drames et mensonges, suicides, j'en passe et des toute aussi mauvaises. Je passe la soirée avec mon mari que je n'ai pas vu de la journée. En plein souper, il se met à tomber des cordes, c'était très violent avec des coups de tonnerre impressionnants mais heureusement cela n'a pas duré. Waterloo et Braine l'Alleud par contre... 
Ce dimanche, le ciel semble apaisé, de beaux nuages blancs épais et un peu de bleu. Le soleil brille. 
Mes rituels : musique de méditation, mes gris-gris symboliques tandis que l'eau frémit dans la bouilloire. 
Dans la tasse, la saveur grisante du Long Jing qui me fait tourner la tête. Mais ne m'empêche pas de méditer au son de cette musique envoûtante. 
Je n'ai rien à préparer pour ce midi, mon mari m'invite au Château du lac. Une deuxième infusion de ce Puits du Dragon interrompu par des ombres, des nuages gris voire noirs obscurcissent en partie le ciel encore bleu. 
Sur ma terrasse, c'est pire encore, il fait un temps de saints de glace... Un repas gustativement très inégal malheureusement mais le spectacle au-dessus du lac compense. 
J'ai envie de rentrer, je suis en manque mais il y a du thé ici, je demande un thé noir du Yunnan, en voyant cela, je signale que c'est un thé indien, pas chinois. Il m'est répondu que le seul autre est un Breakfast. Je garde ce Darjeeling, je n'aurais pas dû ! Une saveur très astringente, âcre même un coup à se taper un ulcère à l'estomac !, je ne vide pas ma tasse, le serveur me demande pourquoi et en entendant ma réponse me conseille d'y mettre du sucre pour l'adoucir...
En rentrant, un passage sur ma terrasse pour admirer le merisier en fleurs mais je ne me sens pas trop bien, je suis envahie de crampes d'estomac qui m'empêchent de digérer mon repas, un comble ! Et je n'ose plus me préparer ma drogue, je me rattraperai mardi... Bonne rentrée des classes demain pour le dernier trimestre, sauf petit Georges encore en vacances jusqu'à dimanche prochain, aux sports d'hiver avec ses parents, chacun ses goûts...

dimanche 8 avril 2018

Un week-end surréaliste: l'été en avril !

Le week-end s'annonce estival, 
ces traces blanches, d'abord très rapprochées, s'ouvrent de plus en plus en traversant un ciel de plus en plus bleu laissant augurer de larges possibilités comment autant d'envies, de désirs, fous de préférence... 
La Nature explose et les oiseaux la fêtent par un concert de leurs chants mélodieux. Et la folie ne fait que commencer : 
avant de descendre petit-déjeuner avec mon mari et contrairement à l'intitulé de ce thé
Je suis désolée, préparation de mon premier thé infusé à froid ! Pendant le repas, un spectacle improbable s'offre à nos yeux ébahis : non pas un mais DEUX écureuils dans la mangeoire ! J'avais laissé mon appareil photos en haut, je n'ai donc pas pu immortaliser cette scène, dommage, je suis prête à verser une petite larme ! Mon mari me console en me disant qu'ils reviendront certainement... Cette scène surréaliste m'a fait penser à ce que mon amie Carine a mis sur mon mur: la naissance de petits écureuils mais je ne sais comme transférer ici cette superbe vidéo. Je dois aller faire des courses et ici un deuxième événement improbable : en ouvrant la porte de ma voiture, je me rends compte que mon GSM trône sur le siège passager ! Depuis combien de temps ? Je veux vérifier si je n'ai pas trop de messages mais la batterie est plate, je verrai donc cela en revenant... A mon retour, mon mari m'annonce qu'il a essayé de m'appeler 3 fois mais je n'ai pas répondu, et pour cause ! "C'était pourtant urgent, les écureuils sont revenus". Sa prévision était donc juste, et mon appareil ne me quittera plus parce que ne dit-on pas "jamais deux sans trois"... Je recharge mon GSM et je m'aperçois du désastre, je ne l'ai plus consulté depuis le 31 ! Désolée les filles, à commencer par Fabienne, suivie de Magda, de Catherine, de ma belle-fille, de ma filleule et surtout de Mich qui avait besoin d'une réponse urgente ! C'est promis, ce soir je vous répondrai. 
