J'aurais
dû rédiger ce billet hier soir en rentrant mais la tête dans les
étoiles (que l'on a coutume de dire de manière triviale tête en
l'air), en faisant de grands coucous à Cha Yua qui m'a ramené de
cette journée magique, j'ai raté une marche et je me suis étalée,
mon dos n'a pas aimé du tout, moi non plus d'ailleurs... Je suis
toujours coincée ce matin, cela ne va pas m'empêcher de me livrer
à mes petites manies.
Première chose, aller voir l'étendue de ce
massacre tonitruant.
Un des géants n'a pas résisté à la machine
infernale.
Comme seule la position debout est confortable, c'est
sur mon meuble coréen que je procède à mon rituel-santé :
Essence
de pollen de fleurs de thé et
les 3
étrangetés
en espérant que mon dos y réagira.
Je me prépare ensuite ce
Matcha
que
j'aime tant, et pour cause...
comme une rétrolfaction sucrée de ce qui s'est
passé hier au Japanse tuin d'Hasselt, j'y reviendrai.
Je le
bats debout et donc ma table habituelle convient bien mais pour le
savourer, je le transpose sur mon meuble et je le savoure en pensant
très fort à ma chère Cathy dont c'est aujourd'hui l'anniversaire.
Le bruit dehors est de plus en plus assourdissant malgré la
musique très zen.
Alors, pour me consoler, j'accompagne ce
breuvage de ces deux petites gâteries, réminiscence d'hier soir
que 2 folles de thé (oui, oui plus que moi encore) m'ont
généreusement offert en me disant "tu les mangeras demain en
pensant à nous", c'est chose faite. Ceci dit cette photo vous
donne déjà un aperçu de l'ambiance.
Je dois être un peu maso,
je ne peux m'empêcher de tourner la tête, j'admire mon mari qui,
stoïque, assiste de très au massacre, moi je ne peux pas, malgré
le beau temps, je me calfeutre dans mon cocon. Je reviens donc au
compte-rendu de la fabuleuse journée d'hier. "C'est
l'espérance folle qui nous console de tomber du nid", c'est
avec cette chanson dans la tête que je me suis réveillée en ce
dimanche inondé de soleil. Certitude plus qu'espérance que cette
journée sera flamboyante. Rituel-santé d'abord puis, pour me mettre
dans l'ambiance,
ce Matcha
fabuleux, cuvée personnelle de Guillaume,
et ces objets qui me
rappellent d'autres beaux gestes d'amitié : la calligraphie de
Staf, le bouddha de Cathy, que je retrouverai tantôt à Hasselt et
pour méditer sur ce bonheur le CD de Lune que j'espère rencontrer
dans ce jardin japonais de toute beauté.

Un deuxième passage
pour le péché de gourmandise. Je savoure chaque gorgée de ce
nectar en pensant à eux mais aussi à ma première expérience,
heureusement que je ne me suis pas arrêtée là...
http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2008/05/mon-premier-cha-no-yu.html
, à l'attention particulière de Nadiejda et Marina à qui j'en ai
parlé hier, la preuve que certains thés demandent à être
apprivoisés. En toute grande forme après ce traitement-choc, le
peaufine le dîner que nous devrons prendre tôt. Au programme, cha
no yu à Hasselt où nous devons être à 3 heures. Mais
la journée ne s'arrêtera pas là, au retour LA fête d'anniversaire
de Source
de lumière,
un an déjà!
http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2013/05/je-suis-allee-au-shangri-la-ou-jai.html.
Mais rien ne s'est passé comme nous l'avions prévu. Sur l'autoroute
vers Hasselt, gros ralentissement dû à des travaux, une bande sur
les trois, on ne respecte même plus le jour du Seigneur dans cette
Flandre réputée catholique pourtant. Nous sommes donc arrivés trop
tard pour le Cha No Yu de 15 heures, heureusement il y avait encore
de la place pour celui de 16h15, mais cela n'arrange pas la suite de
mon programme, malgré la beauté du lieu, je ne suis pas très zen.

Passé le Tori pourtant,
la vue de ces paysages,
la
magnificence de la nature,
le spectacle de ces koïs
ont
sur moi un effet bénéfique;
je parviens à vivre intensément
le moment présent.
Aujourd'hui dans cet endroit qui s'y prête
bien sont organisées des activités par le Centre culturel japonais.
Parmi celles-ci, concert de musique et chants japonais,
calligraphie et
petits amuse-bouches typiques.
Je ne sais
quoi penser de cette surprenante affirmation, si ce n'est que je
déteste cette boisson dite nationale.
Il est tout doucement
temps de nous diriger
vers la chambre de thé.
Un bref
regard vers la partie droite de cette maison traditionnelle.
Ravie de retrouver Staf
et Cathy dans leur costume traditionnel.
