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jeudi 6 avril 2017

MERCI la vie... Et MARYSE !

Le mois d'avril a commencé en beauté et en émotions fortes, et cela ne va pas s'arrêter vu les festivités prévues ! Si pour tout le monde le 1 avril est synonyme de poissons de tous genres, pour moi, c'est la date anniversaire d'une rencontre et d'un vrai coup de foudre qui a changé ma vie il y a plus de 40 ans, eh oui, déjà... Tu es toujours tellement présent en moi même si tu as rejoint les étoiles depuis si longtemps. MERCI pour ces 8 années de bonheur indicible, et du merveilleux cadeau que bien des années plus tard tu m'as offert... Depuis je crois aux miracles, et je ne suis pas loin de croire à la vie après la mort terrestre, cette vie de l'âme... C'est pour cela aussi que même si j'adore les cimetières, je n'ai pas du tout le culte des morts, ceux que j'ai aimés restent vivants en moi à jamais et les autres, mêmes vivants étaient déjà morts pour moi. Ce 2 avril, horaire décalé après une nuit blanche, la tête dans les étoiles et le cœur dans les souvenirs, 
c'est un merveilleux ciel bleu-soleil et une douce qui m'attendait. 
Moment de méditation avec un Hanami impérial en attendant LA visite de l'après-midi...
Mon invitée a choisi ce fabuleux Gyokuro Yame que nous savourerons sur la terrasse. 
A toi chère Maryse, j'espère qu'il te plaira, je l'ai préparé assez corsé parce que je dois garder les yeux ouverts... 
Effectivement, il est très rond un peu épais même, mais nous l'apprécions toutes les deux ainsi... 
Les infusions se suivent, et très vite l'umami, cette saveur particulière apporte de la vivacité à cette magnifique
Perle de rosée qui alliée à sa grande douceur nous fait passer des moments hors du temps, propices aux échanges vrais. 
Après cinq passages, eh oui, les Belles ont tout donné ou presque... Il commence à faire un peu frisquet, direction mon salon bleu-thé, 
Maryse, qui est un fan absolue du
Fossé fleuri, choisit le Daehsan Nokcha qu'elle a déjà acheté mais qu'elle n'a pas encore goûté.
C'est peu de dire qu'il lui a plu ! Les heures passent trop rapidement, il est déjà temps de se dire au-revoir et à TRES VITE ! 
Il me reste les souvenirs, des mots qui me vont droit au cœur, 
et ces cadeaux... Si tu as rebaptisé mon salon comme la 8e merveille du monde, ce qui me touche évidemment, toi tu deviens Generosity, 
je suis curieuse de découvrir l'histoire de Miss Charity ! Merci chère Maryse pour cette après-midi toute de chaleur et d'amitié, le 2 avril est marqué d'une empreinte particulière grâce à toi. Ce lundi, je suis seule toute la journée, LE rêve : aucune contrainte d'aucune sorte, je peux donc me livrer à mes passions sans interruption... 
Un brouillard épais, peut-être prémices d'un grand soleil, 
en attendant, il fait très frisquet, un temps à boire du
Yunnan, un des cadeaux de mon invitée d'hier! 
Il accompagnera la lecture
Miss Charity, cet autre cadeau de celle que je nomme maintenant Générosity … En lisant la quatrième de couverture, j'ai repensé aux livres de la Comtesse de Ségur qui ont enchanté mon enfance, je verrai bientôt ce qu'il en est. 
Infusé dans cette jolie théière, encore un autre cadeau !, il a la saveur caractéristique des thés du
Yunnan et une autre, plus spéciale, celle de l'amitié... 
No comment, mais cela m'a bien fait rire. Tout comme d'ailleurs le contenu de ce livre, l'histoire dont le cadre est l'Angleterre puritaine du 19ième siècle est racontée sous forme de dialogues avec les adultes et ses réflexions personnelles et très pertinentes par une petite fille de 5 ans et l'histoire commence très fort dès la première page par un dialogue mère-fille, plutôt une interrogation orale sur ce qui m'a fait penser au catéchisme de mon enfance sauf que celui-ci a pour titre
Le guide spirituel du jeune enfant. Un régal! Trois théières plus tard, je commence à avoir la tête qui tourne et le cœur qui bat plus fort, je me rends compte alors qu'il est déjà 14 heures et que je suis à jeun, ceci explique certainement cela! Je vais vite me préparer une salade folle, je n'ai aucune envie de m'attarder en cuisine. 
D'autant qu'il fait un beau soleil et que j'ai envie d'en profiter! 
Je vais freiner un peu et très momentanément sur le thé, je vais faire infuser une douce verveine. 
Il fait superbe 
et je vais continuer ma lecture sur cette terrasse dont je profite au maximum. 
Petit à petit le ciel se couvre, 
une dernière tasse avant de regagner mon cocon mais mon mari vient de rentrer, nous passerons donc la soirée ensemble, je lui dois bien ça! Il n'était pas encore 6 heures ce matin quand je suis réveillée en sursaut par l'alarme des voisins, le temps que mes neurones se remettent de cette agression sonore que je ne supporte vraiment pas et me voilà dans mon cocon.
Première action, ouvrir la fenêtre pour admirer le soleil levant mais ô stupeur, le thermomètre affiche 4°, c'est vrai qu'on est en avril et le dicton a raison ! 
Un autre bruit attire mon attention, les vocalises presque harmonieuses du faisan, depuis quelques jours en effet son cri se fait moins guttural, plus doux même 
et pour cause: Madame a réapparu.

