Affichage des articles dont le libellé est Bourgeons pourpres. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bourgeons pourpres. Afficher tous les articles

vendredi 17 janvier 2020

Des hauts et des bas...

Les jours s'écoulent lentement avec des hauts et des bas, mes activités dépendent de mon épaule "gelée"... Double fête des rois, avec Doudou d'abord un jour à l'avance, et devinez qui a eu la fève… 
Puis 2 jours en retard, avec mon adorable Dragon et ses parents rentrés des sports d'hiver. 
L'air facétieux de petit Georges 
présage de la suite : 
c'est bien lui le roi du jour ! 
Après nous avoir pris en photo, 
place aux créations avec son compas tandis que les grands savourent des Bourgeons pourpres préparés et servis par ma chère belle-fille. Encore des moments très heureux, petit Dragon grandit bien... Les jours qui suivent, peu de thé, j'ai trop peur de la casse mais beaucoup de musique et un peu de lecture de magazines en retard qui m'intéressent de moins en moins, je vais donc me désabonner, ce sera ma seule résolution de cette année... Et tenue depuis hier ! 
Ce matin, un beau soleil illumine ce début de journée après une nuit égayée par un merveilleux rêve qui sera le fil conducteur de cette journée, nostalgie d'une merveilleuse rencontre : https://la-theiere-nomade.blogspot.com/2010/01/un-atelier-pu-er-tres-particulier-que.html. Dix ans déjà et je l'ai revécu comme si c'était hier, impressionnant d'avoir une mémoire aussi précise ! 
Göteborg, cette galette précieuse 
aux feuilles compressées irrégulières. 
Première infusion dans une théière ébouillantée, comment les belles vont-elles se comporter ? La liqueur est légèrement trouble avec une saveur camphrée et douce. 
Les feuilles se sont bien réveillées mais elles n'ont pas fini de me séduire. 
Il fait doux dehors, bien emmitouflée dans mes ailes papillon, je savoure ce nectar qui fait tant de bien à mon âme. 
Passage après passage, la nostalgie m'envahit, ces réunions de thé me manquent. 
Je me souviens de tout ce que ma Framboise m'a appris mais aussi la phrase de Cathy, dont c'était la première découverte de ce thé dont elle est devenue addict : https://la-theiere-nomade.blogspot.com/2010/02/le-jour-dapres-encore-que-du-bonheur.html avec les commentaires qui ont fait dire à Cathy que "Avec le thé, les cours d'histoire deviennent bien plus intéressants"... Après 8 passages, les feuilles deviennent très amères voire âcres et mon estomac se rebiffe, que se passe-t-il ? Serait-ce l'influence des médicaments que je dois ingérer pourque mon épaule se "dégèle"... Heureusement j'ai d'autres passions, je vais me plonger dans l'univers de Mahler avec délectation, cela faisait longtemps et j'ai toujours autant d'émotion en l'écoutant d'autant que je fais un parallèle avec le Pu Er que je ne bois qu'en automne et en hiver, c'est pareil pour les oeuvres de ce grand musicien, allez savoir pourquoi… 
un ciel tourmenté 
qui me donne envie de lire ce recueil de poèmes Pluies millimétrées qui porte bien son titre, quelques gouttes ce matin et maintenant du bleu et blanc au gris foncé. Page 47 :
"Juste vous et moi

J'attends son retour avec tant d'impatience

On écoutera tomber la pluie 
Le ciel effectivement se fait plus menaçant)
Du thé, des scones, des marmelades à étaler généreusement,
Un bouquet de lilas mauves et blancs

Et des souvenirs plein les yeux"
 Vous, c'est mon Amie Carine et le thé ! C'est elle qui l'a préparé, mon épaule refait des siennes, c'est un Gao Shan d'Alishan, qui emballe nos papilles : fleuri, miellé, beurré, d'une douceur à l'image de notre longue Amitié. Heureuses de nous revoir, nos échanges, toujours vrais même s'ils étaient plus sérieux cette fois... J'attends avec un peu de crainte ce qu'elle pense de ce salon blanc-thé auquel je ne me fais pas encore vraiment, ce qu'elle m'en a dit m'a fait du bien, l'âme du thé imprègne cette pièce même si je ne la sens pas encore vraiment… 
Une deuxième théière et toujours cette émotion gustative qui nous envahit. Merci les cueilleuses… 
Les feuilles n'ont pas encore tout donné qu'il est déjà temps de se quitter 
après un petit devoir… 
MERCI ma chère Carine, tes mots me vont droit au coeur. Sans toi, je n'aurais pas pu savourer ce nectar, ce matin, j'ai cassé une de mes petites théières... A très vite j'espère pour d'autres dégustations, d'autres échanges ! Je pourrais encore écrire tant d'autres choses mais taper à la main gauche n'est pas évident!

samedi 28 décembre 2019

Un bonheur que je paie cher...

