samedi 8 janvier 2011

Encore deux escales superbes et très contrastées

Me voici maintenant au Japon, sur un air de flûte zen shakuhashi. En installant la table, je pense à ma chère Framboise, en vacances dans sa Bretagne natale qui m’a offert ces kokechi, jolies poupées japonaises que le petit-fils d’une amie a prises pour une salière et une poivrière… je boirai ce premier thé à ta santé et à notre prochaine rencontre. J’ai commencé par infuser un Sencha dans cette kyusu que j’ai dénichée un jour à l’Heure bleue. Il vient de chez Tamayura, c’est un des thés préférés de ma filleule, une de mes "Rolls Royce" d’après elle… Les feuilles infusées seront mises dans la vinaigrette et donneront un goût particulier à ma salade mixte de ce soir. Je m’éloigne sans doute un peu de l’esprit du Sencha Dô en faisant cela, c’est seulement une autre façon de magnifier les feuilles. Mais d’ici-là, beaucoup de thés couleront encore. Passons maintenant au Matcha. En lisant la mise en ambiance, je découvre qu’en hiver, il faut privilégier les couleurs chaudes, comme le marron entre autres, je n’emploierai donc pas mon beau chawan bleu, mais bien celui que m’a offert Olivier lors d’une mémorable journée il y a déjà un certain temps (voir le 6 septembre 2009). Je te redis ici mon merci pour tout ce que tu nous as fait partager, tu reviens quand tu veux !... En ouvrant la boîte de Matcha que j’ai sortie du congélateur pourtant, j’ai constaté pas mal de "grumeaux", je pense que je vais devoir bien fouetter cette poudre de jade. Même si ce n’est pas encore très bien, je n’ai pas trop perdu la main, la mousse y est. Et tout en dégustant ce breuvage si particulier, deux autres visages s’imposent à moi, celui de Vanessa grâce à qui ce blog a une si belle allure. C’est chez Tamayura que je l’ai rencontrée pour la première fois, ma première gorgée est pour toi chère Vanessa. Mais aussi, plus près, à Anvers, Cathy chez qui j’ai mangé une délicieuse cuisine japonaise préparé par son mari, ces saveurs de Yamada qui me font encore saliver (http://www.saveursdeyamada.com/ ). Je rêve d’y retourner, mais Anvers est si loin… en hiver ! Tout en écoutant cette musique si harmonieuse et envoûtante qu’est celle du shakuhachi, je tourne le bol dans mes mains, il est très chaud; quelle volupté ce contact, tous mes sens sont ici en éveil, un vrai bonheur ! Je ne savais rien de cette flûte japonaise, le shakuhachi, je ne connaissais que le koto. Dans chacun des livrets se trouvent 2 pages consacrées à l’accompagnement musical, ce qui est un vrai plus de ce coffret : cela permet de nous initier à des musiques qu’on ne connaît pas. J’aimerais trouver l’œuvre complète dédiée à cet instrument, j’ai écouté 4 fois l’extrait et je suis conquise. Je ne me suis pas arrêtée en Russie, je n’ai pas (encore) de samovar et même s’il n’est pas nécessaire d’en avoir un pour boire du thé au goût russe, un des thés très appréciés de mon mari, je ne l’aime pas. Un jour sans doute j’aurai ce fameux samovar, je reviendrai alors à cette 4e escale d’autant que j’ai écouté l’entraînante musique de l’accordéon. Je rêverai alors de Boris Pasternak… après avoir lu le Docteur Jivago, j’ai commencé ... à apprendre le russe avec Assimil, malheureusement, et malgré ma profonde motivation, je n’avais pas ce talent. A l’époque, j’aurais aimé aussi apprendre la balalaïka, je me suis contentée de ma guitare… Le temps de rêver de tout cela, il est l’heure d’atterrir, de faire escale au Royaume-Uni, au son d'une guitare pop, pour le fameux five o’clock tea, même si l’heure est passée… Pas grave, ici, "any time is tea time", comme le dit si bien à sa façon Henry James. L’occasion pour moi de préciser qu’avant de déplier chaque carnet de bord, on peut méditer une pensée typique. Question ambiance, j’ai le choix entre l’afternoon tea et le high tea mais ces deux moments s’accompagnent forcément de ces adorables petites choses que sont les sandwichs et pâtisseries. Comme je n’ai rien de cela, je me contenterai de boire ce Temi que j’aime en créant l’ambiance à l’aide de ces quelques ustensiles so britisch… et tous d'origine. En le buvant, je pense aussi à Jane Pettigrew, LA spécialiste du thé dans son pays. Encore quelqu'un qui m'a marquée.Par contre, je n’ai pas aimé la musique pop proposée, j'ai été étonnée de ce choix déjà en lisant l'intitulé du carnet et j’écoute John Rutter en rêvant de ce voyage à Londres avec mon club de thé, vive le mois de mai! A bientôt pour de prochaines escales, il y en a dix ! Et toujours autant d’émotions liées à ces images qui me viennent en me mettant dans l’ambiance de ces voyages si particuliers. Merci chère Lydia de me permettre de vivre cela!

