Affichage des articles dont le libellé est Sencha Mount Fuji. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sencha Mount Fuji. Afficher tous les articles

dimanche 10 mai 2015

Entre thé, musique, lecture et essais culinaires, un week-end réussi


Ces longs moments passés dans mon salon bleu-thé me manquent, j'en ai besoin. Me retrouver dans ce lieu à l'ambiance si particulière m'est devenu indispensable. Bien sûr, préparer les feuilles peut se faire partout où il y a de l'eau et le matériel adéquat mais si les parfums des infusions sont les mêmes, la saveur, elle... Ce lieu est le seul endroit où, la porte refermée, je peux vivre intensément l'instant, l'esprit libéré des mille choses qui l'encombrent. Ah le poids du quotidien, cette routine qui quand on ne peut s'en éloigner devient vite un fardeau. Je ne me plains pas, je suis une privilégiée, je vis dans un cadre enchanteur, la Nature, elle, reste avec l'énergie qu'elle dégage et le renouveau qui chaque année est là comme un cadeau perpétuel.
Au rez-de-chaussée,
je suis quasi de plein-pied dans ce jardin qui change d'un jour à l'autre pour ne pas dire à chaque instant à cette période de l'année.
Comme ce parterre. Je suis certaine que si je restais assise devant suffisamment longtemps, je verrais pousser les pivoines et les delphiniums.
Ici, les voilà enfin, les bourgeons se sont épanouis et offrent leurs trésors, de belles fleurs lumineuses, je peux rester des heures à les admirer, émerveillée comme si c'était la première fois. Avant même de connaître Hanami, je pratiquais déjà...
En face du parterre des azalées, cet énorme massif de rhododendrons se réveille aussi, des centaines de boutons sont prêts à exploser, vivement dimanche prochain !
S'il fait suffisamment bon pour se promener dehors, le fond de l'air reste frais.
Un bref moment dans mon cocon avec de
Mount Fuji griffé Postcard's. En savourant ce nectar, des souvenirs émus me reviennent, une escapade londonienne en compagnie d'un phénomène... http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2011/10/suite-et-deja-fin-de-cette-escapade.html. On en a parlé la dernière fois qu'on s'est vues, il faudrait passer aux actes maintenant = message pas du tout codé, Paris c'est bien aussi ma Puce ! Une deuxième infusion de ce nectar en pensant à mon copain Bernard, mon dealer... C'est lui qui m'avait réapprovisionnée. Dimanche prochain, je reçois des invités de marque, je me suis donc replongée dans mes bouquins végétariens et j'ai testé de nouvelles recettes pendant tout ce week-end, je n'en parlerai pas encore, je veux leur laisser la surprise.
Par contre, j'ai trouvé ce cocktail sur FB (merci à celui / celle qui a eu cette excellente idée, j'ai essayé de la (le) retrouver pour la (le) citer nommément mais en vain), simplissime à réaliser mais succulent ! Ingrédients : 1 kiwi, 1 pomme, 30g d'épinards frais équeutés, 2 à 3 CS de sirop d'agave, 280 ml d'eau, 1 CC de cannelle, 1 CS de
Matcha.
Peler le kiwi et la pomme, les couper en dés et les mettre dans le blender avec le reste des ingrédients.
Mixer le tout (la touche smoothie donne une plus grande onctuosité). J'y ai rajouté quelques glaçons, ce fut notre apéritif, j'ai adoré mais pas Xavier, je ne le referai donc pas dimanche prochain, déjà que le pauvre devra se "farcir" un repas végétarien... Mais je le referai certainement pour moi, c'est un véritable concentré de vitamines ! Peut-être ne mettrai-je plus de cannelle parce qu'elle était à peine perceptible, je ne l'avais sans doute pas bien dosée. A revoir donc.
Ce matin après le petit-déjeuner un bref passage dans mon cocon. Envie d'un thé blanc, j'ai l'embarras du choix, il s'est arrêté sur le
Ye Shen Be Ya, un thé blanc sauvage du Yunnan griffé Neo-T. Et un peu de nostalgie en écoutant ce CD, cadeau de ma chère Chantal...
La saveur de l'infusion répond harmonieusement au parfum des muguets et aux notes des instruments de musique. Notes gustatives et musicales qui me font penser à cette phrase lue un jour je ne sais plus où :
