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mardi 30 octobre 2012

C'était hier à L'Akosthé, 8 heures de pur bonheur !


Ce matin, le jardin est brumeux et tristounet, le gel a condamné à mort ces magnifiques dahlias qui avaient encore tant à donner mais cela n’a pas vraiment entamé mon moral, je suis encore dans les effluves de toutes sortes de la magnifique journée d’hier.
 Mais avant d’en faire le compte rendu, et pour rester dans l’ambiance, mon premier thé sera un Tumsong de chez ThéÔdor, ce jardin des cœurs heureux. Et tout en savourant cette tasse "remplie d’harmonie et de douceur", je pense à la réflexion de Florence au sujet des Darjeelings. Alors un petit message pas du tout codé, si tu as adoré le Lingia, je crains que tu ne craques pour celui-ci et tu n’auras pas loin à aller pour y succomber, Cha-Hû-Thé, tu connais ?...
Je commence par vider mon sac qui a contenu le matériel nécessaire à pour partager ma passion, et là un irrépressible fou rire : non seulement j’y ai trouvé le reste du sachet de Gyokuro de Tamayura que je voulais leur laisser, mais aussi, ce Meng Ding Huang Ya de Les Feuilles vertes qui lui ne m’appartient pas… Où avais-je donc la tête en rangeant "mes" affaires ? Outre le fait qu’il est bien tentant, et que je n’en ai plus, j’en aurais bien préparé un peu mais mon reste d’honnêteté m’en a empêchée, j’ai immédiatement prévenu qui de droit ! Passons maintenant à l’essentiel : dès l’entrée dans le kot d’Akosthé, mon regard est attiré par cette surprenante mer à thé.
 J’en ai vu beaucoup à Taiwan, mais jamais avec un tel dragon.
 Le matériel est vite installé et avant le début des festivités, un premier thé partagé avec une partie de l’équipe de choc : Line, Samuel, Alexis et Jean-Benoît.
Premières rencontres, chaleureuses avec ces tout jeunes visiteurs : les avis et les questions fusent
tout en partageant un Maloom et un Makaibari de Magie du thé à la façon des tea-tasters.
Un petit mot sur ce petit crapaud à 3 pattes qui fait partie de la mer à thé qui a bien fait rire certains.
 Le cercle s’agrandit, la pyramide des âges également. J’ai été particulièrement touchée par cette rencontre intergénérationnelle et des échanges suscités par le partage d’un Gao Shan Cha, un des trésors ramenés de Taipei.
Je l’infusais en gong fu évidemment et les visages rayonnants expriment mieux que des mots cette belle ambiance, Line ne pourra pas dire le contraire ?
Et les autres…
n’est-ce pas Samuel !
De plus en plus fort ! Mais ici, une anecdote : la "dame aux yeux qui brillent" m’a demandé si je préparais toujours le thé de cette manière en ajoutant qu’elle comprenait aujourd’hui que sa fille "n’en rajoutait pas à propos de l’utilité de tout ce matériel". Sa fille, c’est Line, et c’est peu de dire que c’est une passionnée ! Je l’ai rencontrée une première fois au rouge-cloître (http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2011/06/quatrieme-fete-du-au-rouge-cloitre-et.html). Elle m’a recontactée pour me demander si j’étais d’accord de faire la relecture critique de son TFE, ce que j’ai accepté avec joie et lors de notre rencontre, j’ai pu constater à quel point passionnée, elle l’était et  l’est encore toujours aujourd’hui.  ( http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/05/un-long-week-end-surrealiste.html).  
Les visites se suivent dans cette même atmosphère détendue et si riche de chaleur et de partage hors du temps.
Moment plus calme mais pas moins intense, le White snow spiral de ThéÔdor semble avoir un effet particulier sur certains… Ou alors sont-ce les délicieux cakes au thé de Noël préparés par Morgane ? Les deux sans doute. Merci mille fois pour tes gâteries, les papilles gustatives de la gourmande que je suis ont apprécié !
Ceci représente l’épilogue d’un drame : de mon set de dégustation du Gyokuro, il ne reste que les 2 tasses, Samuel essaie de reconstituer ce puzzle en 3 dimensions et tout tient, quelle concentration et quelle patience !
Mais il n’y a pas que le thé dans la vie, oui, oui.
Je suis invitée à partager le repas de la belle équipe d’Akosthé.
Je suis touchée par cette gentille attention.
Si pendant le repas, la bière était plus présente, avec le dessert, LE fameux cake de Morgane, ce sera un Pu Er Tuo Cha,  cette fois c’est Jean-Benoît qui s’y colle. Les infusions se succèdent, il est bientôt temps de nous quitter. C’est avec émotion que je quitte ce kot si particulier, où le thé est célébré par cette bande de passionnés qui ont mis sur pied ce projet improbable, dans les cités universitaires les students carburent en général avec la boisson nationale... Je vous remercie chaleureusement de m’avoir permis de partager ma passion, avec vous l’esprit du thé et les valeurs qu’ils véhiculent sont entrés dans cette vénérable institution qu’est l’univ. Et c’est quand vous voulez pour remettre cela ! Merci au (ou à la) photographe qui a pris certaines photos., je ne me suis aperçue de rien. Et merci aussi à toi Samuel d’avoir été mon chauffeur et de m’avoir fait saliver avec tes futures pralines au thé… si tu as besoin d’un cobaye… elée de thé ? Non !
Sa formulation est bien plus complexe qu'une simple infusion de thé, mais là dessus, nous n'avons pas le droit de vous en dire plus.

