Je l’ai déjà dit, chaque fois que je
quitte Source de Lumière, je me sens différente et incroyablement
bien. Je me sens avancer sur le chemin de cette Voie du Thé, en paix avec
moi-même et avec le monde. Influence du lieu et des ondes positives qui s’en
dégagent, sans doute. Mais aussi et surtout les enseignements de Jing et ce
qu’elle dégage elle-même : modestie, chaleur, conviction, vraie
transmission, empathie, spiritualité, et j’en passe. C’est cela pour moi un
Maître de thé, elle ne se décrète pas telle, c’est moi qui lui donne ce titre
tellement galvaudé. Tous ceux à qui j’ai conseillé ce lieu si différent ont
ressenti ces mêmes émotions, je pense en particulier à Josiane, Jean-Pierre,
Fabienne, Fanou, Marina et tout récemment Marcelline pour ne citer qu’eux, ils
n’ont qu’un souhait, y revenir...,
Alors ce matin assez frisquet mais
lumineux, j’ai eu envie de prolonger cet état de plénitude et de sérénité.
Après le
rituel-santé, j’ai ressorti les précieux petits sachets griffé LiHua.
J’aurais pu utiliser des
sets de dégustation et faire des comparaisons, ce serait saugrenu avec de tels
thés. Je les infuserai l’un après l’autre.
Ce qui frappant ici, c’est le
contraste entre le roux brillant de certains bourgeons et quelques autres
nettement plus foncés, tirant sur le noir même. Peu de duvet sur les feuilles.
Parfums complexes dont ressort une forte odeur de … tabac à la vanille et aux
épices.
Dès la première infusion, je suis frappée le manque de transparence
du liquide, liqueur un peu trouble. Par contre les saveurs, très variées elles
aussi, entre des notes boisées, légèrement épicées, un régal.
Les
infusions se suivent et si la couleur et cette bizarre opacité ne donnent pas
envie d’y tremper les lèvres, les saveurs par contre sont surprenantes. Aux
notes très fortes du début se substituent maintenant des saveurs plus douces,
fruitées et vanillées.
Après quelques passages, la couleur des feuilles
est devenue plus uniforme, d’un beau brun brillant.
Et tout en continuant
à magnifier les belles, je repense à la séance d‘hier, j’ai compris pourquoi
j’ai eu une réaction de recul en goûtant le thé rouge de Taiwan, j’avais été tellement emballée par le
précédent que celui-ci venait sans doute perturber cet état de grâce. C’est
parfois ma difficulté quand je découvre plusieurs thés de la même famille.
La liqueur paraît maintenant plus transparente et les saveurs évoluent encore,
plus sucrées, miellées même.
Les feuilles se sont complètement développées
à présent.
Apparaît maintenant une très légère astringence qui donne une
sensation de fraîcheur au breuvage.
Je verse une dernière fois de l’eau
sur ces beaux bourgeons qui arrivent au bout de ce qu’ils peuvent donner.
Ils vont pouvoir se reposer et sécher avant d’entamer une nouvelle vie. Je vais
maintenant quitter ce surprenant Yunnan, il est déjà l’heure de midi, je n’ai
pas vu passer le temps…
Cet après-midi, je passe au 2e petit
sachet. Et dès l’ouverture, surprise, la première odeur qui me vient est celle,
plus atténuée mais présente du Zheng
Shan Xiao Zong, la crème des … Lapsang
Souchong. Stupeur et fou rire d’autant que je relie ce thé à une rencontre
avec ma filleule, à son retour du Sri Lanka, il faut que je retrouve cela sinon
j’aurai du mal à me concentrer. http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2011/12/aujourdhui-ce-fut-saint-nicolas-noel-et.html
C’est vraiment bizarre la mémoire... Et une petite pensées pour elle qui est actuellement
à Ibiza pour fêter ses 40 étés avec les 3 autres Chou’s. J’attends le
compte-rendu ! Beaucoup moins de bourgeons dorés que dans celui du matin.
Par contre, le breuvage est d’une belle couleur jaune orangé et les
saveurs sont tout en nuances dans la douceur, notes fruitées et sucrées.