"Il existe des notes qui s'aiment et engendrent l'harmonie". La saveur douce de la paille fraîche et la délicatesse de ce thé particulier me donnent des frissons, j'aurais aimé prolonger ces moments magiques mais le devoir... Après avoir soigné mon mari, retour en cuisine pour continuer mes essais. J'ai retrouvé l'envie de créer des plats même si j'ai toujours besoin au départ d'une recette surtout pour des produits nouveaux pour moi. Je me rappelle mon dégoût (le mot n'est pas trop fort) quand j'ai découvert l'aspect du tempeh http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/08/chose-promise.html que j'ai fini par apprivoiser cependant. Il n'en est pas de même pour le seitan par contre : sa texture, son aspect ne m'inspirent pas, je n'ai donc aucune créativité pour le préparer, mais j'espère que ce matin j'y arriverai, j'en ai l'envie c'est un bon début. Mais ce ne sera pas pour aujourd'hui, mon mari est venu aux nouvelles pour le repas de midi et quand il a vu
"ces steaks bizarres" (le seitan), il m'a invitée au restaurant, "c'est un jour particulier"... Même si je pense que ce "jour particulier" était un prétexte, j'ai accepté et pas n'importe où, chez Yannis, et comme son nom l'indique ce n'est pas un chinois, dans ma folle jeunesse j'ai adoré ce pays où j'ai des souvenirs plus que délirants, j'y suis allée 21 fois, même pour des week-ends, à l'époque le billet d'avion à condition de ne pas avoir de bagages-soute ne coûtait quasi rien. J'ai même appris la langue alors qu'après 2 ans d'Humanités gréco-latines, j'ai bifurqué vers les Modernes (je n'ai à vrai dire pas eu le choix mais c'est une autre histoire...), la preuve qu'il y a un temps pour tout et que quand la motivation est là... et pourtant je détestais les langues! Malheureusement, faute de pratique, j'ai quasi tout oublié. Ambiance comme là-bas, et repas surréaliste : moi qui ne bois jamais de vin, j'ai accompagné le mezzé royal pantagruélique d'un verre de retsina ! Il faut savoir que dès que je bois une gorgée de vin, je deviens rouge écarlate, et qu'après un verre je ne sais plus trop qui je suis. Comme c'est moi qui conduis pour le moment, mon mari avait des craintes et a même parlé de prendre un taxi pour rentrer... Mais ce n'est pas tout, après le dessert il avait envie d'un capuccino, "prends un thé si tu veux", j'aime ce genre d'humour, on sait que les Grecs sont de grands amateurs de ce breuvage...
Par contre pour cela ! Voilà avec quoi j'ai terminé ce magnifique repas ensoleillé. Nous sommes rentrés entiers à la maison, et là deuxième surprise :
"tu ne m'inviterais pas à boire un thé sur ta terrasse, d'en haut le jardin doit être tout beau à cette époque".
Je n'en reviens pas mais je m'empresse de préparer un
Daehsen Nokcha griffé ThéÔdor. Je me disais bien qu'il y avait un problème, pour le moment il doit encore porter des verres fumés même à l'intérieur et donc dès qu'il est arrivé sur cette terrasse inondée de soleil, il a fait demi-tour,
après avoir admiré le jardin cependant,
C'est vrai qu'il est de toute beauté, et ce sera bien mieux encore les jours prochains.
Je reste sur la terrasse pour profiter de ce soleil estival et je cherche l'inspiration pour réaménager les jardinières tout en savourant ce nectar, entre Chine et Japon.
Puis retour vers les recettes, sur les cinq testées, deux revisitées sont vraiment très bonnes, la troisième est bonne sans plus ; par contre les deux autres manquent d'équilibre gustatif, il faut que je les retravaille.
Mais pas pour le moment, temps de farniente avant les Saints de glace qui se pointent demain, s'ils pouvaient oublier... J'aime ce dicton très vrai que je peux vérifier aujourd'hui. Moments de méditation aussi face à cette Nature dont je ne peux me passer, elle me ressource, me détend, enchante mes yeux par ses cadeaux qui changent jour après jour, me chatouille le nez par ses parfums subtils. Comment ne pas l'aimer, ce faisant, elle fait tant de bien à mon âme, un vrai havre de paix. J'ai savouré chaque moment de ce beau week-end, toutes ces sensations positives me donneront la force dans les jours moins lumineux, Albert Camus a dit : "
Il n'y a pas de honte à préférer le bonheur», j'adhère, évidemment...

