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mercredi 20 avril 2016

Quand le soleil me joue un tour...

 
Après 6 jours d’immobilité forcée, je n’ai pu résister…  Sur fond d’azur, le  merisier en pleine floraison fera bientôt le bonheur des oiseaux friands de ses cerises sauvages. 
En fin de matinée, il fait doux et je commence par arracher quelques herbes folles dans les bacs de la terrasse. 
Au loin, j’admire le lieu du "drame", il faut que j’aille voir cela de plus près armée de ma binette qui ne quittera pas mes mains, je marche sur la pointe de mes pieds nus jusque-là, mais si cela muscle certainement les mollets, cela me donne aussi des crampes, je reviens donc à une tâche plus facile, 
réaménager le restaurant des hôtes de ce paradis ! Bientôt, il déménagera pour laisser la place à la table pour les humains. 
Hâte de voir s’ouvrir ces magnifiques tulipes-perroquets, s’il continue à faire beau, cela ne saurait plus tarder. 
Dans le verre, un smoothie lait de riz, concombre, mini salade romaine, ail, gingembre et Matcha que je savoure en contemplant le paradis retrouvé. Le verre n'est pas choisi au hasard...
Un thé de saison se prépare, c’est Au fil des saisons griffé Georges Cannon.  Je ne l’ai pas choisi au hasard : outre qu’il me rappelle une superbe exposition éponyme pour lequel ce thé fut créé (
http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/11/retrolfactions-souvenirs-proches-et.html ), ce soir je me suis inscrite à une conférence donnée à la villa Empain, intitulée Peinture orientale et art contemporain abstrait en Corée, dont le conférencier n’est autre que Mael Bellec, conservateur au Musée Cernuschi, mon préféré à Paris. 
Il fait quasi estival sur ma terrasse, 
Je savoure ce thé frais et fruité en admirant ce paysage dont je ne me lasse pas, comment ne pas aimer la vie quand on vit dans un tel endroit, c’est le paradis et je profite de ce beau soleil qui recharge mes batteries. Une douce torpeur m’envahit.  Bercée pour le chant mélodieux des hôtes de ce lieu, je me suis endormie... 
Je suis réveillée en sursaut par le cri strident du faisan, il est 18h10, LA conférence a commencé depuis 10 minutes, pourquoi ce bruyant animal n’a-t-il pas crié plus tôt ! Ce soir, je passe la soirée dans mon cocon. 
Au programme, camomille griffée ThéÔdor. 
 
Je savoure ce breuvage jaune soleil, en me demandant quelle musique accompagnera ma méditation mais je choisis le silence, en admirant la tombée de la nuit. La vie est pleine de bonheurs simples, j’ai de la chance ! Et demain, il fera encore meilleur…