Une musique douce pour me calmer, 


un thé pour me réchauffer, ce matin un Orange Valley.


Un moment de méditation avant les activités du jour: 
le nettoyage du tapis, souvenir d'un voyage en Turquie avec mes 4 petits-enfants il y a déjà des lustres, Mimi avait seulement 4 ans... 
Le jardinier a monté de quoi remplir les 7 grandes jardinières de la terrasse, 
reste plus qu'à les remplir. Lui s'occupera de ceux-là, les sacs dont trop lourds pour moi, 
je me suis contentée de celui de mon cocon. 

Et tandis que je le remplis, une visite, bien précoce elle. Normalement mon programme prévoyait d'aller à la pépinière du Long Fonds pour aller chercher des pensées, les seules fleurs qui résistent aux températures fluctuantes du moment, (pour les autres, il faudra que j'attende le 15 mai...) mais au moment où je m'apprête à partir, le téléphone sonne, une copine m'annonce qu'on diffuse un polar sur la Une qui a pour cadre le chemin de Compostelle, je pense évidemment à ma jeune sœur et je veux faire un bout de chemin avec elle, je m'installe donc dans mon fauteuil... et après quelques minutes je m'endors ! Je sais seulement qu'il s'agit d'un groupe de jeunes en difficulté accompagné d'une religieuse. Il faut dire que la télé est pour moi un excellent somnifère, la preuve... Je me suis réveillée, il était près de 16 heures et j'avais soif ! 


Retour dans la "huitième merveille du monde"... pour préparer mon thé de lecture, il fait lumineux mais pas assez chaud pour aller le boire dehors. 
Une musique des minorités 
aux sonorités particulières 

de la même région que ce Yunnan.


Avant de rouvrir ce monument, je me pénètre de la chaleur de ce nectar. Mais aujourd'hui, j'en resterai là, je pensais d'abord attaquer cette deuxième partie mais comme lors des deux autres essais, une voix s'insinue dans mon cerveau, 

cette voix, c'est la sienne ! Celle de ce grand monsieur, un de mes 3 acteurs préférés, et cette phrase en particulier : "Maintenant je sais, je sais qu'on ne sait jamais !". Comme lui, je suis à l'automne de ma vie, comme il le dit si joliment et c'est ce dont je suis convaincue chaque fois que je veux aborder la deuxième partie de cette Bible, je m'explique : en regardant la table des matières, j'ai compté le nombre de thés que je connaissais et je dois à la vérité de dire que je n'arrive pas à 10... Ou alors, ils ne portent pas le même nom que celui sous lesquels ils sont commercialisés. A creuser. Aujourd'hui et demain, c'est QINGMING, la fête des morts pour les Chinois et les Taïwanais, j'en ai déjà parlé à de nombreuses reprises ici http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2013/04/du-gris-au-bleu-un-week-end-merveilleux.html et là entre autres : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2011/04/aujourdhui-je-fete-dignement-qingming.html Mais je la fêterai demain, ce soir je vais regarder le débat, je ne sais pas pendant combien de temps. 


Je devais poster ce billet mardi mais ô très mauvaise surprise, impossible, je n'y avais plus accès ! Entre-temps, je n'ai pu suivre la fin de ce débat assez surréaliste, ce somnifère naturel a fait son œuvre. J'ai alors lancé un SOS sur FB avant d'aller chercher de quoi remplir mes jardinières. 

Si les Chinois et les Taïwanais fêtent Qingming en nettoyant les tombes, moi j'ai fleuri mes jardinières, 


en pensant à celles qui, à l'autre bout du monde, commencent à recueillir les jeunes Feuilles qui bientôt enchanteront nos papilles. Un œil sur FB pour constater que Martine a fait des recherches qui pourront certainement débloquer la situation.

