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vendredi 7 août 2020

Rétrospective: un merveilleux mois de juillet

 Je n'en reviens pas encore, je vais pouvoir à nouveau " blogguer" ! Si Kris ne m'avait pas demandé de donner de mes nouvelles même sans illustration, je n'aurais pas songé à y retourner ! 

Ce matin, madame la Lune comme un beau point blanc dans un ciel tout bleu avant de rédiger une petite rétrospective du mois d'un mois de juillet très riche: 
2 juillet, le soleil tarde ses rayons, il va faire très chaud. 
Boisson revigorante : gingembre infusé à froid pour une journée farniente.... Les 15 derniers jours de juin ont été cauchemardesques : j'avais RV avec un vide-maison le 25, la veille, saisie d'un mauvais pressentiment, je téléphone et là, il m'annonce qu'il ne pourra pas venir avant... le 30, dernier jour pour donner les clés au nouveau propriétaire baptisé roquet prétentieux (Catherine, si tu me lis !) Heureusement Marc a "rattrapé le coup" et le 29, tout était nickel... C'est sans regret que je quitte à jamais ce lieu dont j'ai extrait l'âme, sans le comportement hautain du roquet, cela aurait été beaucoup plus dur ! 
5 Juillet, pleine lune. Est-ce une étoile qui brille si fort, il n'y en a pas d'autre, bizarre. 
J'ai essayé de zoomer mais cela n'a pas bien réussi. 
Il va y avoir du changement dans mon salon blanc-thé, 
Même s'il est déjà pas mal, 
je n'ai pas pu me résoudre à me séparer de mes fauteuils hyper confortables. Il y en a vait deux, ils sont quatre à présent ! C'est un peu serré mais je vais pouvoir recevoir ? Ce isolement me pèse de plus en plus. A commencer par Sylvie et Marc pour qui j'avais renoué avec la fameuse Tea party... J'avais immortalisé ces moments forts et si chaleureux mais au lieu de copier les photos, je les ai effacées ! Pas grave, je suis priée de refaire ces anglaises gâteries. 
Il reste le livre d'or qui se remplit beaucoup moins vite que le précédent... Merveilleux moments d'échanges, d'amitié vraie et de belles perspectives... Entretemps, je continue à aménager ce nouveau lieu, il faut vraiment que je liquide les caisses, je ne les supporte plus 
D'abord un mur blanc, et encore quelques caisses à vider 
et voilà comment j'ai recyclé cette superbe étagère qui a abrité mes théières dans feu mon salon bleu-thé. MERCI Marc, c'est magnifique et sans toi, j'aurais encore dû supporter le style Louis Caisse ! 
Vivement le week-end prochain, il sera chargé... A commencer par samedi et une visite que j'attendais depuis longtemps, celle de mon ami Jean-Claude ! Décidément, j'ai un problème avec les photos, ma batterie est plate, donc pas de photos de cette belle et si riche rencontre. 

Il me reste cependant un superbe résumé 
et ce merveilleux cadeau qui enchantera mes oreilles et fera tant de bien à mon âme ! 
Il fait très doux en ce dimanche, suffisamment bon pour profiter de la terrasse 
avec mon amie Cathy que je revois ENFIN ! Dans les verres, un
Hanami impérial que nous savourons en papotant allègrement, cela faisait si longtemps même si tu es une de celles qui très régulièrement me donnait des nouvelles, des encouragements pendant les moments plus durs, je n'oublierai jamais ! 
Pour le gouter, direction mon salon blanc-thé, 
dans les tasses un
Oriental beauty... de garde ! Il venait de chez Zenzoo, c'est dire s'il date, mais il était conservé sous vide, il a gardé toutes ses subtiles saveurs, eh oui ; des biscuits vegan trouvés chez Séquoia
 et à côté des gâteries réalisées par Cathy. Elle m'a aussi ramené ma commande de chez Biochi, un fabuleux Lapsang Souchong 
et 2 petites souris... pour l'année du rat ! 
Le temps passe tellement vite, il est temps de nous dire aurevoir après un passage dans mon livre d'or. 
