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dimanche 9 août 2020

Aout démarre en fanfare!

 Je crois avoir résolu le problème des photos mais ce sera les nouvelles, j'ai déjà diminué le format des anciennes, j'ai essayé de les diminuer encore mais elles deviennent minuscules, je suis curieuse. Nous voici, déjà, en aout, et ce mois "des génies" (ce n'est pas de moi mais j'y adhère...) et il a très bien commencé ! En décembre, mon amie Catherine m'offre un thé japonais reçu d'une de ses amies revenue de là-bas. 

Comme je ne bois pas de Pu Er en été, je ne bois pas de thé vert en hiver (à part du Matcha, occasionnellement) j'ai donc mis le sachet au frigo. 
Je l'ai ressorti le 29 juillet pour m'apercevoir qu'à part le grammage et la t° de l'eau, aucun indice ne me permettait de connaitre le nom des feuilles contenues de ce sachet. J'ai donc écrit à ma traductrice personnelle, voici sa réponse :
Pour le thé: 

- gyokuro karigané d’Uji 

- a boire avant Le 31 décembre 2017 ? mais bon s’il est bien conservé, pas de soucis 

- le nom : senkahyakucha : senka mille fleurs et hyakucha 100 thés 

- il vient de Itohkyuemon , joli maison de thé à Kyoto et à Uji 

Tu m’en diras des nouvelles car moi ( Koji oui) ne connaissais pas cette maison ( j’ai regardé sur leur site pas mal du tout et ils connaissent les prix ? donc en Europe cela doit être encore plus cher ! Bonne dégustation Bisous Cathy

Cela faisait un bail que je n'avais plus savouré ces divines feuilles, 

C'est sous un ciel gris-bleu que je m'apprête à préparer ce surprenant Gyokuro 
 
mais mauvaise surprise, ma bouilloire ne fonctionne plus, j'en ai une à la cuisine heureusement. Et c'est sur ma terrasse que je vais officier, hier il faisait irrespirable mais aujourd'hui en ce premier jour d'aout, un petit vent frais rafraichit l'atmosphère. Que va donner ce vieux thé périmé ? 
Dès l’ouverture du sachet, une superbe odeur de gazon a chatouillé mes narines, par contre, ce que mes yeux ont vu ne correspondait pas au souvenir que j’ai de ce thé sublime. 
J’ai respecté à la lettre les indications données. La liqueur est d’un doux vert tendre, Accompagné d’un chocolat vegan que je réservais à Cathy et que j’ai oublié dans le frigo... Ce sera pour la prochaine fois 
C'est un chocolat noisettes
matcha acheté chez Séquoia
Si le goût de la noisette est bien présent, aucune trace de la saveur si particulière du
Matcha et je n'aime pas la texture de ces petits carrés, pas crémeuse du tout, bref ce n'est pas du chocolat comme je l'aime ! Par contre le breuvage est impressionnant, très aqueux mais avec cette saveur typique des thés japonais ! Catherine, je le bois à ta santé, j'espère que quand tu viendras, il en restera un peu que tu puisses le savourer... 
Deux infusions plus tard, les Belles ont tout donné, beau camaïeu de verts tendres 
les tiges sont très visibles et le tout va amender la terre de cette petite plante dont j'ai oublié le nom (Cathy, si tu me lis...) et qui se plait si bien ici ! Heureusement surprise par la saveur de cette  "vieillerie" mais aussi troublée par ce "
Gyokuro" j'écris à Cathy pour essayer de comprendre, sa réponse m'a surprise, et bien fait rire !: Maintenant je comprends.... sur le paquet il y avait écrit karigané et gyokuro donc en fait c’est un karigané ( c’est pour cela toutes les tiges) fait à base d’un gyokuro , donc ils ont enlevé toutes les tiges pour garder que les feuilles pour le gyokuro et celui la ( ton sachet ces les tiges avec quelques feuilles!! MDR ) bon pour la couleur et l’odeur chapeau après tout ce temps donc quand même un thé de qualité?? !!  
J'aimais beaucoup ma vieille bouilloire achetée à Waterloo, il y a des années, je voulais retrouver la même mais déception, on ne fait plus ce modèle ! Je me suis donc décidée à acheter un autre modèle et j'ai téléphoné chez
Unami pour savoir si elle était en stock et surtout pour me faire expliquer comment me l'envoyer, je n'habite pas loin mais mon petit mari n'était pas en forme et le maudit virus est en recrudescence, je n'osais donc pas m'éloigner. Jean-Benoît était déjà en vacances mais j'ai eu Christian, son collaborateur, impossible de la faire envoyer avant le 24 mais il me propose... de me l'apporter lui-même le soir même ! Inutile de vous dire à quel point ce beau geste m'a touchée, je sens qu'on se reverra quand le "suriv" aura disparu, un grand Merci cher Christian et bonnes vacances ! Passons maintenant à ce WE torride : 
Comme chaque matin, je vais sur ma terrasse saluer cette nature en souffrance, le ciel est d'un bleu uniforme et il fait très doux. 
Retour dans mon cocon pour préparer ce fameux
Gyokuro  "périmé" mais encore très frais. Mon mari dort encore, je petit-déjeune dans mon salon. 
Il est 7 heures, déjà plus de 20°, cela promet. 
J'achève mon ptit-déjeuner sur la terrasse  en observant avec tristesse l'état lamentable de ce bouleau à la cime duquel un pigeon et une pie trônent... 
Un peu de saine lecture à présent. 
10 heures et déjà 28°, l'heure d'un reste de thé glacé... 
Puis retour dans mon salon pour la préparation de ce
Genmaïcha fourni par Cathy. 
Tiens, tiens, encore des tiges, mais pas que, et quel parfum! 
il enchantera mon après-midi midi 
33° à l'ombre et pas un souffle de vent. 
 Je voulais savourer un
Matcha dehors mais j'ai changé d'avis, il faut se méfier de l'ozone. 
 
