mercredi 23 novembre 2011

Encore une journée très théinée et apaisante

Ce matin, je ne vois pratiquement pas le jardin, une vraie purée de pois m’en empêche, aussi je me réfugie dans mon cocon pour mettre mon projet à exécution. La dégustation comparative de mes 3 Yunnan. Les feuilles sèches du Yunnan de la Porte rouge ne dégagent qu'un très léger parfum mais on reconnait immédiatement le terroir du Yunnan. Le Yunnan Hu de ThéOdor est lui bien plus odorant. Il en est de même pour le Collines d'Or de l'Essence du Thé. Ils ont tous reçus le même traitement: 3 g - 150 ml - t° de l'eau: 95° pendant 4 minutes. La couleur de l'infusion est sensiblement la même pour les 3, par contre grande différence au niveau des saveurs. Si les feuilles de ce premier Yunnan ont bien la saveur typique de ce thé, la saveur de l'infusion est comme atténuée, un peu" fade". Alors qu'à l'époque, il m'avait vraiment séduite (http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2011/09/hier-et-amitie-aujourdhui-lecture-et.html ). Par contre, le Yunnan Hu dégage une amertume que je n'ai pas eue lors de ma précédente dégustation qui m'avait enchantée alors par sa douceur justement! (http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2011/11/thes-lectures-et-beaux-souvenirs.html ). C'est donc avec un peu d'appréhension que je goûte ce Collines d'or, et là une très bonne surprise, il est exactement comme dans mon souvenir Que s'est-il passé avec les 2 autres? Première surprise, pour le premier Yunnan, la durée d'infusion conseillée est bien supérieure à celle que j'ai utilisée et la température de l'eau conseillée est de 100°, ceci explique-t-il cela? La réponse est OUI, j'en aurai la confirmation avec les paramètres du Yunnan Hu (http://www.theodor.fr/shop/thes-nature/189-je-jardin-de-yunnan-hu-tgfop.html ), mais dans l'autre sens cette fois-ci: 85°, le temps d'infusion se mesurant ici "à la couleur". J'aime assez cette expression qui veut dire au goût de chacun. Je sais maintenant que pour les thés rouges (noirs), il est également important de respecter la température conseillée.Je ne veux pas rester sur une déception, j'infuse donc maintenant ce Yunnan Hu en théière, et là je retrouve exactement ce qui m'avait séduite: cette saveur à la fois forte de cuir et douce comme du miel en même temps; tel quel il est comme le frère jumeau du Colline d'Or, me voilà donc rassurée! Un dernier regard à ces feuilles qui ont tout donné, une pensée toujours émue pour le travail des femmes et des hommes qui les ont cueillies et transformées en or... Je ferai prochainement de même avec le Yunnan Porte rouge mais je suis certaine de ne pas l'avoir infusé aussi longtemps ni à 100°, encore une autre expérience en perspective.Il fait toujours aussi gris, les courses sont reportées à demain et remplacées par un Sencha de lecture, j'ai besoin de me replonger dans certains passages de ce livre de sagesse, j’ai aussi une pensée douce et affectueuse pour Marielle et Magda, mes généreuses donatrices... Ce soir j'ai envie d'un Oolong, ce sera le Dan Kong Feng Huang de Chez ThéOdor. Je retrouve ici l'appellation "Oolong noir" comme dans le livre canadien" Le thé, histoire, terroirs et saveurs", pourquoi associer Oolong et noir (et Oolong et vert) au lieu de noter fortement ou faiblement fermentés? Les feuilles sèches, brunes tirant sur le noir et légèrement torsadées, dégagent déjà un doux parfum de compote de fruits avec des notes boisées. Dès qu’elles sont déposées dans la théière, certaines s’envolent vers la surface et toutes dégagent maintenant un parfum envoûtant de fruits cuits et de crème brûlée, cela promet ! Ce que confirme les parfums de la tasse à sentir et la saveur de cette première infusion me procurent mes premières émotions gustatives, dattes ? Pruneaux ? Pêches ? Du pur bonheur en tout cas ! Les feuilles après cette première infusion dégagent un parfum entêtant, à la fois sucré et boisé. Les infusions se succèdent, évoluent mais en restant dans ces saveurs subtiles et complexes que j’aime dans cette famille de thés dont j’ai déjà pas mal parlé (http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2009/09/quel-voyage-quelles-emotions.html entre autres). Et mon esprit vagabonde à la fois dans cette Chine lointaine dans les brumes des jardins de thé, et plus près d’ici aussi, dans ces maisons et boutiques de thés visitées il y a déjà plus d’une semaine dont je garde un souvenir ému, lié à des rencontres et de fabuleuses retrouvailles et des émotions gustatives intenses. Cette dernière infusion de 4 minutes (c’est la seule que j’ai chronométrée) est encore incroyable, elle oscille entre la saveur boisée et celle de fruits secs. Et cette douce amertume qui la rend moins sucrée. J’observe une dernière fois ces feuilles qui n’ont sans doute pas encore tout donné, je remercie mon généreux donateur, j’ai bu à sa "avec-thé", santé est un mot qui m’écorche les oreilles… Eh oui, j’en suis là !