Je ne sais toujours pas ce qui s'est passé mais MERCI chère Martine, grâce à toi, j'ai à nouveau accès à mon propre blog ! A très vite pour d'autres émotions théinées...

samedi 15 novembre 2008

Surprenant Gyokuro...

Encore un grand événement ce jeudi à l’Heure bleue, voici ce qui était indiqué sur le site : "Ce jeudi 13 novembre, nous aurons le plaisir d'accueillir Mr Higashi, qui sélectionne des thés verts japonais du district de Yamé, situé dans la préfecture de Fukuoka. La région de Yamé est reconnue pour produire les meilleurs gyokuro du Japon. Au programme: (…) Mr Higashi nous initiera aussi à une forme de méditation liée à la préparation du Gyokuro. Sa présence sera l'occasion d'en apprendre plus sur ces thés exceptionnels : Comment sont-ils produits ? Comment les infuser ? Pourquoi le bio est-il un défi pour la qualité de ce type de thé ? Et toutes autres questions que vous auriez envie de lui poser... N.B. : tapez "Kurogi Japon" dans Google Earth, on y voit les jardins de thé (les plantations en lignes bien droites de part et d'autre de la rivière) !" Je ne voulais évidemment pas rater cela et cette fois, j’y ai entrainé Fanou, une autre passionnée, heureuse propriétaire de la Magie du Thé à Namur, dans cette aventure gustative qui nous a réservé bien des surprises. Ce qui n’était pas pour me déplaire est que le nombre de participants était volontairement limité, cela permet des échanges plus en profondeur.
Mais tout d’abord qui est Masanari Higashi ? Il s’est défini lui-même comme "missionnaire du Gyokuro", sa mission est de faire mieux connaitre ce thé. Il explique que beaucoup de cultivateurs spécialisés dans la culture de ce thé particulier ont entre 70 et 80 ans, il faut assurer la relève mais c’est difficile parce que le Gyokuro demande beaucoup de travail (plus que pour les Senchas) et malgré son prix élevé, les bénéfices sont moindres, donc un travail à faire également dans son pays d’origine.
Il a commencé par un Gyokuro : 2g par personne, température 55°, infusion +/- 1 minute, la suivante : doubler la quantité d’eau et monter la température à 75° (pour les Gyokuro exceptionnels : 37°, +/- 90 secondes).
Tout en joignant le geste, vigoureux! à la parole, il insiste sur l’importance de bien secouer le récipient pour qu’il ne reste pas une goutte, ce qui dénaturerait la saveur de la prochaine infusion. Première émotion gustative, une saveur très fraîche pour ce thé quasi froid, chacun a fait part de son ressenti, Fanou par exemple lui trouvait une consistance un peu crémeuse et ce qui m’est venu immédiatement c’est l’odeur du gazon après la première coupe de printemps, très léger, presque "timide". Je n’ai pas trouvé de nette différence dans les infusions suivantes. Ca, c’est pour l’infusion classique, "presque" sans surprise.
A la fin de la séance, Olivier va chercher dans la cuisine une plus grande Kyusu, sans couvercle dans laquelle se trouve un thé vert sur lequel sont posés des glaçons à moitié fondus., Jusque là, rien d’étonnant, le thé se boit glacé aussi. Sauf que ce thé est un Gyokuro, cela fait une heure qu’il infuse avec comme seule eau celle libérée par les glaçons ! C’est le shinobi cha, c’est-à-dire +/- silencieux, attitude de quelqu’un dans un contexte de prudence, caché, comme les Ninjas. Je n’ai pas compris le lien avec ces derniers mais j’avoue mon ignorance de la culture japonaise… Ce qui suit m’a beaucoup plus inspirée : on utilise ce mode de préparation par exemple quand on s’apprête à lire ou à méditer pendant un long moment dans un endroit discret, un peu recueilli: on verse le thé au fur et à mesure de la fonte des glaçons, ce qui permet de ne pas être décentré trop longtemps. Par contre, le breuvage est stupéfiant, Muriel pourrait en parler mieux que moi… si je peux dire, nous sommes restées pétrifiées à la première gorgée, la sensation est indicible ! A essayer absolument. Question pratique: un glaçon par gramme de thé; 2e infusion, classique, eau à 70°. Entre les deux, nous avons dégusté 3 Senchas et là aussi, émotions gustatives garanties, ce sera l'objet du prochain billet.