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dimanche 9 octobre 2016

Un week-end merveilleux, très riche en émotions

Quel merveilleux week-end !
Ce samedi, nous avons un rendez-vous important dans une petite rue de saint Gilles, et plus particulièrement au Jugurtha. Petit moment de nostalgie en repensant à mes années algériennes et Constantine, cette merveilleuse ville aux 5 ponts, c'est là que j'ai entendu parler de ce roi numide dont le tombeau se trouve dans cette ville. 
Arrivés les premiers, je commande évidemment un thé. Je suis en manque, je n'ai pas eu le temps d'en boire ce matin.
Retrouvailles arrosées en compagnie de Yvette, Ghislain pour fêter Sylvie, la jubilaire d'un côté 
Xavier, Marthe et François de l'autre. 
Bonheur de nous revoir, on n'en finit pas de trinquer avec cette fois Sabine à l'avant-plan. 
Ambiance est très joyeuse, 
et ce n'est que le début entre carabins ! 
Même moi qui ne bois plus, je me suis laissée tenter... 
Ici, on n'entendit plus que le bruit des mandibules, 
pas pour longtemps ! J'en profite pour remercier Marthe et François, les adorables enfants de Sylvie, d'avoir initier ce beau complot, la surprise était totale pour leur mère ! 
Ici, pas question d'être végétarienne... Les heures passent comme des minutes 
Tous les convives prennent du café sauf Xavier et moi (accompagné de gâteries pour les gourmands) 
Émotion et donc photo d'un flou pas très "artistique" (Sabine, j'attends les tiennes!) 
Ici, Martine et François admirent les chefs-d’œuvre de Sabine reconvertie en très talentueuse photographe. 
Et une petite dernière, deux éminents psychiatres se rappelant non pas leurs années médecine mais bien les chansons étudiantes qui y sont liées, ils ont une mémoire impressionnante à ce sujet ! Des 3 psy réunis aujourd'hui, c'est Sylvie la plus sérieuse, encore que... l'histoire du soupirail (= message codé). Cher Ghislain, j'attends toujours que tu me chantes le métèque comme tu l'avais annoncé... Le look de mon mari n'est pas mal mais celui de Ghislain est impressionnant : Professeur Tournesol ? Georges Moustaki ? Hubert Reeves, la question n'est pas (encore) tranchée ! 
C'est sur un superbe ciel bleu-soleil que nous nous quittons, mais pas pour longtemps ! 
C'est sûr, on va se revoir
pour une tea party d'enfer à la campagne, reste à fixer la date ! MERCI à vous tous pour ces moments hors du temps, nous en avons encore longtemps parlé à notre retour, ces beaux souvenirs sont à jamais gravés dans nos cœur, la vie est pleine de petits bonheurs et de moments d'éternité... 
Ce dimanche, après une grasse matinée, mes rituels : admirer ce beau ciel lumineux,
un
Oolong au ginseng,griffé ThéÔdor acheté à Le Fossé fleuri 
de la musique du XVIIème siècle.
Tandis qu'infuse ce thé d'excellence, je m'imprègne des sonorités particulières de la viole, j'aime sa flamboyance, 
mais je n'écouterai que le tome I ce matin. 
En effet j'ai trouvé des informations complémentaires sur le