dimanche 20 novembre 2011

La vie, d'un bout à l'autre...

J’attendais cette rencontre avec impatience, je ne savais pas qu’elle serait empreinte de gravité et d’authenticité et qu’elle nous ramènerait à l’essentiel : le sens de la vie. D’habitude, quand nous nous rencontrons, nous redevenons des adolescentes attardées, un peu fofolles malgré nos âges : elle est mon aînée de 3 mois. Mais aujourd’hui, il en fut tout autrement. Quand nous nous sommes vues à Paris, je l’ai trouvée fatiguée, mais le bonheur peut être égoïste : alors quand j’ai vu ses traits tirés, je lui ai demandé si cela allait, je me suis contentée de sa réponse… Sur un petit nuage, je ne me suis pas posé de question, aujourd’hui je sais : Chantal, en rémission depuis 6 ans en est à sa 3e récidive et cette fois "c’est la bonne", comme elle dit avec un sourire que je connais bien, elle ne répond plus au traitement… "Mais la bête ne m’aura pas si facilement". Quand je lui ai demandé pourquoi elle ne m’avait rien dit dimanche passé, elle m’a répondu qu’elle ne voulait pas gâcher mon plaisir d’être à Paris, que cela ne changerait rien : beau geste d’amitié, c’est tout elle cela. Nos échanges ont donc été graves et existentiels aujourd’hui. Nous n’avons aucun tabou entre nous et nous avons parlé de l’aménagement de sa fin de vie. Nous avons abordé l’autre bout de la vie : tout comme moi, elle aime trop la vraie vie pour se voir diminuée, dépendante, en trop grande souffrance. Nous n'avons pas de pensée définitive sur l'après mort, mais notre crédo c'est de vivre intensément le présent. Je lui ai parlé de Lucy-Jane (http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2011/08/dun-monde-lautre-entre-impuissance.html). Elle m’a alors demandé d’être sa personne de confiance pour s’assurer que ses volontés soient respectées, j’ai accepté bien sûr, heureuse de pouvoir lui rendre ce service si particulier, même si je sais que ce ne sera pas simple. Depuis août 2002, un document légal existe, intitulé "Déclaration de volonté pour ma fin de vie". Quand elle l’a rempli, elle s’est sentie en paix et nous avons alors parlé de la vie, des petits et grands bonheurs de nos routes déjà longues. De l’amitié aussi, qu’elle comme moi cultivons avec passion. Et de nos voyages : elle a vécu 5 ans au Japon, je lui ai proposé de regarder le reportage quotidien de Nikosan (http://www.nikosan.com/2011/11/19/chakai-au-parc-ritsourin ). Elle a adoré. De même le repas mais je n’ai pas envie d’en parler maintenant, je referai ces plats à la fois simples et savoureux. Nous avons aussi partagé le thé, et avant de partir, plus détendue, une infusion de sarrasin. Une journée particulière où les mots authentiques, et des regards francs et appuyés ont pris toute leur valeur.

samedi 19 novembre 2011

Où cela va-t-il s'arrêter ?