Ichi go Ichi e Je pense très fort à vous mes chéris en savourant ce breuvage qui me rappelle tant de bons souvenirs... http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2014/08/ichigo-ichie-chaque-rencontre-est-unique.html Quand nous reverrons-nous ? 
14h30, impossible de rester sur la terrasse, 
C'est dans mon salon ventilé que je sirote ce délicieux
Genmaïcha en écoutant le Sieur de Sainte-Colombe, j'aime la viole de gambe et c'est en écoutant Purcell hier que j'y ai pensé, le rapport ?... Aucun, ni la même époque, ni les mêmes instruments, seulement un esprit vagabond. 
Je quitte le Sieur de sainte- Colombe pour retourner sur ma terrasse, où cette température va-t-elle s'arrêter ? En plein soleil, d'accord mais quand même, à 18 heures, c'est poussé ! 
Je reste cependant quelques minutes pour admirer le ciel 
qui raconte son aventure avec ces nuages blancs qui semblent déchaînés ! Bien mal m'en a pris, quelques minutes après être rentrée, j'y été prise de vertige, de mal de tête et de nausée et pourtant, je suis restée très peu de temps dehors et pas en plein soleil, Que se passe-t-il ? 
Il est ... 5 heures ce dimanche, après des moments difficiles en soirée, j'ai finalement bien dormi et me suis réveillée toute guillerette 
Avec une envie de
Bi Lo Chun (de Taiwan, merci chère Hsiaolin). 
J'aurais aimé écouter de la musique mais... Alors j'admire le lever du jour en méditant. 
A 6 heures, direction ma terrasse pour constater que la lune est toujours là dans un ciel plus clair à présent.
et qu'il fait déjà très bon ! 
Petit déjeuner de saison 
la tête dans les nuages pour constater quelques trainées grisâtres... 
Et ça monte, ça monte, lentement mais sûrement. 
Le temps de préparer le petit-déjeuner de mon mari, je retourne sur ma terrasse, le ciel a changé, beaucoup de grisaille... 
mais tellement bon que j'installe mon PC pour répondre à mes courriels et continuer la rédaction de mon billet avec un carburant de saison, un
Alishan infusé à froid. 
Puis tout à coup, une forte pluie, je n'en reviens pas ! Le sol est tellement chaud que de la brume s'en échappe.
Le pigeon perché sur le bouleau essaie de se protéger en déployant ses ailes. 
Eclairs, tonnerre, orage et la pluie redouble d'intensité, les gouttes de plus en plus grosses sont alignées sur la balustrade ! 
La température a fortement chuté, il ferait presque frais ! La nature respire et nous aussi, quel plaisir de voir les éléments déchainés, Xavier et moi allons de nos commentaires respectifs, ce qui provoque quelque fou rire. Après avoir été très près, l'orage s'est éloigné, les arbres doivent être contents mais il en faudrait bien plus pour qu'ils retrouvent leur majesté... Après un bon repas, Xavier va faire la sieste et moi, je m'installe sur mon lit pour lire la revue Séquoia, du moins c'est ce que je voulais mais je me suis endormie ! C'est vrai que je suis levée depuis 5 heures, ceci explique sans doute cela. 
Direction la terrasse, il fait à nouveau irrespirable et cette fois, je n'y reste pas, j'apprends vite et de plus, la qualité de l'air est mauvaise. J'achève donc mon billet dans mon salon par le week-end improbable d'une folle de thé et de soleil !

