Affichage des articles dont le libellé est Ji Pin Dian Hong. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ji Pin Dian Hong. Afficher tous les articles

vendredi 15 août 2014

On ne fait pas toujours ce que l'on veut... c'est parfois aussi bien

D'abord une petite déception, je devais aller à Pairi Daisa avec ma famille d'adoption, les Twins et leurs parents - une merveilleuse journée en perspective – mais une météo d'automne très avancée nous a fait renoncer, à regret évidemment.
Et effectivement, avec "ce ciel si bas qu'un canal s'est perdu (...), avec un ciel si bas qu'il faut lui pardonner", ce fut une sage décision. Le ciel est pardonné (mais c'est bon pour une fois)...
J'installe de quoi me consoler , un Ji Pin Dian Hong griffé Source de Lumière dans un écrin ancien, cette boîte ThéÔdor collector qui a contenu du Ming orchidée, que j'ai adoré, il avait une incroyable saveur fleurie et la force typique des thés du Yunnan, malheureusement disparu de la gamme des thés d'excellence... C'est vrai qu'il y en a d'autres aujourd'hui. La théière s'imposait... Cette musique très zen également. En savourant ce nectar, quelques moments de nostalgie et de souvenirs émus... http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2013/09/une-apres-midi-chez-source-de-lumiere.html . La musique s'est tue, les théières sont vides, j'aurais bien aimé faire un tour au jardin mais il pleut comme prévu. Autre décor pour cette matinée qui sera très studieuse, ma petite-fille Émilie vient ici mercredi après-midi, elle cuisine merveilleusement et pourra donc répondre à mes questions et me donner des conseils. Mais pour cela, il faut que j'épluche ces nouveaux livres.
Avec un thé de lecture, un Milky oolong griffé ThéÔdor dont les feuilles parfument cette autre boîte collector qui a contenu un Mélange des Seigneurs. Je l'avais acheté à l'époque à cause de son nom. Si je me souviens bien, il était assez corsé avec des notes de chocolat... Beaux souvenirs et un peu de nostalgie... je les aimais ces boîtes. Le cahier d'écolier et la voix de Marie Laforêt.
Sur la quatrième de couverture, cette phrase profonde...
Pour commencer, j'achève la lecture du premier.
Un petit sourire en lisant cette liste surtout le dernier point...
Je n'ai jamais employé cet engin pour cuisiner mais bien pour dégeler et chauffer des aliments préparés mais je me demande en quoi " il n'est pas sans conséquence d'un point de vue énergétique."
J'ai hâte de réaliser ce pain très particulier, peut-être mercredi avec Mimi ... Tout en salivant devant ces recettes qui me sont pour la plupart complètement étrangères, je savoure ce thé d'excellence, le parfum qui se dégage de la boîte se retrouve dans sa saveur douce et légèrement caramélisée, je peux vraiment employer ici cette jolie formule, "un parfum qui se boit". Sans m'en rendre compte, il est passé midi, le temps de préparer le repas et de passer quelques temps avec mon mari. Je comptais attaquer le contenu de Vegan, mais un coup de fil m'a fait changer d'avis, petit Dragon sera ici mercredi, quel bonheur en perspective !
