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lundi 28 novembre 2011

Thés, musiques, amitié et beaux souvenirs

Ce matin, je me suis réveillée le cœur léger, les pelouses étaient recouvertes de gelée blanche mais le soleil commençait à percer. J'ai donc voulu boire un premier thé à l'image de mon état d'esprit, j'ai choisi le Mélange Air. Et j'ai passé la matinée avec Marie Laforêt dont j'ai la compilation en CD mais qu'à l'époque j'écoutais en disque vynil. Si j'avais assez de place dans mon salon bleu-thé, j'y installerais ma chaîne, malgré les imperfections, je préfère ces enregistrements, j'aime moins les CD, trop "métalliques", trop parfaits mais dont l'âme a disparu (ou n'a jamais existé plutôt). J'aime la composition de ce thé: mélange d'Oolong de Chine et de Formose et de thé blanc. Adieu jolies feuilles, je vous rends à la terre, d'un bout à l'autre de la chaîne, vous aurez tout donné. Cet après-midi, le ciel est tout bleu et le soleil donne au jardin de jolies couleurs. Je vais chercher un des cadeaux reçus dans ma boîte à trésors et je mets en scène la future dégustation. De ce thé je ne connais que le nom, Wui Shan / Wui Zhen de chez ThéOdor, et le carnet de l'Insolent parisien est muet à son sujet.Le parfum de ces superbes feuilles sèches m'évoque le Yunnan, la paille et la noix ou la châtaigne, c'est donc un thé rouge. Je suis curieuse de savoir ce que ces feuilles vont m'offrir. La couleur de l'infusion est assez foncée, mais quelle douceur en bouche, aucune amertume, un délice. Je tente une deuxième infusion, elle est légèrement plus pâle, la saveur est maintenant plus boisée, plus animale aussi mais toujours aussi douce. Merci à mon généreux donateur pour ces émotions gustatives procurées par ce thé inconnu, je l'ai bu à ta santé, à notre amitié. Ce matin, j'étais dans l'univers de Marie Laforêt, je passerai l'après-midi avec Bruch et Maria Callas...Les feuilles infusées dégagent une odeur puissante de feuilles d'automne après la pluie. Il me reste encore de ce trésor, la prochaine fois, je l'infuserai en zhong ou en petite théière transparente ou en terre. J'aime cet univers du thé, cette boisson universelle et 2 J'aime cet univers du thé citations me reviennent: "Le théisme est l’art de cacher la beauté que l’on est capable de découvrir, et de suggérer celle que l’on n’ose pas révéler." (Okakura Kakuso). Et celle-ci: "Celui qui n’a plus rien a encore le thé" (proverbe chinois). Encore une journée très thé, que du bonheur!

vendredi 23 septembre 2011

Thé et vagabondage vont si bien ensemble...

Ce matin, à nouveau la désagréable surprise (le bruit des travaux au chemin de fer) aurait pu me mettre de mauvaise humeur.Mais je suis à nouveau d’humeur vagabonde et après avoir mis un CD de Nana Mouskouri, je me prépare à nouveau un Mélange Air dans cette théière qui me fait voyager (quand j’ai trop la bougeotte mon mari m’appelle la fille de l’air). Ce choix n’est pas anodin, je serai à Paris du 10 au 15 novembre et une de mes premières visite sera pour TeaThéCha, le "nouveau" salon de Patrick Loustalot, l’Artisan de Saveurs. Je rêve déjà des lieux incontournables où je retournerai mais aussi de nouvelles adresses à découvrir. Du 11 au 13, je serai avec LE club, http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2009_11_01_archive.html nous y étions en novembre 2009 et j’en garde un souvenir très ému. A l’époque, nous avions visité une superbissime exposition http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2009/12/suite-et-fin-de-ce-we-bonheur-jen.html , cette fois ce sera celle sur la Cité interdite au Louvres. C’est encore loin mais je ne résiste pas, je veux déjà me faire une idée de ce que je veux faire avant leur arrivée et après leur départ. D’autant que le chahut s’est arrêté. J’éteins le tourne-disque, je ne peux travailler en musique. J’aime beaucoup cette élégante théière et sa tasse rectangulaire, même si cette dernière n’est pas pratique, il faut boire dans les coins pour ne pas faire couler le thé, ici un reste de Fukamushi. J’ai malheureusement dû arrêter très vite, le bruit a recommencé. Désolée ma chère Sylviane, je continuerai mon projet la semaine prochaine parce que ce week-end sera très chargé. Et ce soir, je voyagerai encore, du côté de Nantes cette fois où Olivier Leclerc leur fera une dégustation des thés Tamayura, les petits veinards. Moi, je serai devant ma télévision et je voyagerai encore, je regarderai… Koh Lanta.