Une longue nuit réparatrice a succédé à la longue journée d’hier. Ai-je rêvé de thé ? Sans doute, même si je ne m’en souviens pas… Après un English breakfast (omelette bacon pour mon mari, œufs coque au sel et Matcha pour moi, arrosé d’un Royal London blend, de chez Tea Palace, me revoilà dans ce lieu de toutes les folies. Belle première surprise, j'y avais laissé les petites graines infusées de sarrisin hier, elles avaient répandu un parfum subtil dans ce lieu qui en a connu d'autres, la journée commence bien!Si je sais ce que je vais lire, j’hésite encore sur le thé. Pas longtemps ! Je choisis un petit sachet sur lequel figure une surprenante appellation qui m’a déjà étonnée quand je l’ai découvert : Parisian Breakfast de chez ThéOdor. Pour moi le petit-déjeuner parisien est fait de viennoiseries et de baguette au beurre et à la confiture, jamais de salé. Lire un livre sur les thés japonais tout en buvant un thé aux antipodes, pourquoi pas, soyons folle ! Si la saveur de la première gorgée fait bien penser à un blend, il n’en a ni la force, ni le corps, bizarre. Je n’avais aucune suggestion de préparation, aussi vais-je consulter ce non moins surprenant petit fascicule. Et là, premier fou rire. D’abord concernant l’infusion, j’avais tout faux : eau à 95° pendant 4 minutes ou lieu de 85° de 4 à 6 minutes ! Je recommence en suivant les règles parisiennes. Puis j’ai lu ce qui en est dit. Et là, re-fou rire. J’ai pensé en lisant ce texte surréaliste à une phrase que ma mère me sortait plus souvent qu’à mon tour : "vous êtes une insolente ma fille (ou impertinente, cela dépendait des jours)." Et ce n’était pas un compliment si j’ai bien décodé les messages à l’époque. Je vais l’être aujourd’hui encore, je n’aime pas le Parisian breakfast parce que "les chiens font pas des chats." Six minutes plus tard, je goûte ce breuvage assez épais et très amer. Je sais que les blends supportent un nuage de lait (et même du sucre) mais j’ai horreur de cela, je le bois jusqu’au bout mais je sais maintenant que je n’y reviendrai pas. Heureusement, j’aurai bientôt de quoi me réjouir avec LES boîtes. Mais comme tous les goûts étant dans la nature, il est quasi inévitable qu’il y en ait un qui ne me plaise pas ! Ceci dit l’impertinente bruxelloise aime assez ce genre d’humour, je sens que ce petit carnet va encore me réserver quelque surprise. Décor plus approprié à la lecture de ce livre que j'ai déjà parcouru en ne regardant que les images. Le Sencha de Tamayura reste pour moi le meilleur de ceux que j'ai goûtés. Ca commence fort et je n'en suis encore qu'à l'introduction! J'ai vraiment hâte de découvrir tout cela... Au Japon, le thé est présent dans tous les moments forts de la vie, comme le mariage par exemple: " (...) Cela vient du rôle important que joue le thé dans le yuinô, cérémonie traditionnelle d'échange de présents entre les familles des futurs mariés. L'enracinement profond du théier symbolise un mariage solide et durable. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, on n'offre pas de thé très onéreux. En effet, un thé de qualité s'infuse bien, ce qui en japonais se dit "sortir" comme dans "partir" ou "s'en aller", de mauvais augure lors d'un mariage. Un thé bas de gamme "sort" mal, ce qui est souhaitable pour des fiançailles"(page 13). Dans le chapitre consacré aux variétés de thé, une recette pour préparer soi-même le Hojicha, intéressant entre autres: "(...) mais des Sencha trop vieux ou de mauvaise qualité peuvent donner un Hojicha très parfumé. Le parfum suave du Hojicha encore chaud est également très relaxant" (page 23). Parmi les ustensiles se trouve évidemment le chawan, que je croyais uniquement réservé à la cérémonie.Erreur: tous les bols à thé sont des chawan, celui réservé à la cérémonie porte le nom de cha-no-yu chawan. Cela me donne envie de préparer un Matcha, mais je n'ai pas le temps, ce livre m'a inspirée, demain je reçois et ce seront des recettes issues de celui-ci qui seront au menu. Pourquoi alors la plupart des kyushu contiennent-il un voile métallique? A mon retour des courses, je veux achever de lire cette mine d'or, avant de passer la soirée en cuisine. J'ai terminé en riant ce livre que j'ai dévoré avec gourmandise, le dernier chapitre est en effet consacré aux expressions en lien avec le thé. C'est vrai que les recettes semblent ici assez faciles à réaliser, nous verrons demain. Ca doit faire mal! Et une petite dernière...Je ne dirai rien des recettes, ce sera pour demain. J'ai hâte d'y être, Chantal et moi étions restées sur notre faim lors de notre rencontre la semaine dernière à Paris, nous étions toutes les deux épuisées, surtout elle au point qu'elle avait raté son Thalys! Tu ne perds rien pour attendre, ce sera thé toute la journée, à boire, à manger, et à papoter!