Oolong au ginseng dans ce Coffret du dégustateur de thé de Lydia Gautier.
Toujours aussi didactique et précis, il comprend un livret qui parle brièvement de l'histoire, la culture et la dégustation du thé ; un dépliant sur les 7 familles de thé (la 7ème étant celle consacrée aux thés parfumés) ; 40 fiches pour apprendre à identifier 40 grands crus classés en 7 familles, Contrairement à certains ayatollah qui les dénigrent, Lydia lui donne leur titre de noblesse montrant ainsi sa connaissance pointue de l'art chinois du thé sous toutes ses formes et enfin une cuillère-pince de tea-tester pour doser le thé et refermer le sachet avec la pince. Voilà ce qu'elle dit de ce wulong :
"Dans le premier traité de pharmacopée traditionnelle chinoise, le Shen Nong Ben Cao Jinng ("Canon des aliments de Shen Nong") qui fut rédigé sous la dynastie Han (206 avant J.C. - 221 après J.C.) thé et ginseng sont classés parmi les "120 drogues inoffensives, toniques, conservant la santé, conférant résistance et longévité". Il est précisé que "si l'on consomme du thé assez longtemps, le corps gagne en force et l'esprit en acuitéet que l'on utilise le ginseng pour restaurer les 5 organes vitaux, pour harmoniser les énergies, pour calmer l'esprit, chasser les peurs, faire briller les yeux, ouvrir les vaisseaux du cœur, éclaircir les pensées, fortifier le corps et prolonger la vie". L'alliance des deux pour la dégustation est aussi très intéressante, le ginseng apportant des notes poivrées qui se fondent dans le velouté boisé-torréfié aux notes de pain grillé et caramel du wu long". Un encadré en bas de fiche donne des précisions sur "la température de l'eau, le dosage, le temps d'infusion, le service et le moment de la journée". Ainsi que l'infusion à froid de ce thé, et son utilisation en cuisine : "Gibiers en sauce, plats à base de champignons, parmesan, fromages à pâte cuite, desserts caramélisés". Et enfin, "la fourchette de prix pour 100g". J'ai acheté ce Coffret en octobre 2008, il faudra donc adapter le prix. Personnellement cela ne m'intéresse pas, quand on aime, on ne compte pas. Et avant même de lire cette fiche, j'adorais ce thé d'excellence sans savoir toutes ses qualités. MERCI chère Lydia une fois encore pour ceci, je guette la parution de chacun de tes ouvrages avec grande impatience... 
Après un très frugal dîner, un passage sur ma terrasse pour admirer ce beau ciel automnal, il ne fait pas assez chaud pour lire dehors mais bien pour une promenade digestive dans ce paradis. J'ai retrouvé mon optimisme grâce à ce superbe week-end qui va m'aider à supporter une semaine beaucoup moins riche en émotions... Soirée lecture, mon amie Voula m'a offert un roman de Nancy Huston qu'elle a beaucoup aimé,
Lignes de faille. Je n'ai plus rien lu depuis Les lumières d'Assam , j'espère  que je serai aussi emballée par celui-ci. D'habitude, nous avons les mêmes goûts littéraires.

