samedi 9 avril 2011

Encore une surprenante expérience...

Une journée de plus à la fois riche et tout en contrastes… Au programme ce matin, nettoyage de printemps. Emilia et moi avons passé 3h30 dans la pièce de la maison la plus importante pour moi. Tout y est passé du sol au plafond, sans oublier une pose thé bien méritée. Et cet après-midi, me revoilà dans ce lieu béni pour continuer mes expériences. En effet, je me suis inspirée des commentaires reçus sur le billet précédent. Tout d’abord, je prépare le matériel et pour tester cette Beauté orientale autrement, je choisis les ustensiles ramenés de Taiwan, à l’exception de la théière et de la mer à thé. Je me base sur les informations de Julien, mais je commence par une première infusion d’une minute, que va-t-elle donner ? J’ai hâte de transvaser la liqueur pour humer la tasse à sentir. Première constatation : la couleur du breuvage est plus prononcée et la saveur est plus prononcée aussi : fruits cuits et miel. Deuxième infusion de 3 minutes : je suis surprise par les saveurs fortes qui se dégagent de l’infusion : encore le miel, le caramel aussi et au niveau du parfum, l’odeur entêtante du lys ! Je n’en reviens pas, je n’ai jamais perçu cela auparavant.Les feuilles infusées sont également très odorantes, plus que celles infusées hier à ma façon et me font penser à la propolis que j’ai ingurgité pour calmer ma gorge en feu cet hiver. Puis en les respirant plus à fond, c’est l’odeur sucrée de la cire d’abeille qui vient chatouiller mes narines. Et là, mon esprit s’évade : me voilà dans l’Egypte des pharaons, c’est, si je me souviens bien de la cire d’abeille que les embaumeurs employaient pour conserver les momies. Et tout en savourant ce thé "bizarre", me voilà maintenant à Bali dans un atelier de batik où cette cire d’abeille est également utilisée. Je ne suis pas (encore) saoule mais qu'est-ce que cette façon de faire a fait fonctionner mes neurones, et a réveillé des souvenirs lointains! Je continue sur ma lancée, troisième infusion à 6 minutes. Je suis impatiente de goûter cela. Mais là, déception : amertume et même acidité m’empêchent de distinguer d’autres saveurs.Par contre, les feuilles infusées gardent ce parfum capiteux que me séduit ! Et c’est cela qui pourrait m’enivrer je crois si je continuais à les sniffer. J’arrête donc ici cette expérience mais j’ai été enchantée de découvrir cette autre façon de faire. Merci à tous ceux qui par leurs commentaires ont inspiré cela, à commencer par toi, Lune qui as tout déclenché, et je ne m'en plains pas !

2 commentaires:

Vanessa a dit…

Hihi! Bon pas d'ivresse cette fois-ci, si ce n'est celle des sens mais je serais partisante pour l'avis de Sylviane: c'était après les infusions de Gyukuro.
Allez faut que je re-teste cela en m'offrant cette superbe liqueur!

Francine a dit…

@ Vanessa: Bonne dégustation alors, et dans ta nouvelle kyushu?

Je n'arrive pas à ajouter mon commentaire à ton billet, alors, je te l'adresse par mail.

L'expérience que tu fais partager me fait penser à l'expérience que racontent Catherine Bourzat et Laurence Mouton dans leur ouvrage 'Voyages aux sources du thé'.
C'est aux pages 80 et 81 qu'elles nous offrent leur dégustation d'un sencha en trois infusions avec une eau entre 30 et 40°c.
J'imagine que ce livre fait partie de ta bibliothèque, mais si je me trompe, dis-le moi et je t'enverrai le passage.

J'espère que ce message te trouvera en pleine forme.
Carine

@ Carine: voilà, j'ai transféré ton message mais je vais te répondre par mail. Je suis curieuse de savoir où en est ton projet. Bonne soirée

@