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lundi 12 janvier 2015

Un week-end fou comme je les aime !

Un ciel très gris mais une température très douce, temps idéal pour flâner dans les rues,
De Litch ? Que nenni, de Lille !
Et un incontournable évidemment...
Stupeur et ... ravissement dy retrouver Jean-Benoît, plus habituée à le rencontrer à Bruxelles ! Nous nous reverrons jeudi soir.
J'ai résisté à l'appel, pressant pourtant, de dégarnir cette superbe étagère...
Avec Claude, le papa du petit Dragon,
j'ai partagé un frugal repas accompagné d'un Pu Er, nous ne sommes restés qu'une petite heure, nous avions un programme chargé !
Quelques minutes
pour applaudir la marche pour Charlie, à laquelle Jean-Benoît a assisté, entre dignité et détermination.
Voilà le but de notre virée à Lille, le Furet du Nord et plus particulièrement l'espace réservé aux petits gnomes !
Nous y sommes restés plus de 3 heures, rien ne nous a échappé et ce fut l'occasion de rires, de fous rires et de gentilles moqueries de ma part, le papa de petit Georges voudrait tellement brûler les étapes, même une vendeuse lui a dit de ne pas trop pousser pour ne pas dégoûter l'enfant. J'ai adoré ces moments d'échanges vrais dans ce monde de l'enfance que j'aime avec passion. Une remarque: tous les livres que nous avons acheté ont été imprimés en... Chine. Par contre quand nous sommes allés au rayon CD, DVD, etc. sous-sol nous nous sommes séparés après quelques minutes, je suis claustrophobe et des plafonds bas sans fenêtre c'est pas mon truc. Et même si j'avais oublié ma liste des livres convoités, j'ai quand même trouvé mon bonheur.
Il faisait noir quand nous sommes sortis, j'avais proposé à Claude de faire un tour de roue en plein jour mais j'ai essuyé un refus catégorique : "même en me payant, tu ne m'auras pas là-dessus"... C'est pas grave, plus tard j'emmènerai petit Georges! 
J'aurais voulu par contre prendre l'inviter à prendre un thé et une gâterie dans le salon si cosy
de ce lieu vétitablement mythique http://www.meert.fr/ mais il y avait une file interminable
et le jardin d'hiver n'était occupé que de tables inoccupées mais garni par les décorations de Noël, après 20 minutes d'attente nous avons renoncé mais nous ne sommes pas revenus les mains vides... nous ramenons le dessert du souper, les très fameuses "gaufres". Il y avait un monde fou à Lille ce samedi, les soldes sans doute, j'en avais le tournis ! Sur la route du retour nous étions un peu sonnés, nous avons donc beaucoup moins papoté qu'à l'aller, mais en arrivant à la maison, une belle surprise la table du souper était prête et bien garnie, merci Doudou ! 
Ce dimanche matin un ciel bleu profond m'attend au réveil tardif, c'est bon de faire la grasse matinée d'autant que Xavier nous invite au restaurant ce midi, je n'ai donc rien à préparer.
J'ai hâte de découvrir le cadeau de ma chère belle-fille que j'ai réussi à tenir fermé depuis hier. Emotion en voyant le papillon qui m'en rappelle un autre... Fou rire en voyant les couronnes sur l'emballage...
Ce joli petit zhong va embellir ma collection.
Je boirai à toi ma chère Hsiaolin chaque fois que je l'emploierai, tu me manques ainsi que petit Dragon, vivement le mois d'aout !
Voici maintenant mon nouveau jouet que Claude m'a ramené de Taipei.
Il a testé la fonction selfie dans le magasin
Et voici la première photographiée dans mon cocon... C'est aussi la dernière photo réalisée avec la "vieillerie" (terme utilisé par mon mari lors d'une autre folle journée :http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/07/passion-plaisir-partage.html ) Mille mercis chère Marie-Sophie, elle m'a bien servi cette « vieillerie » que tu récupèrera dès qu'on se voit. Il me reste à me familiariser avec le nouveau mais en voyant le nombre de possibilités d'emploi, je sens qu'il me faudra du temps. Cela me fait une fois de plus penser aux lave-linges : 50 programmes mais on se sert à tout casser de 4 ou 5... Je verrai cela demain, nous partons au restaurant tout à côté de la maison. Chez Tissens http://www.tissens.be/ par contre, c'est très simple, ils ont 2 spacialités : les anguilles au vert et la côte à l'os. Les deux carnivores ont pris la côte à l'os et moi les anguilles. Encore du bon temps, c'est vrai que cette formule permet de rester ensemble sans s'occuper de rien d'autre que de papoter. Retour à la maison, et après une première tasse de thé, un Wu Yi Yun-Yan Cha, je dresse la table pour le goûter...
Eh oui, jamais deux sans trois !
Accompagnée d'un Alishan cha. Je l'ai coupée en quatre et Xavier après avoir prédit que le roi serait Claude, a suggéré que si la fève se trouvait dans le dernier morceau... on le garde jusqu'à l'année prochaine !
Ce ne sera pas nécessaire !
Comment faire pour avoir la fève nette ? Je chercherai demain ! Le temps d'emballer les cadeaux pour petit Dragon, des livres de sa Nanny et un CD et un DVD de son grand-père, il est malheureusement déjà temps de nous quitter.
Cette fois-ci c'est le père qui fut sacré roi, l'année prochaine ce sera peut-être petit Georges ! C'est ainsi que se termina un week-end un peu surréaliste...
Et comme un bonheur ne vient jamais seul,
voici les dernières photos de ce petit Georges que j'ai tellement hâte de revoir !
Avec son papa, fier comme Artaban... Et on le comprend,
faisant le zozo.
Et une infinie tendresse dans les yeux de cet enfant choyé en caressant la joue de sa maman.
Vivement le mois d'août pour les revoir tous les trois!

