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vendredi 4 juillet 2014

"Rien n'est plus puissant que la douceur", et la sérénité, merci la vie !

Une journée que je veux très reposante commence. Et bien sûr par mes rituels ; santé d'abord dans mon cocon.
Puis un hymne à la beauté de cette nature qui m'entoure sous un ciel bleu pâle à peine strié de petits nuages rosés. Et un déménagement...
Mon deuxième rituel préparé à l'intérieur,
savouré avec émotion et nostalgie dehors. Je me rappelle toujours avec émotion ce petit coin de Taïwan à Paris, mes rencontres entre autres avec Vanessa que je salue au passage et aussi la gentillesse de Yu hsin, l'hôtesse de ce lieu. C'est elle qui m'a fait découvrir ce Hong Yu dont je gardais un fond en souvenir, tellement même après tout ce temps la boîte qui le contenait embaumait. http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2011/11/cette-fois-cest-la-fin.html . On annonce une journée très chaude et orageuse, c'est en pensant à cela que je n'ai pas résisté à infuser ce vieux thé. Il a la force d'un thé rouge, il est corsé comme un thé rouge mais ses notes mentholées en font un thé très rafraîchissant à la fois, je rêve d'en retrouver... en boutique pas sur Internet, j'ai besoin d'un contact avec celui qui en possède, besoin de l'entendre parle de ce thé tandis que je m'imprègne déjà de l'atmosphère du lieu. Je me souviens l'avoir employé en cuisine http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2013/01/ou-cela-va-t-il-sarreter.html pour l'anniversaire de mon mari. Je dois d'ailleurs me replonger dans mes livres de cuisine pour les festivités des 3 derniers week-end de ce mois, ce sera pour cet après-midi.
Ce midi en guise d'apéritif, préparation improbable d'un grand Thé, un Sencha Mount Fuji griffé Postcard's tea.
En savourant ce thé, d'autres beaux moments forts me reviennent: http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/05/ce-dimanche-rattrape-tout.html , j'attends déjà avec une certaine impatience ce que ces deux-là vont nous concocter !
 
Et un peu de (re-re-re)lecture, L'extase du thé. J'ai depuis très longtemps été passionnée par le poésie mais est-ce le fait que tout ce que j'ai bu aujourd'hui me ramène à des souvenirs forts et heureux, je ne sais, m'est revenu en mémoire le jour précis où j'ai découvert ce monde, j'étais en première année primaire et ce jour-là mon institutrice, mademoiselle Vergijnst, nous a appris une poésie, je m'en souviens encore aujourd'hui : "Je possède un petit ami, bien mignon et bien gentil, c'est mon meilleur compagnon et ma poche est sa maison. Quand je suis triste ou quand je pleure, vite il sort de sa demeure et me console de son mieux. Je possède un petit ami, bien mignon et bien gentil, voulez-vous le voir ? Le voici, c'est mon mouchoir".
Les infusions continuent pendant que mon esprit vagabonde.
Un ciel tout gris et un peu menaçant d'un côté,
bleu et blanc de l'autre, qui va l'emporter ?
Un dernier passage, toujours aussi savoureux malgré une légère amertume iodée
il est temps d'aller préparer le repas, merci les belles.
Si ce week-end sera très calme, les 3 suivants seront flamboyants, des retrouvailles et de la cuisine au thé entre autres, il faut que je programme tout cela.
Et un carburant pour nourrir mes neurones et m'inspirer. C'est en ressortant le livre d'Olivier Scala que je l'ai choisi, c'est un Bai Mu Dan griffé Source de Lumière infusé cette fois pendant 20 minutes. Et d'autres souvenirs émus me reviennent: http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2011/03/un-bai-mu-dan-salvateur.html , que se passe-t-il donc? Je salive en feuilletant ces livres qui me donnent envie de déjà m'y mettre.
Comme je me régale de ce Bai Mu Dan très rafraîchissant par ce temps assez lourd.
Rétrolfactions intenses face à ces belles...
Le vent se lève, la température reste élevée, il est temps pour moi d'aller faire quelques courses. Peu de monde dans les magasins et sur les routes, c'est pourtant la période des soldes que je fuis.
Retour sur cette terrasse comme un perchoir pour admirer un ciel redevenu tout bleu, avec la lune qui me fait un clin d’œil (c'est le petit point blanc au milieu). Je commence à avoir un petit creux et je ne suis pas prête de souper, mon mari est très concentré sur la télévision... alors qu'il fait si merveilleux dehors, et je crois qu'il ne doit pas être le seul !
Je me prépare donc On va se revoir Griffé ThéÔdor.
Et pour accompagner ce nectar, une assiette de fraises parsemé de menthe. Un cri soudain me parvient du rez-de-chaussée, il doit s'être passé quelque chose au salon, certainement un but mais de qui ?
Délicieux ! Et une assiette vide en est la preuve. Il ne me reste plus qu'à mâcher cette belle nana. Non, je ne suis pas folle nana Signifie menthe en arabe...Après un souper pris en solitaire dans la cuisine, retour en terrasse.
Quelle différence en un peu plus d'une heure, ce ciel tout gris est plus menaçant encore, mais tant qu'il ne pleure pas, je resterai dehors, il fait très doux encore malgré le vent qui s'est levé.
Je n'ai plus soif pour l'instant mais envie de découvrir le contenu de ce magazine acheté tantôt.
Pas de problème pour choisir l'article cette fois... Toutes les couleurs sont passées au crible, j'en retiens 3, mes couleurs préférées :
le rouge qui symbolise la passion, la force et le feu entre autres ;
le vert couleur par excellence de la nature mais aussi symbole des liens du cœur et de la solidarité
et bien sûr, ma couleur préférée, signe d'espace et de liberté... Ceci explique certainement cela.
Mon temps ici se termine, les premières gouttes tombent, les fleurs, les plantes et les arbres en ont vraiment besoin. Une petite pensée pour terminer cette magnifique journée telle que je la souhaitais : "Rien n'est plus puissant au monde que la douceur", j'en fais le titre de ce billet. 