samedi 2 août 2014

Qixi en Chine, Tanabata au Japon

Il était déjà aujourd'hui cette nuit quand, sur ma terrasse, j'ai guetté la lune et surtout les étoiles. En vain, le ciel était trop chargé. J'aurais pourtant voulu apercevoir Véga et Altaïr... 
Ce matin, je me suis réveillée très tôt, le ciel était toujours aussi tourmenté.
Dans un silence quasi absolu, la nature n'est pas encore réveillée, je me suis préparé un Ye Sheng Zia ou Bourgeons pourpres griffés Source de Lumière.
Infusé cette fois en théière, et je me rappelle avec émotion la première fois que j'ai goûté ce thé qui a une saveur tout à fait particulière, douce et sucrée : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/12/un-fabuleux-premier-week-end-de-decembre.html . Et aussi un épisode plus cocasse où je suis parvenue à attirer mon mari dans ce lieu de perdition: http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2013/06/deuxieme-week-end-de-juin-le-bonheur.html . Un peu de méditation, cette musique répétitive m'aide à me centrer sur l'instant, les souvenirs liés à ce breuvage ne suffisent pas à chasser ma tristesse, petit Dragon me manque terriblement... Ses mimiques si expressives, son babillage de plus en plus élaboré, son rire explosif si particulier qui succède à des moments d'intenses réflexion, bref tous ces moments de grâce à la saveur douce d'éternité.
Le ciel est toujours aussi tourmenté avec cependant au loin quelques plages de ciel bleu, il me correspond aujourd'hui.
Une deuxième théière de ce doux breuvage pour me plonger dans la mythique histoire de la fête chinoise d'aujourd'hui, Qixi 七夕 ou la fête du double 7 : dont une des versions raconte que deux amoureux ont été séparés par une déesse furieuse de constater qu'ils ne faisaient pas partie du même monde ne se retrouvent qu'une fois par an, la nuit du 7e mois grâce aux pies qui forment un pont au-dessus de la voie lactée, c'est la saint Valentin chinoise. Mais je préfère celle racontée par Lihua Nancy http://www.lihua.fr/ que je reproduis ici : "Cette Fête des amoureux repose sur la légende du Bouvier et de la Tisserande. Un jeune bouvier (牛郎) rencontre sur son chemin sept sœurs fées se baignant dans un lac. Encouragé par  le bœuf  taquin, il vole leurs vêtements et attend de voir ce qui va se passer. Les fées choisissent la plus jeune et la plus belle d'entre elles (織女), la tisserande, pour récupérer leurs vêtements. Mais comme le bouvier la voit toute nue, elle doit accepter de l'épouser. Ils vivent heureux ensemble et ont deux enfants. Mais la déesse des cieux découvre qu'un simple mortel a épousé une fée. Furieuse, la déesse grave une large rivière pour séparer éternellement les deux amoureux, formant ainsi la Voie lactée séparant les étoiles Altaïr (Bouvier) et Véga (Tisserande). Mais une fois par an, toutes les pies du monde prennent pitié d'eux et volent vers le ciel afin de former un pont (鵲橋) dans la constellation du Cygne, permettant aux amoureux de se rejoindre pour une unique nuit, la septième nuit du septième mois". Si vous passez par Nancy, poussez la porte de ce lieu magique, vous serez accueillis chaleureusement par ces 2 passionnés, j'en parle très brièvement ici : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2013/06/un-14-juin-memorable.html .
Véga et Altaïr se cachent certainement derrière ce ciel encore tourmenté mais où le bleu prend de plus en plus de place.
