samedi 17 novembre 2012

Que dire, et comment ?...

Que le temps passe vite, déjà le 4e jour de ce périple dans le monde auquel j’appartiens depuis belle lurette. Je savais en me réveillant qu’aujourd’hui serait une journée flamboyante, une de plus ! Contrairement à mon habitude, j’ai cette fois-ci privilégié des lieux où je me sens chez moi, de ces endroits où le thé est célébré avec respect, où règne cet esprit particulier qui n’appartient qu’à cette boisson millénaire. Première étape donc, Tamayura où je vais revoir Olivier Leclerc. Pendant le trajet, je songe avec émotion à nos rencontres précédentes, à cette qualité d’accueil, faite d’authenticité et de modestie, j’ai parlais hier avec Vanessa qui y a goûté également (http://la-theiere-nomade.blogspot.fr/2008/11/avec-vanessa-chez-tamayura.html ). Je repense également au fabuleux cadeau d’un mois de septembre (http://la-theiere-nomade.blogspot.fr/2009/08/une-belle-histoire-vivre-bientot.html ). Et pour clôturer ma rêverie, le jour J : http://la-theiere-nomade.blogspot.fr/2009/09/kyushu-ou-horaisan-non-kyushu-et.html Heureusement que mes souvenirs m’ont aidée à patienter, le trajet m’a paru incroyablement long, croyant gagner du temps, j’ai changé de métro à la gare Montparnasse, quelle erreur, passer d’une ligne à l’autre a mis ma patience à rude épreuve ! J’aurais mieux fait de changer 2 stations plus loin, ce que m’a confirmé Olivier que je retrouve avec joie et émotion.
Tout est prêt.
Un premier Sencha haute gamme aux surprenantes notes presque sucrées, je ne le connaissais pas, il n’est pas encore disponible, il faudra donc que je revienne….
 La deuxième infusion donne des notes subtiles mais je n’ai plus retrouvé ces saveurs sucrées.
Tout en admirant celles qui nous ont procuré autant de plaisir gustatif, nous goûtons le bonheur de nous retrouver.
 Au tour du Gyokuro.
Après le premier passage,
 l’infusion est douce et donne des notes d’algue.
Deuxième passage, le vert fluo des feuilles donne envie d’en manger…
La liqueur est plus concentrée mais donne toujours ces mêmes saveurs, un parfum qui se boit...
Et nous continuons à bavarder à bâtons rompus, évoquant les rencontres avec Vanessa, Framboise et plus la dernière en date : Cathy, son mari et sa fille (merci chère Cathy de ne pas avoir tout emporté… = message à peine codé). Et j’ai aussi un fou rire quand il me dit que si je le croise et qu’il ne me salue pas, c’est que c’est son frère jumeau et ce n’est pas une blague, j’ai vu sa photo, c’est confondant.
Un autre Sencha maintenant, je reconnais immédiatement son parfum subtil et rafraîchissant à la fois.
 C’est sur ces dernières gorgées que nous allons déjà devoir nous quitter, non sans avoir fait quelques petits achats. Nous quitter, pas vraiment, ce jeune homme stylé me reconduit jusqu’au métro, cela nous permet de continuer nos échanges qui deviennent plus intimes. Mille mercis cher Olivier pour ces émotions gustatives et pas que, moments hors du temps et si vrais, et comme j’aimerais avoir ton calme et ta sérénité. Tu es une belle personne, et n’oublie pas d’embrasser Naomi pour moi... C’est sur un petit nuage que je me dirige maintenant vers le musée Guimet, j’ai hâte de découvrir cette exposition qui ne peut que me séduire. Je n’en parlerai pas beaucoup aujourd’hui, j’y retourne lundi avec mon amie Fabienne.
 Je savais déjà qu’il y avait une erreur, mais comme elle avait été signalée, j’étais certaine qu’elle serait corrigée.
Mais que nenni, voilà ce thé « noir » très vert ! Cela ne fait pas partie de l’expo proprement dite, passons, on va dire que l’erreur est humaine. J’ai cependant signalé la chose à quelqu’un du musée qui m’a conseillé d’en faire part à quelqu’un du Palais des thés qui se trouve à l’entrée et de le signaler aussi dans le livre d’or.
Cette photo "volée" est de mauvaise qualité, d’habitude je respecte ce genre d’interdit mais ce que je lis est tellement hallucinant… Est-ce le résultat de nouvelles recherches qui remet en cause ce que les artisans du thé décrivent depuis des siècles ? Je préfère ne pas trop creuser mais je suis furieuse ! Heureusement, les pièces suivantes m’ont fait rêver, voyager dans le temps et l’espace : les objets sont véritablement superbes. Cela m’a permis de me calmer. Pas pour longtemps ! Je vais donc trouver cette personne et je lui redis ce que j’ai remarqué, et là j’ai regretté de ne pas avoir un enregistreur : Après le "ah bon" d’un scepticisme hautain, arrive le coup de bambou :  "Il est trop tard pour changer, refaire un panneau coûte très cher". Nous y voilà, je ne pensais d’abord pas écrire dans le livre d’or mais ça c’est trop.
Et je me lâche, mon écriture saccadée illustre très bien mon état d’esprit : je ne suis pas une spécialiste, loin de là mais la passionnée que je suis ne peut accepter une telle désinvolture, l’erreur est humaine, la bêtise aussi et que dire de cette malhonnêteté intellectuelle ! Non monsieur le spécialiste auto-proclamé, le Huang Shan Mao Feng n’est pas, n’a jamais été et ne sera jamais un thé noir ! Quant au thé vert et au thé rouge, je préfère ne rien en dire ! Bref, je sors démontée de ce lieu alors que j’y allais sur un petit nuage de thé vert… Mais en même temps je suis triste, j’aurais préféré ne rien voir ou alors faire comme si, mais je ne sais pas faire semblant. J’ai besoin de me retrouver dans un endroit chaleureux, un petit passage rapide à la crèmerie d’autant que j’ai des commandes. (Voilà les filles, vous les aurai mais la prochaine fois, prévenez-moi plus tôt… Mais non, je rigole, c’est une douce "corvée")
Et toujours cette magie que procure le brouillard.
Me voilà maintenant chez TEAthétcha, ici je sais que je retrouverai complètement cette sérénité qui ne m’a pas quittée depuis le début de ce séjour, sauf pendant quelques minutes.
Je suis pleine d’émotion en revoyant Patrick dans son élément, c’est un de mes incontournables… (http://la-theiere-nomade.blogspot.fr/2011/11/premier-jour-de-ce-periple-theine-paris.html ). Ici, le thé est respecté et les gâteries qui l’accompagnent sont de vraies tueries. Je commence par un verre de thé glacé à l’hibiscus, comme un voyage dans cette Egypte où j’ai découvert ce breuvage. Je l’accompagne d’un gâteau de carotte au mascarpone et à l’orange.
Une pause pour commencer à rédiger mon billet du jour avec un excellent Pu Er, griffé Terre de Chine. Autant c’est un vrai bonheur que de relater mon passage chez Tamayura, autant je cale sur l’épisode suivant qui n’a rien à voir avec ce lieu magique.
Tout en faisant quelques achats, j’admire une fois encore ces tourniquets : classe et originalité.
Je fais une infidélité au blanc-manger pour découvrir le cookie de la Belle Hélène.
Je suis impressionnée par cette énorme douceur.
 Je demande conseil à Patrick sur le choix du thé, ce sera un Panyong, cela fait longtemps que je n’en avais plus. C’est un thé sans aucune amertume qui dégage des notes à la fois boisées et fleuries que je redécouvre avec plaisir.
 Il est temps de rentrer maintenant. Merci cher Patrick pour ces retrouvailles toujours aussi chaleureuses, je me sens tellement bien chez toi. J’emporte ton sourire et ces délicieuses madeleines (entre autres), à la prochaine.

