mardi 24 août 2010

Une merveilleuse journée

Même fêtée en petit comité - LA fête sera pour plus tard - ce jour fut pour moi grandiose. Marielle et mon homonyme découvrent ce lieu spécial.Et les photos parfois trompeuses… ... les convives étaient nettement moins sérieux. N'est-ce pas Yasna...Retour à la campagne et thé sur la terrasse. J’avais invité le soleil et il ne s’est pas fait prier.
Trop émue pour écrire plus longuement… Merci à tous pour vos souhaits qui resteront longtemps dans mon cœur comme autant de perles de thé. Et j’ai enfin pu ouvrir l’enveloppe… que du bonheur, en images et commentaires demain.

lundi 23 août 2010

Le Gyokuro chinois ou les chiens ne font pas des chats!

C’est le déluge dehors. Déjà cette nuit, la pluie battante et très forte nous a réveillés, moi qui pourtant d’habitude n’entends rien, j’ai été servie. Une seule chose à faire, me réfugier dans mon salon bleu-thé et me livrer à mon activité préférée. J’ai envie de tester ce fameux Gyokuro chinois et je prépare le matériel nécessaire et je choisis un set à Gyokuro made… in France. Dès l’ouverture du sachet, deux choses me frappent : la couleur des feuilles et leur parfum, je perçois une odeur de tomates séchées. Je suis scrupuleusement les indications du sachet : 2 grammes pour 20 cl infusion 1min.30 dans une eau à 60°. La couleur de l’infusion est pâle, pratiquement sans goût. Les feuilles se sont développées et dégagent une légère odeur de foin. Deuxième essai : je double la quantité de feuilles et les autres paramètres, sauf la température de l’eau bien sûr. Cette fois-ci le résultat est correct, couleur paille de l’infusion et goût de maïs, assez amer mais cela me convient. Deuxième infusion à 6 minutes, je suis heureusement surprise par le résultat, l’infusion est redevenue plus pâle mais la saveur est sucrée, et le breuvage rafraîchissant. Les feuilles se sont maintenant complètement développées, j’en goûte une, elle n’a guère de goût mais est par contre très tendre. Quelle conclusion puis-je en tirer ? Si on oublie son nom, il n’a clairement rien à voir avec un Gyokuro, on peut le considérer comme un thé original mais qui ne laisse pas de souvenir impérissable et en ce qui me concerne aucune émotion gustative ! Je ne parle jamais de prix mais je ferai une exception ici, j’ai payé 10 euro pour 50g (la moitié du prix normal), je trouve ce prix exorbitant pour un thé qui ne présente rien de spécial. Ca m’apprendra à être curieuse… J’ai envie de lire, je me prépare un Shimizu, j'admire les petits dahlias pompon qui font office de soleil ce matin et me plonge dans mon livre. Un petit clin d’œil à ma Cerise préférée. Il n'y a rien sur les Framboises...

dimanche 22 août 2010

Un dimanche très paisible

Journée très détendue aujourd’hui. Ce matin j’avais pris une bonne résolution : répondre aux nombreux courriels qui reposent dans ma boîte, et en effet j’ai bien commencé mais mon mari m’a proposé de m’installer avec lui sur la terrasse et donc je ne suis pas encore tout à fait à jour.
Cet après-midi tandis que mon mari est à nouveau attiré à Bruxelles (il y a de l’i Pad dans l’air), je prépare ce délicieux thé pour mon invitée. Et avec elle, fous rires garantis puis le réconfort avant l’effort (oui, avec moi, c'est ainsi), elle s’est bientôt transformée en tornade blanche, merci ma Puce, là où tu passes, poussière et bazar trépassent ! Après le souper, un tour de jardin avec mon mari et retour dans mon cocon avec une autre infusion de ce précieux Long Jing, je ne suis pas sensible à la théine, je peux donc en boire même tard. Et ce soir, pas de lecture, je passe cette soirée avec LA Callas. Puis, avant d’écrire mon billet du jour, un coup d’œil sur ma boîte et là, que du bonheur ! Patrick Loustalot, l’Artisan de Saveur, sera bientôt de retour. Je ne résiste pas au plaisir de faire un copier-coller de son message :

« Comme certains d’entre vous l’ont peut-être entendu dire, une douce rumeur circule et annonce ῍le retour῎ de votre Artisan de Saveurs. En effet, vers la mi-septembre ῍TEAthétcha῎ (ti-thé-tcha) devrait voir le jour, un comptoir de thés, issus de Jardins et de Grandes Origines, mais aussi des blends, thés parfumés, plantes et cafés…
Cette nouvelle boutique, située sur la place du marché, entre la Butte aux Cailles et le Parc Montsouris, à la frontière des 13ième et 14ième arrondissements de Paris, deviendra aussi, je l’espère, un repaire de gourmands. Pas de déjeuner de prévu à l’ouverture, mais une large pause pour déguster Douceurs et Découvertes, l’après-midi.
Vous pourrez progressivement retrouver nos confitures, caramels, guimauves, spéculoos et autres biscuits secs à emporter. L’offre évoluera au fil du temps, des saisons et de l’humeur.
En attendant de vous rencontrer dans quelques semaines, pour de nouvelles aventures, je vous souhaite à tous et toutes une très belle fin d’été.
Sincèrement vôtre,
Patrick Loustalot Barbé TEAthétcha »