Un dernier regard admiratif à ces belles et je dois aller remplir mon devoir de mère adoptive, nourrir Coco le lapin... Je suis seule ce midi, cela tombe bien, je n'ai pas envie de cuisiner, une salade folle fera l'affaire ! Retour sur ma terrasse, le ciel reste voilé et une légère brise fait tintinnabuler les clochettes d'en bas.
Un thé de circonstance pour accompagner mes lectures, le Mount Fuji griffé Postcards'tea. Si on fête Qixi en Chine, au Japon, c'est Tanabata, la fête des étoiles. Je n'ai rien trouvé à ce sujet dans le livre de Valérie Douniaux que je prends cependant plaisir à lire et à relire tant il contient une mine d'informations et pas que sur le thé.
Dans ce petit fascicule par contre... Avant de l'ouvrir, je me remémore ces fabuleux moments passés à Mariemont avec Cathy:http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/07/retour-au-japon.html . Je suis très loin d'avoir épuisé le sujet mais aujourd'hui, je vais découvrir comment les Japonais fêtent les étoiles. La légende, chinoise au départ, fut "probablement introduite au Japon au cours de l'ère de Nara et incorporée à la légende indigène narrant la vie de la princesse Oto Tanabata, réputée pour les brocarts qu'elle tissait en l'honneur des dieux".
Très surveillée par son père, elle s'ennuie au ciel et décide d'aller se promener sur terre où elle rencontre un jeune vacher nommé le bouvier. Coup de foudre réciproque, elle décide de vivre avec lui et lui donne 2 enfants. Mais son père furieux envoie un mauvais génie pour la ramener au ciel.
Le bouvier part à sa recherche avec ses deux enfants mais "au moment où il s'apprête à rattraper son épouse captive du génie céleste, apparaît la femme de l'empereur qui fit naître d'un geste de la main une rivière large, profonde et aux eaux tumultueuse stoppant l'avancée du bouvier. Très affligé, ce dernier ne voulut pas quitter le bord de la rivière. Sur la rive opposée, la Tisserande ne cessait de verser des larmes, restant sourde aux injonctions répétées de son père de reprendre son travail de tissage céleste. Devant tant d'obstination, l'empereur fit une concession : il permit à sa fille de retrouver son amant une fois l'an. Depuis, chaque année, le 7e jour du 7e mois du calendrier lunaire, les pies célestes forment une passerelle provisoire au-dessus de la Voie lactée (Ama no gawa) sur laquelle les amants stellaires Véga la Tisserande et Altaïr le bouvier renouvellent leur serment d'amour. On dit depuis qu'à l'aube de ce jour, il bruine souvent : ce sont les larmes de la princesse Véga qui, serrant ses enfants contre elle et tenant tendrement la main de son mari, pleure tristement".
A cette occasion, plusieurs façons de célébrer cette fête : offrandes de fruits et légumes, décoration de bambous à l'aide de bandelettes entre autres sur lesquelles sont inscrits des souhaits. "Les branches de bambous ainsi décorées sont placées sur un mat devant les maisons et deviennent des "arbres de Noël d'été" (sasa kazari ou Tanabata kazari). (...)".
Alors que toute la journée a été douce mais grise, les nuages noirs s'éloignent,
faisant place à un ciel lumineux et dégagé. J'espère que ce soir je pourrai apercevoir les étoiles en savourant un Hojicha...

mercredi 16 juillet 2014

Soleil, lecture, musique, méditation, avec les rituels du thé toujours !

