jeudi 16 juillet 2009

Le Bi Lo Chun autrement, mais que se passe-t-il?

J’étais restée intriguée par mes découvertes lors de l’infusion du Bi Lo Chun en zhong : l’aspect trouble de la liqueur, la "poussière" au fond du zhong. Je veux essayer de comprendre et j’ai cette fois choisi une préparation en théière d’autant que la température conseillée (85°) et la durée de l’infusion m’étonnent un peu : 4 minutes, cela me paraît beaucoup pour un primeur, même chinois. Je le prépare d’habitude à 75° pendant 3 minutes grand maximum. Mais comme chaque fois que je teste un "nouveau" thé, pour la première infusion, je suis à la lettre les conseils, quitte à moduler selon mes goûts personnels. Je dépose les feuilles dans la théière et verse l’eau à 85°, c’est parti pour 4 minutes. Dès la première infusion, même constat qu’en zhong, l’eau se trouble. Après 4 minutes je transvase le thé dans 2 zhongs et j’en bois un… l’infusion est très astringente, dégage un goût très prononcé d’algue, pas du tout ce que je connais du Bi Lo Chun. C’est beaucoup trop corsé pour moi, je délaisse le 2e zhong. Je programme la 2e infusion : à 3 minutes à 80°, et là, je retrouve ce que je connais de ce thé : douceur et subtilité, ouf. Et sans poussière dans le fond du zhong. Ce qui n’est pas le cas de l’infusion à 4 minutes ! Non seulement je retrouve cette poussière dans le fond du zhong … Mais un dépôt brunâtre s’est formé sur le bord du zhong ! J’incrimine le filtre de la Brita, que j’ai pourtant changé le 11 juillet, c’est-à-dire il y a 5 jours à peine. Alors, est-ce possible?Je refais une infusion avec de la Spa cette fois, 3 minutes à 80°, je veux comprendre ce qui s’est passé. Ces dépots pas très appétissants sont-ils dûs à la température de l'eau et à la durée de l'infusion, ces paramètres élevés ont-ils brûlé ces feuilles tendres?L’infusion devient trouble également mais je n’ai trouvé ni dépôt, ni poussière dans le fond du zhong. Je n’y comprends rien ; demain, j’infuserai un Tai Ping Hou Kui avec la Brita, si c’est le filtre qui est défectueux, je le verrai bien. Sinon, c’est le thé qui pose problème : c’est vrai qu’il a un peu plus de 3 mois mais de là à dire qu’il s’est à ce point altéré, j’ai du mal à le croire, entre le 22 mars et le 16 juillet, il n’y a pas 4 mois… Par contre, les feuilles restent très belles, ce vert tendre est reposant. Je reste cependant sur des points d'interrogation, et je n'aime pas cela...

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Les bourgeons duveteux laisseraient-ils des poils derrières eux?
Une technique d'infusion parfois utilisée pour des thés aussi riches en bourgeons duveteux que ce type de bi luo chun est de verser l'eau en premier et ensuite seulement y ajouter les feuilles. Les poils blancs restent ainsi à la surface sans se mélanger au reste.

Jonathan

Francine a dit…

Merci Jonathan, je vais suivre ta suggestion et l'infuser dans un verre pour mieux observer ce qui se passe

Vanessa a dit…

Je te reconnais bien là dans ton perfectionnisme. Je crois que mes thés prendrais une saveur encore plus intéressante avec tes méthodes. A force de ne boire que par goût (manque de temps), oolongs du matin, lapsang souchong ou bai mu dan un peu passé, je ne sais plus faire correctement une infusion... j'ai "assassiné" mon sencha yame de Tamayura...
Mince alors... allez peut-être que demain...

Francine a dit…

C'est vrai que pour moi, le pesage du thé fait partie de mon rituel personnel, même si je pourrais le faire à l'oeil. Ceci dit, travailler à l'oeil est une autre façon tout aussi intéressante parce que réservant parfois de belles surprises au niveau gustatif. Tu as "assassiné" le Sencha..., tu m'étonnes, quand j'ai inauguré mon chawan, j'ai pensé à toi et à celui que tu avais si bien réussi chez Tamayura! Tu sais ce qui te reste à faire, c'est tout près de chez toi, veinarde. Remets mon bonjour à Olivier, merci.

Francine a dit…

Ceci dit, le perfectionnisme n'est pas toujours une qualité, j'en sais quelque chose...