mercredi 11 décembre 2013

Une grande première... et pas la dernière!

Hier n’a pas été un jour faste, ma tension me fuit, ce qui m’est assez égal sauf qu’elle entraîne mon énergie, ce qui ne me va pas du tout, je suis vraiment mal dans la peau d’une larve... Par contre, j’ai senti que mes neurones se réveillaient, comme un début de recommencement de ma vie de nomade. Il en a été tout autrement aujourd'hui! Je pourrais résumer cette journée par cette superbe phrase de Christian Bobin : "Finalement je n'aime pas la sagesse. Elle imite trop la mort. Je préfère la folie - pas celle que l'on subit, mais celle avec laquelle on danse." 
Beau ciel, belle lumière mais gelées blanches persistantes au sol, ce n’est donc pas le moment de sortir, pas encore du moins. 
Pour tester mes neurones, lecture et thé, L’Essence de Pu Er, ce thé-santé que je bois tous les jours maintenant. Je reprends la lecture de cette mine si joliment illustrée. 
Mais un mot d’abord au sujet de l’auteure et du photographe : je suis touchée par le parcours de cette Italienne qui a viré sa cuti en se lançant dans ce monde fascinant, très éloigné de la culture de son pays. Quant au photographe, il fait "vivre" les objets consacrés à cette noble boisson. Ses belles photos m’ont fait penser à celle de Philippe… 
Je parcours la description des différents thés, j’aime la façon dont les différents auteurs appréhendent les thés que j’aime dont ce Jin Xuan, le fameux Milky Oolong.
Par contre, je suis surprise par l’intitulé du Bi Lo Chun… 
Et je découvre ce thé blanc de Ceylan, le Ruhuna Silver tips, jamais vu nulle part ailleurs, il faudrait sans doute que j’aille à Milan… J’arrête ici ma lecture pour le moment. 
Une pause avec cette tasse improbable et le reste du Hong Yu qui me rappelle ce petit coin de Taiwan… 
Un parfum chaleureux se dégage déjà. 
Et cette incroyable saveur mentholée accompagnée d'un peu de nostalgie. 
Une deuxième infusion et cette douce musique, quel contraste avec la chaleur du Jade rouge. Je suis en pleine forme, je ne crains pas d’affronter l’interdit… J’ai décidé d’aller chez le coiffeur au village et dans ma voiture, à quelques minutes de la maison, mon mari n’est pas là, la voie est libre... Pari gagné ! 
A mon retour, le Père Noël est passé dans mon salon bleu-thé, ce beau bouquet de roses rouge et parme et une belle surprise du facteur : merci chère Marina, tu m’as gâtée et j’ai été très touchée par ton beau texte. Malheureusement, je ne serai pas chez Source de Lumière dimanche, c’est un peu tôt encore mais je t’attends ici et le plus vite sera le mieux ! 
Je prépare maintenant un thé de Noël : le 25 décembre blanc griffé ThéÔdor
Je me délecte de ce nectar aux notes chaleureuses de cannelle, de clou de girofle et d’orange en écoutant cette musique jubilatoire. 
Après la chaleur du thé, des vitamines pressées par mon mari : mandarines, orange. Et je me replonge dans ce livre qui me rappelle de beaux souvenirs, il y a un an quasi jour pour jour je recevais mes généreux donateurs : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/12/cetait-noel-avant-lheure-merci-pere-et.html
Je parcours ce beau livre, m’arrêtant sur quelques citations qui me parlent particulièrement aujourd’hui… C’est tout Christian Bobin cela… 
C’est un des rares auteurs dont je ne me lasse pas : chacun de ses ouvrages est un condensé de paroles vraies, profondes et de cette poésie qui lui est propre, il fait chanter les mots. Une très belle journée, le début de ma renaissance, MERCI la VIE !  