Voici en résumé le sommaire de cette journée
qui s'annonce radieuse.
Après le rituel-santé, le premier thé est japonais, LE Matcha, cuvée exceptionnelle et personnelle de mon généreux donateur, ainsi que cette musique qui s'harmonise si bien avec ce nectar.
En le portant à mes lèvres, je pense tout particulièrement à ma chère Nicole, une femme admirable qui a recueilli son neveu abandonné par ses "parents" et qui ce matin se fait opérer. Puisse la couleur de l'espérance et la force qui s'en dégage parvienne jusqu'à elle.
Préparation de mon thé d'après-midi à froid: un Prune vert griffé Lupicia.
Il fait magnifique, direction donc la terrasse.
J'ai besoin de "persil" pour la salade de midi, ce seront les feuilles du Mount Fuji griffé Postcards'tea.
Et la re-re-relecture de ce Pavillon de thé pour déjà me plonger dans l'activité-phare de dimanche.
C'est en parcourant cette page que j'ai voulu l'illustrer, on y parle d'encens : "L'encens joue un rôle important dans la cérémonie du Thé, à la fois pour purifier l'espace, pour accueillir les invités, pour exprimer le respect vis-à-vis de la calligraphie suspendue dans le tokonoma, ou encore pour apprécier davantage le caractère particulier à chaque saison, à chaque moment de la journée..." Je ne me souvenais pas de ce passage et je ne savais pas que l'encens faisait partie de la cérémonie japonaise du thé, il faudra que je demande à Cathy. Ceci dit, pendant mes préparations de cours dans mon autre vie, j'en brûlais beaucoup, cela m'inspirait mais depuis que j'ai transformé mon bureau en salon de thé, je ne le fais plus de peur que les feuilles, même dans leurs écrins s’imprègnent de ce parfum capiteux.
Mais il m'arrive de temps en temps d'un brûler dehors, je n'ai pas de boîte à encens, mais ce joli tripode convient bien pour les bâtons que je coupe en deux. Quant au tokonama du musée de Mariemont, je me souviens très précisément d'une anecdote qui à provoqué notre fou rire, et en relisant ce vieux billet, je repense avec émotion à ces magnifiques expositions : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2010/01/europalia-de-la-louviere-morlanwez.html . Je suis impatiente de le revoir dimanche, c'est là qu'aura lieu le cha no yu.
Cette après-midi sera consacrée à la lecture de cette véritable mine d'or, parcourue en diagonale le jour où je l'ai reçue (http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/07/encore-un-long-week-end-de-purs-bonheurs.html que j'ai vite refermée, encore trop prise par les émotions intenses de ces 3 jours,
poursuivie hier dans mon cocon, il faisait vraiment trop frais dehors. Et aujourd'hui, j'approfondis mes connaissances dans ce domaine si vaste, si riche et assez nouveau pour moi. Le premier chapitre s'intitule Ayurvéda, quel est votre type d'aliments idéal. J'ai toujours aimé apprendre, et ici je suis servie ! "L'ayurvéda part du principe que nous sommes intrinsèquement liés à la nature.Nous ne faisons qu'un avec l'univers" cela commence fort, ces phrases me parlent vraiment. "La nature, dont les hommes, est composée de 5 éléments : l'espace, l'air, le feu, l'eau et la terre". Si je devais m'identifier à l'un ou l'autre élément, je choisirais l'espace, le feu et l'eau... et je n'en étais pas loin : ces éléments déterminent 3 types : Kapha : terre et eau, qui ne me correspond pas du tout : "un Kapha est une personne tranquille, mais qui entre aussi parfois difficilement en action." Tout à fait ... pas moi ! Le 2e type est pitta, il associe le feu et l'eau, cela pourrait être mon type, tout ce qui est décrit me correspond, même les "défauts"... mais une phrase est rédhibitoire : "Un pitta n'apprécie guère le soleil et le temps chaud". Je suis donc du 3e type : Vata associé à l'air et l'espace : "Le vata est une personne très dynamique, qui ne parvient pas à rester en place et dont les pensées partent souvent tous azimut." Pour chaque type sont proposés des aliments spécifiques,
pour le Vata, je ne suis pas très pâtes, le reste me convient assez bien ... en hiver. Je suis nettement plus attiré par les aliments kapha et surtout pitta, j'approfondirai cela plus tard. D'autant qu'une phrase me "tue" : "bien que les Vatas soient de grands amateurs de sucreries (et je confirme, surtout le chocolat) ils doivent essayer d'en limiter la consommation car le sucre est connu pour ses effets angoissants et excitants".J'ai la tête pleine de toutes ces informations nouvelles, je préfère feuilleter le reste de cette incroyable brique. 
Et là, un fou rire, j'apprends avec stupeur que Winston Churchill aurait dit : "Une pomme par jour éloigne les médecins" ,bin voyons, je connaissais la version chinoise de cet adage... Et je la crois plus crédible.
La carafe est vide depuis un certain temps mais je m'en suis à peine aperçue tellement j'étais passionnée par ce que j'ai appris aujourd'hui. J'ai aussi repéré des recettes très tentantes, et j'ai des invités dans les jours à venir. Avec mes maigres connaissances, je pourrai discuter avec mes deux petites-filles, Sarah la végétalienne et Émilie la végétarienne qui vont m'initier à ce manger autrement. A commencer par vendredi, c'est elles qui vont préparer le repas, ce que j'ai déjà goûté chez elles m'a séduite, heureusement, je voudrais supprimer la viande... Certains qui me liront vont certainement être étonnés, moi la carnivore invétérée, mais j'en mange de moins en moins et sans grand plaisir comme avant.