mercredi 21 septembre 2011

Un beau premier jour d'automne

Ce matin, j’ai l’esprit touche-à-tout et l’humeur vagabonde, et cela tombe bien puisque je dois m’occuper de notre escapade à Londres. J’ai devant les yeux les desideratas de ma filleule : Buckingham, Tower of London et Tower bridge, Big Ben, Westminster, la Tate, Harrods et Bench (j'ignorais jusqu'à hier de quoi il s'agissait)... grâce à elle, je ne mourrai pas (tout à fait) idiote. Il faut que je me mette dans l’ambiance avec un Royal London Blend, infusé dans une Tea for one (il y en aura d’autres tout au long de cette journée). Un des endroits choisis par Véro est Bench à Covent Garden, cela tombe bien, c’est près de là que se trouvent aussi The Tea House et Tea Palace. Mais pour les autres lieux, j’aurai besoin d’une carte, du plan du métro et de ces guides pour trouver les salons de thé aux abords de ces lieux hautement touristiques ! Buckingham, c’est fait. Westminster et Big Ben aussi. Ce ne fut pas sans mal, j’ai horreur de consulter des cartes, surtout quand il faut des jumelles pour lire le nom des rues… quand elles s’y trouvent ! Mais j’ai la solution pour tenir le coup : un Singbulli de chez Magie du Thé. Le trajet pour la Tower of London et la Tate est trouvé. Moi je voudrais absolument revoir Victoria et Albert, ce que je ferai probablement pendant que la miss sera à la Tate, j’ai du mal avec l’art moderne trop moderne.Le réconfort après l’effort, un délicieux mélange Air, et je continue mes recherches. Il me reste à situer Harrods, Postcards et Teasmith, ce qui est beaucoup plus facile, j’y étais il n’y a pas si longtemps…J’ai terminé et je mérite bien de me poser, les plans et autres cartes c'est pas mon truc. Je choisis cette superbe théière et un thé pour qui l’est tout autant. Le Fuji Sencha de chez Postcards. La couleur de l’infusion n’a d’égal que sa saveur, j’ai hâte de retourner dans ce lieu magique et de revoir Tim, ma filleule sera ravie, ses thés préférés sont les japonais. Je lui réserve encore l’une ou l’autre surprise mais j’ai parlerai au fur et à mesure de nos découvertes, ce ne sirait plus une surprise sinon. J’ai adoré cette journée, j’ai voyagé, anticipant le bonheur de cette escapade londonienne. Je sais déjà que ce ne sera pas triste!

dimanche 3 octobre 2010

L'été en octobre... le thé sur ma terrasse!

