lundi 27 février 2017

Ce mois de février se termine en beauté ou en beauthé...

Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas toujours, une baisse de régime temporaire, c'est le côté sombre, sombre comme l'absence de lumière qui joue sur ma vitalité, une chute de tension associée à mes neurones en dormance, à un point commun avec les théiers...
Quand l'Astre du jour s'absente, il me reste celui qui est à jamais dans mon cœur et nourrit mon âme... 
La snow moon s'est enfin montrée avec un jour de retard, elle est belle la Belle de nuit.
Le lendemain, le ciel retrouve la couleur que j'aime. Place à mes rituels, 
les yeux fermés, ma main choisit un CD, c'est ce que je fais quand rien ne me vient, ce qui est très rare, et celui-ci cela fait un bail que je ne l'avais plus écouté. 
Le thé sera un
Milliktong griffé ThéÔdor.
Tout en savourant ce parfum qui se boit, je ne suis plus dans mon salon bleu-thé mais là-bas dans cette région de Darjeeling où poussent ces trésors, ne les appelle-t-on pas champagne du thé... C'est la magie de ces feuilles, elles ne nous envoient pas dans des paradis artificiels mais dans des lieux mythiques, celui-ci en est un. Les jours se suivent, le thé toujours présent. 
Cette fois-ci, c'est le thé que je tire au sort dans cette jolie hotte, merci ma chère Mich... 
Il fait gris et brumeux dehors, c'est à la lumière de la bougie que j'infuse le petit sachet,
le
Strong British Breakfast
Un liquide dense, un peu épais même, comme un caresse appuyée qui réveille et j'en ai besoin, je me sens un peu faiblarde, la lumière et la chaleur me manquent. 
Quelle contraste cet après-midi, un beau ciel tout bleu 
et surtout une douce chaleur. 
Encore un petit sachet de bonheur, 
et le premier thé préparé dehors, pour un 14 février, c'est inespéré, je savoure cette douceur autant que le breuvage, cela sent le printemps, la vie est pleine de belles surprises ! 
Je continue à vider la hotte, ce soir
Le Jardin de Maman,
et toujours à la lumière de la bougie, qui donne à mon cocon cette ambiance si spéciale. 
En sirotant ce mélange fruité aux notes dominantes d'hibiscus qui me rappelle l’Égypte, je me laisse aller à voyager dans mon enfance, dans le jardin de la chère grand-mère, c'est elle qui m'a inculqué par l'exemple l'amour des fleurs (entre autres...). D'autres souvenirs me viennent, ceux d'un petit Dragon qui adore aussi le jardin...
http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2015/08/quand-un-petit-dragon-devient-ma-tasse.html. Il me tarde de le revoir ! 
C'est en me promenant autour du lac de Genval que j'ai ressentis un malaise, mes jambes ne me portaient plus et tout tournait autour de moi, je connais heureusement bien ces symptômes, rien de grave seulement une chute de tension. 
Je me suis assise dans l'herbe en attendant que cela passe et en levant la tête, les prémices du printemps... Pendant une semaine, j'ai vivoté, plus aucune force en moi et pour ne rien arranger, ma station assise dans l'herbe humide a donné des idées aux microbes profiteurs. La vie de larve ne me convient vraiment pas et comme je ne goûtais rien je n'ai même pas pu me consoler les premiers jours en me droguant. 
J'ai voulu tester la saveur de ce fruit spécial, pour voir si mon cauchemar prenait fin. Peut-être qu'en goûtant le fruit, très parfumé,
j'apprécierai l'
Earl Grey royal, un des thés dont mon mari a fait une grande consommation pendant des années, 
j'ai hâte de savoir, si pour certains thés, j'ai un vrai coup de foudre, d'autres demandent à être apprivoisés, c'est le cas de celui-ci. 
Par contre, le parfum du fruit caresse très agréablement mes narines. 
Autant le parfum me séduit, autant la saveur beaucoup moins, à la fois acide et amère. 
Il demanderait un peu de sucre. 
Mais même ainsi, je n'en suis pas sotte, et je suis très étonnée du peu de jus qu'il contient. Je ne regrette pas cette première expérience gustative, j'ai pressé l'autre moitié et du peu de jus qu'il en est sorti, j'ai cru reconnaître la saveur du pomelo mêlée au citron vert. Quant au thé, je voudrais savoir celui qui sert de base, peut-être est-ce lui qui ne me convient pas ? Cela m'a permis de constater que j'ai retrouvé le goût. Mercredi et jeudi passés, un vent de tempête a soufflé sur le pays, il a mis fin à mon état. Comme je l'ai déjà dit, j'adore le vent, il me vivifie, j'aime les éléments qui se déchaînent pour retirer les miennes... 