vendredi 4 juillet 2014

"Rien n'est plus puissant que la douceur", et la sérénité, merci la vie !

Une journée que je veux très reposante commence. Et bien sûr par mes rituels ; santé d'abord dans mon cocon.
Puis un hymne à la beauté de cette nature qui m'entoure sous un ciel bleu pâle à peine strié de petits nuages rosés. Et un déménagement...
Mon deuxième rituel préparé à l'intérieur,
savouré avec émotion et nostalgie dehors. Je me rappelle toujours avec émotion ce petit coin de Taïwan à Paris, mes rencontres entre autres avec Vanessa que je salue au passage et aussi la gentillesse de Yu hsin, l'hôtesse de ce lieu. C'est elle qui m'a fait découvrir ce Hong Yu dont je gardais un fond en souvenir, tellement même après tout ce temps la boîte qui le contenait embaumait. http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2011/11/cette-fois-cest-la-fin.html . On annonce une journée très chaude et orageuse, c'est en pensant à cela que je n'ai pas résisté à infuser ce vieux thé. Il a la force d'un thé rouge, il est corsé comme un thé rouge mais ses notes mentholées en font un thé très rafraîchissant à la fois, je rêve d'en retrouver... en boutique pas sur Internet, j'ai besoin d'un contact avec celui qui en possède, besoin de l'entendre parle de ce thé tandis que je m'imprègne déjà de l'atmosphère du lieu. Je me souviens l'avoir employé en cuisine http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2013/01/ou-cela-va-t-il-sarreter.html pour l'anniversaire de mon mari. Je dois d'ailleurs me replonger dans mes livres de cuisine pour les festivités des 3 derniers week-end de ce mois, ce sera pour cet après-midi.
Ce midi en guise d'apéritif, préparation improbable d'un grand Thé, un Sencha Mount Fuji griffé Postcard's tea.
En savourant ce thé, d'autres beaux moments forts me reviennent: http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/05/ce-dimanche-rattrape-tout.html , j'attends déjà avec une certaine impatience ce que ces deux-là vont nous concocter !
 