Et tandis que Staf raconte l'histoire du thé japonais,
j'admire ces objets
dans ce lieu dépouillé.
Sur le mur,
une sobre calligraphie qui en dit long: Purifier
le cœur.
La cérémonie commence,
les gestes précis,
lents
et si harmonieux
appellent à la détente. Je n'en ai immortalisé que quelques-uns prise que j'étais par cette vraie magie et ce qu'elle provoque en moi.
Les hôtes découvrent cette
poudre verte.
Et la façon de les transformer
en "eau
chaude pour le thé" avant de pouvoir le savourer.
A
commencer par l'offrande d'un biscuit réalisé par Staf.
J'ai
hâte de découvrir la réction de cette superbe jeune fille japonaise.
Elle ne se fait pas attendre, elle rayonne.
Cathy continue à
offrir le Matcha
aux autres invitées, 3 très jeunes filles pour qui c'est la
première fois tandis que Chris montre les gestes à avoir pour tenir le chawan et leur signification.
C'est à moi à goûter ce biscuit au Matcha.
Je suis émue en portant le chawan à mes lèvres.
Au tour
de Christophe à présent
puis de Sophie.
Vont-ils
connaître l'extase du thé?
C'est oui, assurément, j'en suis
heureuse.
La séance touche à sa fin,
Staf procède au
rangement des objets puis répond aux questions des participants
tandis que Cathy remet le matériel à sa place.
J'admire au
passage le dos de son magnifique kimono.
C'est à regret que
nous quittons cet endroit empreint de cette culture japonaise que
j'ai appris à aimer.
Difficile d'en détourner les yeux.
Il va bien falloir pourtant.
L'élément eau est évidemment
très présent ici.
Son clapotis participe en la complétant l'immense sérénité
qui nous envahit dès l'entrée dans ce jardin.
Même quand il
se tranforme en cascade,
on se croirait vraiment au pays du
Soleil levant! Autre émotion, je m'imagine tenant la main de mon
petit Dragon, lui faisant découvrir la beauté de la nature, et
l'empêcher de plonger pour attraper les koïs... Message pas du tout codé!
Iris d'eau
que je ne suis pas la seule à admirer!
Que dire? Rien,
admirer seulement
la prolifixion de cet arbre dont les branches
croulent sur l'abondance de ses fruits.
Un dernier regard à ce
Tori et il est temps de se remettre en route. Direction Bruxelles,
malheureusement pas rue du Postillon, il est passé 19h, les
festivités là-bas sont terminées. Elles vont se poursuivre dans
ce petit coin du Tibet,
Place de la Petite Suisse.
Ici
exactement, et Jing m'a appris que Dukhar signifie Xing Fu en
tibétain, c'est-à-dire BONHEUR... tout est dit!
Je suis la première arrivée et en
attendant mes compagnons du thé, je profite des derniers rayons de
soleil en savourant une délicieuse infusion au gingembre et aux
baies de goji. Un vrai délice que je referai à la maison. Je
n'attendrai pas longtemps.
Ravie de revoir Géraldine, Nadiejda,
Brigitte,
Cha Yua, Monica,
Jing, rayonnante comme toujours,
Coralie, Sugi, Agnès
et moi... Papotages, partage et rires au
menu de ce repas succulent et végétarien.
C'est le moment des
desserts, leurs saveurs provoquent chez certaines
une
hilarité certaine ! C'est dans cet état qu'elles m'ont
généreusement offert ces gâteries dont j'ai parlé plus haut. Et
pourtant, elles n'ont bu que de l'eau, à table du moins.
A la
fin de ce repas homérique, certains prennent des tisanes, sur les
conseils de Jing je goûte à ce mélange particulier composé de
longan, dattes, baies de goji, écorce de citrons, abricots.
A
boire et à manger quoi.
D'habitude, ce sont les amis qui
offrent un cadeau à la jubilaire, mais ici c'est le contraire, nous
avons toutes reçu un petit présent, MERCI du fond du coeur chère
Jing bien sûr pour cela mais aussi et surtout pour tout ce que tu a
apporté dans ce monde du thé, cet Esprit que d'autres ont oublié...
C'est ici que se termine ce fabuleux dimanche plein d'émotions
fortes dans cette ambiance si particulière que seule cette boisson
mythique peut procurer. C'est grâce à ce week-end exceptionnel que
je parviens à surmonter cette tristesse face à la disparition des
arbres, j'ai l'âme en paix.
Même si cela continue de plus belle, façon de parler,
la
physionomie du fond du jardin est complètement modifiée, le seul
avantage est la lumière intense qui s'en dégage maintenant, mais à
quel prix! J'ai hâte maintenant que tout soit terminé, en principe,
ce sera pour demain, il fait si beau et doux dehors, j'ai envie de
retrouver ma terrasse et le chant mélodieux des oiseaux...