Les feuilles infusées 5 fois déjà restent encore très fermées et dégagent une
odeur de tabac épicé parmi d’autres que je ne parviens pas à identifier.
Au fur et à mesure des passages, la couleur de l’infusion devient plus ambrée
et ce que je savoure me fait maintenant penser à ce fameux Jukro coréen dont j’ai parlé ici http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2010/03/un-jukro-qui-fleure-bon-la-nostalgie.html
entre autres. La dernière fois que j’y ai goûté, c’était chez Fabienne,
précisément le jour de notre escapade à Nancy (http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2013/06/un-14-juin-memorable.html
).
Couleur de plus en plus ambrée et liqueur toujours aussi douce avec des
notes boisées maintenant.
La liqueur devient plus aqueuse avec une légère
pointe d’astringence et des saveurs plus atténuées.
Les feuilles se sont maintenant complètement
développées, il est temps de se séparer pour un temps seulement…
elles vont
rejoindre celles de ce matin pour un séchage avant rembourrage.
Je
voudrais terminer cette longue méditation par une phrase de Lao Tseu, très
présent pour le moment : "Connaître les autres est
intelligence ; se connaître soi-même est la vraie sagesse". Ces
simples bourgeons m’ont offert des moments intenses, à côté des émotions
gustatives de beaux souvenirs, de belles rencontres, je pense tout
particulièrement à l’accueil reçu chez Lihua. C’est plus qu’un magasin,
c’est aussi un blog très varié qui nous fait pénétrer par petites touches dans
cette culture fascinante/ http://lihuanancy.blogspot.be/
Merci à vous deux pour votre grande gentillesse et ce cadeau qui m’a fait
passer une journée qui sans cela m’aurait parue bien longue…
Il est plus
de 17 heures maintenant, le ciel, un moment menaçant, est à nouveau comme je
l’aime, prêt comme moi à accueillir…
le petit Dragon ! A quoi songe donc ce petit Prince?
Merveilleuse soirée de retrouvailles avec petit Georges qui a retrouvé son air coquin, je suis une grand-mère comblée : thé
+ petit Dragon = mélange exceptionnel, un vrai élixir de jeunesse, merci la vie ! Aujourd'hui, c'est la rentrée académiques, je pense à mes deux petites-filles Sarah et Elisa mais aussi à deux jeunes collègues: Sylvie et Yasna, on fête cela quand?

























Et mon premier thé: un
Mais le verdict est là, je le goûte à peine! Je dois laisser agir les "remèdes" sans doute... Mais pas question de me priver de cette boisson, je ne peux plus m'en passer.
J'ouvre la boîte de Zheng Shan Xiao Zhong, et le parfum de fumé me chatouille les narines, si je sens je vais donc aussi goûter.
Même si je le perçois moins prononcé, tout n'est pas perdu. Par contre, pour la lecture je renonce à ma bible et me plonge dans quelque chose plus à mon niveau ce matin. Je dois cependant l'abandonner très vite, j'ai les yeux qui piquent, alors pour faire tourner plus rapidement les aiguilles de l'attente, je me concentre sur la musique... Aujourd'hui est un jour particulier, je reçois ma filleule, nous allons fêter saint Nicolas, et Noël.
Première étape, le resto, où nous aurons tout le temps de papoter de l'entrée au dessert. Véro choisit du saumon et moi une soupe de poisson.
Bien que nous soyons à la Moule à gogo, leur spécialité, elle choisit un steak, moi je reste fidèle aux moules. Et là, c'est la catastrophe: je ne leur trouve aucune saveur alors que je goûtais très bien la soupe. Puce les a goûtées, il n'y a rien à leur reprocher. Ce sont donc les sales bêtes qui attaquent.
Tant pis, je me consolerai avec un café viennois (mais à part qu'il est glacé et un peu sucré...), Véro se délecte d'un café liégeois, oufti... Elle me raconte alors son fabuleux voyage à Ceylan avec son langage très imagé, je m'y serais crue. Très frappée par la gentillesse des sri-lankais, admirative de la nature mais choquée des traces laissées par le Tsunami. Elle a aussi découvert les plantations de thé, impressionnée par le dur labeur des cueilleuses. Elle m'a également parlé de son ... filleul, un petit Guillaume qu'elle gâte déjà, il a 3 jours, ça promet! Je suis donc devenue grand-marraine, on a bien ri !
