Affichage des articles dont le libellé est Great Hunan. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Great Hunan. Afficher tous les articles

dimanche 18 août 2013

Après un samedi contrarié, un dimanche en beauX-théS ou de l'ombre à la lumière...

La pluie de cette nuit a redonné de la lumière aux verts des arbres et de la pelouse que je vais admirer dès mon réveil. 
Le rituel santé pour commencer ce week-end. 
Le ciel est comme je l’aime, un beau fond bleu parsemé de nuages blancs. Il me rappelle mon enfance j’aimais alors me coucher dans l’herbe et imaginer des histoires avec les formes particulières de ces taches blanches. 
Le rituel plaisir maintenant avec ce Dao Ren Mao Feng griffé Magie du Thé, encore un cadeau de ma chère Fanou. 
Je l’infuse en petite théière, ce sera mon thé de lecture. 
Mais d’abord, ce moment de méditation qui m’aide à faire le vide en moi pour mieux être en phase avec ce qui m’entoure. Aucun de mes gestes n’est alors mécanique, je suis entièrement dans l’instant. Tout en admirant cette théière, je me remémore ce séjour à Vienne, je revois exactement le lieu où j’ai craqué pour cette tea for one, c’était chez Haas und Haas dans la boutique attenante au salon de thé. En savourant ce thé, je revois ma généreuse donatrice qui à l’époque m’a aidée à illustrer cette belle cérémonie des lettrés : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2009/03/initiation-la-ceremonie-des-lettres-2e.html . Je m’embarque maintenant pour un voyage dans l’espace et dans le temps, dans cette mystérieuse cité interdite. 
Je ne quitte ce lieu à la fois fascinant et terrifiant pour infuser ces belles. 
Après 3 passages (même en "grande" théière), elles ont tout donné et elles ont droit à un bain de soleil. 
J’interromps un bref instant cette lecture passionnante, le spectacle est dans les airs et invite à la rêverie. 
Comme thé de lecture et d’apéritif, ce sera un fabuleux Genmaïcha que je savourerai en pensant à une très belle rencontre et à mon généreux donateur : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/10/il-est-des-jours-ou-le-bonheur-est.html. Merci Staf et au 25 pour de nouveaux moments magiques. 
Je l’infuse cette fois dans cette grande théière japonaise et en portant la coupe à mes lèvres je suis toujours aussi admirative de la finesse de la porcelaine. Il fait merveilleux, mais le devoir m’appelle, je quitte donc à regret ma terrasse, je compte bien y revenir très vite… Sauf qu’on ne fait pas toujours ce que l’on veut, grosse déception je ne la reverrai plus ce samedi, ni mon livre et, plus insupportable, je ne boirai plus de thé… 
Aucune envie de sortir de mes plumes ce matin, avant même d’aller voir la couleur du ciel, j’entends ce qu’il en tombe… 
L’appel de l’essentiel me fait changer d’avis. Ce sera un Puttabong de chez Cha Hû-Thé. 
Si le soleil n’est pas dehors, il est dans cette belle tasse brillante, il accompagnera ma lecture. 
Deux infusions plus tard, les belles entament un 2e cycle de vie. 
Le deuxième thé de lecture sera le Great Hunan griffé ThéÔdor, c’est un thé excellent infusé à froid mais le temps ne s’y prête vraiment pas, 
je l’ai donc infusé à chaud mais je l’apprécie beaucoup moins, il est loin d’avoir cette même douceur malheureusement http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2013/04/les-jours-se-suivent-les-thes-aussi.html. Je n’ai choisi au hasard ni la théière ni le bol, c’est ma lecture qui m’a inspirée (page 17): "Servir l’Empereur, c’est servir les tigres. Mais servir l’Impératrice revenait au même ! Le tigre dans la Chine mythique, symbolise la férocité, le pouvoir absolu et la cruauté. Il incarne aussi les caprices, les changements d’humeur imprévisible". 