Ce matin, quelle superbe surprise, un soleil radieux et très doux, il fait 22°, inondait le jardin ; même un petit rhododendron refleurit ! Il ne reste plus qu’à les préparer. Et ces dernières fraises délicieuses, il ne reste plus qu’à les manger ! Ce qui n'est pas vraiment dur, elles sont si goûteuses...Et le thé dans tout cela ? Il est là évidemment, le Mélange Air (Sylviane, note bien les précisions de ce thé de Patrick, je suis certaine qu’il te plairait !) Incroyable mais vrai, je ne pouvais imaginer que j’inaugurerais le plateau et le mug sur ma terrasse cette année encore…Et sur une "nappe" Bird Island, en fait un paréo ramené de cette île que j’adore. De mai à octobre jusqu’à 5 millions d’oiseaux s’y posent pour nidifier, et l’île ne fait qu’1 km de long sur +/- 450 m de large, un vrai bonheur pour les amoureux des oiseaux que nous sommes, Xavier et moi. J’en connais une par contre qui n’y mettra jamais les pieds (= message codé…) J’ai découvert ce livre à la boutique du château à Nantes, bref moment de nostalgie… Un coup d’œil sur le sommaire m’indique les chapitres que je lirai sous ce doux soleil, ce que j’aime c’est que chaque chapitre est écrit par une personne différente, spécialiste dans le sujet. Je commence à ne plus supporter ces auteurs qui, sous prétexte qu’ils en savent un peu plus que les autres, ont la prétention d’écrire sur ce vaste sujet qu’est le thé, sont approximatifs et commettent même des erreurs ou répètent toujours la même chose, c’est lassant et malhonnête intellectuellement… J’ai choisi le chapitre 8 : Le commerce du thé et l’aventure flamboyante des Clippers au 19e siècle. Chapitre assez technique mais j’ai appris que la France avait aussi ses Clippers, sauf qu’ils n’ont pas servis au transport du thé.J’ai choisi ce chapitre pour 2 raisons, la première en voyant cette photo : "Chargement de caisses de thé à bord d’un Clipper". La légende dit : "Le chargement d’un clipper s’effectue en deux ou trois jours, sans relâche la nuit. On charge même des demi-caisses pour combler les espaces vides". Je n’en saurai pas plus, j’aurais aimé savoir de quoi étaient faites ces caisses, comment le thé était protégé de l’humidité, je resterai sur ma faim… mais ce n’était à vrai dire pas vraiment le sujet, dommage. La deuxième raison est l’évocation du Cutty Sark. Autre moment de nostalgie, et aussi de tristesse… sur les conseils de Edward Bramah, cet homme qui m’avait tant marquée à l’époque, (je parle de lui entre autres le 20 septembre 2008, il reste très présent dans mon cœur et Vanessa, je te promets d’essayer de comprendre ce que tu m’as envoyé, mais ce n’est pas gagné ! Je t’enverrai un courriel à ce sujet), je suis allée voir cet imposant clipper à Greenwich en 2000, à l’époque je n’avais pas encore de blog ; j’ai voulu y retourner pour en parler tant il m’avait impressionnée, il avait brulé en 2007 alors qu’il était en pleine rénovation, je ne sais pas s’il a été restauré depuis, je l’espère, ce sera l’occasion d’aller le revoir, mais quand ? Le chapitre 9 : "Un jardin dans une tasse de thé" : invitation à une rêverie sur le thé dans la littérature française, 17e – 20e siècle, m’a effectivement fait rêver, " Ainsi la Marquise de Sévigné pouvait rapporter les propos de la Princesse Tarente évoquant le landgrave de Hesse-Cassel qui en prenait 40 tasses tous les matins : "Il était "mourrant", cela le ressuscite à vue d’œil". (mourant est entre " ", telle était l'orthographe de l'époque. Ce passage laisse songeur… cela m’a aussi rappelé le plaisir que j’éprouvais en lisant la correspondance de madame de Sévigné, on n’écrit plus ainsi maintenant… Mais aussi bien ri, jugez-en : "La Princesse Palatine affirme : le thé n’est pas aussi nécessaire aux ministres protestants qu’aux prêtres catholiques qui ne peuvent se marier car il rend chaste…" Et plus loin, parlant de la Comtesse de Ségur qui a bercé mon enfance : "Le thé, synonyme de bien-être et guérison, devient un pilier de la convivialité. D’ailleurs des générations de petites filles reçurent en cadeau des services à thé miniatures : Ta tante d’Aubert m’a chargée de te remettre ce petit thé (…) L’heureuse Sophie prit le plateau avec les 6 tasses, la théière, le sucrier et le pot de crème en argent". (In Les malheurs de Sophie). Ce que cette dernière en fit n’a plus rien à voir avec le thé…, je crois que je pourrais retrouver l’endroit exact dont il est question, j’ai au moins relu 20 fois chaque livre ! J’arrête ici ma lecture, je savoure maintenant ce thé en pensant à celui qui l’a créé avec Olivier S. et qui a ouvert son nouveau comptoir, bonne route Patrick, quant au salon, les orphelins de l’Artisan ne le seront plus à partir de mardi prochain… puis je le bois à la santé de ma petite-fille Sarah qui fête aujourd’hui son 19e anniversaire ; et enfin à ma filleule qui va bientôt arriver, encore des moments de franche rigolade en perspective. Et en l'attendant, j’écoute le chant de tous ces oiseaux qui se croient comme moi en été…