dimanche 28 juin 2015

Dernier week-end de juin , chapitre II : un dimanche estival en famille



Cela faisait des lustres que j'attendais le jour où je reverrais ensemble mes 3 petites-filles chéries. Malheureusement, je n'ai jamais pu faire deux choses à la fois. Trop préoccupée par la souffrance d'un être très cher, je ne parvenais pas à me concentrer, jamais je n'ai été aussi en retard dans mes préparations et jamais il n'y a eu autant de ratages culinaires pour la perfectionniste que je suis... 
Les voilà, rayonnantes conduites par la mum d'Elisa. J'espère qu'elles garderont ce sourire éblouissant en découvrant le maigre repas qui les attend, elles ont été habituées à bien mieux. Après un cocktail Mélange de Galice griffé ThéÔdor, et des légumes à la croque au sel, 
les plats : quinoa en taboulé concombres, tomates, petits oignons blancs persil plat et menthe, mousse de carottes aux fines herbes et lait de coco, betteraves et chicons échalotes, roquettes à la vinaigrette huile de sésame, sauce soja, tofu fumé et œufs durs mayonnaise oignons blancs et coriandre. 
Sarah, comme souvent, fait le service, les assiettes sont joliment dressées. 
J'avais prévu le traditionnel
Genmaïcha pour remplir les verres, mais elles ont été tellement séduite par le cocktail que le Genmaïcha est resté au frigo. Contrairement à mes craintes, elles ont adoré les plats, les textures et les saveurs variées, et c'est vrai qu'il n'en reste plus grand chose. Tout le repas a été émaillé de bavardages légers, joyeux et plein d'humour, merci mes chéries pour ces moments trop rares... 
Comme desserts, les ananas confits au Sans complexe et un lassi de fraises, menthe. 
Cela pourrait être la digestion,
ou alors, peut-être un bain de soleil. 
Mais que nenni ! C'est un besoin irrépressible de sommeil après des semaines de travail intensif pour terminer ses études de graphiste à la Cambre avec une grande distinction. Une nouvelle tranche de vie s'ouvre à toi ma chérie, et quoi que tu réalises, reste la belle personne que tu es aujourd'hui. Je suis si fière de toi (mais pas du tout étonnée!), 
et très touchée de ton merveilleux cadeau que je lirai avec passion, une tasse de thé à la main... En te regardant dormir, je repense à tout le chemin parcouru depuis ta petite enfance, aussi loin que mes souvenirs remontent tu as toujours eu un talent artistique impressionnant, un vrai don de création, j'ai conservé précieusement tes dessins, je les ressortirai un jour ! Je me rappelle aussi ta créativité dans les "bricolages", notamment ta fabrique à jouets (ou à bonbons, je ne sais plus...). Ce qui m'a particulièrement émue c'est l'âme que je sentais à travers tes réalisations... 
De l'autre côté de la table, un autre type d'activité, très nécessaire quand on a une peau de blonde, mais avec un cerveau très frisé... Ma Lili, j'attends avec impatience tes résultats, même si  je les connais d'avance ! 
Par contre, je ne sais trop ce qu'elles se racontent ces deux-là, mais ce n'est jamais triste !
Est-ce le soleil qui tape trop fort mais voilà ma Lili transformée en sainte vierge, ça te va plutôt pas mal... 
et super Zouzou en bédouine. Un chanson guide me revient en te voyant : "Perdu dans le désert immense, l'infortuné bédouin...". 
Mimi, elle, se contente de savourer l'existence et un thé glacé,
Au fil des saisons griffé George Cannon.
A la demande générale, un
Matcha frappé. Cette Mousse de Jade a été préparée avec le Matcha cuvée personnelle de mon généreux donateur qui est dans mes pensées à chaque instant. 
Il se boit comme du petit lait... de soja ! Ce fut entre autres, un de nos sujets de conversation d'ailleurs, lait de vache vs lait de soja ! 
Requinquées, un petit tour de jardin. 
Fleur parmi les fleurs... 
Un peu banal certes, mais cela vous va si bien . Pas la banalité évidemment, les fleurs ! Vous êtes devenues trop grandes maintenant, il fut un temps où vous vous cachiez au milieu des dahlias, même debout, impossible de vous voir tellement ils étaient haut (ou vous petites... ) Temps béni de l'enfance, des cabanes dans les bois, et des jeux dans la tente que j e ressortirai bientôt pour petit Dragon ! 
Ciel, une abeille 
et là un bourdon ! 
Loin de ces facéties, ma Sarah médite... 
Les deux fofolles (adorables  quand même), presque sur le départ ! Merci pour ces moments hors du temps mes trois chéries, j'en redemande. Ce sera après le 15 juillet... En attendant passez de belles vacances, je subodorre qu'elles ne seront pas tristes !
Je voudrais terminer ce billet par cette si belle citation de notre grand Jacques national, qu'il en soit ainsi pour ceux que j'aime...

vendredi 5 juin 2015

Le mois de juin commence très fort !