Cette fois-ci, c'est certain, c'est la dernière fois que je déménage, déjà que je déteste le style Louis Caisse mais il me le rend bien ! J'ai évidemment voulu les éliminer le plus vite possible malgré une douleur de plus en plus vive à l'épaule et au bras droit qui s'estompait quand j'arrêtais ce qui m'a fait croire à une tendinite jusqu'au jour où mon épaule s'est bloquée accompagné d'un mal de gueux, à tel point quej'ai dû appeler un médecin de garde sur les conseils répétés et insistants de mon mari, chacun sait qu'il faut que je sois au bout de ma vie pour y avoir recours... Deux heures plus tard le verdict est tombé : "capsulite rétractile de l'épaule ou épaule gelée!". A deux jours de Noël trouver un kiné c'est mission impossible surtout dans un nouveau cadre ! J'ai donc sollicité mon bras gauche et l'apprentissage a été moins difficile que je pensais. Très douce fête de Noël en tête-à-tête avec un mari très prévenant… 
Le lendemain, un ciel flamboyant à l'image que sera ce jour que j'attendais depuis belle lurette… 
Un Laponic vert qui fait frémir mes papilles tandis que la bougie donne à la pièce des parfums de pinède avec des notes de fruits rouges. Tout bientôt je ne serai plus seule à me livrer à ma passion, le nouveau livre d'or est prêt! 
Un Gao chan d'Alishan, deux bols et un cadeau d'un lieu que j'adore donne un indice évident sur l'invitée … 
MERCI ma chère Fabienne pour ta présence qui illumine cette période que j'aime tant, nous avons tant de choses à raconter, les caisses attendront! Parce qu'elle a eu la gentillesse de me proposer de les vider vu mon incapacité à le faire, sauf que c'est mon mari qui en fut le bénéficiaire, je préfère ne pas commenter la chose, mais comme elle dit ses enfants ne pourraient pas l'aider?... Une exception, notre adorable belle-fille et son fils, partis aux sports d'hiver. MERCI de l'avoir aidé, les miennes attendront encore…
Après avoir été manger dans ma cantine asiatique préférée qu'elle a beaucoup appréciée, nous partageons un dessert de circonstance, absolument délicieux, moi qui n'aime pas trop les bûches, j'ai vraiment apprécié, et dans les tasses des Bourgeons pourpres 2011 fleuris qui se mariaient très bien avec le massepain et les fruits du dessert. Mais pourquoi donc ai-je pensé à ton fils en te regardant ma chère Fabienne ? ... Elle a aussi découvert le cougnou dont j'ai déjà parlé ici entre autres : https://la-theiere-nomade.blogspot.com/2014/12/un-week-end-special-ou-dune-saison.html Le temps s'écoule trop vite, nous avons passé de merveilleux moments, cela faisait bien longtemps et j'en redemande. 
Je ne suis pas la seule... Vivement les suivantes ! En attendant, malgré les drogues, mon épaule gelée est de plus en plus douloureuse rendant les gestes les plus banals du genre s'habiller, se laver les cheveux, lever le bras sont durs, durs voire impossibles. Même tourner les pages d'un livre, c'est dire le désastre. Taper de la main gauche est la seule solution mais c'est très lent, je vais donc ne rien faire en ce lendemain de la veille ! 
Ce samedi, le soleil peine à se réveiller, moi par contre c'est le sommeil qui me fuit, j'ai essayé de dormir du côté gauche, ce que je ne fais jamais mais si je m'endors, je me retourne et me réveille immédiatement à cause de la fulgurance du mal mais j'ai un plan fou, aller faire quelques emplettes chez SEQUOIA à quelques encablurures de chez moi et en zone 30. Mais avant l'effort, le réconfort griffé Au fond du jardin grâce à mon amieavoir Fabienne. 
Ambiance comme dans ce lieu magique : théière au motif raffiné, une bougie odorante et son Milky Oolong dans la tasse 
qui s'harmonise si bien avec cette merveille signée Laurent. 
Et mon cadeau reçu de Fabienne, Pluies Millimétrées 
dédicacé par l'auteur, Fred la poète ! En l'ouvrant au hasard, je suis tombée en arrêt sur "L'eau poétiquement modifiable…" L'eau n'est qu'un liquide jusqu'à ce qu'elle rencontre des feuilles. MERCI Fred pour avoir transformé l'eau en poème ! J'ai hâte de découvrir le reste 
mais avant cela, mon plan sous un beau soleil malgré les récriminations de mon mari trop protecteur ! Mission accomplie mais c'était de la folie, heureusement il n'y avait quasi personne dur la route, et un adorable vendeur a porté mes sacs dans la voiture. Mon épaule n'a pas aimé et j'en suis quitte pour achever ce billet de la main gauche aussi j'arrête ici, contrainte et forcée !