vendredi 7 janvier 2011

Un coffret magique, et deux escales qui le sont tout autant

J’étais très impatiente de découvrir cette boîte magique, restée fermée depuis 2 jours. J’aurais dû l’ouvrir hier mais, boostée par ma sortie du 5, j’ai voulu aller faire mes courses comme une grande. Pas les soldes évidemment, j’ai horreur de ça, mais celles du quotidien. J’ai aimé cette impression de liberté retrouvée, mais mon orteil, lui, n’a pas aimé. Très déçue évidemment et assez furieuse aussi, je ne supporte aucune dépendance. Heureusement, mon mari a réussi à me faire rire malgré ma frustration et nous avons tiré les rois, c’est lui qui a trouvé la fève… Et ce matin, je découvre enfin le contenu de ce superbe cadeau. : 4 verres avec le logo Thé en chinois, russe, anglais et français ; 10 livrets présentés en accordéon, qui sont autant de voyages et le CD. Immédiatement des tas d’images et autant d’émotions m’envahissent, je vois défiler les visages de celles et ceux qui comptent dans ma voie du thé. A commencer par Lydia, l’auteure de ce coffret. Je l’ai rencontrée au premier festival du thé, elle y donnait une conférence sur le thé et le chocolat. J’ai été impressionnée par la façon dont elle parlait de cette "simple" plante qui a changé ma vie, nous avons échangé quelques mots ; le contact avec cette jeune femme talentueuse, sensible et tellement modeste m’a impressionnée. Mais revenons à ce coffret… La première escale me conduit, à tout seigneur tout honneur, en Chine, au fil du mélodieux guzheng. J’aime cette façon ludique de présenter les choses. Et j’en apprécie aussi le contenu, comme ces conseils de dégustation, en verre, en gaiwan ou en plus grande théière, chacun peut ainsi s’y retrouver. J’ai choisi l’infusion en gaiwan, ceux-ci viennent de chez Thés de Chine, un des endroits incontournables pour moi. Vivien, le maître des lieux, m’a toujours accueillie avec chaleur et conseillée si judicieusement.Le thé maintenant, ce Bai Mei Yin Zhen, de la Magie du Thé. J’admire une fois encore ces belles feuilles, cueillies avec amour par les doigts experts de ces femmes à qui je rends hommage chaque fois que je prépare un thé. En dégustant ce premier thé, j’écoute cette musique cristalline intitulée Montagnes enneigées et pluies printanières, je suis là-bas par la magie du thé et de ce qu’il permet. Après ces 3 infusions, j’achève la lecture de ce carnet de bord de la première escale. "Surtout, inspirez-vous de l’âme du thé, de ce qu’il évoque par sa forme, sa couleur, son odeur". Il est temps pour moi de partir sur la Belle Ile, l’émotion ici aussi est forte : j’y ai laissé une partie de mon cœur… Taiwan, au son des cordes du pipaJe déploie l’accordéon et ici aussi Lydia nous propose 3 approches pour boire le thé là-bas, la première en gong fu (évidemment). "Pour les voyageurs au long cours : le lei cha des Hakkas", je n’ai pu malheureusement m’y initier, le jour où nous mon amie Ling-ling et mois y sommes allées, c’était fermé, ce sera pour la prochaine fois. Quant au dernier, le bubble tea, j’ai fait sa connaissance au salon de thé du mémorial Chang Kai Check, J’ai failli m’étouffer en aspirant ce breuvage : la paille est très large pour que le billes de tapioca puisse passer… J’ai choisi l’infusion en Gong Fu, et ici aussi les ustensiles me rappellent de grands moments et de belles rencontres : le bateau à thé vient de chez Zen Zoo : 2, rue Chabanais à Paris http://www.zen-zoo.com/; la théière vient de La Cave à Thé de Lionel : http://www.lacaveathe.ch/ . Le thé est un Alishan, acheté chez Zen Zoo également. (22) En voyant l’aspect des feuilles sèches, on peut deviner que celles-ci seront grandes et leur parfum très floral augure d’émotions gustatives intenses… Le set de dégustation me rappelle lui aussi une superbe rencontre avec le propriétaire du Musée du Thé de Musha, nostalgie… Les infusions se succèdent, envoûtantes et douces comme autant de pâtisseries fines au beurre frais et en écoutant cette musique, Brumes des Pics glacés, je me revois dans les plantations de Dong Ding, émotions et nostalgie encore. Je vais arrêter ici ce voyage, après 11 infusions, je partirai demain pour le Japon. Encore merci cher Fanou pour ce merveilleux cadeau, et merci à toi Lydia pour cette belle réalisation qui sort un peu de ce qu’on a l’habitude de trouver dans les livres sur le thé. Superbe idée d'associer thé et musique...

mercredi 5 janvier 2011

Ma plus belle journée depuis un certain temps...