Et un peu de (re-re-re)lecture, L'extase du thé. J'ai depuis très longtemps été passionnée par le poésie mais est-ce le fait que tout ce que j'ai bu aujourd'hui me ramène à des souvenirs forts et heureux, je ne sais, m'est revenu en mémoire le jour précis où j'ai découvert ce monde, j'étais en première année primaire et ce jour-là mon institutrice, mademoiselle Vergijnst, nous a appris une poésie, je m'en souviens encore aujourd'hui : "Je possède un petit ami, bien mignon et bien gentil, c'est mon meilleur compagnon et ma poche est sa maison. Quand je suis triste ou quand je pleure, vite il sort de sa demeure et me console de son mieux. Je possède un petit ami, bien mignon et bien gentil, voulez-vous le voir ? Le voici, c'est mon mouchoir".
Les infusions continuent pendant que mon esprit vagabonde.
Un ciel tout gris et un peu menaçant d'un côté,
bleu et blanc de l'autre, qui va l'emporter ?
Un dernier passage, toujours aussi savoureux malgré une légère amertume iodée
il est temps d'aller préparer le repas, merci les belles.
Si ce week-end sera très calme, les 3 suivants seront flamboyants, des retrouvailles et de la cuisine au thé entre autres, il faut que je programme tout cela.
Et un carburant pour nourrir mes neurones et m'inspirer. C'est en ressortant le livre d'Olivier Scala que je l'ai choisi, c'est un Bai Mu Dan griffé Source de Lumière infusé cette fois pendant 20 minutes. Et d'autres souvenirs émus me reviennent: http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2011/03/un-bai-mu-dan-salvateur.html , que se passe-t-il donc? Je salive en feuilletant ces livres qui me donnent envie de déjà m'y mettre.
Comme je me régale de ce Bai Mu Dan très rafraîchissant par ce temps assez lourd.
Rétrolfactions intenses face à ces belles...
Le vent se lève, la température reste élevée, il est temps pour moi d'aller faire quelques courses. Peu de monde dans les magasins et sur les routes, c'est pourtant la période des soldes que je fuis.
Retour sur cette terrasse comme un perchoir pour admirer un ciel redevenu tout bleu, avec la lune qui me fait un clin d’œil (c'est le petit point blanc au milieu). Je commence à avoir un petit creux et je ne suis pas prête de souper, mon mari est très concentré sur la télévision... alors qu'il fait si merveilleux dehors, et je crois qu'il ne doit pas être le seul !
Je me prépare donc On va se revoir Griffé ThéÔdor.
Et pour accompagner ce nectar, une assiette de fraises parsemé de menthe. Un cri soudain me parvient du rez-de-chaussée, il doit s'être passé quelque chose au salon, certainement un but mais de qui ?
Délicieux ! Et une assiette vide en est la preuve. Il ne me reste plus qu'à mâcher cette belle nana. Non, je ne suis pas folle nana Signifie menthe en arabe...Après un souper pris en solitaire dans la cuisine, retour en terrasse.
Quelle différence en un peu plus d'une heure, ce ciel tout gris est plus menaçant encore, mais tant qu'il ne pleure pas, je resterai dehors, il fait très doux encore malgré le vent qui s'est levé.
Je n'ai plus soif pour l'instant mais envie de découvrir le contenu de ce magazine acheté tantôt.
Pas de problème pour choisir l'article cette fois... Toutes les couleurs sont passées au crible, j'en retiens 3, mes couleurs préférées :
le rouge qui symbolise la passion, la force et le feu entre autres ;
le vert couleur par excellence de la nature mais aussi symbole des liens du cœur et de la solidarité
et bien sûr, ma couleur préférée, signe d'espace et de liberté... Ceci explique certainement cela.
Mon temps ici se termine, les premières gouttes tombent, les fleurs, les plantes et les arbres en ont vraiment besoin. Une petite pensée pour terminer cette magnifique journée telle que je la souhaitais : "Rien n'est plus puissant au monde que la douceur", j'en fais le titre de ce billet.