Il me reste cette jolie plante qui se plait ici, elle pousse à vue d'oeil, il faut dire que une partie des Feuilles infusées se retrouve dans la terre. MERCI chère Cathy d'avoir illuminé cette journée, merci pour ton indéfectible amitié qui m'a tellement aidée dans les jours sombres... D'habitude, je ne bois pas de
Pu Er en été, c'est pour moi typiquement un thé d'automne et d'hiver, j'y déroge aujourd'hui parce que je veux tester ce cadeau de Cathy, 
un mini
tuo cha aux fleurs de chrysanthèmes. Il vient d'une nouvelle maison de thé anversoise Chado. Et d'abord, un fou rire, je suis allée voir la signification de HELENDE sur Internet : il s'agit d'un adjectif signifiant, au choix, "curatif, médicinale, cicatrisant, guérissante", si avec tout cela je ne deviens pas quasi éternelle... 
Bonne première impression olfactive en déballant ce petit nid, l'odeur typique du
Pu Er avec des pétales de cette jolie fleur qui fait partie de la pharmacopée chinoise. J'ai suivi scrupuleusement les indications notées en bas de ce petit sachet : 100° pendant 5 minutes. 
Infusé dans une théière en verre décapitée pour voir danser les Feuilles. Et là, déception : l'eau est devenue quasi instantanément brun très foncé, manifestement c'était un shu + une odeur bizarre que je n'ai pu identifier. Par contre, beaucoup de pétales de chrysanthème. 
quant à l'infusion, on touche le fond là : saveur plate avec un arrière-goût de ... moisi ! J'ai achevé la tasse, pas la théière. 
Les "feuilles" infusées sentent bien le
Pu Er mais il s'agit plutôt de petits morceaux de feuilles et de quelques tiges ! J'étais furieuse, si j'avais pu aller à Anvers (ce qui n'est pas recommandé pour le moment), j'aurais ramené ce truc innommable d'autant que ça n'a pas trainé, mon estomac n'a pas supporté, il a rejeté mon frugal souper, faut pas demander si j'avais bu tout le contenu de la théière !!! J'en ai fait part à Cathy qui a eu exactement la même réaction... Pour moi helende veut dire poison, faut pas toujours croire ce que raconte le dictionnaire ! J'ai rédigé ce billet sur ma terrasse, une légère brise rend l'atmosphère tout à fait supportable, on verra jusque quand, température annoncée 35°. Ce qui me désole, c'est l'aspect des arbres, ils sont assoiffés, quant aux pelouses, n'en parlons pas, c'est devenu de la paille... Vivement la pluie ! Si au moins cette canicule supprimait ce maudit virus... qui a repris de plus belle!

jeudi 16 mai 2019

Quand mes passions remplissent mes journées !

S'adonner à ses passions sans réserve et sans mesure est pour moi la définition du bonheur, elles me permettent de supporter ma très contre-nature sédentarisation forcée... depuis petite j'ai toujours été une nomade dans l'âme, ma mère m'appelait déjà à l'époque Julie vadrouille. Heureusement, certaines de mes passions sont aussi des voyages : le thé, la lecture, la musique. Quant à la Nature, elle m'est indispensable en me permettant de mettre à distance mes côtés plus sombres comme principalement la colère, c'est ma bonne Fée, elle me prend dans ses bras et m'apaise. 
