vendredi 11 avril 2014

Voyages, voyages...

Voyage technologique d'abord : j'ai mis 2 jours à dompter la bête, ce nouveau PC plein de gadgets inutiles. Allers-retours fructueux chez Puces et Souris, j'ai eu la chance de tomber sur une personne qui a pu traduire en un français compréhensible tout ce que je ne comprenais pas, si chaque mot pris séparément ne me posait pas de problème, dès qu'ils formaient une phrase cela devenait pour moi du japonais médiéval ! Hier après-midi, il faisait doux, j'avais une envie de jardinage mais avant cela je m'installe sur la terrasse pour lire... et je m'endors, ce qui ne serait pas grave en soi si je ne m'étais pas brûlé la figure, le cou et les avant-bras. J'ai alors employé le remède de "bonne femme» découvert et testé là-bas, me badigeonner les parties cramoisies avec du yaourt grec, le grand avantage c'est très efficace, l'inconvénient majeur : le yaourt "cuit" de cette manière dégage une odeur atroce. Je me demande encore toujours pourquoi ma peau ne supporte plus le soleil comme avant, pendant mes séjours grecs, j'employais la "protection" locale, de l'huile d'olive au citron et je n'avais aucun problème. La nuit fut courte, un peu douloureuse encore mais ce matin, j'ai retrouvé un visage humain.
Il ne fait pas encore très lumineux, je commence par mon rituel-santé.
Puis ce fabuleux Yunnan Hu griffé ThéÔdor., à la fois corsé et sans aucune astringence, j'en ai besoin pour me réveiller tout à fait. En savourant ce breuvage que j'ai laissé tiédir pour ne pas traumatiser mes lèvres qui l'ont été hier, je pense à mes 3 petites-filles et à leurs mère respectives parties hier à Shanghai pour visiter leur frère, cousin, fils et neveu établi là-bas.
Le soleil timide d'aujourd'hui s'est levé maintenant et donne des nuances de verts à cette nature qui explose. Un deuxième voyage à présent.
Il est temps d'embarquer
dans ce train mythique,
créé par Georges Nagelmackers "grâce"» à sa cousine...
Un peu d'histoire d'abord :
Quand 2 génies se rencontrent.
Est-ce pour protéger ces arbres précieux ? L'histoire ne le dit pas. 
Une partie de la scénographie de cette expo repose sur ce roman
Et sur le film qui en est tiré.. 
Mais il y eut d'abord cet atroce fait-divers.
Et ce que l'imagination d'Agatha en a fait.
Embarquement immédiat.
Nous quittons la gare de l'Institut du monde arabe pour un voyage mythique, il ne sera pas de tout repos.
Ambiances
vraiment
très différentes
studieuses,
instructives,
de son époque,
légères,
elle en fut assidue.
animées
Vals, cela me dit quelque chose...
Actuellement, nous parlerions plutôt de faune...
A l'époque, même dans des espaces aussi réduits et confinés, on fumait, mais je n'ai pas vu d'aérateur d'air...
Beau spécimen d’œil-de-bœuf qui laisse passer la lumière mais qui cache le paysage.
Thé ou café ?
Servis ici,
au salon-bar
et en musique.
Ici commence le drame :
Elle
et lui.
Ni l'un ni l'autre n'aimaient le thé.
C'est ici que tout s'est déroulé ,
Il ne revêtira plus jamais ce costume chic, mais qui donc ?
Lui ! Un "détail", dès que l'on pénètre dans le couloir des couchettes, nous sommes accueillis par des ronflements bruyants plus vrais que nature !
Et dans les autres wagons, on sent vibrer le train....
Quelques voyageurs célèbres.
Et des événements "anecdotiques".
Ici se termine cette trop courte évocation de la vie dans ce train mythique, juste une mise en bouche.
Mais locomotive et wagons resteront encore en gare jusqu'au 31 août, alors allez-y, vous ne serez pas déçus ! Pendant toute la visite, je me suis rappelé avec émotion ODE, ce poème de Valéry Larbaud, étudié en Poésie, l'avant dernière année du secondaire), qui décrivait si bien ce voyage, il m'avait déjà fait rêver alors, les rimes étaient rythmées comme l'ondulation du train: "Prête-moi ton grand bruit, ta grande allure si douce, ton glissement nocturne à travers l'Europe illuminée, ô train de luxe (...) tandis que derrière les portes laquées aux loquets de cuivre lourd, dorment les millionnaires. (...) Ah, il faut que ces bruits et ce mouvement entrent dans mes poèmes et disent pour moi ma vie indicible, ma vie d'enfant qui ne veut rien savoir, sinon espérer éternellement des choses vagues", cette dernière phrase me faisait rêver... Les strophes intermédiaires décrivent ce beau voyage, avec certains mots qui claquent plus que d'autres, ainsi "ô Harmonika-Zuk", je ne me souviens plus de sa signification, aucune importance... C'est des 6 l'année que j'ai préférée, j'ai toujours aimé la poésie mais ce qui m'énervait c'est le décorticage, cette "explication de texte" qui enlevait aux poèmes tout charme (je n'ai pas changé d'avis, mademoiselle F., désolée de vous avoir donné par mon insolence des cheveux blancs selon votre propre expression).
Il me restera à me plonger dans le catalogue de cette expo hors du temps pour revivre ces émotions fortes. Après ce long voyage, retour à la maison avec ce rituel de midi qui m'emmène au Japon,
 