Je le célèbre avec le contenu de cette superbe jarre,
Un Pu Er 1980, et pas n'importe lequel, il se nomme BONHEUR ou Xing Fu... J'en ai déjà parlé de nombreuses fois entre autres ici : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/02/la-semaine-commence-fort.html.
Pendant que l'eau chantonne dans la bouilloire, préparation des ustensiles.
Rinçage immédiat des belles... Je n'ai pas résisté, j'y ai trempé mes lèvres. Peu de saveur (évidemment) mais parfum camphré.
Première infusion,
première émotion gustative, intense.
Admiration, rien d'autre.
En communion avec Lu Yu, le dieu du thé...
Saveur profonde de ce Xing Fu, puissance de son Qi.
Parfum terreux et fruité des Belles au repos.
Un timide soleil montre son nez, envie d'aller m'aérer. Pas pour longtemps, il était vraiment timide et la pluie a vite pris sa place. Retour dans mon cocon donc.
En admirant les Belles, une phrase me revient en mémoire, elle m'avait bouleversée quand je l'ai lue là-bas : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/03/le-une-culture-partagee-entre-le-maroc_26.html, "L'eau est la mère du thé, l'ustensile est le père du thé, les feuilles leurs filles,
et le thé leur fils". Tous ces souvenirs me reviennent à l'esprit, me voilà replongée là-bas revivant toutes ces émotions fortes, cela me bouleverse tellement que je laisse un instant mon bol, j'ai besoin de me lever...
Je regarde une fois encore le ciel, une jolie bande bleue comme là-bas s'offre à mes yeux impressionnés. Et une pensée toute particulière pour Nouwara Dial Atei de la part de El Hanna , ceci dit Cha Hua c'est plus facile à retenir (= message codé)...
Le temps de me retourner, la pluie à nouveau... Pensée émue et reconnaissante en admirant cet arc-en-ciel de petits drapeaux sacrés.
mais pas dans la tasse, soleil et lune réunis.
Après le voyage dans l'espace, celui dans le temps avec cette musique envoûtante...
Les infusions se poursuivent, le breuvage pénètre en moi comme autant de douces caresses, si bienfaisantes pour l'âme. 
Elles n'ont pas tout donné encore,
Leur mère va continuer à les gâter.
Après le souper et une drache courte mais intense, un beau ciel ciel bleu parsemé de nuages roses.
Une tasse parsemée d'étoiles... Musique et méditation, se laisser porter par la magie de l'instant
sous l’œil amusé de Lu Yu, et une pensée pour Lihua à Nancy, c'est là que je l'ai trouvé.
Le passage suivant donne une liqueur plus claire, ce sera le dernier, il reste à les admirer.
Xing Fu a tout donné et m'a fait passer des moments hors du temps, moments d'éternité.
Il reste la beauté de ces feuilles.
Même d'un âge respectable, celle-ci a l'air encore bien verte. Merveilleuse journée que celle-ci. Je viens de recevoir un message de Paris, j'en connais deux qui s'éclatent, j'ai hâte de les revoir , elles certainement beaucoup moins, je les comprends ! (un autre message codé) ! Dimanche, il faudra que je choisisse des recettes parce que c'est confirmé, petit Dragon d'eau et ses parents viendront souper mercredi soir... Le vie est pleine de grands bonheurs!