Une sorte de confiture ? Un produit très sucré alors ? Non ! une recette très "light" en sucre, une teneur totale en sucres de 45g pour 100g et renfermant tout le meilleur du thé !

dimanche 4 septembre 2011

Un dimanche paresseux...

Grasse matinée après cette nuit perturbée par de violents orages et une pluie torrentielle… Envie de pas grand-chose aujourd’hui, je suis encore assez coincée aujourd’hui. Cet après-midi, je veux continuer à liquider mes fonds de boîtes, ce sera cette fois un Meng Ding Huang Ya, ce thé si rare dont j’ai déjà parlé (entre autres ici http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2011/05/le-mon-bonheur-quotidien.html et là http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2011/05/et-rhume-ne-font-pas-bon-menage-bien.html . Je l’infuse en théière d’ ½ litre, il accompagnera ma lecture. Dès la première gorgée, une délicieuse saveur de petits pois primeurs pour ce thé qui ne l’est plus. Après la deuxième infusion, la saveur est toujours aussi végétale avec en plus un goût d’asperge. Je suis impressionnée par ce que donne encore cette infusion en grande théière. Je tente alors une 3e infusion, mais là j’ai l’impression de ne plus boire le même thé : il s’est oxydé, goûte maintenant comme de la noix et devient légèrement amer, bizarre cette transformation. Les feuilles infusées sont d’un vert brillant et lumineux mais leur odeur, que je ne peux identifier, ne ressemble plus à ce que j’ai dégusté.
Et une pensée pour les ados, et particulièrement pour ma petite-fille Emilie, dont c’est la rentrée demain.