Ce midi, le thermomètre s'emballe, les oiseaux s'en donnent à cœur joie, 
et moi aussi avec la préparation de ce fabuleux
Matcha  ! 
Je me délecte avec émotion - il y avait si longtemps- de cette
Mousse de Jade en méditant sur le bonheur de vivre dans un tel environnement... 
Trois heures plus tard, le thermomètre continue à s'emballer pour ma plus grande joie 
Et en baissant les yeux sur la terrasse du bas, j'ai vu s'enfuir le chenapan. 
Tout en sirotant
Je suis désolée (sauf que je ne le suis pas DU TOUT!), j'observe en grand tout ce qui se passe ; je pensais d'abord nettoyer ce lieu, du sol au support des bacs à fleurs recouverts de mousse mais je ne suis pas encore physiquement au top, je préfère lézarder et recharger mes batteries non pas avec l'électricité mais avec les rayons d'un soleil particulièrement généreux aujourd'hui. Et cela fonctionne, je me sens revivre ! Ce samedi soir, soirée télé, je me délecte d'un magnifique documentaire sur Confucius et dans la tasse, un Hojicha. Quel personnage qui me rappelle un superbe exposition à Paris, je relirai volontiers le magnifique ouvrage qui lui est consacré  ! J'en ai déjà parlé ici: http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/05/que-faire-en-hiver.html
Dimanche vient de commencer, un jour très important pour les Orthodoxes qui fêtent Pâques. J'ai eu la grande chance d'y assister entre autres à Parikia, chef-lieu de Paros, une des îles des Cyclades. J'en garde un souvenir très ému.
Mes rituels après avoir admiré ce ciel un peu turbulent : 
j'aurais voulu mettre du bouzouki ou Theodorakis, mais malheureusement, je n'ai que des vinyles, c'est avec la voix chaude de Nana Mouskouri que je savoure un
Bai Mu Dan dans cette très élégante théière qui me rappelle un beau service de mon amie Liana, rencontrée à Paros, qui m'a invitée chez elle à Athènes. A l'époque, dans nos tasses, c'était du café grec ou alors une tisane qu'elle m'a fait découvrir, j'ai oublié le nom mais elle l'agrémentait d'un miel exceptionnel, je n'aime pas le miel mais celui-là... Plusieurs années plus tard, j'ai découvert le Bai Mu Dan dont les saveurs subtiles m'ont rappelé celles de cette tisane. Infusée dans cette théière, c'est comme si j'étais avec mon amie, elle a depuis longtemps rejoint les étoiles mais elle est toujours dans mon coeur... Elle avait 30 ans de plus que moi mais avait un coeur d'adolescente, nous avons passé des moments inoubliables, MERCI chère Liana... 
