jeudi 18 février 2010

La médecine traditionnelle chinoise, voyage au pays du Yin et du Yang

Cet après-midi ma sœur et moi nous rendons à l’hôpital. Non nous ne sommes pas malades, nous allons à la rencontre de la médecine traditionnelle chinoise, une exposition organisée conjointement par le Musée de la médecine traditionnelle chinoise de Suzhou et le musée de l’hôpital Erasme. Le ticket d’entrée représente Hua Tuo pratiquant l’acupuncture. Dès l’entrée l’explication du titre nous est donnée Et toujours sous forme de banderole, je trouve joli ce contrejour, comme au travers d'un vitrail particulier. Ici, Ye Tianshi, médecin né en 1667 dans une famille de médecins. Il a dit que la médecine est comme un couteau à double tranchant : l’un peut sauver le patient, l’autre le tuer. Et aussi que suivant ses connaissances le médecin peut être un sauveur ou un assassin, il insistait donc sur l’importance de l’expérience, mais aussi sur l’étude tout au long de sa vie, l’ancêtre de la formation continuée en sorte. Et voici Shen Nong, le père de la médecine chinoise. Il est aussi à l’origine de la découverte du thé… Une explication sur les méridiens, les points d’acupuncture, quelques mots sur les plantes qui soignent, entre autres le lotus. Et voici quelques éléments de cette pharmacopée millénaire : "le lézard agit sur les méridiens du poumon et du rein comme tonifiant. Il est aussi utilisé dans le traitement de l’asthme. L’hippocampe est utilisé pour renforcer le Yang ou activer le sang. Indiqué dans le traitement des blessures et des plaies, il est aussi connu pour stimuler les performances sexuelles de l’homme". En voici d’autres Le Ginseng bien sûr mais aussi le Lin-Zhi ou ganoderme luisant, ce champignon très connu en Chine, utilisé sous forme de petits dés et intégré dans un thé médicinal. Il stimule entre autres le système immunitaire. Puis aussi de superbes fresques représentant des médecins célèbres exerçant leur art. Comme ici le médecin moine bouddhiste Huifeng. "On le voit prendre le pouls de façon traditionnelle, c’est un des éléments fondamentaux de la consultation médicale". Ou encore ici. Toujours ce raffinement, ce souci du détail.J’ai aussi beaucoup aimé ces plaquettes, en ivoire, données aux patients. Elles comportent un numéro qui correspond à la liste d’attente. Et aussi ce coussin de pouls, utilisé pour déposer le poignet mais surtout cette figurine en ivoire, appelée "femme médecin" qui permettait aux patientes d’indiquer l’endroit précis de leurs douleurs. Encore une belle évocation de cette Chine aux multiples facettes comme cet art de guérir qui a pour but premier de maintenir l’homme en équilibre, en harmonie avec ce qui l’entoure. Tous les concepts sont illustrés par des estampes, des livres anciens et des instruments chirurgicaux. Ici aussi un regret cependant, que ces précieuses informations n’aient pas fait l’objet d’un recueil. Puis un arrêt à la cafétéria et une très bonne surprise : des thés en vrac, certes en quantités limitées mais c’est un bon début! Nous avons savouré un délicieux thé à la menthe, puis retour à la maison, heureuses toutes les deux d’avoir passé un si bon temps ensemble. Merci pour ces moments trop rares, et avec quelques heures d'avance, bon anniversaire...

5 commentaires:

Vanessa a dit…

Oh superbe exposition. J'aime beaucoup en effet ces "illustrations" peintes de leur médecine. Est-ce que toutes les pratiques étaient indiquées? Ou seulement les remèdes et l'acupuncture ?
Des baies de goji avec du champignon d'arbre et des petits vertébrés séché... assez déconcertant en fait!

Francine a dit…

Oui Vanessa, c'était superbe en effet et beaucoup plus complet, je n'ai fait qu'évoquer certaines choses d'où mon regret qu'il n'y ait pas eu de catalogue...

Vanessa a dit…

Je me disais bien que j'avais vu la différence entre thérapie occidentale et asiatique illustrée quelque part, c'est chez Anh..
vision occidentale http://anhsurf.canalblog.com/archives/2010/01/29/16714562.html
et en suivant son lien vision asiatique

Et ta soeur a dit…

Petite expo mais bon choix, juste assez pour donner l'envie d'en savoir plus.
Et ce Shen Nong, je croyais que c'était le Tarzan local mais non, il était aussi empereur à ses heures. Le cumul des fonctions n'était pas limité de ce temps-là. Et, il est aussi "l'inventeur" involontaire du thé. Désormais, je lui fais une place chez moi et je trinque à toutes les santhés, avec ou sans thé, du monde. Merci ma soeur pour ce voyage ludique et cette aventure en métro...

Francine a dit…

Oui, c'est vrai, le métro avec toi, c'est pas mal! Par contre le lien (ou la liane) entre Shen Nong et Tarzan m'échappe, un peu de respect STP...