dimanche 18 novembre 2012

Entre le Japon et la Chine, toujours que du bonheur

Première (mauvaise) surprise ce matin, il pleut, et pas une simple bruine ! Je voulais aller me balader au parc Monceau et passer au musée Cernuschi, je change donc mes plans, d’autant que je suis un peu inquiète en voyant tous les sacs qui s’amoncèlent le long des murs. Déjà, j’ai dû acheter une 2e valise mais je me demande si cela suffira…
Deux heures plus tard, c’est fait, OUF. Après l’effort, le réconfort, il se trouve à 2 pas de Rambuteau, face à Beaubourg. Mais là il faudra me croire sur parole… Un appareil photo sans batterie ne sert à rien et je ne suis pas à Londres cette fois-ci ! (http://la-theiere-nomade.blogspot.fr/2011/05/london-j-1-et-j-2.html ).
Je ne suis pas revenue les mains vides, j'emporte ce Sakuro Kaori, la suite à mon retour. Je retourne donc à l’hôtel pour chercher la pièce manquante…
 Direction le Pont-Neuf à présent. Le ciel est plombé, tout est gris mais il ne pleut plus. Je reste un long moment à regarder ce fleuve en me rappelant une citation de Rivarol qui dit à peu près ceci : "Le temps qui passe est comme un fleuve, il ne remonte jamais à sa source". Ce n’est sans doute pas un hasard, demain sera mon dernier jour à Paris… Mais trêve de nostalgie, je frissonne, il ne fait vraiment pas chaud et très humide.
J’arrive sur les lieux de mon deuxième rendez-vous.
J’ai rendez-vous avec Min et Grégory dans ce lieu contemporain, sobre et si raffiné.
Je retrouve Grégory devant la table où sont rassemblés les objets servant au gong fu et la plaque à induction qui sert à chauffer l’eau dans cette bouilloire en fonte très moderne.
En attendant l’arrivée de Min, j’admire cette mer à thé que j’ai cru en fonte d’abord.
 En retournant le dessus, le doute n’est plus permis, il s’agit bien d’une belle céramique.
Le premier thé est un Anxi Tie Kwan Yin.
Ces feuilles dégagent un parfum assez envoutant et floral.
J’admire les gestes souples et harmonieux de Min tandis qu’elle me parle de son pays et de la place du thé dans sa vie.
La première infusion, très claire, a une saveur intense de fleurs.
Et toujours ces accompagnements qui s’harmonisent si bien avec le breuvage.
 Les infusions se poursuivent dans la bonne humeur et une conversation à bâtons rompus : Min parle de la meilleure manière de magnifier les feuilles, Grégory, avec sa formation de physicien, apporte quelques précisions plus techniques.
 Un dernier regard à ces grandes feuilles brillantes qui ont tout donné maintenant.
Le thé suivant est rouge et porte le nom de 2 poètes Song et Tong.
Je reste en arrêt face à la beauté de ces feuilles sèches, composées essentiellement de bourgeons.
La première infusion, couleur ambre clair, donne des notes de fruits rouges.
Et toujours les gestes précis de Min, j’aime à la fois une certaine exubérance dans ses paroles et la fluidité de ses gestes.
Les infusions se succèdent, la saveur évolue maintenant vers des notes plus boisées mais aucune astringence.
Les feuilles ont maintenant tout donné, je suis impressionnée par leur aspect brillant et leur couleur dans les camaïeux bruns qui m’ont donné des émotions gustatives intenses.
 Merci à vous deux pour les moments d’amitié autour de ces feuilles, symboles de partage et de générosité, vous m’avez offert non seulement le thé mais aussi des instants chaleureux et très vrais. C’est ainsi que se termine la journée, dans ce monde que j’aime.  

2 commentaires:

Vanessa a dit…

Oh oui je comprends maintenant la confusion entre la fonte et la céramique.
Quels sont donc ces accompagnements?

Francine a dit…

A ma grande honte, je n'arrive pas à mettre un nom sur ce petit fruit ni sur ces fruits secs MAIS je vais faire des fouilles dans mes notes; Bonne soirée, biz