lundi 5 juin 2017

Vivement demain...

Hier j'ai passé une grande partie de la journée à travailler au jardin, si les fleurs et les plantes souffrent de la chaleur, les herbes dites mauvaises se portent très bien, trop bien ! Heureuse du résultat malgré les courbatures et la fatigue. Aujourd'hui, veille du grand jour, je mets la pédale douce, le temps s'est fort rafraîchi, à peine 15°, j'en connais au moins une qui doit être ravie (= message codé...). Au programme : musique, cuisine et lecture. Avec ma drogue bien sûr. 
Tandis qu'infusent les Belles, direction ma terrasse. Un beau ciel dont les nuages blancs me rappellent ce que j'aimais faire enfant, me coucher dans l'herbe du jardin, admirer ce beau toit très haut en essayant de voir ce que la forme des nuages pouvaient me raconter. J'ai passé l'âge (encore que...) mais j'aime toujours les contempler. 
Dans la tasse, un Phuguri 2016, dans les yeux, la contemplation de ce bouquet aux couleurs harmonieuses et dans les oreilles ces sonates pour flûte et basse continue. Ce CD a été enregistré il y a exactement 32 ans, les 3, 4 et 5 juin 1985. Mes sens s'éveillent et me procurent cette douce sérénité dont j'ai besoin. Je vais à présent rejoindre la cuisine pour m'avancer pour demain. Après le dîner, retour dans mon cocon. Le thé de lecture sera le même Phuguri que ce matin, mais préparé à froid hier avec des fraises qui ont nagé toute la nuit dans ce breuvage dont il a pris un peu de leur couleur. MERCI une fois encore pour cette recette chère Carine, je ne résiste pas à citer une partie de ton mail : "Je trouve fascinant que ces feuilles, cultivées sur les marches du Toît du monde, se marient si harmonieusement avec un fruit si typique de chez nous, semblent établir une communion si intime qui se rit de la géographie, de l'histoire et du reste, ... comme pour nous donner une image de ce que peut être l'ouverture au monde de l'Autre ?" Inutile de te dire que je partage tout à fait ce que tu as écrit... Tout est dit, et bien dit.
J'ai hâte de me plonger dans l'univers de Kawabata, je voulais me procurer
un de ses romans Nuée d'oiseaux blancs, le titre m'inspire, la libraire ne l'a pas en rayon mais me propose une compilation.
Je n'ai encore rien lu de cet auteur mais les intitulés me laissent dubitative, que vais-je découvrir, et surtout vais-je aimer ? En tous cas, je m'accrocherai !
Ossements, Histoire du visage de la morte, que cachent ces titres ? Kawabata a eu une enfance difficile : orphelin de père à 1 an, de mère à 2, élevés par ses grands-parents. Mort de sa grand-mère quelques années plus tard, Et de son grand-père l'année de ses 14 ans, c'est l'enterrement de ce dernier qu'il décrit dans Ossements. En 5 pages... Plus fort encore, le deuxième récit, 1 page 1/2. Il va falloir que j'apprivoise ces écrits, comme les thés japonais.
Dehors, le ciel s'assombrit et le tonnerre gronde, la Nature demande avec insistance que les nuages se vident... Je n'irai pas plus loin aujourd'hui, ce soir ce sera concert et thé dans mon cocon en attendant le jour J... J'aime et j'ai besoin de solitude mais savoir mon mari en souffrance dans cet hôtel si particulier m'empêche d'en profiter vraiment. Il sera en convalescence pendant un certain temps, je vais donc suspendre ce blog mais cela ne m'empêchera pas de continuer à me droguer ! A bientôt... Le plus vite possible !

jeudi 1 juin 2017

Un premier juin particulier...