vendredi 18 novembre 2011

Thés, lectures et beaux souvenirs

Après le petit-déjeuner sans œuf à la coque, je n'en avais plus envie, retour dans mon cocon pour continuer mes découvertes. Les cadeaux dans leurs écrins et des sachets de dégustation, merci à mon généreux donateur. Je les sors précautionneusement, elles contiennent beaucoup d'émotions gustatives en perspective. Les sacs derrière en contiennent d'autres qui se retrouveront bientôt au pied du sapin, plaisir d'offrir en sachant comment ce sera reçu, dans cette gamme il est difficile de se tromper...Je ne toucherai pas à ces jolies boîtes griffées ThéOdor pour le moment, je les range dans leur niche sous celles de l'ancienne collection. Ce matin, j'ai l'humeur voyageuse et changeante aussi, je choisis donc le Yunnan Hue que je ne connais pas et une petite théière.Dès l'ouverture du sachet, le terroir si typique de cette région caresse mes narines, les magnifiques feuilles sèches sont comme des promesses gustatives intenses. Tout ce que j'aime se retrouve dans la tasse: chaleur, force en même temps qu'une certaine douceur que je ne retrouve pas dans mes 2 autres Yunnan me semble-t-il. Cela me donne l'idée de faire plus tard une dégustation comparée des trois: encore du plaisir à venir..La théière est à présent vide, j'ai envie de lecture, et de thé évidemment. Cette fois, ce sera celui que m'a offert Ségolène lors de notre rencontre samedi dernier chez Thés de Chine. Et la théière dans laquelle j'avais infusé pour la première fois ce thé si particulier qu'à l'époque, vu son odeur de lait, j'ai eu peur de ne pas apprécier. ( http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2008/08/date-symbolique-thire-symbolique.html ) A l'époque, mon amie Lingling m'en avait expliqué la symbolique. Je commence ma lecture par un fou rire, ce que c'est d'être en avance sur son temps! Une première partie consacrée aux origines et à l'histoire: ce n'est pas pour rien que j'ai ressorti cette boîte (vide depuis longtemps, mais je les collectionne aussi et à l'époque, son contenu a servi dans des cocktails aux fruits et comme thés glacés). La date correspond exactement à la fin de la première guerre de l'opium, pas joli, joli ce qui s'est passé là-bas. Et dire qu'un des enjeux de ces guerres était le thé! "C'est que l'empire du milieu (...) n'avait que faire des produits manufacturés anglais, dans le même temps qu'augmentait dangereusement la demande anglaise de thé et de soieries, financée à ce stade par l'opium indien vendu dans le Sud-est asiatique par les contrebandiers de l'opium - un véritable blanchiment de la drogue avant la lettre" (page 36). Et plus loin, "simultanément, la quasi-disparition, depuis 1784, des taxes d'importation sur le thé en Angleterre avait provoqué une explosion de la consommation. Le commerce de l'opium devenait ainsi le pilier du commerce du thé (...)" (page 44). Vient ensuite la description détaillée des "objets nécessaires au fumeur"... Ils sont tellement beaux que déjà en visitant l'exposition je me suis demandé si je n’allais pas" virer ma cuti"... La pipe: celles représentées constituent pour la plupart de vraies œuvres d'art, mais les tortues ont payé un lourd tribut. Les fourneaux. Les lampes. Les aiguilles. Les boîtes à opium (bien plus petites que celles à thé donc plus faciles à collectionner...). "Théière au thème du pavot, fourneau, outils et allumettes".Le tout début de la partie consacrée au rituel peut s'appliquer au thé: "Entre recherche esthétique et quête spirituelle, le rituel devait être précis pour obtenir un effet optimum et les outils devaient faire