dimanche 9 juin 2013

Deuxième week-end de juin, le bonheur continue

Entre autres qualités, ce temps exceptionnel a sur moi des effets bénéfiques.
D’abord, celui de veiller tard et dehors. Déjà vendredi soir, j’ai dû être à peu près la seule Belge à ne pas être devant la télévision, malgré la demande expresse de mon mari de suivre le match avec lui. Je n’ai jamais compris pourquoi on obligeait ces joueurs à courir derrière un ballon et à se le disputer, il serait plus simple qu’ils aient chacun le leur… Un deuxième bon effet est celui de me réveiller tôt et en pleine forme !
Je peux ainsi assister, toujours émerveillée, à la montée de l’Astre. Surtout aujourd’hui, jour de la saint Médard à la funeste réputation ! Pourtant, je reconnais que les arbres et les plantes auraient bien besoin de pluie…
Le thé correspond à mon état d’âme de ce jour, ce sera le Tumsong, ce jardin des cœurs heureux griffé ThéÔdor.
Je le savoure d’abord en pensant avec reconnaissance à ceux qui ont formé une longue chaîne pour que ce breuvage arrive jusqu’ici : la nature d’abord, soleil et brume qui ont donné ces arômes subtils aux feuilles, les cueilleuses aux doigts de fée, ceux qui l’ont manufacturé ensuite et enfin celui qui l’a sélectionné avec amour.
Les tasses suivantes accompagneront ma lecture. Il y a quelques temps, j’ai eu envie de reprendre tous mes livres pour comparer comment chaque auteur traitait l’Histoire du thé. Si 95% des informations se recoupent (seuls le style diffère), ce sont les 5 autres % qui m’intéressent. Et parmi ceux-ci, de surprenantes découvertes et autant de points d’interrogation.
Ainsi dans Les secrets du thé de S. Worwood (page 17) : "Il faut cependant savoir que même s’ils sont aujourd’hui friands de thés noirs, les Américains ont d’abord et longtemps bu du thé vert uniquement, auquel ils ajoutaient du beurre et du sel.". Et page 19 : "Le thé est entré en Occident en empruntant la route de la soie vers le 1er siècle après Jésus-Christ." C’est vrai que tout est dans le "vers" qui ici est synonyme d’approximation.
Il fait de plus en plus doux, je quitte l’intérieur pour l’extérieur, et l’Inde pour le Japon avec ce Matcha dont le vert s’harmonise bien
avec ceux du jardin.
Et ces fleurs de colza avec le jaune du soleil. Et à propos du Japon justement je lis page 19 : "(…) Dès 1556, le Portugal avait déjà ce que l’on appelle un comptoir en Chine et en ouvrait un autre au Japon " Je croyais que le Pays du Soleil levant était encore fermé aux étrangers à cette époque, à vérifier donc. Il est temps maintenant de songer à la préparation du dîner.
D’une terrasse à l’autre, le thé toujours, ici un cocktail gaspacho / thé Cocotte de chez ThéÔdor et des légumes à la croque sel / Matcha.
Mais pas de lecture, il faut que je surveille la cuisson des tomates farcies et quand je lis, j’oublie tout ce qui se prépare. La sauce tomates est rehaussée par toutes les herbes aromatiques de cette jardinière, elles poussent aussi vite que les mauvaises
et leur parfum se répand déjà.
Cela ne m’empêche pas d’observer également la jardinière aux fraisiers.
Je crains qu’il n’y en ait pas cette année, soit les fleurs n’ont pas été fécondées,
soit le peu de fruits sont encore très verts.
Et côtoient des fleurs stériles.
Distraction…
Un deuxième verre de ce si rafraîchissant cocktail spécial et le repas est prêt. L’après-midi est consacré aux inévitables courses, mais par ce temps même ces corvées paraissent plus légères.
Une pensée émue à Josiane qui couve encore ses petits tandis qu’ici ce sont déjà des adolescents… Mais le plaisir n’est pas que dans le thé, il est aussi dans les pieds… après une séance de réflexologie.
En rentrant, un tour au jardin.
Je ne me lasse pas de regarder ces voluptueux rhododendrons. Et le thé m’accompagne, dans mon biberon rempli de Thé vert Danse du Dragon glacé, griffé Tchang de Chine. Cela fait un bail que je ne suis plus allée dans ce petit coin de Chine, il faudra y remédier.
Ce n’est pas par hasard que j’ai choisi ce thé-là précisément, bientôt, un petit Dragon d’eau illuminera notre maison.
C’est encore à ce bonheur que je pensais en écoutant les sons caractéristiques du soir qui tombe lentement pour faire place à une nuit noire et un beau ciel étoilé.