C'est avec elle que je partage aussi mon bonheur et mes émotions comme quand le fleuriste est venu m'apporter ce merveilleux bouquet et des paroles d'Amour, c'était dimanche, jour de la fête des mères. Il fait encore trop frisquet pour rester dehors aussi après avoir enlacé mes arbres, c'est dans mon cocon où j'installe exceptionnellement mon PC et mon dictionnaire, que je reprends La péninsule aux 24 saisons de Inaba Mayumi pour rechercher dans le dictionnaire une quantité de mots inconnus, d'après le contexte, il doit s'agir de plantes, de légumes et de fruits mais aussi, péninsule oblige, de coquillages et de poissons mais j'ai assez vite arrêté cette fastidieuse tâche pour relire certaines phrases ou certains passages qui m'avaient touchée à commencer par Je me lève et je me couche au gré de mon humeur ce que je fais moi aussi depuis que je suis en vacances perpétuelles, je ne porte plus de montre, le donneur de temps n'est plus le cadran de cet engin, je l'ai remplacé, un vrai bonheur ! Ou encore : La forêt.(...) La certitude que je vais pouvoir me promener en forêt me fait sauter de joie. (...) De plus, mieux vaut pénétrer seule dans la forêt. Car le silence est souvent plus fécond que l'échange de propos. A se laisser emporter par la conversation, on risque de perdre de vue l'essentiel. J'ai la grande chance d'avoir la forêt dans la propriété, j'y vais chaque fois qu'il fait beau armée seulement de mes jumelles et de mon appareil photo, tous mes sens en éveil. Je pourrais en citer bien d'autres encore, je m'arrêterai à ce dernier passage, son ode à la lune et aux étoiles : Je fais brûler encens sur encens, et mon plaisir de chaque soir est de contempler depuis ma terrasse le mouvement de la lune et des étoiles. Je m'étends sur une chaise longue et je regarde d'un oeil nonchalant la voûte céleste. Alors un remous traverse mon corps de la tête aux pieds.Est-ce le tremblement de la rotation de la Terre ? J'éprouve une sensation inconnue qui m'enveloppe tout entière, comme si mon corps et le ciel étaient liés pour un instant.En même temps, sans se perdre, mon être reste attaché à la Terre, et j'ai l'impression,sans pouvoir me l'expliquer,que j'assiste à un miracle. Ce roman raconte douze mois de la vie d'une femme de la ville qui a décidé de quitter la vie trépidante de Tokyo à la mort de sa meilleure amie. Elle s'installe dans la maison de campagne familiale et découvre cette autre vie en contact direct avec la nature, l'occasion pour elle de faire le point sur sa vie. Elle retrouve les joies simples d'une vie rythmée par les saisons, le contact et l'entraide de quelques habitants. Aucune action dans ce roman atypique empreint d'une certaine poésie, celle de l'instant. Le fil conducteur est cet ancien calendrier qui découpe l'année en 24 saisons qui indique précisément ce qu'il faut planter, quand, et qu'en faire une fois récolté : des confitures, conserver les légumes et les fruits en pots, partage des récoltes avec les voisins. Ce sont ces gestes quotidiens, simples, répétitifs et ses longues promenades solitaires qui lui font retrouver l'apaisement et cette sérénité perdue avant de retrouver la ville et un nouveau départ. J'ai beaucoup aimé la suivre dans cette retraite loin de Tokyo, tant de points communs avec ma vie actuelle... MERCI chère Cathy, tu ne t'étais pas trompée ! 
En admirant ce ciel où la lumière flamboyante du soleil le dispute aux gros nuages noirs, j'ai eu envie d'aller faire le tour de mon domaine de prédilection, cette Nature source de vie... L'air est frais, toutes les nuances de verts printaniers ressortent différemment à la lumière tombante, les oiseaux, beaucoup moins visibles, se sont tus, je savoure cette quiétude. Aujourd'hui, ma première tâche est de changer l'eau de ces magnifiques fleurs, il faudra que je change de vase, je les trouve trop serrées maintenant que certaines s'ouvrent, je veux les garder le plus longtemps possible ! 
Rituel encore : choisir les feuilles, ici celles d'un Daehsan Nokcha, infusées et servies dans ce beau set coréen, je le savoure à la santé de mon généreux donateur en méditant sur la force de l'Amitié... Je n'aurai pas beaucoup le temps de lire aujourd'hui, j'attends deux amies chères, aussi ce sera quelques pages de cette brique Ecoute l'arbre et la feuille dont j'ai déjà parlé ici : https://la-theiere-nomade.blogspot.com/2019/03/lectures-palpitantes-face-aux-elements.html. INTERLUDE MITSUMATA. Et c'en est vraiment un, ou presque, l'auteur parle de la fabrication du papier à Echizen, et aussi d'une déesse : Kawakami Gosen. Cela m'a rappelé un lointain souvenir, une initiation à la reliure japonaise à une époque où le thé n'avait pas encore pénétré dans ma vie. Nous avions aussi fabriqué un papier spécial, assez rugueux, on y voyait encore quelques fibres de bois. 