Et elle a pensé à sa marraine, pourquoi ne suis-je pas étonnée? Je lui avais pourtant dit que pour ce que j'en connais, je n'aime pas les thés de Ceylan.
Nous allons donc découvrir ce thé vert. En ouvrant la boîte j'ai l'impression de sentir une odeur d'alcool camphré... cela commence fort!
Par contre la couleur orangée de l'infusion ne fait pas penser à un thé vert, fusse un
Et le verdict est sans appel, il n'a rigoureusement aucun goût!
Et ce n'est pas moi qui le dis.
Elle est pourtant jolie cette couleur...
Tout en chipotant dans ces feuilles qu'elle commente: «ça ne ressemble à rien et c'est plein de branches", sa sentence est définitive: "Jette ça, Marraine, tu m'avais dit que tu n'aimais pas les thés de Ceylan mais j'ai voulu essayer" . Jeter, il n'en est pas question mais je le garderai pour faire du thé à la menthe.
Je sors alors cette boîte, un thé vert de ... Ceylan et surtout un des cadeaux de mon généreux donateur.
Non Puce, ça ne se mange pas, non mais!
Elle sent vaguement quelque chose, mais quoi? Moi je n'essaie pas.
En voyant les feuilles on ne peut douter qu'il s'agit d'un thé vert.
Après 2 minutes d'infusion à 80°, il sort de la théière un liquide "qui sent le vert".
Mais malheureusement, ici aussi la sentence tombe: "il a plus de goût que l'autre, mais il ne casse pas la baraque". Inutile donc que j'essaie.
Pourtant les feuilles brillantes sentent le thé vert, je suis triste de décevoir ma filleule, comment se fait-il qu'elle n'accroche pas? Je le saurai très vite.
Elle examine les feuilles, en me disant que je devrai le refaire quand mon odorat, et donc mon goût, sera revenu. C'est vrai que je suis déçue.
Mais que se passe-t-il? Elle se sert à nouveau, le thé est moins chaud et a plus de goût maintenant, mais "cela ne vaut pas les thés japonais quand même". Et elle ajoute, devant mon air dépité: "Marraine, tu m'as habituée à l'excellence, ne t'étonne donc pas que je devienne difficile."
Joli compliment et très belle perche! Je sors alors cet autre cadeau, j'ai eu beaucoup de mal à laisser intacte cette belle boîte, mais je voulais partager son contenu avec elle.
Pendant qu'elle note les conseils d'infusion de ce
Enfin, dès la première gorgée, ma Puce est séduite.
La deuxième confirme. "Enfin du bon thé!"
Et à la troisième, elle est au Nirvana! Et moi aussi parce que je savoure enfin ce thé qui dépasse même le
Et ce n'est pas fini, je lui montre les feuilles qui dégagent un parfum de jeunes pousses d'épinard.
Je me demande à quoi sert la jolie cuillère...
Elle se pourlèche les doigts et les babines et la conclusion tombe, évidente: "Marraine, je ne veux plus que celui-là, ThéOdor c'est de l'or", et en plus la boîte est top, c'est presque assorti à un mur de ma cuisine. Le hic, c'est qu'un cadeau, surtout celui-là, ne se refile pas (sauf quand on ne l'aime pas), mais je le réserve à notre consommation exclusive. Je sais déjà qu'il sera sur la liste lors de ma prochaine visite à la crèmerie. Merci à mon généreux donateur pour ce cadeau royal, tu as fait deux heureuses aujourd'hui. Malheureusement les heures passent trop vite, il est déjà temps de nous quitter.
J'étais sur un petit nuage et j'ai failli oublier…
Heureusement, elle pas. Mon coup de foudre ne risque plus rien! Merci ma Puce adorée pour ces moments hors du temps passés avec toi. Bonne chance pour tes peintures Feng Shui, je suis curieuse de voir ça! Et pour Paris, c'est quand tu veux!