Quant à la chauve-souris, il en va tout autrement (page 39) : "Les cinq bonheurs étaient en fait cinq chauve-souris : en chinois, le mot chauve-souris rime avec celui de bonheur." Je savais déjà cela, c’est pourquoi à l’époque j’ai craqué pour ces superbes petits bols chez Terre de Chine. Je reparlerai de ce livre quand je l’aurai terminé parce que j’ai encore appris des tas de choses et même si certains passages ont heurté ma sensibilité et m’ont fait mal, d’autres m’ont fait penser avec émotion aux livres de Pearl Buck qui ont bercé mon adolescence. J'ai envie de les relire... 
Les feuilles du Great Hunan vont maintenant commencer elles aussi une nouvelle vie, mon cocon ne restera plus vide longtemps, j’ai une visite que j’attends depuis longtemps, le seul problème est de savoir ce que je vais bien pouvoir leur proposer… 
Un regard vers le ciel tellement différent de ce matin qui est à l’image de mes 2 invitées : Source de Lumière et Nuage blanc. 
Je me voyais mal leur proposer les thés +++ qu’elles connaissent déjà. Jing m’a dit de leur faire découvrir des thés qu’elles ne connaissent pas ou qu’elles boivent rarement. J’ai donc choisi celui qui correspond à mon état du moment, le Tumsong, ce jardin des cœurs heureux, griffé ThéÔdor… 
Et je retrouve ces beaux gestes qui éveillent les sens, 
et qui me touchent toujours autant.  A les observer, je sais déjà qu’il va leur plaire. Jing m’annonce qu’elle possède un Darjeeling de … 17 ans d’âge oublié dans une boîte et qui a très bien vieilli. Elle trouve celui-ci vraiment excellent et me conseille de le faire vieillir aussi vu sa qualité. C’est clair que je vais essayer ! Je leur raconte la belle histoire de ce fabuleux nectar dont j'ai parlé ici:http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/04/je-suis-vraiment-gatee-merci-les.html 
Tout en sirotant "ce parfum qui se boit", un peu de lecture. 
Si je connais les images presque par cœur, Jing me traduit de quoi les compléter. 
Je suis heureuse que Nuage blanc puisse s’y plonger, la barrière de la langue m’empêche de communiquer avec des mots. La théière est vide, je leur propose un autre thé mais elles préfèrent une 2e théière de ce Tumsong, j’en suis ravie. 
Déjà, j’étais au Nirvana, nos échanges riches et chaleureux, tour à tour joyeux et sérieux, associés à la saveur de ce thé d’excellence me comblaient.  
Mais avoir droit à la voix d’or de Nuage blanc m’a émue au-delà des mots, bien plus encore que lors de notre première rencontre (http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2013/08/que-choisir-les-deux-ou-dun-paradis.html ). 
C’est vrai qu’elle a une voix extraordinaire et, bien que je ne comprenne rien aux paroles, la mélodie me touche. 
Ce n’est pas terminé, 
cette 2e chanson me donne la chair de poule 
cette voix céleste me rappelle l’émotion intense ressentie lorsque j’ai écouté pour la première fois un disque, cadeau de mon amie Ling-Ling et que j’ai passé en boucle plusieurs fois. 
Jing est émue quand je lui ai fait part de mon ressenti, elle connait très bien ce disque qu’elle connait depuis ses 18 ans et qu’elle aussi écoutait en boucle. Je sais maintenant pourquoi les mélodies chantées par Nuage blanc m’ont tellement touchée, c’est cet auteur qui en a arrangé la musique… Si son nom de thé est Nuage noir, je lui en donne un autre, Voix céleste... celle qui a touché mon âme.
L’air radieux de Jing en dit long. 
Un autre rituel à présent... 
Je propose à mes hôtes de choisir un autre thé, ce sera une tisane, Le mélange du petit Robin griffé ThéÔdor également, 
je suis un peu étonnée de ce choix mais ici aussi, elles sont séduite par l’harmonie des saveurs de ces "mauvaises" herbes. 
Jing jette un œil sur le billet dans lequel je parle de l’Essence de pollen de théier et comme je le prévoyais, il faut non pas 10 kg de fleurs mais bien 10 kg de pollen pour réaliser 1 kg d’essence. 
Les heures passent, il est temps de nous quitter pour aujourd’hui mais nous nous reverrons mercredi soir… Merci à vous deux pour ces moments magiques qui ont illuminé ce dimanche. 
Et le ciel s’est mis au diapason de ces instants d’éternité… Et une pensée particulière pour ma filleule adorée , demain sera une dure journée pour elle, courage ô ma Puce... 