La fin du mois de mai s'est fait pardonner ses débuts trop froids. J'en ai profiter pour préparer des thés glacés mais aussi des tisanes comme me l'avait suggéré mon amie Fabienne, 
j'ai ainsi achevé ma boîte de tisane de l'Abbaye et j'ai été impressionnée par l'harmonie des différentes saveurs, les herbes fines sont toutes nettement reconnaissables, plus même me semble-t-il qu'infusées à chaud. J'aurais aimé comparer mais la boîte est vide, ce sera pour plus tard. MERCI chère Fabienne !
Le soleil, très généreux, fait exploser les pivoines.
Il fait beau, il fait chaud, le ciel est comme je les aime. 
Le parfum des pivoines monte jusque sur la terrasse grâce à une légèrebrise
et Cupidon est bien entouré. J'ai hâte de préparer la recette de Darjeeling aux fraises trouvée sur la page FB de Carine Amery. 
Infuser le Darjeeling à froid pendant 5 heures à température ambiante puis filtrer. 
Couper 200g de fraises et les plonger dans le thé, le mettre au frigo pendant 3 heures. 
Il ne reste plus qu'à le savourer et c'est une réussite : au nez, c'est le parfum sucré des fraises qui vient en premier, en bouche, c'est une explosion de saveurs, entre la fraise et le thé, on peut vraiment parler ici d'un parfum qui se boit ! MERCI chère Carine. J'ai utilisé un
Millikthong 2016 griffé Théodor, Carine suggérait le Darjeeling 2017. Je le referai certainement avec le Phuguri et peut-être un autre fruit, framboise ou cerise par exemple... 
En cherchant un livre de Pearl Buck (Vent d'Est, vent d'Ouest) que je n'ai pas retrouvé, je suis tombée sur un livre qui m'avait passionnée à l'époque,
L'Égypte ancienne au jour le jour
C'est sous ce beau ciel que je l'ai relu avec toujours autant de plaisir, j'ai adoré mes séjours en Égypte, émerveillée par le savoir-faire de ce peuple. 
Ce soir la lune est belle, il fait trop sombre pour continuer à lire, je rejoins donc mon salon bleu-thé en attendant que la nuit tombe, j'ai envie d'avoir la tête dans les étoiles. 
L'Astre de la nuit est le seul à briller, aucune étoile. Elles reviendront certainement en juin ! J'ai très mal dormi cette nuit, mon mari a été hospitalisé, j'espère que tout ira bien pour lui... 
Ce premier jour du mois est lumineux, c'est sur ma terrasse que je savoure un
Gyokuro, en relisant certains passages de L'Extase du Thé. Mais j'ai du mal à me concentrer, je me contente de savourer cette Perle de rosée en pensant à mon mari. 
Le même infusé à froid . 
Les Pink pearls ont fait leur temps, ce grand massif mauve leur succède. Cet après-midi, je reçois ma chère Anne-Marie et je veux avec elle partager ce fabuleux Darjeeling, le
Giddapaharte 2017 dont j'ai déjà parlé ici : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2017/05/kissa-yoyo-ki-boire-un-cest-prolonger.html.
Les feuilles sèches ont un parfum d'asperge, de petits pois tout frais caractéristiques des thés verts primeurs alors qu'il s'agit d'un thé rouge. 
Une belle couleur dorée dans la tasse et des notes d'amande et de citron. Et, chose incroyable pour un first flush, aucune astringence, émotion gustative évidente, nous sommes ici au cœur de l'âme du thé... Merci chère Anne-Marie pour ces échanges toujours si vrais, si riches. 
Les Belles vont maintenant rejoindre la terre, j'ai une pensée émue pour ces cueilleuses qui malheureusement n'auront jamais la possibilité de savourer le fruit de leur laborieux travail... Après une balade au Lac de Genval, 
  nous voici à la
Laguna
 devant des plats qui fleurent bon l'Italie.
Un petit dessert termine ce repas et satisfait notre gourmandise... Et cerise sur le gâteau, sur le chemin du retour, mon GSM sonne, c'est mon mari qui nous annonce que tout va bien, OUF. Le mois de l’Été a très bien commencé. MERCI chère Anne-Marie d'avoir été présente en ce jour particulier, grâce à toi le temps a passé très vite, je te revaudrai cela, compte sur moi (= message codé) !