La pluie battante qui l'accompagnait jusqu'à jeudi a lavé les carreaux et dans la nuit de jeudi à vendredi, il a continué à faire sec, je suis donc allée sur mon balcon bien emmitouflée, alternant les bols d'air violents mais bienfaisants et ceux de Pu Er, j'ai ainsi retrouvé mes forces, MERCI Éole ! Cela fait un bail que mes amis me disent que je sous-emploie mon appareil photos, que je pourrais obtenir de bien meilleurs résultats en n'employant plus la fonction automatique, "tu verrais comme tes Feuilles de thé seraient autrement "vivantes". C'est vrai que je suis rarement satisfaite du rendu des Belles qui valent bien mieux que ça. Aussi me suis-je décidée à sauter le pas, et après 3 heures de cours, cet appareil n'a presque plus de secrets pour moi. Théoriques pour l'instant, je dois faire des exercices à présent. Merci Antoine et Olivier pour vos bons conseils que je mettrai en pratique après m'être familiarisée avec ces notions bizarres du genre balance des blancs: WB, Kelvin, la mesure matricielle, le "bruit" anciennement le grain..., j'en passe et des meilleures. Et à propos de "bruit", mon mentor me demande pourquoi je ne décroche pas mon GSM qui a déjà retenti 3 fois. Je m'exécute donc, je n'ai pas été déçue, cela m'a fait une petite récréation (= message codé). Un samedi réservé aux courses et à la cuisine maintenant que j'ai retrouvé mon tonus. Ce dimanche, mon mari insiste pour m'inviter au restaurant à Bruxelles, j'ai accepté pour lui faire plaisir mais je suis devenue allergique à cette ville, trop de bruit, d'agitation, de pollution.
En rentrant, le ciel est toujours aussi sinistre, 
j'ai des envies de jardinage mais il bruine. Je me réfugie dans mon cocon,
avec cette musique lointaine qui s'harmonise si bien avec le thé choisi. 
Dès l'ouverture de l'écrin, le parfum si caractéristique de ce
Yunnan Golden Pearls et un meilleur résultat photographique, pas encore parfait cependant.
Je reviens donc à mes vieilles habitudes, demander à l'appareil de faire les réglages. Par contre, réglage parfait de l'infusion aux notes de cuir, de sous-bois après la pluie et d'un douce saveur miellée. Tandis que je la savoure, je repense à l'article de Katrin Rougeventre sur le Yunnan,
"Yunnan : "au sud des nuages", le berceau des théiers". E recommande vivement son blog Teasane très documenté, écrit par une spécialiste, une vraie et passionnée, je lui laisse la parole : Au travers de ce blog, je souhaitais redonner la parole aux Chinois pour transmettre à un public français et occidental la vision chinoise du thé. Certaines affirmations pourront surprendre, agacer quelques spécialistes, susciter peut-être controverses et débats. Je ne détiens aucune vérité. Je me fais juste l’interprète d’un peuple qui, selon moi, en matière de thé a tout inventé et sait tout faire.
Interprète-traductrice diplômée des Langues orientales, je consacre depuis trente cinq ans une grande partie de mon temps au mandarin, à la Chine et à ses thés ! Au début des années 1980, lorsque j’étais étudiante à l’Université de Nankin, j’ai travaillé pendant trois ans sur des manuels destinés à des agronomes chinois spécialisés sur le thé. Mon goût pour le thé s’est alors mué en véritable passion, une passion qui s’est nourrie au fil des ans de livres chinois sur le thé et de nombreux séjours en Chine, à arpenter les jardins de thé. Le mémoire sur l’agronomie du thé chinois que j’ai soutenu en 1985 trouve aujourd’hui une suite naturelle avec ce blog et le guide des thés de Chine (en cours de parution). Il était important pour moi de faire un point sur l’état du thé en Chine et de rendre enfin hommage aux Chinois pour cet apport extraordinaire au patrimoine mondial. La première théière accompagnait la musique et mes réflexions,
celle-ci la lecture. 
Ce n'est pas un livre de recettes mais plutôt une réflexion sur le rapport avec la nourriture qui se veut simple, avec des produits de la nature, c'est ce que des poètes chinois et japonais ont entrepris de décrire: "ils ont su trouver le talent de saisir le merveilleux au coeur de l'ordinaire  (...) La cuisine, comme la poésie, étant affaire d'intuition, on ne trouvera dans cet ouvrage aucune recette détaillée. Sinon celle, bien entendu, de la liberté, foncièrement poétique."