Je lui souhaite tout le bonheur du monde. Bienheureux les Parisiens… mais je ne me plains pas, Bruxelles n’est qu’à 1h20 de Paris... Sur ce, je vais rejoindre La Callas .

samedi 21 août 2010

Thés de Taïwan, j'ai encore appris! Merci Sanmao

La semaine prochaine Sanmao sera en congé aussi j’ai fait un saut chez Cha Yuan pour avoir son avis sur les thés que nous avons reçus. Trois belles boîtes mais qui ce qui est renseigné dessus ne nous éclaire pas beaucoup, les seules informations en anglais se trouvent sur les paquets et concernent comment infuser ces thés. Et j’ai appris que les indications sur les boîtes n’en sont en fait pas vraiment, c’est souvent des généralités, comme sur la première boîte, ou des poèmes, comme sur la troisième. En fait, les marchands achètent ces boîtes dans des boutiques qui ne vendent que cela et collent une étiquette donnant une indication, assez générale, sur le couvercle ; parfois même il n’y a pas beaucoup plus d’explications sur les sachets. Ce matin, mon mari a préparé le contenu de la première boîte, mais une déception… cet Oolong très fermenté, à la fois tannique mais sans beaucoup d’arôme et encore moins de goût, avait l’air d’être éventé, il était pourtant conditionné sous vide. Après avoir traduit les informations du sachet (Mi Xiang Cha – Thé au parfum de miel), elle l’infuse en Gong Fu et c’est la révélation : beaucoup d’arômes où dominent les aspects fruités et au goût on retrouve les fruits secs, dominante abricot, puis vanille et miel. Et le tannin, mais moins agressif qu’à l’infusion du matin. Sanmao m’apprend aussi qu’il est traité à l’ancienne et pourra donc se conserver 2 ou 3 ans (ce qui m’étonnerait au rythme où on le consomme). Je rentre très contente à la maison en passant par le jardin. Je vais d'abord cueillir des concombres dans la serre. Pour les melons, il faudra encore attendre. Au passage une belle agapanthe, la dernière des 7, les autres se sont transformées en graines.A l’extérieur, des potimarrons éclatants.Belles plantes mais très envahissantes. Puis les hydrangeas à l’odeur entêtante, elles finissent par m'écoeurer. Et aussi des courgettes qui deviennent énormes, je n’ai pu les cueillir plus petites à cause de ma "patte folle". Un dernier regard à la forêt de dahlias de laquelle je prélève quelques fleurs. Retour dans mon endroit préféré à la maison où je me prépare un excellent Bai Yun Wu, mais cette fois pas en zhong, j’ai conduit ma voiture pour la première fois depuis début juillet et il faut absolument que je remette mon fichu bras gauche au repos ! Face à moi, la carte de Taïwan, et je voyage en pensée tout en admirant le jeu du soleil qui perce à travers cet essuie-main que je détourne de son destin utile mais auquel je ne me résous pas. Encore merci, ma chère Cerise. Quant à une certaine enveloppe brune, elle n’est pas loin et toujours fermée, Xavier n’a pas voulu la cacher me disant que j’aurais la force de résister. Affreux manipulateur, il sait qu’avec un tel compliment, je serai forcée de tenir…

vendredi 20 août 2010

Chaleur, au propre comme au figuré. Et thé, toujours

Ce matin, j’invite à nouveau mon mari dans mon salon bleu-thé. Il est 11 heures exactement, notre petite-fille Elisa s’envole à l’instant pour la Norvège où elle séjournera un an. Nous admirons la beauté du jardin sous un soleil chaleureux. Il fait tellement superbe que nous mangerons sur la terrasse, il faut en profiter. Sophie vient nous rejoindre en revenant de l’aéroport et le sujet de conversation est bien sûr le même. Cocktail au thé par ce temps, et plat froid, cela faisait longtemps ! Père et fille vont faire un tour de jardin pendant que je prépare un Sencha Ariake; même chaud, c’est très rafraîchissant. Xavier est allé vider la boîte aux lettres et vient de me donner une grande enveloppe blanche… piégée ! A l’intérieur se trouve une autre enveloppe et une consigne très dure ! Je vais me faire violence et la respecter, mais pour cela je la donne à Xavier sinon ce serait impossible. Mais pour rendre cette attente moins dure, un superbe essuie et une jolie carte. Je me prépare un autre Sencha que je bois à la santé de ma généreuse donatrice, ma cerise préférée. Encore une belle journée, à la fois douce et chaude, merci la Vie. Et les amis du thé...