dimanche 3 novembre 2013

Aujourd'hui, j'ai encore tutoyé les étoiles!


Première activité de ce dimanche,  le thé-santé, ce rituel quotidien. 
Et première lecture, je ne sais ce que ce verbe a de désuet, sauf qu’il n’est pas vraiment d’actualité, 
dehors, le vent qui souffle dans ce ciel menaçant suffira à m’éventer, pas besoin d’éventail aujourd’hui. 
Deuxième acte, vital aussi, mon premier thé, un Matcha, pas choisi au hasard, je ne suis pas encore tout à fait réveillée, j’ai besoin d’un coup de fouet. 
Mais il y a une deuxième raison, en admirant la couleur fluo de la poudre battue, j’ai repensé à ce que j’ai vu sur le site de Tamayura www.tamayura.fr 
un chawan noir dont j’ai copié la photo, et comme entre voir et avoir il n’y a qu’une lettre de différence, s’il me fait le même effet en vrai, je crois bien qu’il changera de maison… L’occasion aussi de revoir Olivier, un de mes chouchous… il faut bien que je meuble mes cinq journées à Paris ! C’est lui qui m’a initiée à cette préparation particulière (http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2008/10/je-lai-prpar-moi-mme-mais-quoi.html ), je suis encore très loin d’avoir sa dextérité mais je m’applique. 
Un arrêt sur ma terrasse pour m’aérer mais sans y rester, il fait frisquet, 8° à peine, et puis je commence à être en manque. 
Bien au chaud, avec mes activités favorites. 
Avec ce Hong Yu, je plonge avec émotion dans la nostalgie, celle de ce lieu fabuleux, chez Zen Zoo Thesaurus (http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2011/11/cette-fois-cest-la-fin.html ). J’y donnais rendez-vous à Vanessa lors de mes escapades parisiennes, nous avions le bonheur d’être initiées par Yu hsin qui savait si bien parler de ces Feuilles et dont les gestes lents et harmonieux amenaient cette sérénité intense comme un havre de tranquillité dans l’agitation de la ville.  
Rien que le titre me parle, le rouge et le noir vont si bien ensemble et j’aime l’auteur... Je me nourris de ses paroles en savourant ce thé fabuleux dont il ne me reste quasi rien et je n’en ai jamais retrouvé ailleurs. 
Trois théières plus tard, je vais faire sécher ces belles avant qu’elles ne hantent mes nuits. Et c’est sans regret pour cette fois que je quitte mon cocon, je vais chercher la lumière… et des thés d’exceptions… pour changer ! Au programme : "Nous commencerons par un Roi du Tie Guanyin, le Rosé Céleste, connu aussi sous le nom Une feuille de Tathagata - la production de cette année 2013 est de seulement 26 kg. Nous terminerons par une célèbre galette de Pu'er de 1970 : 70 Jian Ti Zi Tie Bing". 
Je ne précise pas le lieu, à vous de deviner. Jing infuse d’abord ce Tie Guan Yin au nom mystérieux de Rosée céleste, je comprendrai très vite pourquoi ! 
Mais avant cela, j’observe les visages et les gestes de mes compagnons du thé… 
La couleur du breuvage pourrai faire penser à un jeune Tie Guan Yin, encore vert. 
Saveur beurrée, très douce et fleurie, texture grasse, émotion gustative intense, quasi l’extase… déjà. 