un Gyokuro griffé Tamayura et cette musique de méditation dont je ne me lasse pas.
Et toujours le souci d'initier à la préparation de ces thés particuliers.
La deuxième infusion est maintenant plus prononcée en saveurs.
Au menu ce soir, asperges à la flamande, elles le seront ainsi que les œufs, le beurre sera wallon mais le persil, lui, sera japonais. Cette après-midi une rencontre très particulière avec Eva, croisée à l'expo "bleue". Particulière parce que « studieuse », une de ses amies veut revoir la carte des thés du restaurant Le MorLmONt et lui demande son avis. Et elle à son tour me demande le mien.
Mais d'abord, avant l'effort, le réconfort : Eva choisit le Sichuan Hong Mao feng griffé Unami.
Puis nous relisons la projet de carte des thés en y apportant certaines précisions.
Je lui dis ma surprise de voir cette carte si bien construite qui me donne envie d'aller dans ce restaurant. Elle me dit qu'elle a été aidée par une spécialiste
Et cette spécialiste, je la connais ! Je ne suis donc plus étonnée du choix des thés, chère Carine, je suis tellement ravie d'avoir découvert ton expertise sur cette carte qui ne proposait jusqu'ici que des thés en sachets ! Quand passes-tu par ici?
Il est déjà temps de se quitter, merci chère Eva pour cette riche après-midi, pour ces échanges et pour ces gâteries taïwanaises qui accompagneront ma journée studieuse de demain consacrée à la préparation de l'atelier de dimanche à Marche-en-Famenne. Et je te rappelle que tu viens quand tu veux ! Ce soir, c'est télé, au programme Shanghai...

3 commentaires:

Lune a dit…

Mon attention a été, cette fois-ci, surtout retenue par l'Orient-Express (petite confidence, c'est l'un de mes rêves), aussi merci pour ce petit reportage et bon dimanche.

Eva Kengen a dit…

Merci à toi, Francine. Je t'écris face à mon Zhong, découvrant un Bai Mu Dan, cela faisait (trop) longtemps qu'il n'avait pas été sorti.
Demain, j'apporterai à mon amie les fruits de cette belle après-midi. Je te tiens au courant!

Francine a dit…

@ Lune, c'est ce que je te souhaite, je suis allée à Venise en 1975, c'était superbe même si ce n'était déjà plus ce que j'ai vu à l'expo. Par contre, en 1999, mon mari et moi sommes allés à Vienne avec la Compagnie des wagons-lits, c'était une horreur même en première!

@ Eva: merci à toi aussi, ce fut un très bon moment, et tu reviens quand tu veux. Mardi après-midi, je vois Carine, le monde est petit!