Bien des années plus tard, j'ai trouvé un album avec les mêmes techniques, je l'ai utilisé pour illustrer le fabuleux voyage à Paris d'une petite fille qui pour son anniversaire a souhaité aller à Paris pour faire le tour des salons ... de thé, mais pas qu'un jour hein Nanny, c'était en 2004, cette année elle termine ses études universitaires, elle aime toujours autant le thé ! 
Ma promenade quotidienne sous un ciel bleu strié de lignes parallèles pour enlacer mes arbres avant l'arrivée de mes amies... Sauf que je les attends toujours, elles sont restées bloquées à Namur, un incendie à la gare du Nord de Bruxelles a mis tout le réseau chaos, on a reporté notre rencontre, et moi pour calmer ma colère, je me suis déchaînée au jardin, mes vieux os n'ont pas aimé et me le font savoir. Demain, ce sera repos complet pour être en forme jeudi ! Nuit difficile, cela m'apprendra à ne pas écouter mon corps et arrêter de le malmener, pourtant je n'ai pas réalisé la moitié de mon projet. 
Beau ciel bleu sans aucun nuage et douce température, propice à une balade mais ce ne sera pas pour moi aujourd'hui. 
Programme de la journée: thé infusé à froid, Once Upon a Time saveur fraise, jasmin, épice après un Keemun au petit-déjeuner, observation de la Nature, peut-être arranger la jardinière de la terrasse de la cuisine, et surtout lecture de cette brique de 309 pages largement illustrée : SHINRIN YOKU, L'art et la science du bain de forêt, écrit par la Dr Qing Li, paru aux éditions FIRST en mars 2018. 
A la fois fruité et fleuri avec une pointe d'épices, il est parfait pour la lecture par cette douce chaleur. 
La quatrième de couverture nous résume l'essentiel de cet ouvrage, à moi les détails à présent. J'ai pour l'instant parcouru l'ensemble de l'ouvrage, comme une promenade virtuelle en forêt en regardant les nombreuses photos légendées, 
je suis restée en arrêt sur celle représentant des bouleaux encore jeunes dans leurs habits d'hiver. "Le bouleau blanc est particulièrement efficace pour absorber les particules émises par les voitures". Berkenrode (verges de bouleau) est le nom de notre propriété, en hiver leur tronc blanc et marron donne un peu de couleur à cette saison triste. Ce sont ces arbres qu'il faudrait planter dans les villes au lieu des marronniers et autres platanes comme le montre cette expérience : "Au Royaume-Uni, des scientifiques ont mené une expérience dans les rues de Lancaster. Ils ont tout d'abord mesuré la quantité de particules entrant dans les maisons (en mesurant la quantité de poussière se déposant sur les téléviseurs). Ils ont ensuite planté une rangée de bouleaux blancs dans la rue.Au bout de deux semaines, les scientifiques ont étudié les feuilles des arbres à l'aide d'un microscope électronique spécial. Les feuilles sont tapissées de minuscules poils qui emprisonnent les particules émises par les voitures passant dans la rue.A la fin de l'expérience, les téléviseurs présentaient 50% de poussière en moins qu'au début." 
Si la journée il fait très doux, le soir la température baisse très fort, j'ai donc rallumé le chauffage pour écouter de la musique dans mon salon en commençant à rédiger mon billet mais j'ai oublié de le couper avant d'aller rejoindre les bras accueillants de Morphée. Résultat les fleurs ont eu très chaud et ma première action fut de leur redonner un coup de fouet en leur donnant plus d'espace et en coupant fortement celles qui avaient le plus souffert comme les gerberas. 