Source de Lumière nous raconte son histoire. Comme annoncé dans le programme de cet après-midi, c’est véritablement un roi, presque inaccessible : après être arrivés à Anxi, les aventuriers de l’extrême doivent rouler en voiture pendant 7 heures, ce qui n’est pas insurmontable malgré une route très difficile mais après cela, il faut encore 2 heures de marche pour arriver dans le lieu céleste où se trouve la plantation, inutile de préciser qu’il est d’une grande rareté et que peu de théinomanes ont pu y goûter. 
Les passages se poursuivent 
et encore et toujours les mêmes gestes 
la même concentration aussi. 
Déjà ce que Jing nous a appris sur ce thé céleste est très surprenant. 
Mais le plus incroyable reste à venir : les premières infusions ont été réalisées à LA fête du thé à Taiwan vers le 27 octobre et servis à 60 personnes. Le record a été de 76 infusions ! 
Et Cha Hua a eu la grande chance d’en être. Dans le civil, il s’agit bien sûr d’Anne-Marie mais là-bas, elle  a reçu son nom de thé : Fleur de Thé.
Les feuilles n’ont pas encore tout donné et après avoir séduit nos palais, enchantent nos nez. 
Source de Lumière nous propose à présent, un Ali Shan cultivé à mille mètres d’altitude, bio parce que l’engrais est composé de vieilles feuilles uniquement. 
Que va-t-il nous offrir ce "simple" oolong bio. 
Déjà au nez, il dégage des notes sucrées. 
Il est plus "fougueux" que le précédent, vraiment plus "fougueux", ce petit jeune. 
Au fur et à mesure des passages, un parfum de vanille titille nos narines. 
 Et que dire des feuilles infusées ? 
Qu’elles sont loin d’avoir encore tout donné ! 
Changement de famille avec ce Pu Er cuit.
Les feuilles sont d’un beau camaïeu de bruns et semblent assez grandes. 
Les parfums sont plus faciles à déterminer, 
de même que le breuvage faits de sous-bois et de feuilles après la pluie. 
Ici aussi les passages se suivent, toujours cette même élégance des gestes. Par contre, ce qui m’étonne, c’est que je n’aurais jamais cru boire un Pu Er shu : ni la couleur, beaucoup plus claire, ni les saveurs, beaucoup plus subtiles ne m’y faut penser, il ressemble beaucoup plus à un Pu Er sheng. Mais peu importe, c’est un vrai bonheur ! 
Cha Hua examine les belles avec attention. 
Parmi elle, une très grande feuille. 
Elles sont encore bien loin d’avoir tout donné. Mais j’en dirai plus demain, elles ont changé de main… Je dois malheureusement quitter ce lieu magique pendant la pause, je "raterai donc le meilleur" me dit Jing. Je suppose qu’elle voulait dire le meilleur des meilleurs ! 
Bloquée un long moment à un feu rouge, je jette un œil sur ce beau ciel et me remémore ce que je viens de vivre : des thés d’excellence dans ce lieu hors du temps, des sourires, des rires et ces partages si riches avec mes compagnons de thé. Merci à vous tous pour ces instants magiques qui me font dire que Les gens du thé sont une même famille
Je ne suis une fois de plus pas revenue les mains vides, le Pu Er aux grandes feuilles, de l’Essence de Pu Er et des feuilles qui ont tout donné 
Elles ont rejoint celles que je conserve avec soin. 
Le sac pèse de plus en plus lourd, merci chère Jing. 
Quant à l’Essence de Pu Er, ce sera pour après le 28 novembre, si je tiens jusque-là… 
Et celles qui ont changé de main, elles ne perdent rien pour attendre, elles me donneront très bientôt d’intenses rétrolfactions, merci chère Jing et à vendredi... avec deux autres folles de thé qui se reconnaîtront!