Il y est aussi question de thé comme ce poème intitulé "Puisant de l'eau dans la rivière pour préparer le thé". La traduction française est suivie de calligraphie chinoise ou japonaise. Je vais terminer ma lecture provisoirement ici par une dernière jolie citation à laquelle j'adhère : "dans la vie, seule la joie frugale a de la saveur".
Aujourd'hui est un jour très particulier pour moi, 27 février 2012-27 février 2017 : 5 ans déjà, je revis avec émotion tous les jours qui ont précédé celui-ci, je n'oublierai jamais ce que nous avons vécu alors :
http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/02/adieu-mon-amie-ma-soeur.html.
Le temps n'effacera jamais tout cela, que du contraire ; tu es présente en moi comme ces tâches d'un bleu profond parmi la grisaille du ciel, et dans les moments sans je t'appelle, je te prie même, moi l'agnostique, tu étais restée profondément croyante, je t'admirais pour cela... 
J'ai trouvé cela sur FB, j'ai pensé à toi. 
Cette musique te ressemble, tu étais si calme, si zen, tu as vécu dans ce pays que tu aimais tant. 
Nous en avons partagé des souvenirs sur ton long séjour là-bas... 
Émotion gustative, émotion tout court en portant ce chawan à mes lèvres, après quelques seconde d'amertume, viennent des notes plus douces, presque sucrées, à l'image de ce que tu me fais vivre aujourd'hui, MERCI, mon Amie, ma Sœur à jamais. Ichi go Ichi e...
Fortes rafales de vent, pluie battante et coup de tonnerre, 
j'aime cela même si ce n'est pas demain que je pourrai retrouver ma terrasse, on annonce ce temps-là toute la semaine m'a dit mon mari. L’avantage, les meubles seront bien lavés ! 
Dans la brume surviennent mes chéris aux sports d'hiver au Japon le mois passé. 
Quelle superbissime photo, très japonisante; tu es un véritable artiste cher Claude ! 
Un peu la pose... 
Petit Georges découvre les joies de la neige.
Voilà le travail. En noir et blanc, 
et en couleurs. Pour mieux illuminer le sourire de cet enfant joyeux.
Un papa souriant mais vous me donnez des frissons... Je suis comme Hsiaolin, je n'aime pas le froid!
Après le bonhomme de neige, un peu de sport. 
Dérapage contrôlé.
Plus on est de fous... Merveilleuse photo, une de plus. 
La luge c'est bien, mais cet engin n'est pas mal non plus. 
Je reconnais bien ton air coquin mon petit Dragon, mais attention, ta baguette magique risque de disparaître... 
C'est pas tout cela, un peu de repos est le bienvenu. Cela me fait penser à l'igloo construit par ma super Zouzou, toute seule, les adultes étaient restés bien au chaud. Il faut absolument que je retrouve les photos de cet exploit !
Nouvel-an à Taipei chez les parents de ma chère belle-fille, j'avais moi aussi préparé des enveloppes rouges mais je ne les ai pas retrouvées... Encore un mystère ! Il me reste les beaux souvenirs de cette journée spéciale :
http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2017/01/cocorico.html Comme chaque fois, les photos de Claude me montrent les différents activités de son fils : 
Petit Georges fermier ;
entre dragons, on se comprend ; 
je connaissais déjà le lièvre et la tortue, je découvre maintenant le petit Dragon et la tortue... 
En v'la une monture très particulière, et un petit Georges très fier de l'avoir domptée... 
Quelle drôle de bête...
MERCI cher Claude pour ces photos qui racontent si joliment le quotidien d'un enfant heureux et choyé, tu rayonnes, et comme je te comprends ! 
Tu illustres très bien cette jolie phrase de Thich Nhat Hanh. Février touche déjà à sa fin, le temps passe tellement vite !, mars, ses giboulées mais surtout le mois du printemps, arrive à grands pas, ce sera le temps du renouveau de cette Nature que j'aime, avec le chant des oiseaux qui sont encore muets aujourd'hui. 
Au soir de cette journée pleine d'émotions fortes, je retourne à mes marottes, le thé, la musique et la lecture, la routine quoi, mais la seule dont je ne peux me passer!

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Quel bonheur de te lire et de voir que tu vas mieux :-)
J'ai souvent pensé à toi en entendant le chant des oiseaux (annonce du beau temps) et le vent souffler dans les ramures.
Encore de magnifiques photos.
Bizouille
A bientôt
Mich

Francine a dit…

@ Mich.: eh oui, cela sent le renouveau... En principe, j'ai RV avec des copines le 18 à 15 heures au Fossé fleuri, si tu veux, on peut se voir vers 13h30, qu'en penses-tu? Bonne fin de soirée, bisous