Suivent mes rituels : l'hommage à la Nature, je remplis mes poumons de l'air vivifiant du matin en admirant les nuances de verts tendres des feuilles printanières. 
Les azalées commencent à fleurir, les rhodos suivront bientôt.
Ce matin, ce délicieux thé vert vietnamien que je savoure avec émotion, mes pensées traversent l'Atlantique et s'envolent vers toi, chère Kris, comme je te l'ai dit, j'en boirai pour deux le temps qu'il faudra !... Je reviens des courses au village, ce midi, ce sera diner crustacés et saumon, 
mon thé d'apéritif est tout choisi : un Kabuse cha dont le portrait se trouve page 160. J'apprends que c'est un cousin germain du Gyokuro Même traitement que celui-ci mais période moins longue et cueilli mécaniquement. Dans la tasse (Kris, les deux premières sont pour toi, une pour chaque oeil...), belle couleur jaune légèrement trouble ; l'umami est bien présent, saveurs de légumes mais un peu amer, contrairement au Gyokuro, les feuilles infusées seront arrosées de sauce soja pour faire mariner les crevettes grises de l'entrée. 
C'est avec beaucoup d'émotion que je pénètre chez UNAMI, impatiente de revoir Jean-Benoit et Lydia Gautier venue dédicacer son dernier bébé Portraits de thés dont j'ai déjà parlé entre autres ici : https://la-theiere-nomade.blogspot.com/2018/10/portraits-de-thes.html. Comme thé d'accueil, 
Lydia nous offre une de ses créations sur un thé blanc du Népal, le Tea Estate Shangri-la, décrit page 213, auquel elle a ajouté un bouton de rose qui provient d'un petit producteur certifié bio. 
Infusée à froid, la liqueur est incroyablement douce, légèrement sucrée avec des notes fleuries, émotion gustative évidente... Il faut absolument que je m'en procure ! 
Le deuxième est un Pu Er shu infusé à chaud auquel elle a adjoint une grande fêve tonka que mon mari, quand lui ai montré la photo, a prise pour un scarabée, no comment ! 
Vous êtes rayonnantes, je suis si heureuse de vous voir ensemble. Vous êtes toutes les deux d'authentiques sommelières dont le savoir et la compétence n'ont d'égal que votre modestie, bien loin des autoproclamées qui sous prétexte qu'elles en savent un peu plus, ou le font croire, se donnent ce titre, ce qui est de la malhonnêteté intellectuelle et un sens moral quasi inexistant, au pays des aveugles les borgnes sont rois… 
A côté de sa valeur intrinsèque ce livre devient hors de prix grâce à la signature ! 
Une autre signature qui ravira celle à qui elle est destinée… Devant un public très intéressé, Lydia raconte la genèse de son livre, sa philosophie : privilégier le contact avec les petits producteurs, parle de ses coups de cœur gustatifs mais aussi a le souci d'encourager ceux dont les thés ne sont pas encore ce qu'on pourrait en attendre mais chez qui elle sent une véritable volonté s'améliorer. Et enfin, elle parle de l'avenir des plantations, du piège du bio auquel elle préfère le terme d'agriculture raisonnée, de permaculture, d'agroforesterie, en plus de sa formation d'ingénieure agronome, elle a un vrai don de pédagogue, c'est un vrai plaisir de l'écouter ! MERCI chère Lydia, j'attends avec impatience le prochain… 
C'est pas tout cela, mais il est temps de nous quitter, cher Jean-Benoît j'ai été ravie de te revoir et d'évoquer quelques souvenirs, j'ai hâte de me servir des trésors que j'ai ramenés, ce sera pour demain ! MERCI aussi à toi ma chère Carine, pour nos échanges toujours si riches, si vrais et ... pour l'eau gazeuse, je te revaudrai cela, mais pour cela il faudra que tu viennes jusqu'ici (= message codé). Ce sont des journées comme celles-ci qui aident à oublier les scories de la vie… J'en redemande!

lundi 1 avril 2019

Une fois encore j'ai tutoyé les étoiles... en plein jour!