jeudi 19 août 2010

Le Pavillon des Orchidées ou l'art de l'écriture en Chine

Avant-hier j’avais commencé la lecture de ce magnifique catalogue de l’exposition sur la calligraphie chinoise organisée dans le cadre d’Europalia. La théière qui accompagnera ma lecture s’est immédiatement imposée à moi. J’aime sa forme mais aussi la peinture et surtout la calligraphie. Et que dire de la couleur...Je n’ai pu reconnaître qu’un seul caractère, je ne précise pas lequel… Hier j’ai donc amené la belle chez Cha Yuan où Shiaolin et Sanmao ont essayé de déchiffrer ce texte, elles s’y sont mises à deux mais la tâche fut difficile, écriture ancienne et sans doute aussi des traits pas toujours très purs. Mais on y parle d’orchidées (tiens, tiens) de lettrés et de la qualité de l’eau, de moines et de thé. Cela m’a suffi, elle est tout à fait appropriée pour cette passionnante lecture. Passionnante mais ardue, en découvrant les graphies de "Poisson", je comprends mieux pourquoi mes 2 traductrices ont eu tant de difficulté. Tout d’abord, la belle histoire qui donne son titre à l’ouvrage : "L’histoire, les traditions et les œuvres d’art nous ont transmis tous les détails des festivités annuelles et des évènements tout à fait inattendus qui se sont produits le 3e jour du 3e mois de la 9e année de l’ère de Yong He dans le cadre pittoresque d’un bosquet appelé Lanting (Pavillon des Orchidées) non loin de la ville de Shaoxing, dans la province du Zhejiang. Un groupe d’érudits et de lettrés s’étaient rassemblés pour accomplir des rites de purification dans un paysage champêtre au milieu des bambous, comme c’était l’usage en cette saison depuis au moins la dynastie des Zhou – si l’on en croit les textes. Interprétant à leur manière des traditions qui étaient à l’origine plus concrètes et moins littéraires, quarante-deux hommes s’assirent donc sur les berges d’une rivière sinueuse pour participer à un jeu consistant à boire et à écrire des poèmes. Lorsqu’une des coupes de vin, poussée par le courant, arrivaient à leur portée, ils buvaient et écrivaient un poème. (…)" J’ai toujours été fascinée par la calligraphie, découverte d’abord à travers les enluminures commises par les moines copistes. Adolescente à l’époque, et peu incline alors à la contemplation, je pouvais rester longtemps devant ces textes dans lesquels je sentais une force impressionnante. Beaucoup plus tard, lors de l’année de la Chine en France, j’ai raté mon Thalys de retour, "à cause" des rouleaux de calligraphie magnifiquement présentés dans une immense salle de la bibliothèque F. Mitterrand. La pénombre ajoutait à ma fascination et je n’ai pas vu le temps passer.Encore plus proche et plus émouvant, en visitant le temple consacré au dieu de la médecine à Taipei, j’ai atterri dans une salle de classe de calligraphie. J’y suis restée près d’une heure en admirant la patience et la persévérance de ces élèves qui, inlassablement, reproduisaient les mêmes caractères sous la houlette d’un vieux professeur aussi dynamique qu’exigeant. J’en avais la chair de poule et, je l’avoue, les larmes aux yeux. Il faudra que j'y retourne... Quelques bols de thé plus tard, bus en pensant à l’anniversaire d’une belle rencontre, je feuillette le grand livre. Il me faudra un certain temps pour en venir à bout… mais cela me passionne. J’ai arrêté ici parce que nous avons passé une partie de l’après-midi avec Elisa qui s’envole demain pour Oslo où elle passera quelques jours avant de rejoindre pour un an sa famille d’accueil mille km plus au Nord. J’attends avec impatience de ses nouvelles.

mercredi 18 août 2010

Encore une journée flamboyante!

Ce midi, rendez-vous chez Cha Yuan avec Hsiaolin et Claude à qui nous voulions faire découvrir cette maison de thé. Mais d’abord ils choisissent le menu et ma belle-fille est impressionnée par la quantité des thés proposés. Sanmao lui prépare un Tie Kwan Yin dans les règles évidemment. Claude a choisi un Sencha Ariake, Xavier un Long Jing et moi en Matcha glacé. Agréables moments comme chaque fois. Au moment du dessert, Shiaolin m’offre cette belle boite comme cadeau d’anniversaire, je suis très émue et très touchée de cette si gentille attention. Je l’ouvrirai le 24. Le temps s’écoule vite, nous sommes très bien mais les bonnes choses ont une fin. Xavier et moi rentrons à la maison où m’attend un autre bonheur, mon neveu vient me chercher pour me présenter leur petite Elina que j’ai déjà vue en photos. C’est peu de dire qu’elle est craquante, normal Elina signifie Divine en hébreu et Eclat du soleil en grec. J’ai craqué bien sûr, mais je ne suis pas la seule, il y a aussi les parents et Véro (pour ne citer qu’eux, la liste serait trop longue…). Me voilà maintenant dans mon salon bleu-thé où je me prépare un Long Jing pour digérer toutes les émotions ressenties pendant cette belle journée. En admirant ce joli faire-part réalisé par maman Linda pour son bébé- bonheur, je repense à ce trio tout neuf, si touchant. Je vous souhaite tout le bonheur du monde, et n’oubliez pas de m’inscrire sur votre liste baby-sitter. Allez, encore une petite dernière… demain, le thé reprendra sa place ! Ce billet montre que je ne suis pas tout à fait monomaniaque...