dimanche 10 août 2014

Après les ténèbres, renaît doucement la lumière

Après un mois de juillet exceptionnel, le mois d'août s'annonçait plus calme mais j'étais loin d'imaginer ce qui allait arriver : le 2 au soir, je me suis préparé un Hojicha griffé Tamayura, en espérant voir la lune et les étoiles mais elles n'étaient pas au rendez-vous. Et le thé avait une saveur bizarre, j'ai cru que je l'avais mal infusé bien qu'il faut vraiment le vouloir pour rater un Hojicha, j'ai mis cela sur le compte de ma fatigue et de cette tristesse liée à l'absence pourtant temporaire du petit Dragon. Le lendemain, après une nuit tumultueuse, je me prépare comme chaque jour mes rituels théinés et là, panique, je ne sens plus rien et ne goûte que quelque chose de fade et amer, rien à voir avec la saveur prononcée du Pu Er choisi, les Bourgeons pourpres déjà infusés la veille avec bonheur ! Depuis 3 jours, j'ai le nez transformé en fontaine mais pas bouché, cela ne pouvait donc pas en être la cause. Et j'ai eu peur, très peur, ma mère était atteinte d'agueusie depuis des années et dans les derniers mois de sa vie, elle avait aussi perdu le goût, j'étais malade à l'idée que cela pourrait m'arriver et pour la première fois depuis des lustres, j'ai craqué, impossible de me raisonner, je me suis repliée sur moi-même. Six jours sans thé c'est autant de jours sans vie : non seulement plus de thé mais envie de rien, ni musique, ni lecture. Je ne parvenais pas à me projeter dans cet avenir sans passion et j'ai voulu décommander la dégustation de thé prévue chez Source de Lumière, je n'envisageais pas d'aller dans ce lieu magique dans cet état. Mais vendredi j'ai reçu un SMS de Guang Yuan : "Je suis sous le théier-ancêtre, 3;200 ans d'âge, im-pes-sion-nant !!!!!! je pleure !!!" Est-ce l'énergie indicible qui se dégageait de ce message ou cette même réaction ressentie dans les plantations de Dong Ding lors de mon voyage initiatique dans la belle Île qui m'ont fait émerger de ma léthargie ? Les deux certainement mais j'ai décidé d'y aller avec une grande appréhension, comment vais-je réagir, vais-je pouvoir apprécier ces thés que j'aime ? Quand Cha Hua est venue me chercher, je lui en ai parlé, elle était étonnée de me voir dans cet état (et moi donc...) mais elle m'a cité une phrase que je ne risque pas d'oublier et qui m'aide à supporter cette situation éphémère je l'espère : "Le goût et l'odeur sont l'aspect extérieur du thé mais il y a aussi l'énergie, pour les Taoïstes, nous sommes des récipients, des urnes, des organes vides". 
Nous voici arrivées dans ce lieu magique dont j'attends beaucoup.
Source de Lumières est encore dans le Yunnan, c'est donc Cha Hua qui est à la manœuvre.
Premier thé : un Mi Xiang Oolong originaire du county de Nantou, cultivé à 700 mètres.
Infusé en gong fu dans la théière en argent, elle aura bientôt sa cousine, je suis curieuse de la découvrir... Je suis très émue de voir avec quel naturel elle prépare ce nectar.
Elle captive son auditoire.
La couleur de cette première infusion est d'un beau jaune pâle, la texture est soyeuse, pour ce que j'en perçois, il me fait penser à un Alishan  d'automne.
L'infusion suivante est plus corsée, avec des notes de miel.
Les feuilles infusées ont encore des choses à offrir.
Notre voyage nous emmène maintenant au Nord de Taipei, à Musha à la découverte d'un Tie Kwan Yin.
La couleur de l'infusion est d'un orange clair, signe d'une torréfaction plus forte que le Mi Xiang Oolong.
Cha Hua répond aux questions des participants montrant ainsi sa connaissance approfondie de ces thés mais elle a une immense qualité, sa modestie et ce cet esprit du thé dont elle est imprégnée.
Les infusions se poursuivent, les échanges aussi.