mercredi 17 avril 2013

Les jours se suivent, les thés aussi…

Avec la douceur de l’air, mes batteries se rechargent, des envies reviennent, le bonheur est simple comme un rayon de soleil, il me booste le moral.
Mardi, certaine de pouvoir passer l’après-midi sur ma terrasse, j’ai infusé le même thé à chaud et à froid.
Infusé à chaud ce Great Hunan vert griffé ThéÔdor a une jolie couleur jaune pâle et des notes très douces. C’est un « vieux » thé de l’année dernière mais il est encore très vert pour son âge…
Je ne l’ai pas encore infusé à froid, je suis curieuse de le découvrir. Malheureusement, il faisait trop frisquet et gris l’après-midi pour me prélasser sur ma terrasse. Je n’avais pas de plan B mais j’en ai trouvé un : vider ma garde-robes des vêtements d’hiver, les monter au grenier ; vider les penderies de ce lieu et les descendre. Et le thé glacé ? Ce sera un thé au grenier, une grande première ! Cela dit, il me surprend, il est d’une impressionnante suavité, émotion gustative évidente d’autant que je revisite mes boîtes à chaussures remplies de vieilles photos… souvenirs, souvenirs. Après 4 heures, je file voir mon amie Muriel, à part des ecchymoses, elle s’en sort finalement bien. Mais je suis furieuse quand elle m’apprend qui est ce jeune chauffard, récidiviste qui a trafiqué son scooter ou sa « mob »pour le rendre plus performant ! C’est un jeune mineur nanti du quartier, ses parents sont dépassés ; la première fois, il n’a eu qu’un avertissement, et cette fois mes copains n’ont pas voulu porter plainte par compassion pour les parents... Mais nous avons surtout parlé de l’attentat de Boston où réside un de leurs enfants depuis près de 10 ans. Sa sœur et lui participent chaque année au marathon mais, très sportifs tous les deux, ils avaient franchi l’arrivée bien avant la première explosion. Bel échange sur ce drame incompréhensible et abject qui visait des personnes pacifiques assistant ou participant à un évènement sportif.
Ce matin, il fait très doux mais le ciel est encore tout gris.
Je retiens la douceur et choisis mon premier thé en accord : un Bai Mu Dan griffé Terre de Chine.
Les feuilles sèches sont impressionnantes, à la fois très longues et plates, parsemées abondamment de bourgeons duveteux.
Infusé dans une théière en porcelaine posée sur mon bateau à thé en porcelaine.
Tout en savourant ce nectar, à la saveur envoûtante qui s'accorde bien au parfum capiteux de ce bouquet, je me revois achetant ce thé en novembre alors que pour moi, c’est typiquement un thé d’été, mais j’en avais besoin pour une recette : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/11/dans-les-brumes-dun-doux-samedi-dautomne.html,
Et je vais l’infuser également à froid parce que aujourd’hui, c’est certain, je passerai l’après-midi au soleil…
Je multiplie les passages, c’est de loin le meilleur thé blanc que j’aie jamais bu, même le Yin Zhen !
 En observant ces superbes feuilles infusées, je me rappelle une comparaison entre 2 Bai Mu Dan.  http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2009/04/encore-une-belle-experience.html. Je ne m’explique pas bien la différence entre les feuilles de ces 2 derniers et celui-ci. A 14 heures, je m’installe sur la terrasse, thé, bouquin, jumelles, crème solaire et … je me réveille à 16h45, je n’ai rien à envier aux écrevisses mais comme je n’ai pas de carapace, ma peau est douloureuse, qu’est-ce que cela aurait été si j’avais oublié la protection ! Une seule solution, du yaourt… grec ! C’est magique, d’une efficacité redoutable comme l’est l’odeur qui se dégage. Je connais ce remède naturel depuis les années 60, lors de mon premier séjour dans les Cyclades, je logeais chez une dame adorable à Parikia, et à l’époque, j’ai découvert une huile de bronzage typiquement grecque : huile d’olive et citron, mais sur ma peau très claire cela a fait des dégâts, je suis revenue vraiment brûlée et c’est Ana qui m’a soignée avec ce fameux yaourt ! Je vous recommande ce remède mais je vous conseille un accessoire très utile, le pince-nez utilisé normalement en piscine… Sans lui, l'odeur est quasi insupportable.
Il n’y a pas que moi qui aie pris le soleil trop longtemps, il était chaud quand je me suis réveillée, je viens de le goûter froid à nouveau, cela n’a plus rien à voir avec les saveurs subtiles de tantôt mais un goût puissant de paille et un goût désagréable que je ne parviens pas à définir.
J’admire ce beau coucher de soleil malgré ce qu’il m’a fait subir aujourd’hui. Et vive le yaourt grec…