dimanche 8 mai 2011

Atelier sur les thés verts chinois à la Magie du Thé

Quatrième rencontre à la découverte des familles de thé, aujourd’hui les thés verts chinois et l’initiation à l’emploi du zhong. Tout est prêt, il ne manque plus que les participants. C’est avec plaisir que je retrouve chacune, Lucas arrivera plus tard. En guise de thé d’accueil, un thé jaune : le Meng Ding Huang Shan. Il provient de la cave personnelle de Fanou, voici ce qu’on apprend : "Ce thé de montagne provient du Sichuan et plus particulièrement de la montagne Meng, au milieu de la "Contrée céleste". C’est l’une des plus anciennes zones de culture du thé, datant de plus de 2000 ans. Depuis la dynastie Tang (618-907), le Meng Ding Huang Ya est un "thé impérial" légendaire : sa renommée était telle que sa venue au printemps de chaque année est devenu le signe même du printemps ! Le Meng Ding et l’eau du Yangtsé sont d’ailleurs célébrés dans le folklore traditionnel en tant que le plus noble des thés avec le Yangtsé comme la meilleure eau. Récoltées avec le plus grand soin et traitées minutieusement à la main, ce ne sont pas moins de 10 mille pousses minuscules qu’il faut pour obtenir 500g de Meng Ding Huang Ya. Le parfum de l’infusion jaune pâle est complexe et délicat avec des arômes de fleurs, de noisette, de sucre. La liqueur a une belle apparence, équilibrée avec une persistance en bouche moelleuse et rafraîchissante. Ce thé est superbement doux et corsé à la fois. Ce thé est un authentique Meng Ding Huang Ya du Sichuan. Comment en être certain ? Bien qu’étant un thé jaune, les feuilles doivent être vertes, les bourgeons robustes et intacts. Un thé jaune avec des feuilles imparfaites est un faux". Marie détecte une odeur de paille sous l’œil attentif de Michèle. La dégustation maintenant avec entre autres Marie et Hélène. Sonia observe attentivement les feuilles après une 2e infusion. Nous avons effectué un 3e passage, saveur plus douce et sucrée. Après cet apéritif qui a rassemblé tous les suffrages, nous passons maintenant aux thés verts. Le premier, un Wu Lu mountain, infusé en théière par Fanou, c’est un thé de tous les jours qui rend bien qu’infusé en zhong. "Le thé Wu Lu est cultivé dans la région de Jiangxi, sur les pentes de la montagne Lu. La présence de la brise de montagne fait que les jardins jouissent d’un climat brumeux et humide.
Les feuilles, de couleur vert foncé, ont un toucher doux. Une saveur qui ne tient pas longtemps en bouche mais qui est rafraîchissante. Un thé sans prétention qui se laisse boire sans se poser de question".
La dégustation provoque des commentaires qui vont tous dans le même sens. Ce qui ressort est sa fraîcheur. Le 2e thé est un Long Jing infusé en zhong. Je n’ai pas résisté à citer ce beau proverbe qui décrit très bien cette région de rêve : "Au ciel, il y a le paradis ; sur terre, il y a Hangzhou et Suzhou (la ville voisine)"C’est Sonia qui prépare consciencieusement la première infusion. Suivie par Lucas. Je ne vais pas beaucoup m’étendre sur ce thé que j’ai déjà décrit à plusieurs reprises sur ce blog, je vous renvoie à un atelier passionnant animé par Li-Ping et Sanmao qui nous ont fait découvrir le monde impitoyable de ce thé. Étant le plus copié de Chine, il est aussi à noter que la majeure partie des Long Jing sur le marché sont produits dans d’autres provinces chinoises, telles que le Yunnan, le Sichuan et le Guizhou. (http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2009_08_01_archive.html ). Je rappelle seulement quelques commentaires sur les feuilles et la liqueur : les feuilles sèches, d’un vert brillant, ont un parfum à la fois fruité et miellé. Les feuilles infusées, d’un vert très pâle, dégagent un parfum végétal.
La liqueur est un vrai nectar, est délicate, fruitée et doucement sucrée avec une légère note beurrée.