l'objet d'un soin particulier. Le petit monde du fumeur d'opium possédait, en effet, ses rites et rassemblait des catégories différentes d'objets à usages précis". Je m'assiérais bien à la petite table du fond, le thé semble m'attendre... Il est encore question de thé dans la très intéressante partie intitulée "La drogue opium" (page 126): C'est ainsi que le fumeur de peu de moyens refait avec le dross, par décoction dans le thé ou l'alcool, un nouvel opium à fumer, et cette pratique, renouvelée trois, quatre, voire cinq fois, est celle qui l'intoxique". Dans la partie intitulée "Les sensations éprouvées", je retrouve aussi ce qui peut parfaitement s'appliquer au thé (page 152): "(...) A la première inhalation, et assez rapidement, une chaleur envahit le fumeur, pénétrant tous ses membres du fait d'une plus grande rapidité de la circulation du sang. S'instaure alors très forte impression de repos intérieur, d'équilibre parfait du système musculaire et nerveux, accompagnée d'une harmonie de toutes les fonctions avec une perspicacité des sens, de l'œil et de l'ouïe et une extrême palpabilité des doigts. La présence mémorielle des faits s'en trouve magnifiée. Une intelligence et une compréhension des choses se fait plus rapide et plus limpide, assortie d'un raisonnement plus perspicace". Et plus loin s'explique la présence des théières: " (...) on a constaté dans la plupart des cas que l'opium n'empêchait pas de s'alimenter ni de boire, raison essentielle de la présence fréquente sur le plateau d'une théière permettant au fumeur d'étancher sa soif." J'ai dévoré d'une traite ce livre magnifique, bien plus qu'un simple catalogue d'exposition qui se termine ainsi: "Paradoxalement, depuis le départ de l'occupant japonais, qui avait orchestré le dernier trafic, la Chine moderne ne fume plus!" Je ne peux que vous encourager à aller voir cette superbe exposition au Louvre des Antiquaires: 2, Place du Palais Royal, jusqu'au 27 novembre. Ou de vous procurer le livre dont le papier glacé dégage une sensualité complété par les illustrations, témoins du savoir-faire des artistes qui ont façonné ces merveilleux objets. Il va rejoindre ma bibliothèque consacrée aux livres sur le thé, et quelques exceptions de qualité. Quant à ce Milky oolong qui a accompagné ma lecture, je l'ai redécouvert avec plaisir. Merci Ségolène pour ton "cadeau coup de cœur", il est venu à point, je n'en avais plus. Quant j'ai voulu déposer les feuilles dans la jardinière après 2 passages, elles sentaient encore tellement que j'ai risqué une 3e infusion, et j'ai bien fait! Si elle a moins de force que les 2 premières, j'ai l'impression de boire de la vanille liquide, avec cependant encore et toujours ce goût milky, surprenant et très agréable, la théière employée fait quand même +/- 60 cl... Et ce soir, je quitte ThéOdor pour Toraya et d'autres beaux souvenirs. Mais là, ô surprise: je lis que le sarrasin est produit en Chine... mais fabriqué au Japon! Peu importe, ce sera de toute manière excellent. Les graines sèches sentent la noisette grillée. J'aurais aimé un yokan aux pommes, mais... alors, je le remplace par mes kokeishis, pas pour les manger, seulement pour faire un petit clin d'œil à ma chère Framboise. Et je commence la lecture de ce petit livre, je l'abandonne vite, je n'accroche pas. Je grignote quelques petites graines, mais j'arrête très vite, je ne suis pas une perruche...Je pensais d'abord entamer la lecture de ce deuxième livre mais je commence à fatiguer, je me contente donc de regarder les belles images pendant que mon bain coule. Encore une longue journée comme je les aime...