mercredi 8 septembre 2010

Thé et Histoire: Monographie du Thé

C’était prévu pour hier, ce sera pour aujourd’hui. Mon mari est occupé toute la journée, je ne crains donc pas d’être dérangée et j’ai hâte de découvrir le contenu de ce "vieux" livre qui sommeille dans ma bibliothèque, un fac-similé de l’édition originale. Mais d’abord, choisir une théière, ce sera une vietnamienne, découverte il y a longtemps déjà dans un lieu dont le thé ne m’a pas laissé un souvenir impérissable contrairement à la chaleur de l’accueil et l’originalité des objets. J’étais alors plus intéressée par le contenant que le contenu et je recherchais des théières qui sortaient de l’ordinaire, j’y ai trouvé mon bonheur. Le thé maintenant, ce sera d’abord le Mélange Eau et tout en le préparant en suivant les conseils très précis, je pense à Patrick Loustalot, l’Artisan de saveurs, dont j’attends avec impatience des nouvelles de sa nouvelle aventure. Dès l’introduction, le ton est donné, l’auteur est dithyrambique à propos de cette "herbe divine" qui fut comparée à l’ambroisie. Dans le style de l’époque, très scolaire mais pas imbuvable, le premier chapitre traite de l’histoire du thé et son introduction en Europe. C’est très documenté, très précis mais agréable à lire, on sent que l’auteur est passionné bien sûr mais il veut être sûr de ses écrits en citant de nombreuses sources, ce qui n’est pas toujours le cas des auteurs actuels… Et j’ai encore appris. J’ai ri aussi en découvrant ce "poëme" qui commence par puer… mais pas celui auquel j’ai immédiatement pensé… : "Allons, allons garçon, verse le thé dans ma tasse ; mes yeux succombent à un assoupissement inexplicable : je sens mon esprit engourdi, mes forces abattues ; l’action vivifiante du thé dissipera cette langueur". Premier chapitre terminé, théière vide, un regard à ces belles feuilles qui ont tout donné. Il me faut de quoi attaquer la suite mais pas sans une autre infusion de cette "herbe divine", ce sera le Mélange Air. L’intitulé de ce deuxième chapitre ne m’excite pas beaucoup, il s’agit de "Tableaux statistiques des importations du Thé dans les divers états de l’Europe et de l’Amérique", je le parcours donc en diagonale. Je m’arrête cependant sur ce très court passage, je ne suis pas chauvine, surtout maintenant, mais je suis curieuse, à l’époque nous étions autrichiens puis hollandais, que sera-t-on demain ? Le dernier tableau est intéressant pour les historiens, même sans la lecture de la date on peut le situer : on ne parle ni d’Italie, ni d’Allemagne en tant qu'états. Le troisième chapitre est consacré à l’Origine du Thé – Sa description botanique. J’ai d’abord cru que cette description serait fastidieuse, mais ici aussi le style m’a ôté cette crainte, je ne suis pas familière de ce genre de littérature mais je me demande si aujourd’hui on trouverait cette phrase : "… Les fleurs naissent deux à deux dans les aisselles des feuilles …", pour ne citer que celle qui m’a le plus frappée. Plusieurs sortes de camellia ont donné lieu à des discussions voire des querelles. Une question en particulier a divisé les botanistes : le théier dont on tire le thé vert est-il le même que celui dont on tire le thé noir ? La réponse définitive fut apportée en 1838. "… Je cueille des feuilles pour faire du thé noir et du thé vert dans la même plantation et sur le même arbre. La différence se réduit seulement au mode de fabrication et à rien de plus." Le chapitre IV, joliment illustré de gravures sur l’agriculture en général, s’intitule Des cultures du Thé. Les premières pages sont consacrées à la description admirative des savoir-faire agricoles des Chinois que ce soit dans la connaissance des sols et de la meilleure façon de les exploiter que dans l’ingéniosité des outils utilisés. Et l’auteur de citer ce proverbe chinois : "Un Chinois tient ses champs en meilleur état que sa maison". Et on y parle déjà du Fo-Kien (heureux pays), où poussent les arbres qui donnent les meilleurs thés. De la lecture de ce chapitre il ressort que déjà à l’époque la maîtrise de la culture des théiers était répandue : impressionnantes précisions sur les conditions optimales pour obtenir les meilleurs résultats. Quelques lignes soulignent la difficulté du transport des récoltes. Je découvre aussi et avec un certain étonnement que l’auteur parle de culture du thé au Brésil, qu’en est-il aujourd’hui ? Encore des infos intéressantes. J’arrête ici cette passionnante lecture, ma filleule va bientôt arriver et j’ai des choses à préparer. Mais je reviendrai, j'ai hâte de continuer cette étonnante lecture, et je vous encourage à faire de même...

mardi 22 décembre 2009

Veille de départ

Impatience mais heureusement encore beaucoup de choses à faire. Les bagages ordinaires à préparer, parce que le sac à thé est prêt. J’emmène avec moi de quoi ne pas être en manque, les Hollandais ont beau avoir été les premiers à faire venir cet or vert de Chine, à l’hôtel, c’est le règne du sachet. Heureusement un peu meilleur que le yellow, mais pas assez à mon goût cependant. Et bien sûr un thé, j’ai choisi aujourd’hui Eau : "Assemblage minéral fluide, limpide et désaltérant".« Ti Kwan Yin, Dong Ding, Oolong de Darjeeling et Long Jing. » C’est le toit des mangeoires qui m’a inspiré ce choix, c’est le dégel. Définitif ? Je veux le croire...Les voitures ont retrouvé leur aspect habituel, nous pourrons partir. Je ne suis déjà plus tout à fait ici, je repère sur la carte de notre île les endroits que je veux re-re-re-revoir… Cet après-midi, retour dans mon salon, et thé évidemment. Air, parce que c’est le moment de croire au père Noël : "Un souffle, une brise de printemps frêle et fleurie. Mélange d’Oolong de Chine et de Formose et thé blanc". Je déguste avec ravissement ce mélange de l'Artisan, mais pas trop longtemps, les autres valises ne se feront pas seules et ce soir, ma filleule vient souper. Il y aura encore du thé, à l’apéritif et dans les tasses uniquement, le reste sera cette fois très basique, j'ai respecté son choix. Mais, à mon retour… tu ne perds rien pour attendre, ô ma Puce!