lundi 23 septembre 2019

Adieu l'été, bonjour l'automne

Dernier week-end d'été, chaud et ensoleillé qui a fait mentir le dicton : Quand vient la saint Matthieu, à l'été on dit adieu… 
Il est encore bien présent 
et offre une belle lumière 
dans un ciel comme je les aime. 
Déjà 26° et la matinée est loin d'être terminée. 
Moments de détente en savourant un délicieux Gao shan d'Alishan, cadeau de ma chère belle-fille et en écoutant la gente ailée et son concert dominical. 
Le ciel s'obscurcit tout à coup, devient d'un gris uniforme et triste pour me rappeler sans doute que l'heure d'aller préparer le dîner est dépassée... Ce "midi", ce sera un plat froid que nous savourons en observant le va-et-vient incessant au restaurant des oiseaux, l'écureuil ne s'est pas montré aujourd'hui et le faisan picore les graines tombées au sol. 
Pendant que mon mari se repose, je retourne sur ma terrasse, il fait 28° mais une légère brise rend l'atmosphère très supportable. 
Et propice à la lecture. Dans la carafe, infusé à froid, le même Alishan. Je relis avec plaisir Les aventures du Juge Ti de Robert van Gulick qui me replonge dans cette époque si riche que fut la dynastie des Tang, le thé y joue un grand rôle... j'en ai déjà parlé entre autres ici : https://la-theiere-nomade.blogspot.com/2009/05/des-aventures-du-juge-ti-paris-lheure.html. Je ne m'en lasse pas, en lisant, je vis vraiment la vie de cette époque... Puis tout à coup, je dois enlever mes lunettes solaires tant on se croirait en début de soirée! 
les 3 photos qui suivent 
ont été prises exactement au même endroit 
que celles de ce matin. Le contraste est étonnant, le vent se lève et les premières gouttes tombent redonnant à la Nature assoiffée des couleurs plus vives. Il a enfin beaucoup plu mais pas encore assez pour cette Nature en souffrance depuis des mois... Ce matin, premier jour du dernier automne au Paradis... Eh oui, je peux enfin mettre des mots sur ce que j'ai vécu depuis plus de trois mois. La santé de mon mari ne lui permet plus de rester dans cette maison devenue trop inconfortable pour lui malgré les nombreux aménagements, nous devons donc quitter le paradis pour rejoindre la ville qui l'a vu naître, où il a exercé sa profession et qu'il retrouve avec plaisir... ce qui est très loin d'être mon cas, ce qui explique mon état même si je ferais n'importe quoi pour qu'il se sente bien et en sécurité! Quand nous avons trouvé l'appartement de ses rêves, son moral est revenu de plus en plus fort, le mien suivait le chemin inverse. Reste à vider la maison, se séparer de souvenirs qui ont fait notre vie commune depuis si longtemps, c'est un vrai déchirement... Je commence à sortir de mon état de sidération, la maison se vide lentement, un nouveau style apparait, le Louis Caisse, pas mon style du tout ! Je demande pardon à celles et ceux, nombreux, à qui je n'ai rien dit, que j'ai même envoyé promener, qui vont découvrir aujourd'hui la raison de mon long silence. Mon chagrin était trop fort et je ne supporte pas me donner en spectacle, j'avais même délaissé le thé qui n'avait plus de saveur, c'est dire. 
Ciel gris et triste ce matin. 
Il y a peu de place dans mon cocon, mais mes cochons mignons ont gardé la leur. 
Avant de continuer à lui donner le style Louis Caisse, je savoure un Kyo-Bancha me rappelant de superbes moments passés dans un petit coin du Japon... Et bien sûr, je voudrais remercier les quelques amis à qui j'ai dit mon désespoir parce qu'ils s'inquiétaient trop de mon silence, je vous suis tellement reconnaissante, et c'est promis, on se reverra bientôt ! Je termine ici ce billet, je ne sais pas encore quand je reviendrai mais vous êtes dans mon coeur, n'en doutez pas !