dimanche 3 novembre 2013

Aujourd'hui, j'ai encore tutoyé les étoiles!


Première activité de ce dimanche,  le thé-santé, ce rituel quotidien. 
Et première lecture, je ne sais ce que ce verbe a de désuet, sauf qu’il n’est pas vraiment d’actualité, 
dehors, le vent qui souffle dans ce ciel menaçant suffira à m’éventer, pas besoin d’éventail aujourd’hui. 
Deuxième acte, vital aussi, mon premier thé, un Matcha, pas choisi au hasard, je ne suis pas encore tout à fait réveillée, j’ai besoin d’un coup de fouet. 
Mais il y a une deuxième raison, en admirant la couleur fluo de la poudre battue, j’ai repensé à ce que j’ai vu sur le site de Tamayura www.tamayura.fr 
un chawan noir dont j’ai copié la photo, et comme entre voir et avoir il n’y a qu’une lettre de différence, s’il me fait le même effet en vrai, je crois bien qu’il changera de maison… L’occasion aussi de revoir Olivier, un de mes chouchous… il faut bien que je meuble mes cinq journées à Paris ! C’est lui qui m’a initiée à cette préparation particulière (http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2008/10/je-lai-prpar-moi-mme-mais-quoi.html ), je suis encore très loin d’avoir sa dextérité mais je m’applique. 
Un arrêt sur ma terrasse pour m’aérer mais sans y rester, il fait frisquet, 8° à peine, et puis je commence à être en manque. 
Bien au chaud, avec mes activités favorites. 
Avec ce Hong Yu, je plonge avec émotion dans la nostalgie, celle de ce lieu fabuleux, chez Zen Zoo Thesaurus (http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2011/11/cette-fois-cest-la-fin.html ). J’y donnais rendez-vous à Vanessa lors de mes escapades parisiennes, nous avions le bonheur d’être initiées par Yu hsin qui savait si bien parler de ces Feuilles et dont les gestes lents et harmonieux amenaient cette sérénité intense comme un havre de tranquillité dans l’agitation de la ville.  
Rien que le titre me parle, le rouge et le noir vont si bien ensemble et j’aime l’auteur... Je me nourris de ses paroles en savourant ce thé fabuleux dont il ne me reste quasi rien et je n’en ai jamais retrouvé ailleurs. 
Trois théières plus tard, je vais faire sécher ces belles avant qu’elles ne hantent mes nuits. Et c’est sans regret pour cette fois que je quitte mon cocon, je vais chercher la lumière… et des thés d’exceptions… pour changer ! Au programme : "Nous commencerons par un Roi du Tie Guanyin, le Rosé Céleste, connu aussi sous le nom Une feuille de Tathagata - la production de cette année 2013 est de seulement 26 kg. Nous terminerons par une célèbre galette de Pu'er de 1970 : 70 Jian Ti Zi Tie Bing". 
Je ne précise pas le lieu, à vous de deviner. Jing infuse d’abord ce Tie Guan Yin au nom mystérieux de Rosée céleste, je comprendrai très vite pourquoi ! 
Mais avant cela, j’observe les visages et les gestes de mes compagnons du thé… 
La couleur du breuvage pourrai faire penser à un jeune Tie Guan Yin, encore vert. 
Saveur beurrée, très douce et fleurie, texture grasse, émotion gustative intense, quasi l’extase… déjà. 
