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lundi 9 juillet 2012

Suite de ce merveilleux voyage

Ce matin, avant de m’embarquer pour la suite de ce voyage que je ne suis pas prête d’oublier, j’ai fait un petit détour par mon salon bleu-thé. En y pénétrant, un thé s’est imposé à moi, le Bi Lo Chun, griffé ThéÔdor.
Infusé dans cette petite théière dragon qui me rappelle Vienne (http://www.haas-haas.at/ ). Je le savoure avec gourmandise et émotion en pensant à mon généreux donateur, mais aussi aux cueilleuses et à tous ceux qui ont fait que je passe des moments heureux en savourant ce trésor. Je ne retrouve pas ces notes grillées comme la dernière fois : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/06/la-fete-des-bateaux-dragons-et-un-autre.html
 Il est vraiment très doux, même légèrement sucré et fleuri. La deuxième infusion évolue maintenant vers des notes plus végétales, et cette douceur, toujours, "incroyable légèreté de l’être". Tout ce qu’il me faut pour voyager, et à ces émotions gustatives vont s’en mêler d’autres.
Nous revoici maintenant à Taiwan, Mei nous propose cette Rosée du Matin, Morning Dew, un thé blanc de Formose.
 Déjà à Tea World, j’avais été intriguée par cette appellation. Méfiante aussi, du genre "les chiens ne font pas de chats". Je vais donc savoir de quoi il retourne.
Les feuilles sèches déjà sont surprenantes, une palette de couleurs, du bronze foncé au vert printemps, cette dernière me fait penser à une feuille fraîchement coupée perdue au milieu d’autres qui ont vécu et se sont desséchées. Ajouté à cela une feuille encore duveteuse, ma curiosité et mon impatience sont piquées au vif.
Première infusion dans le superbe gaiwan, transvasement dans la tasse de justice dont j’ai parlé ici : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/07/tout-arrive.html . (A propos, David, tu es redevenu français… = message codé)
La dégustation tant attendue fait l’unanimité : une explosion de saveurs et de parfums subtils, je suis conquise, je l’ajouterai à mes coups de cœur.
Les belles après leur premier bain.
Deuxième passage, je suis toujours aussi enthousiaste, et je ne suis pas la seule… Il faut que je découvre les mystères de cette Rosée du Matin.
Deux feuilles de ce dernier et une d’Anji Bai Cha, quel contraste. Et aussi entre les 2 premières, une dentelée (est-ce la verte ?) plus grande et assez large, et l’autre, plus lisse et nettement plus étroite. Il faudra que je me le procure ce thé dont à tort je me suis méfiée !
Ici, nous sommes en pays de connaissance.
L’Oriental beauty, le thé aux 5 couleurs ou encore le thé des vantards.
Tout en le préparant, Mei nous raconte ce thé. C’est du pur bonheur de l’écouter, elle rend le thé vivant, c’est magique. Je ne vais pas reparler plus en détails de ce thé "raté", je l’ai déjà évoqué à de nombreuses reprises.
Et son mari s’y met aussi pour compléter certaines informations plus techniques.
Ici aussi j’ai encore appris : l’origine de ces bulles.
Si j’ai bien compris, elles sont le fait ici de ces fameuses petites bêtes qui déposent leur salive en croquant les feuilles, mais aussi parce que le thé est organique. Encore des choses à me faire préciser. A part cela, saveur pâtissière et compotée intense mêlée au souvenir d’une superbe rencontre à Taipei http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2009/06/degustation-dun-fabuleux-vieux-aux-5.html.
Je ne m’en lasse pas !
 La séance se poursuit, Mei installe maintenant 2 de ses centaines (oui, oui) de théières Yixing mais on ne sait encore rien du breuvage qu’elles vont abriter.
En lisant l’étiquette, le terme Gaba me dit vaguement quelque chose, mais quoi ? ilfaudra que je fasse des recherches, mais j'associe ce mot à un thé japonais.
Les feuilles sèches de ce Gaba oolong se présentent en billes assez irrégulièrement roulées, pas de saveur particulière.
Après avoir chauffé les théières et les avoir caressées avec un pinceau, ce qui a fait rire Cathy, Mei y dépose les feuilles.
Que vont donner ces belles ébouillantées ?
On ne va pas tarder à le savoir…
Avant même de goûter ce breuvage encore inconnu, la couleur de l’infusion nous dit qu’il s’agit d’un Oolong assez fermenté.
Et revoilà les bulles. La liqueur est surprenante, au premier abord, elle me fait penser à l’Oriental Beauty, puis une saveur d’un mélange cannelle réglisse citron apparaît, surprenant mais pas désagréable.
Au moment de la deuxième infusion, me voilà replongée brutalement dans mon pays et les horaires des trains ! S’il n’y a aucun problème sur la ligne Antwerpen-Berchem jusqu’à Bruxelles, le dernier train "direct" jusqu’à Groenendael est à +/- 18h49. Après cela, je devrais changer 2 fois… vive les transports en commun ! Je n’ai donc pas vraiment le choix ; grâce à Cathy et malgré un départ tardif et très précipité, j’ai pu attraper le train. Je suis encore aujourd’hui et certainement pour un certain temps, tout imprégnée de ces heures fabuleuses vécues en compagnie de passionnés chez nos hôtes que j’ai déjà hâte de revoir. Ce compte rendu est très en dessous des nombreuses informations reçues et surtout reflète peu l'enthousiasme communicatif de Mei, il faut vraiment vivre cela. Je reviendrai, c'est certain, elle a encore des tas de choses à dire! Une fois encore je peux affirmer que "Les gens du thé sont une même famille". Merci le Thé, merci la Vie.