Des journées comme aujourd’hui, j’en redemande. Surtout que j’étais en manque, et pas un peu ! Pour me mettre dans l’ambiance, je commence par savourer ce Singbulli, un Darjeeling primeur préparé dans cette théière solitaire aux décors festifs, comme le sera certainement cette journée.Première étape, le restaurant indien avec ma famille d’adoption. Ils sont craquants, vos Twins sont des enfants comme je les aime, à la fois mutins, drôles et très bien élevés, le rêve quoi ! Moi qui adore les enfants, je ne supporte pas les enfants-rois, capricieux et mal élevés, mais ce n’est pas à eux que j’en veux, évidemment. Et intelligents avec cela ces twins: à pas encore 4 ans, ils sont déjà en Mat Sup… Après un délicieux repas (excepté le thé…), nous quittons Steen qui doit retourner travailler, merci pour ces moments chaleureux. Mais notre journée à nous est loin d’être terminée !Direction Lilicup et les gourmandises préparées par les Fées.Emma et Axel ont très vite choisi, Fanou et moi aussi, d’ailleurs. Mais aujourd’hui est un jour particulier. Avec un jour d’avance, nous allons tirer les rois, pas une galette traditionnelle, mais un cupcake qui renferme un trésor. C’est Axel, pas peu fier, qui a trouvé la fève le premier. Mais une 2e surprise, une 2e fève et voilà Emma, déjà ma princesse avec sa joile robe qu’elle m’a montrée 20 fois, qui devient reine. Et la maman d’un roi et d’une reine ? C’est ... la reine-mère ! Façon originale de porter la couronne, ainsi on voit mieux la robe de la petite reine. Et avec des yeux comme les siens, ce petit roi fera des ravages ! Nous avons merveilleusement commencé l’année dans ce lieu magique, la créativité de Leila et Vanessa, les 2 fées du lieu est sans limites. Si vous aussi voulez vous laisser tenter par mon péché capital préféré, c’est 65 rue du Page et pour vous donner l’eau à la bouche : http://www.lilicup.com/cupcakes/ . Et aussi sur Facebook, vous trouverez des photos qui vous feront saliver mais là, je ne sais comment faire le lien. C’est ici que se termine cette journée avec mes trésors et leur maman, j’aurais pu être triste mais… Non pas du tout, je n’ai pas tiré la fève, mais j’ai beaucoup mieux ! Merci ma chère Fanou pour ce fabuleux cadeau, j’en reparlerai très vite.

lundi 3 janvier 2011

Un thé avec Alice...

Ce matin, envie de lecture. Et de thé bien sûr. Mais malheureusement pas encore ces Pu Er qui me font rêver, pour une fois je suis docile et donc pas question de rester trop longtemps le pied par terre, je veux absolument être débarrassée de cette fracture… quand je pense que petite, je rêvais d’avoir un plâtre… je ne me suis rien cassé à l’époque et aujourd’hui que j’y suis arrivée, je n’y ai pas droit ! Un rapide coup d’œil dans ma bibliothèque et je choisis Alice au pays des merveilles. Etant petite fille, j’avais horreur de cette histoire qui me terrifiait. Pas de souvenirs précis du pourquoi, si j’aimais l’idée d’Alice de rentrer dans le terrier, je trouvais les images laides, en noir et blanc cela renforçait l’aspect effrayant de l’histoire, et une phrase, la seule dont je me souvienne, me paralysait : "Il faut lui couper la tête". Mais un jour grâce à Elise, après une parès-midi très riche, j’ai reçu une nouvelle version avec des illustrations modernes que je trouve assez originales. J’ai déjà à plusieurs reprises essayé de m’y replonger, mais rien à faire. Et je ne sais toujours pas pourquoi. Je me suis dit qu’aujourd’hui, peut-être… Je commence par ce chapitre particulier, et pour pouvoir mieux le digérer, je me prépare un Temi, lui au moins ne me décevra pas. L’illustration me plaît sauf la représentation de cette pauvre Alice que je voyais mignonne et blonde ! J’ai beau relire, je n’aime toujours pas, et je me demande vraiment si les enfants d’aujourd’hui sont attirés par ces dialogues surréalistes. Peut-être que Vanessa pourra m'éclairer? Finalement je n’aime que les chansons et les poèmes revisités, c’est déjà cela. Je referme ce livre, et je me contente de savourer ce thé qui me fait voyager plus. Cet après-midi, je vais commencer à répondre à tous mes mails mais je ne suis pas certaine de pouvoir le faire en une fois, patience donc.