mardi 22 mars 2011

A propos de ce mystérieux Jing Shan Cha

Depuis hier, je me creuse les méninges à propos de ce Jing Shan Cha. Quand j’ai vu les feuilles sèches hier, j’ai eu l’impression de "connaître" ce thé mais comme Li-Ping m’a dit qu’il n’était pas commercialisé en Europe, je me suis dit que j’avais dû confondre. Ce matin, je l’ai à nouveau choisi tellement je le trouve exceptionnel et cette impression bizarre de "déjà vu" m’a reprise. Je n'aime pas rester sur des interrogations.Tout en le savourant, je me suis donc mise à chercher à quel thé il pouvait ressembler, et j’ai trouvé… à du Jing Shan que j’avais déjà bu le 7 juin 2009 exactement dans ce haut lieu si cher à mon cœur qu’est l’Institut du thé. Voilà ce que j’ai appris alors et que je reprends alors: c’est sur cette montagne que se trouve un célèbre temple d’où est partie toute la culture japonaise du thé. (…) Je ne connaissais pas ce thé introuvable en Europe, ramené par June et Nadia lors de leur périple chinois. Celui-ci était cultivé autour des temples pour ses bienfaits pour la santé (première utilisation de cette plante) et pour l’éveil ; il avait une grande place dans la vie du temple : les moines buvaient le thé avant chaque enseignement mais aussi avant le travail manuel qui les rendaient indépendants des donateurs. Ils pourvoyaient donc à leurs besoins (un jour sans travail est un jour sans riz dit le proverbe). Les moines buvaient aussi du thé avant et même pendant les longues méditations. Puis un autre thé pendant leurs courts moments de loisirs et enfin avant le travail du corps (Tai Chi, Qi Qong, Gong Fu, …) C’est dans ce temple que des moines japonais sont venus apprendre la branche du Chan qui deviendra le Zen chez eux. Ils ont donc été imprégnés de cette culture du thé et en ont ramené des graines dans leur pays il y a mille ans (il existe depuis 5 mille ans en Chine). Je suis toujours aussi subjuguée par ce thé d’aujourd’hui, porté par une si longue et belle histoire. J'aimerais le partager avec tous ceux qui, comme moi, sont amoureux de cette boisson millénaire.

6 commentaires:

Sylviane a dit…

bon je trépigne toujours et même de plus en plus

claire a dit…

J'aime aussi cette transparence. Cette liqueur dans cette théière : une histoire à elle toute seule...
Je vais m'endormir avec cette image et cette histoire!
Merci Francine

Francine a dit…

@ Sylviane: tu sais ce qu'il te reste à faire...

@ Claire: j'espère que tu as fait de beaux rêves!

Sébastien a dit…

Ce qui m'étonne, c'est que tu le trouves "rafraîchissant", alors qu'il est inscrit sur le sachet "séchage au feu de charbon de bois".
Ce séchage particulier n'a pas laissé un goût / un parfum de grillé, de fumée ou de torréfaction ?
Pour un thé vert, est-ce courant le procéder au séchage par "feu de charbon de bois" ?

cathy a dit…

Quand tu veux ??? Je me libère pour venir découvrir ce breuvage exceptionel ;)

Francine a dit…

@ Sébastien: à la 2e infusion, j'ai décelé un goût un peu piquant que je ne savais pas définir, peut-être est-ce lié au feu de bois? Quant à savoir si c'est fréquent, je me renseignerai auprès de Li-Ping et Sanmao à leur retour de Chine; je vais aussi poser la question à Nadia Bécaud, je serai à l'Institut du thé du 1 au 3 avril

@ Cathy: contacte-moi par mail, on se donnera rendez-vous