Quel contraste ce matin.
Un vrai ciel de saint Médard et pas encore 10°.
J’ai de quoi me réchauffer avec ce Puttabong qui me rappelle des moments inoubliables chez Cha-Hû-Thé à LLN : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2013/05/une-journee-magique-comme-je-les-aime.html . Infusé cette fois en théière comme thé de lecture. J’ai à peine commencé ma lecture que mon mari m’appelle et m’attend au bas des escaliers avec cet air que je connais bien, que me réserve-t-il ? J’ai eu très vite la réponse, je dois fermer les yeux avant d’entrer dans le living
où m’attend ce magnifique bouquet ! Ma surprise est grande, c’est la fête des pères et je n’en suis pas un… c’est "seulement" notre anniversaire de mariage me dit-il. Je compte rattraper cet oubli en lui préparant un de ces dîners dont j’ai le secret mais il n’en est pas question, il m’invite au Shangri-La. Moments agréables et quelques fous rires dans ce Paradis. Surtout quand, à la fin du repas, il demande au patron s’il n’a pas du … Maté, c’est devenu une vraie obsession.
Je lui propose alors de passer par un autre Shangri-La, m’attendant à un refus. Mais que nenni, il accepte.
Le premier thé, le Ye Sheng Zia ou bourgeons pourpres, ne m’est pas inconnu et déjà cette émotion particulière liée à la rétrolfaction et à ma première rencontre avec Jing : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/12/un-fabuleux-premier-week-end-de-decembre.html .
Avant même d’y porter mes lèvres, je revis ces moments intenses.
Ici, toujours la même ambiance, unique.
L’attente avant l’extase…
Et encore et toujours les beaux gestes de Source de Lumière.
Mon mari consulte les notes reçues avant de goûter ce nectar, il est conquis et ne repartira pas les mains vides, oublié (momentanément) son obsession…
Les feuilles, toujours aussi belles,
n’ont pas encore tout donné.  
Mais Jing nous propose un Bu Lao Dan, l’Elixir de Jeunesse éternelle, et ici aussi je me replonge quelques mois en arrière : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/12/retrolfaction.html ...
La couleur de l’infusion en dit long sur ce thé dont la fabrication a pris entre 3 et 5 ans, j’ai ai parlé le 12 décembre dernier.
Hélène comme à son habitude sert les amis du thé.
Et Jing les occupants de la table.
Magnifique couleur ambrée pour ce nectar impressionnant.
Mon mari et sa charmante voisine se nourrissent intellectuellement, tandis que d’autres  boivent les paroles de Jing.
Répondant à une question, elle explique que ses théières sont fabriquées en argile mauve de Yixing, la meilleure et quasi épuisée sur place, à tel point que les Japonais en ont exporté une grande partie au Japon. L’autre partie se trouve à Taiwan.
Une fois encore j’aime observer la concentration des participants.
Ce nectar passe tout seul…
Les feuilles infusées feront ce soir le bonheur de celui ou celle qui les emportera.
Encore une vieille connaissance et une vraie merveille: le Ji Pin Dian Hong, ce thé rouge de grade exceptionnel cultivé à +/- 500 m d’altitude.
Je me rappelle ses notes typiques des thés du Yunnan, sa texture liquoreuse que je retrouve ici avec bonheur. Et que dire de son incroyable longueur en bouche !
Six infusions plus tard, les belles n’ont pas encore tout donné, Jing nous propose une pause, même si mon mari est ravi d’être venu, il souhaite rentrer. C’est à regret que je quitte ce lieu hors du temps qui porte si bien son nom Source de Lumière.
Je ne repars pas les mains vides…

Et pour ceux qui ne liraient pas ces beaux idéogrammes.... Dès que je reviendrai de voyage, je m’en occuperai. Merci une fois encore chère Jing, mon mari a vraiment apprécié, quant à moi…
Demain, plein de choses à faire avant mon départ mardi, je peaufine donc mon voyage aujourd’hui tout en savourant ces mauvaises herbes au nom qui correspond si bien à mon état d’esprit.
D’autant que la grisaille a fait place à ce beau ciel, il a fallu attendre 20 heures…
 
Au moment de boucler le billet,
je reçois une belle histoire,
elle s’intitule :
 Petit Dragon et la soupe au potiron, je ne résiste pas... La journée se termine vraiment en beauté, merci la VIE.