Parfois surréalistes quand Cha Hua se transforme en Anne-Marie Ferrari (le nom que lui a donné mon mari lors d'une rencontre où une partie des conversations a dérapé :http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/08/un-dernier-jour-de-juillet-pas-ordinaire.html.) Je n'en croyais pas mes oreilles, pour faire très court, et c'est déjà trop long: elle a comparé l'excellence de certains thés avec l'excellence de cet engin à 4 roues, je n'en dirai pas plus...
Je préfère ne pas répondre et admirer ce petit panda, la mascotte de ces séances (merci Sugi pour tes belles photos, les miennes sont assez nulles, je dois absolument m'en procurer un du genre de ta "vieillerie"= message codé).
Elles non plus n'ont pas tout donné, elles feront le bonheur de certaines...
Une petite pause à présent
pour préparer les commandes, Sabine, c'est pour toi...
Sous l'œil intéressé de petit Panda, Cha Hua nous propose un Bi Yun Tian, un sublime thé vert qui porte un nom très poétique : Ciel bleu, nuages blancs qui me rappelle de beaux souvenirs : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2013/07/comment-dire.html .
La préparation à l'ancienne (1/3 d'eau froide, 2/3 d'eau chaude) donne une liqueur très pâle. Même si je ne perçois pas tout en détail, il me fait penser à la première gorgée à un Bi Lo Chun.
J'en ai encore chez moi, je compte m'en refaire dimanche.
Nous quittons maintenant la belle Île pour le Yunnan à la découverte de cette galette de ces Mille fleurs qui s'ouvrent, un Pu Er 2013.
Incroyable douceur pour ce tout jeune Pu Er cru, d'habitude beaucoup plus fougueux, voire agressif.
Une de nos conversations a porté sur les bambous, Agnès cherche des informations tandis que Nadiejda, très concentrée, hume ce nectar.
Un dernier Pu Er, sheng cette fois de 1990.
Cha Hua se concentre sur les arômes, mais pour moi à part une forte saveur camphrée à la première gorgée, je ne perçois plus rien.
Et je sens à peine l'odeur pourtant prononcée des feuilles infusées. Mais je ne veux pas me braquer sur ce constat négatif, je veux ne garder que les moments chaleureux de cet après-midi.
J'aide Cha Hua à préparer les dernière commandes avant d'aller retrouver mon mari, impatient de revoir Anne-Marie Ferrari...
Pendant qu'ils papotent de futilités, je jette un œil sur ce ciel bleu gris strié de fines bandes blanches en remerciant Cha Hua de ce qu'elle nous a fait vivre aujourd'hui.
Ce dimanche, c'est un beau ciel bleu avec quelques nuages blancs qui m'accueille sur ma terrasse.
Le thé de ce matin est tout choisi : un Bi Yun Tian, Ciel bleu, nuages blancs.
Il fait doux, j'installe les ustensiles nécessaires à la préparation à l'ancienne.
La couleur des feuilles, assez irrégulières, oscille du vert au gris.
Première infusion 1/3, 2/3.
Après ce passage beau camaïeu de verts des feuilles,
Liqueur jaune pâle tirant sur le vert, saveur végétale.
Deuxième infusion, les feuilles s'ouvrent de plus en plus au contact de leur mère l'eau.
Dans le zhong la couleur du breuvage est plus soutenue mais je ne perçois qu'une saveur très atténuée de ce thé que je connais très bien.
Les feuilles sont de plus en plus pâles et tendres.
Je tente une dernière infusion à chaud uniquement cette fois.
La couleur de la liqueur est toujours aussi belle et ce que je goûte me fait vaguement penser à du Bi Lo Chun.
Un dernier regard admiratif à ces belles en pensant avec émotion aux cueilleuses et à leurs doigts de fées...
J'ai besoin d'un thé de lecture pour entamer le dernier Jean d'Ormesson : Comme un chant d'espérance, celle qui m'habite aujourd'hui. 
Le ciel devient tout gris et menaçant mais tant qu'il ne pleut pas... J'ai choisi d'infuser un Gaba Cha griffé Source de lumière, à la fois chaleureux et relaxant. Mais dès la première gorgée, j'ai à nouveau ce goût fade et amer dans la bouche. Déception mais pas désespoir, je ne veux plus revivre ces jours affreux, demain je vais prendre rendez-vous chez le toubib pour essayer de comprendre ce qui se passe. J'ai toujours un snotneus, le nez qui coule comme on dit en flamand, peut-être faut-il chercher par là mais ce qui me rassure un peu c'est que ces troubles ne sont pas héréditaires...