Petit-déjeuner en compagnie de mon mari et des oiseaux, les vrais ce matin : 
entre autres ce pic épeiche 
qui fait des provisions pour la journée. Mais pas d'écureuil... Un tour du jardin pour m'imprégner de l'énergie de mes arbres, respirer les senteurs printanières et écouter le concert dominical des hôtes de ce lieu magique. Je marche pieds nus dans l'herbe pour la première fois depuis bien longtemps, une manière très agréable de se charger en énergie également. Mes pensées s'envolent vers Parikia et plus précisément vers
la basilique de la Panaghia Ekatontapiliani, l'église de la Vierge aux cent portes, c'est là que, émerveillée, j'assisté à la cérémonie de la Pâques grecque : à minuit avec mes amis, les Alifieri. Des centaines de bougies, des chants sacrés sacrés de toute beauté, les popes très richement vêtus, et que dire des icônes... Chacun a en main un cierge et quand le pope prononce Chritos anesti :Χριστός Ανέστη , on l'allume et les cloches se mettent à carillonner, je ne sais pas s'il y a effectivement cent portes mais ce qui est certain, c'est qu'il y a des dizaines et des dizaines de ces cloches ! A la sortie de l'office qui me donne encore la chair de poule rien que d'y penser, Ana m'offre un oeuf dur rouge qu'elle avait peint le jeudi précédent. L'oeuf est symbole de vie et le rouge rappelle le sang versé par le Christ. On les entrechoque et c'est celui ou celle dont l'oeuf a le moins cassé. Je ne parle pas du repas pantagruélique qui suit... A mes amis Christina, Lefti, Panayotis et leurs chers parents je souhaite un καλό Πάσχα, Καλη Ανασταση avant de nous revoir très vite j'espère... 
C'est sous un soleil resplendissant, 
que je passe de la Grèce au Japon en savourant un Genmaïcha
La dernière tasse et je garde les feuilles odorantes qui vont à présent parfumer le riz ; par un temps pareil, ce sera un simple plat froid. Pendant notre repas, personne ne s'est présenté dans LE restaurant, c'est vraiment très rare, c'est sans doute l'heure de la sieste, on les entend cependant ... 
Où va-t-il s'arrêter ? 30° en plein soleil un 8 avril, c'est le temps du thé glacé et du paréo... Qui a dit
en avril, ne te découvre pas d'un fil ?... 
C'est avec Sans doute, même si je n'en ai aucun à propos de sa saveur, que je bois ce thé vert agrémenté de fruits rouges dont la fraise domine, cela tombe bien, c'est avec la framboise mon fruit rouge préféré. Et d'autres souvenirs très forts me reviennent en pensant à cette si belle phrase : "A l'autre bout du monde nait un jardin de thé... Nous lui offrons parfois un autre visage", c'est dans ce lieu magique que je l'ai lue : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/08/debuts-flamboyants-de-ce-periple-si.html, je rêve d'y retourner... C'est ici que je vais terminer ce billet de tous les superlatifs, il y a tellement longtemps que je ne me suis pas sentie aussi bien ! Demain je recommence mes visites spéciales à Ottignies mais j'ai l'âme en paix, je crois fermement que j'aurai de bonnes nouvelles... Et encore MERCI à celles et celui qui m'ont encouragée quand je n'y croyais plus ! 

lundi 2 avril 2018

Résurrections!

Après des jours trop gris et très pluvieux, ces 3 derniers  m'ont fait penser à cette superbe citation d'Albert Camus : "Au milieu de l'hiver, j'ai découvert un indicible été"... Je revis enfin.
A commencer par ce samedi saint sous un ciel merveilleux, tout bleu et blanc, 
avec des couleurs printanières qui préfigurent la chaleur du soleil. Une ballade dans le jardin pour enlacer mes arbres et me pénétrer de leur énergie : chêne, charme, hêtre, 
et même les bouleaux mais il en faut trois pour que je puisse les enlacer et sentir leur force ! 
Un salut à ce bel Ange en pensant à un autre... J'ai peu dormi cette nuit, pleine lune bleue oblige, elle était superbissime, traversée de nuages que j'ai immortalisée sauf que je n'avais pas remis la carte mémoire et je ne m'en suis pas rendu compte avant ce matin. 
Un ciel bleu un peu pale qu'entourent des nuages gris d'un côté et blanc de l'autre. Aujourd'hui, premier avril, c'est à la fois le jour de la Résurrection du Christ pour les chrétiens et de la coutume des plaisanteries. Même les animaux du jardin s'y sont mis, 
en particulier celui-ci qui s'est pris pour un oiseau. 