Source de Lumière nous raconte son histoire. Comme annoncé dans le programme de cet après-midi, c’est véritablement un roi, presque inaccessible : après être arrivés à Anxi, les aventuriers de l’extrême doivent rouler en voiture pendant 7 heures, ce qui n’est pas insurmontable malgré une route très difficile mais après cela, il faut encore 2 heures de marche pour arriver dans le lieu céleste où se trouve la plantation, inutile de préciser qu’il est d’une grande rareté et que peu de théinomanes ont pu y goûter. 
Les passages se poursuivent 
et encore et toujours les mêmes gestes 
la même concentration aussi. 
Déjà ce que Jing nous a appris sur ce thé céleste est très surprenant. 
Mais le plus incroyable reste à venir : les premières infusions ont été réalisées à LA fête du thé à Taiwan vers le 27 octobre et servis à 60 personnes. Le record a été de 76 infusions ! 
Et Cha Hua a eu la grande chance d’en être. Dans le civil, il s’agit bien sûr d’Anne-Marie mais là-bas, elle  a reçu son nom de thé : Fleur de Thé.
Les feuilles n’ont pas encore tout donné et après avoir séduit nos palais, enchantent nos nez. 
Source de Lumière nous propose à présent, un Ali Shan cultivé à mille mètres d’altitude, bio parce que l’engrais est composé de vieilles feuilles uniquement. 
Que va-t-il nous offrir ce "simple" oolong bio. 
Déjà au nez, il dégage des notes sucrées. 
Il est plus "fougueux" que le précédent, vraiment plus "fougueux", ce petit jeune. 
Au fur et à mesure des passages, un parfum de vanille titille nos narines. 
 Et que dire des feuilles infusées ? 
Qu’elles sont loin d’avoir encore tout donné ! 
Changement de famille avec ce Pu Er cuit.
Les feuilles sont d’un beau camaïeu de bruns et semblent assez grandes. 
Les parfums sont plus faciles à déterminer, 
de même que le breuvage faits de sous-bois et de feuilles après la pluie. 
Ici aussi les passages se suivent, toujours cette même élégance des gestes. Par contre, ce qui m’étonne, c’est que je n’aurais jamais cru boire un Pu Er shu : ni la couleur, beaucoup plus claire, ni les saveurs, beaucoup plus subtiles ne m’y faut penser, il ressemble beaucoup plus à un Pu Er sheng. Mais peu importe, c’est un vrai bonheur ! 
Cha Hua examine les belles avec attention. 
Parmi elle, une très grande feuille. 
Elles sont encore bien loin d’avoir tout donné. Mais j’en dirai plus demain, elles ont changé de main… Je dois malheureusement quitter ce lieu magique pendant la pause, je "raterai donc le meilleur" me dit Jing. Je suppose qu’elle voulait dire le meilleur des meilleurs ! 
Bloquée un long moment à un feu rouge, je jette un œil sur ce beau ciel et me remémore ce que je viens de vivre : des thés d’excellence dans ce lieu hors du temps, des sourires, des rires et ces partages si riches avec mes compagnons de thé. Merci à vous tous pour ces instants magiques qui me font dire que Les gens du thé sont une même famille
Je ne suis une fois de plus pas revenue les mains vides, le Pu Er aux grandes feuilles, de l’Essence de Pu Er et des feuilles qui ont tout donné 
Elles ont rejoint celles que je conserve avec soin. 
Le sac pèse de plus en plus lourd, merci chère Jing. 
Quant à l’Essence de Pu Er, ce sera pour après le 28 novembre, si je tiens jusque-là… 
Et celles qui ont changé de main, elles ne perdent rien pour attendre, elles me donneront très bientôt d’intenses rétrolfactions, merci chère Jing et à vendredi... avec deux autres folles de thé qui se reconnaîtront!