Après un mois de mai à tendance automnale, un tout début juin à tendance fin de printemps, hier fut estival et aujourd'hui vraiment tropical !
Il n'est pas encore 9 heures, un beau ciel uniformément bleu
ou presque, au loin, les traces d'un grand oiseau blanc et un peu plus bas, des petites mouches d'orage (annoncé pour ce soir... déjà).
Pas question de rester dans mon cocon sauf pour prendre ce bel écrin.
A l'intérieur ce
Yunnan white tea Moonlight griffé Biochi et avant même d'infuser ces Belles, de beaux souvenirs me reviennent, la découverte de ce lieu authentique en très agréable compagnie: http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/12/encore-et-encore.
C'est sur ma terrasse que je m'apprête à déguster ce nectar.
Encore tout endormies dans leur écrin, dès que la caresse de leur mère l'eau les effleure, elles reprennent vie en dégageant un parfum très doux. 
En portant le bol à mes lèvres la première gorgée, d'abord un plaisir gustatif évident et tout de suite après d'autres émotions me submergent, la première découverte de ce thé d'été... le premier janvier: http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2015/01/premiere-page.html.
Le cadre est tout à fait différents, les ustensiles et les sensations gustatives restent les mêmes.
Comme la beauté des Feuilles 
qui ne demandent qu'à retourner se baigner pour la troisième fois.
"Sérénité de l'instant-thé", le temps suspendu dans ce cadre paradisiaque propice à la méditation. 
Mon regard se pose sur LE parterre et j'aperçois ENFIN 2 taches colorées. 
Malgré mon excitation interne, j'achève ce quatrième passage en bénissant celles qui par leurs doigts de fées m'ont offert ce nectar. 
Puis autre émerveillement ! C'est le moment de lancer les invitations pour l'Hanami des pivoines !
Même si elles n'exploseront pas comme les autres années : elles ont été transplantées et doivent d'habituer à leur nouveau domaine. Cela me rappelle que quand je les ai ramenées du jardin bruxellois des parents, elles ont mis 5 ans à s'habituer à la terre flamande... La dernière année, je me suis plantée devant elles en leur disant que si elles ne fleurissaient pas, je les arracherais ! Par contre, je vois que les mauvaises herbes ne se gênent pas, ce sera mon travail du jour. 
Autre belle surprise, le premier delphinium commence à fleurir. 
Au retour, arrosage des cosmos avant que le soleil les grille,
c'est l'heure du petit-déjeuner, mais pas à la salle-à-manger intérieure... pistolets beurrés, un au fromage, l'autre à la confiture, un kiwi, une pomme et un verre de soja. Et un beau concert "d'ornitho-mélodie."
Tout à coup, mon mari frappe au carreau pour me montrer qu'il a retourné le cadre, "de peur qu'il te manque !..." Cela ne risque pas évidemment mais j'apprécie le geste, merci Doudou. Lui fuit le soleil, moi je lui cours après ! 
Méditation en haut, sustentation en bas. Le petit-déjeuner terminé, au boulot, désherber n'est pas mon activité préférée mais c'est nécessaire. Après 3/4 d'heure je suis en nage, assoiffée et essoufflée, une douche va me rafraîchir, je continuerai après, je n'aime pas laisser le travail inachevé. 
35°, je pense que je continuerai ce soir. 
En attendant la fin de l'infusion à froid de mon thé, je me jette sur cette tentante boisson découverte chez
Séquoia.
Bof, en plus cette mixture ne rafraîchit même pas, c'est trop sucré et je me demande bien où est le thé. J'aurais mieux fait de lire l'étiquette... 
Et le thé n'est pas encore prêt, je vais préparer le dîner. Question rituelle de mon mari : "que mange-t-on ?" et réponse tout aussi rituelle, "ce que tu m'as demandé hier : pavés de saumon (pas encore fumés = message codé...) sur un nid d'épinards frais accompagné de petites rates, sauce béarnaise". Je ne suis pas encore revenue de mon ahurissement à la question suivante : "et comme soupe ?" Et ce n'était même pas de l'humour, il en avait envie ! Déjà que je me serais contentée d'une salade folle ! la soupe, ce sera pour quand le temps le permettra. 
J'ai hâte de retrouver ma terrasse, mais en ouvrant la porte, c'est de l'air très chaud que je respire, le thermomètre flirte avec les 40°, même pour moi, c'est trop.
Une pensée pour les ouvriers qui travaillent sous cette chaleur assez étouffante et retour dans mon cocon. J'entends hurler mon mari en bas, il vit intensément le match de tennis !, 
je choisis donc une musique plus légère.
Depuis ce matin infuse ce très rafraîchissant thé vert fruité,
Au fil des saisons griffé George Cannon
qui me rappelle cette superbe exposition au Musée Cernuschi et de belles retrouvailles: http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/11/retrolfactions-souvenirs-proches-et.html. Un petit pincement au cœur aussi, c'est mon dernier voyage, j'ai vraiment hâte de pouvoir reprendre mon bâton de nomade... Je voudrais réaménager mon salon bleu-thé en commençant par les bibliothèques : plus assez de place, j'ai donc supprimé la dernière planche sur laquelle se trouvaient des tasses de dégustation, je pourrai donc replacer tous mes livres sur le thé. D'autres changements encore, un peu de patience, je sais exactement ce que je veux mais est-ce réalisable... 
Il est 18h30, la température a chuté de 15°, 
et le ciel a radicalement changé, 
il ne va pas tarder à nous tomber sur la tête. Ce n'est donc pas ce soir que je boirai mon thé sur la terrasse ! Après le souper, retour dans mon salon bleu-thé. 
Une pluie battante mais surtout des éclairs que je voudrais bien immortaliser, on peut rêver... Et le tonnerre qui les suit. 
Le ciel s'est tout à coup assombri, après avoir fleuri mon ange-musicien,
préparation de ce
Tête-à-tête griffé ThéÔdor, une infusion fruitée assez douce avec des notes de fenouil.
Je le sers dans ce mug qui me rappelle de superbes souvenirs et surtout des beaux gestes de mes Twins :http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2015/05/emerveillement-malgre-une-journee.html. J'espère y retourner avec mon petit Dragon d'eau fin août. Une journée très riche, variée et surprenante s'achève par cet orage tropical, sauf que là-bas, cela dure moins longtemps... Le plus beau jamais vu, c'était aux Seychelles, à l'île aux oiseaux : une longue bande noire recouvrait le ciel et juste derrière, un ciel très bleu et le plein soleil, 20 minutes de fascination !
Ici par contre... Même si la pluie a diminué d'intensité, que les éclairs et le tonnerre ne s'entendent plus que de très loin et qu'oun tout petit coin de ciel bleu a fait son apparition, le ciel reste très gris et il n'a pas fini de faire tomber son trop-plein d'eau. Demain, je suis invitée à un barbecue chez des amis... Je vais préparer un dessert pour les enfants, direction la cuisine pour chercher l'inspiration.