
Ce matin,

quelle superbe surprise,

un soleil radieux et très doux, il fait 22°,

inondait le jardin ; même un petit rhododendron refleurit !

Il ne reste plus qu’à les préparer.

Et ces dernières fraises délicieuses, il ne reste plus qu’à les manger ! Ce qui n'est pas vraiment dur, elles sont si goûteuses...

Et le thé dans tout cela ? Il est là évidemment, le
Mélange Air (Sylviane, note bien les précisions de ce thé de Patrick, je suis certaine qu’il te plairait !)

Incroyable mais vrai, je ne pouvais imaginer que j’inaugurerais le plateau et le mug sur ma terrasse cette année encore…Et sur une "nappe" Bird Island, en fait un paréo ramené de cette île que j’adore. De mai à octobre jusqu’à 5 millions d’oiseaux s’y posent pour nidifier, et l’île ne fait qu’1 km de long sur +/- 450 m de large, un vrai bonheur pour les amoureux des oiseaux que nous sommes, Xavier et moi. J’en connais une par contre qui n’y mettra jamais les pieds (= message codé…)

J’ai découvert ce livre à la boutique du château à Nantes, bref moment de nostalgie…

Un coup d’œil sur le sommaire m’indique les chapitres que je lirai sous ce doux soleil, ce que j’aime c’est que chaque chapitre est écrit par une personne différente, spécialiste dans le sujet. Je commence à ne plus supporter ces auteurs qui, sous prétexte qu’ils en savent un peu plus que les autres, ont la prétention d’écrire sur ce vaste sujet qu’est le thé, sont approximatifs et commettent même des erreurs ou répètent toujours la même chose, c’est lassant et malhonnête intellectuellement…

J’ai choisi le chapitre 8 :
Le commerce du thé et l’aventure flamboyante des Clippers au 19e siècle. Chapitre assez technique mais j’ai appris que la France avait aussi ses Clippers, sauf qu’ils n’ont pas servis au transport du thé.

J’ai choisi ce chapitre pour 2 raisons, la première en voyant cette photo :
"Chargement de caisses de thé à bord d’un Clipper". La légende dit :
"Le chargement d’un clipper s’effectue en deux ou trois jours, sans relâche la nuit. On charge même des demi-caisses pour combler les espaces vides". Je n’en saurai pas plus, j’aurais aimé savoir de quoi étaient faites ces caisses, comment le thé était protégé de l’humidité, je resterai sur ma faim… mais ce n’était à vrai dire pas vraiment le sujet, dommage.

La deuxième raison est l’évocation du Cutty Sark. Autre moment de nostalgie, et aussi de tristesse… sur les conseils de Edward Bramah, cet homme qui m’avait tant marquée à l’époque, (je parle de lui entre autres le 20 septembre 2008, il reste très présent dans mon cœur et Vanessa, je te promets d’essayer de comprendre ce que tu m’as envoyé, mais ce n’est pas gagné ! Je t’enverrai un courriel à ce sujet), je suis allée voir cet imposant clipper à Greenwich en 2000, à l’époque je n’avais pas encore de blog ; j’ai voulu y retourner pour en parler tant il m’avait impressionnée, il avait brulé en 2007 alors qu’il était en pleine rénovation, je ne sais pas s’il a été restauré depuis, je l’espère, ce sera l’occasion d’aller le revoir, mais quand ?
Le chapitre 9 : "Un jardin dans une tasse de thé" : invitation à une rêverie sur le thé dans la littérature française, 17e – 20e siècle, m’a effectivement fait rêver,
" Ainsi la Marquise de Sévigné pouvait rapporter les propos de la Princesse Tarente évoquant le landgrave de Hesse-Cassel qui en prenait 40 tasses tous les matins : "Il était "mourrant", cela le ressuscite à vue d’œil". (mourant est entre " ", telle était l'orthographe de l'époque. Ce passage laisse songeur… cela m’a aussi rappelé le plaisir que j’éprouvais en lisant la correspondance de madame de Sévigné, on n’écrit plus ainsi maintenant… Mais aussi bien ri, jugez-en :
"La Princesse Palatine affirme : le thé n’est pas aussi nécessaire aux ministres protestants qu’aux prêtres catholiques qui ne peuvent se marier car il rend chaste…" Et plus loin, parlant de la Comtesse de Ségur qui a bercé mon enfance :
"Le thé, synonyme de bien-être et guérison, devient un pilier de la convivialité. D’ailleurs des générations de petites filles reçurent en cadeau des services à thé miniatures : Ta tante d’Aubert m’a chargée de te remettre ce petit thé (…) L’heureuse Sophie prit le plateau avec les 6 tasses, la théière, le sucrier et le pot de crème en argent". (In Les malheurs de Sophie). Ce que cette dernière en fit n’a plus rien à voir avec le thé…, je crois que je pourrais retrouver l’endroit exact dont il est question, j’ai au moins relu 20 fois chaque livre ! J’arrête ici ma lecture, je savoure maintenant ce thé en pensant à celui qui l’a créé avec Olivier S. et qui a ouvert son nouveau comptoir, bonne route Patrick, quant au salon, les orphelins de l’Artisan ne le seront plus à partir de mardi prochain… puis je le bois à la santé de ma petite-fille Sarah qui fête aujourd’hui son 19e anniversaire ; et enfin à ma filleule qui va bientôt arriver, encore des moments de franche rigolade en perspective. Et en l'attendant, j’écoute le chant de tous ces oiseaux qui se croient comme moi en été…