Hier, il faisait froid, très froid, mais sec. J’en ai profité pour aller faire des courses en prévision de mon absence du week-end, je ne voulais pas que mon mari soit en manque. J’ai eu tort, j’ai glissé sur une plaque de verglas et pour éviter de m’étaler, j’ai fait un faux mouvement et me suis sévèrement bloqué le dos. Je ne m’en suis pas trop fait sur le moment, j’avais décidé que quel que soit mon état, je partirais vendredi à Poule via Lyon.

Ce matin, après une nuit assez difficile pendant laquelle mon dos s’est manifesté et pas d’agréable façon, tout était couvert de 6 cm de neige.

Et je n’étais pas trop à plaindre, même si, évidemment, rien n’était dégagé sur les petites routes du village. Pas question de sortir pour moi ; mais en écoutant le journal du matin, j’ai appris qu’il y avait plus de 500 km de bouchons sur les routes, la galère donc pour les automobilistes. Et bien sûr, rien n’était dégagé même sur les grands-routes. Mai il faut les comprendre les "responsables" : cela ne fait qu’une semaine qu’on annonce de la neige et pour un immense pays comme le nôtre, à tout casser 400 km de l’extrême nord à l’extrême sud, il faut plus que 7 jours pour faire face, c’est cela qu’on appelle le surréalisme (mais de bas étage). A moins que ces mêmes "responsables" aient décidé d’attendre un nouveau gouvernement… et là, on n’est plus dans le surréalisme si caractéristique de mon pays, mais dans l’incompétence absolue pour ne pas dire plus, soyons charitable!

Comme je ne suis bien que debout ou couchée, je m’installe sur mon meuble coréen pour lire, avec un délicieux Darjeeling, le
Phoobering qui me rappelle de si beaux souvenirs.

Mais après quelque temps, je regarde avec envie ce qui se trouve sur la table ; j’ai vainement essayé de tricoter debout mais impossible. Je suis face à un dilemme : épargner mon dos ou accepter une certaine douleur pour pallier mon manque. Me disant que j’avais 5 heures de train à affronter vendredi, il faudrait que je m’habitue mais avant de m’installer, je vais voir mes mails et là, LA déception ! la session du 4 à Poule est supprimée à cause de ce qui se passe du côté des intempéries. Sage décision mais déception quand même, surtout que j’avais hâte de découvrir cette nouvelle cérémonie. Heureusement un coup de téléphone m’empêche de trop ruminer, c’est Josiane que je devais retrouver là-bas. Et elle me parle en avant-première de cette cérémonie que sa fille et son mari lui ont offerte pour son anniversaire. Elle m’a une fois encore vanté le talent qu’a Nadia à créer une telle ambiance : gestes précis et harmonieux et puis tout ce qui ne se voit pas mais se vit.

C’est ce qu’elle m’a décrit qui m’a fait choisir un thé blanc, thé utilisé pour cette cérémonie. Ce thé, appelé
Pine needles, est rafraîchissant, doux et légèrement poivré. Exactement ce qu’il me fallait parce que, comme souvent après avoir bu du Darjeeling, j’ai soif.

Magnifiques feuilles tant sèches qu’infusées.

Et j’ai sorti cette théière dorée et son gobelet assorti, qui me font penser à Noël, tout proche.

Cette théière-miroir est vide à présent, le tricot a un peu avancé, moins vite que d'habitude cependant, mais la position assise est trop douloureuse. Je dois malheureusement arrêter.

Je vais donc m’allonger pour lire et regarder l’une ou l’autre cassette. Et une question : vais-je hiberner, oui mais alors, et le thé? Ou alors, hiverner plutôt? …