4 commentaires:

Maria del Sur a dit…

Merci Francine de dévoiler le côté non-visible de ces expos de pseudo experts médiatiques où ce qui compte est un bon coup de marketing et on méprise au fond celui qui est au coeur : le thé et l'amateur de thé. Le vrai. Celui qui ne vend pas son âme pour quelque boites de thé ou un "statut" de connaisseur, assez de ces savants auto-proclamés, mais malheureusement, toute la cour de ces savants fera abstraction de ces "erreurs"... ou pire encore ne les verront même pas... Au plaisir de lire le prochain billet. Abrazo

Francine a dit…

Merci pour ton commentaire chère Maria, en effet quelle différence entre ces marchands du temple et les magnifiques objets qui racontent l'histoire de ces feuilles. J'y retourne demain, je suis curieuse de savoir si ces "erreurs" auront été corrigées. Abrazo

Vanessa a dit…

Oh là, là, oui je serais ravie de revoir Olivier, ses gestes, ses partages, sa passion. Et je vais cette semaine aller au Teathétcha, très tentant à de multiples niveaux et tu m'avais tellement parlé des mélanges de cet artisan... et puis il a des Tamayura, il me faut refaire mes stocks.
Et je vois que ce que tu pensais était effectivement vrai pour l'expo: très très limite, pour le moins.

Francine a dit…

Et tu seras reçue à bras ouverts, tu boiras ses thés et ses paroles avant de repartir mais pas les mains vides...
Quant à Patrick, il est du même acabit, très dans l'esprit du thé, chez lui aussi, on se sent plus invité que client, un de mes incontournables...