Le thé suivant est le célèbre Huang Shan Mao Feng. Son nom signifie Duvet des Montagnes jaunes. Encore un thé prestigieux de la province d’Anhui, comme le sont aussi ces montagnes jaunes qui ont inspiré tant de peintres, de calligraphes et de poètes. J’emprunte à Olivier Scala ce qui concerne ce fameux thé : "La culture du thé dans cette région date de l’époque Ming mais ce thé-ci a seulement été créé en 1875. Dans Thés, culture, senteurs, saveurs, il raconte la légende qui y est associée (page 117) : La légende qui l’entoure marque un romantisme tragique : deux jeunes amants s’étaient déclarés leur flamme dans l’évanescence de la brume de la Montagne jaune. Hélas, un riche paysan remarqua la jeune beauté, la força à l’épouser et, pour faire bonne mesure, transperça de son glaive le cœur de son jeune rival. La jeune fille, tenant le corps de son amour dans ses bras, pleura tant et tant que la terre s’ouvrit sous ses larmes et qu’elle put l’inhumer. Puis elle s’évapora, prenant la forme des brumes de la vallée. De cette terre baignée de larmes amères germa un théier tendre et vigoureux. La récolte engendra un thé d’une douceur et d’une suavité jamais égalée. Qui sait ? Peut-être est-ce l’infortunée jeune fille qui flotte encore dans les fines volutes de sa liqueur dorée ?
Les feuilles sèches, d’un vert profond, se composent uniquement des première et deuxième feuilles et dégagent un parfum très végétal, avec des notes d’épinard.
Les feuilles infusées ont changé de couleur, elles sont maintenant d’un beau vert tendre.
La liqueur est très pâle, soyeuse et dégage des saveurs de jeunes légumes verts, très fraîche, elle tient bien en bouche".
Il est infusé conjointement par Michèle, sous l'oeil attentif de Lukas...Et par Marie. Mais le thé ne s'est pas comporté de la même manière, n’a pas rendu toutes ses saveurs. Bien qu’ayant été infusé avec exactement les mêmes paramètres, l’un était assez insipide, on n’a pas compris pourquoi. Le dernier thé présenté est le fameux Bi Lo Chun du Yunnan, c’est également un produit de la cave de Fanou. "Ce thé, tout à fait particulier, ne provient pas de sa province d’origine, le Jiangsu, à l’est de la Chine mais bien du Yunnan, au sud-ouest. Ce thé est entièrement composé du bourgeon et d’une feuille cueillis manuellement. Il s'agit d'un célèbre thé vert de Chine rare. Cultivé à Simao, près de la ville de Pu Er, les théiers sont constamment entourés de nuages et de brume, ce qui donne au thé sa saveur si particulière. Une livre de ce thé, cueilli à la main, contient généralement 40 à 50 mille bourgeons! Ses feuilles précieuses sont roulées en forme de coquillage ou d’escargot, d’où son nom : spirale de jade du printemps". Ce sont Hélène et Fanou qui l’infusent cette fois, et ô surprise il a cette saveur particulière que Fanou et moi avions perçue en le testant et qui a provoqué notre fou rire : je lui trouvais une saveur de jambon fumé et Fanou celle de sauce de rôti ! Sans aller jusque là chacun lui a trouvé une saveur fumée qui Marie a comparé à un Lapsang Souchong très léger. Mais l’avis unanime était qu’il est très bon. Le temps passe très vite, il est déjà tant de nous quitter. Merci à vous de me permettre de partager ma passion, merci de votre participation et de vos échanges si riches. A très vite !

vendredi 6 mai 2011

Thé et rhume ne font pas bon ménage, bien que...