Nous ne l'avons pas vu grimper 
Par contre, il ne semble pas prêt de redescendre, il s'en donne à coeur joie avec les graines tandis qu'un pic s'apprête à grignoter les boules, c'est la dernière fois qu'on en met, c'est bientôt la période de nidification et la graisse risque d'étouffer les oisillons mais cela, c'est une autre (belle) histoire. 
Ce facétieux gourmand a-t-il terminé ? 
Eh bien non ! 
Mais après 1/4 d'heure de grignotage incessant, 
cette fois c'est la bonne, 
il rejoint la terre ferme. Voilà le spectacle que nous avons eu la chance d'observer pendant notre petit-déjeuner. Il y a quelques jours, nous avons eu la (mauvaise) surprise de voir arriver 2 perruches vert fluo à col rouge. Elles ne sont pas les bienvenues ici, leur cri strident écorche les oreilles, elles ont déjà envahi Bruxelles, qu'elles y restent... 
Cette fois, j'ai pu l'immortalisée, en l'admirant je pense à mon Grand Absent dont c'est aujourd'hui l'anniversaire, il a changé ma vie je ne l'oublierai jamais... 
Le ciel était très chargé, aucune étoile n'a pu percer à travers les gros nuages. Ce matin, ciel gris mais il ne pleut pas, OUF parce que chasser les oeufs sous la pluie... 
Je retrouve avec bonheur mes rituels : choisir de la musique, un thé, une théière, allumer la bougie et le bâton d'encens. Entendre chanter l'eau dans la bouilloire 
et enfin savourer ce Jungpana aux sons nostalgiques du violoncelle. Plaisir de l'attente avant celui des sens: "fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d'y rester"... Mes pensées s'envolent vers ces plantations qui ont souffert d'être abandonnées, que donnera la récolte de ce printemps ? 
Tout est prêt pour le goûter de Pâques, reste à aller garnir le jardin pour la chasse aux œufs. 
Je m'apprêtais à sortir sur la terrasse 
quand ce "volatile" est revenu en compagnie de son nouveau copain. 
Et cerise sur la gâteau, il commence à pleuvoir, patience donc. Mais plus question d'occuper tout l'espace au kazou... 
La chasse peut commencer, 
le panier se remplit, 
petit Dragon excité n'en rate pas un. 
Mais ici, il a besoin de ses grandes cousines... 
C'est pas tout ça mais petit Georges a très faim... 
J'ai préparé une panna cota au Matcha pour la végétalienne, et ceux qui veulent y goûter. Ma Puce a adoré. Et elle n'est pas la seule... 
Tu fascines petit Dragon ma Puce, que lui racontes-tu donc ? Dans les tasses, un Alishan de printemps
Un autre rituel... Moment de tendresse. 
Vite interrompu, petit Georges découvre mes jumelles. Les grandes doivent rentrer, MERCI pour la belle surprise, ma Puce alors que je te croyais au jardin avec Bobby, tu t'es attaquée à la cuisine, je n'ai plus rien à faire ! Père et fils sont restés souper 
Après, petit Georges a essayé de m'initier au Tai Kwan Do 
avec son père comme partenaire, moi je n'ai pas brillé, "tu dois t'exercer Nanny et persévérer, tu n'es pas prête à recevoir ta ceinture blanche"... Comme au Lycée français, les vacances ne commencent que dans une semaine, il faut aller se coucher tôt, on se quitte donc 
avec son auto-portrait. Non sans un dernier conseil à mon égard : "Tu devrais faire un peu de sport Nanny", c'est pas faux, j'en prends donc bonne note... Ici s'achèvent 3 jours merveilleux, je me sens revivre, MERCI la vie ! Il faut que cela dure! Un fond de tristesse, ma chère belle-fille, souffrante, n'a pu être des nôtres. Courage ma chère Hsiao-lin et MERCI pour le thé que ton fils était très fier de m'offrir de ta part. A très vite!