jeudi 27 décembre 2012

Retour dans la vraie vie

Ce matin, je me suis réveillée trop tard pour prendre un thé avant mon rendez-vous.
 Je me suis rattrapée en revenant ! Un TUMSONG, ce thé du Jardin des cœurs heureux, griffé ThéÔdor.
 Premier thé, premier partage. Je l’ai bu à mon généreux donateur et à ma chère Fabienne qui, je l’espère est remise, c’est elle qui m’a offert la dernière création Beauvillé, ce magnifique "torchon", comme vous dites en France, chez nous, un torchon est une "loque à reloqueter" ou si vous préférez un truc pour "cocher" par terre… Après un litre de ce nectar, je me sentais prête à affronter les foules, je dois aller chercher de quoi cuisiner. Je suis un peu grisée par ce premier jour de liberté, et même s’il pleut, il fait très doux, cela revigore. Je veux passer l’après-midi dans ma cuisine, les recettes, que j’ai déjà testées, sont excellentes mais prennent assez bien de temps de préparation, qu’à cela ne tienne, je me sens en pleine forme !
La première, extraite de Thés, cultures, senteurs, saveurs d’Olivier Scala dont j’ai déjà beaucoup parlé, est un velouté de panais et crème fouettée au thé Wulong Dong Ding (page 140). Ce sont les ingrédients, la recette illustrée suit.
Préparer la crème fouettée. Verser 45cl de crème fleurette dans une casserole, ajouter 15 cuillères à café de Dong Ding et 2 pincées de sel,
porter à ébullition.
Laisser infuser 15 minutes à couvert.
 Je ne vous parle pas des parfums qui explosent dans la cuisine
 Passer au chinois et laisser refroidir 1 heure au frais. Pendant ce temps, préparer le velouté.
Eplucher 400 g de panais,
 Les couper très finement.
Faire fondre 25 g de beurre salé dans une sauteuse
et y déposer les panais.
Couvrir et laisser étuver 10 minutes.
Je préfère les faire revenir dans une poêle et les remuer de temps en temps.
Mouiller avec 20 cl de lait (j’ai employé du soja) et 60 cl d’eau.
Saler et laisser cuire encore 10 minutes.
Mixer, ajouter le jus d’un demi citron et passer au chinois (je ne l’ai pas fait, pour moi ce n’est pas nécessaire avec les panais). Ce qui suit n’est pas dans la recette, c’est ma touche perso :
J’ai rincé les superbes feuilles, je m’en servirai pour décorer.
 D’habitude, j’utilise du Dong Ding plus courant, mais je n’en avais plus, j’ai donc employé ce thé d’excellence griffé ThéÔdor. Je continuerai l’illustration de la recette ce soir. J’aurais voulu passer à la recette suivante – j’en avais prévu trois au total - mais j’ai un peu présumé de mes forces et mon mari qui me surveille de très (trop) près m’a intimé l’ordre de m’arrêter me rappelant que je suis convalescente et j’ai obéi, il n’en revient pas encore (je ne lui ai évidemment pas dit que je ne m’en sentais plus capable… très temporairement).
Un petit arrêt sur ma terrasse pour admirer ce ciel tourmenté
dans lequel domine le bleu, malgré les nuages noirs qui s’annoncent.
J’ai besoin d’un thé qui va me requinquer, ce sera cet Oolong au ginseng de Magie du thé, accompagné de petits cookies au gingembre et citron qui semarient très bien avec ce thé.
 Tout en relisant ce qui est dit de ce thé particulier, je me prends à rêver d’aller à Namur ce week-end, il faudra que je fourbisse mes arguments…
Et pour m’emmener en voyage, Tea travel. Le temps de savourer ce nectar, le bleu du ciel a fait place aux nuages noirs qui déversent de la grêle tonitruante... C’est maintenant l’heure du souper et l’achèvement du velouté. Je le réchauffe, et je continue la recette.
Lorsqu’elle est bien fraîche, monter la crème au thé en chantilly à l’aide d’un fouet électrique.
Répartir le velouté de panais dans des assiettes creuses chaudes et déposer au centre une quenelle de crème fouettée. On disait que c'était une quenelle...
Sauf que j’ai eu beau fouetter, la chantilly n’était pas suffisamment compacte pour en faire des quenelles, je me suis rappelé qu’il est quasi impossible d’obtenir ce résultat avec une crème light… Pas grave, c’est moins beau mais le goût y est, c’est le principal !
 J’attends maintenant le verdict. "Raffiné, saveurs subtiles, un vrai délice, à refaire" et mon mari n’est pas le genre à dire le contraire de ce qu’il pense, je vois d’ailleurs à son air qu’il est ravi. Ambiance joyeuse, j’ai plaisir à le voir déguster ce velouté et entendre ses commentaires entre chaque cuillerée. Je lui ai fait remarquer que je n’ai fait qu’exécuter une recette succulente. J’aurais mieux fait de me taire… Après les fleurs, vient le vase… "Oui, mais tu as passé trop de temps en cuisine après être sortie 2 fois aujourd’hui, n’oublie pas que tu es en convalescence et que ce que tu as eu est grave." Je ne supporte pas ce genre de discours paternaliste, même venant de mon mari. Alors, un peu perverse, je lui ai rappelé que si je suis si fatiguée, c’est de sa faute… Je passais la soirée bien tranquillement dans mon salon bleu-thé avec Jean-Sébastien … Bach, et une Tisane de l’Abbaye quand il m’a appelé me disant qu’on jouait Lawrence d’Arabie à la télé. Je n’ai pas résisté, même si le film avait commencé depuis plus d’une heure et que je ne l’ai vu que +/- 20 fois… Le film est toujours aussi long, j’ai été coucher après minuit. Je suis fascinée par le désert depuis longtemps et par Lawrence dont j’ai lu sa brique : Les 7 piliers de la sagesse. Je sens d’ailleurs que je vais le revisiter. Et je ne parle même pas des 2 acteurs principaux… Bref, une très longue soirée mais d’émouvants souvenirs.   Au cours du repas, je lui ai aussi rappelé ma façon de me soigner : c’est venu tout seul cela partira bien tout seul… Bref, le souper s’est terminé dans la gaieté. J'espère retourner en cuisine demain.