Hier matin, j’ai continué mes tests de Meng Ding Huang Ya, en théière cette fois. Six grammes de ces belles feuilles sont déposées au fond d’une théière en verre.Infusion de 2 minutes dans une eau à 75°. Les feuilles sont immédiatement remontées en bloc à la surface, bizarre… je crois que c’est la première fois que je n’assiste pas à un ballet. J’ai transvasé l’infusion dans une théière (préchauffée) avant de la verser dans la tasse assortie. La couleur n’est pas la bonne, la tasse est légèrement crème et fonce donc le liquide. De plus, alors qu’en zhong la saveur végétale était celle de petits pois primeurs, ici je perçois plutôt de l’asperge avec une pointe d’artichaut.Les feuilles infusées, au parfum clairement végétal, paraissent plus foncées que dans le zhong. Une 2e infusion aux mêmes paramètres que la première. Ici aussi, les feuilles sont remontées ensemble et instantanément à la surface. La liqueur dégage les mêmes saveurs que la première mais je n’ai pas retrouvé le sucré de l’infusion en zhong. Je n’ai pas tenté une troisième infusion, j’ai l’impression que je ne perçois pas bien la subtilité des saveurs de ce grand thé. En effet, à part aujourd’hui, il y a depuis quelques jours une grande différence de température le matin (3 à 5°) et le reste de la journée (+/- 18°, je suis allée lire au jardin et alors qu’un petit vent frisquet s’était levé, je n’ai pas voulu rentrer… Mon nez en a fait les frais, il s’est bouché, ce qui a suffi à m’empêcher de mieux cerner les saveurs et les parfums de ce beau thé, snif, snif. Mais une belle surprise m’attend, on vient de sonner, c’est le facteur qui m’apporte ce colis que je m’empresse d’ouvrir. C’est un Sencha Shogun, reçu gracieusement de l’East India Company. Je ne vais pas le préparer maintenant, j’attendrai de retrouver un odorat plus adéquat. Hier, je me suis résolue à boire de la tisane de thym. Aujourd’hui, cela va mieux mais ce n’est pas encore du 100% aussi je vais vers des thés que je connais bien, ici un Phoobsering qui a la douce saveur de l’amitié, et celle-là je la reconnaîtrais même avec un nez bouché à l’Emery ! J’ai aussi décidé de ne plus acheter de livre avant d’avoir épuisé ceux que je n’ai pas encore lu… ce sera dur, j’ai reçu ce "polar" de la fille d’une amie qui m’a dit que si j’aimais Agatha Christie (ça, c’est peu de le dire), j’aimerais celui-ci et là, rien n’est moins sûr, j’ai péniblement lu les 20 premières pages et je ne rentre vraiment pas dedans, je préfère abandonner pour écouter Marie Laforêt…

mardi 3 mai 2011

Le thé, mon bonheur quotidien

Ce n’est évidemment pas un scoop, mais je me plais à le dire encore et encore. Dans une semaine exactement, je reçois 3 amies pour un repas de filles, mais avec une exception de taille… Alors, ce matin, je me replonge dans Crèmes et châtiments pour chercher l’inspiration, et je n’ai que l’embarras du choix. Pour accompagner ma lecture gourmande, un Tumsong. Chaque fois que j’en bois, ce qui arrive souvent, je me pose la même question : comment ai-je pu ne pas aimer les Darjeeling pendant un si long temps ? Je n’ai toujours pas la réponse… Et le tout déposé sur cette grande théière en coton, cadeau de Sherry qui se reconnaîtra… En fin de matinée, le rituel habituel du mardi, le thé avec Emilia. Pour le moment, elle préfère les thés froids, j’ai donc infusé un Sencha à chaud en même temps que le Darjeeling et, refroidi, c’est ce que nous dégustons pendant la petite leçon de français, c’est le souhait d’Emilia, en Belgique depuis 3 mois seulement.Cet après-midi, je teste un Meng Ding Huang Ya qui sera offert aux participants dimanche. Sa culture remonte à plus de 2000 ans, et à partir du 7e siècle, sous les Tang, il servira de tribut à l’empereur. Trois grammes de belles feuilles fines et régulières dans un zhong préchauffé. Première infusion de 2 minutes. Superbe teinte jaune d’or et saveur prononcée de petits pois frais. Je pense que 1 minute aurait suffi parce qu’une légère astringence apparaît déjà. Une 2e infusion d’une minute donne cette fois toujours cette saveur de petits pois primeurs mais légèrement sucrés. Je tente une 3e infusion de 1’30, que va-t-elle me réserver ? Un vrai bonheur, et une forte émotion gustative. La liqueur n’est plus végétale mais évolue vers des saveurs de fruits secs, abricot et noix, parfumés à la vanille. Et toujours cette subtile impression de fraîcheur et de douceur. J’admire une dernière fois ces jolies feuilles qui m’ont procuré tant de surprises, délicieuses et variées. Elles vont maintenant retourner à la terre pour l’enrichir. Belle journée encore...