Il n'est pas encore 6 heures ce matin et je suis déjà éveillée en pleine forme. 
Sous ce beau ciel, pas un bruit, les oiseaux dorment encore tandis qu'infuse mon premier thé, un Thé rouge d'Alishan, souvenir d'une chaleureuse rencontre : https://la-theiere-nomade.blogspot.com/2018/12/trois-journees-flamboyantes.html 
Merci chère Xu Li Xin pour ce breuvage si tonique que je savoure en silence pour être au diapason d'une nature encore endormie. 
Tout à coup, il est rompu par le cri strident d'une corneille, cela dépend-il de la couleur du ciel et de la lumière? Voyage sans encombre, train à l'heure, Anvers se rapproche. J'admire l'explosion du printemps dans cette belle campagne flamande. M'y revoilà une fois encore. Il fut un temps où j'écumais ces superbes quartiers qui racontent l'histoire très riche de cette ville portuaire, et ses légendes aussi, comme celle de Brabo entre autres. Sans oublier son zoo où nous allions souvent en famille il y a plus de ... 65 ans. J'ai le projet d'y retourner un jour avec petit Dragon et sa maman, sans oublier le quartier chinois. Mais aujourd'hui, c'est vers ce petit coin de Japon que je me dirige. 
Joli montage qui évoque cette belle saison, ce sera malheureusement une des seules photos qui illustre ces moments hors du temps, hier soir, croyant les avoir transférées, je les ai effacées de ma carte mémoire... ce qui restera à jamais par contre, ce sont les émotions gustatives ressenties comme chaque fois que je déguste la cuisine, simple et raffinée de Koji. D'abord en dévorant des yeux le bento dont l'agencement harmonieux des couleurs excite mes papilles. J'ai particulièrement apprécié les légumes frits au goût si particulier de la chapelure japonaise et les sobas froides accompagnées entre autres d'algues hijiki ! 
Le dessert : une panacotta au kinako, poudre de graines de soja grillées, encore une saveur jusqu'ici inconnue pour moi. 
Et dessert du dessert, un Kumamoto native Kamairichi 2018, une saveur très particulière liées à la situation géographique des jardins, 
j'en reparlerai parce que Cathy m'en a offert un sachet, MERCI pour ta générosité, ma chère amie… 
Et un peu de lecture dans ce lieu hors du temps, très zen malgré le nombre de clients : toutes les tables sont occupées pourtant, c'est dire l'ambiance qui se dégage... Et Cathy qui n'arrête pas, nous avons à peine échangé 4 phrases, mais on se rattrapera plus tard ! 
Prochain arrêt, Biochi, un petit mais précieux coin de Chine à quelques pas des Saveurs de Yamada
Avec sa terrasse sobrement fleurie, mais je préfère l'intérieur, moins bruyant et moins pollué... Accueillie chaleureusement par Jef, nous sommes ravis de nous revoir, 
il me propose directement un très surprenant Lapsang souchong
c'est un thé que j'aime beaucoup mais je n'en ai jamais goûté un aussi bon, aussi subtil, aussi je garderai celui que j'ai pour la cuisine et 
emmènerai celui-ci dans mes bagages, il ne sera pas le seul : 
Long Jing, Qingming n'est pas loin, 
Huang Shan Mao Jian
Keemun
En observant les feuilles qui vont bientôt quitter ce lieu, 
je les imagine déjà dans mon salon bleu-thé ; 
comme les sachets sont doublés, je pense les laisser dedans... ils n'auront pas le temps de déssècher ! 
Je résiste au Bi Lo Chun, il m'en reste encore un peu. 
Par contre, impossible de résister à ces trois-là, quelles bouilles craquantes ! 
Retour à table où m'attend maintenant un Da Hong Pao 
un mochi et un dorayaki, une gâterie japonaise, on dirait des pancakes fourrés aux haricots rouge 
pour accompagner ma lecture. 
Après plus de deux heures passées ici qui ont filé comme des minutes, il est temps pour moi de regagner mon chez moi, j'avais promis à mon mari de m'arranger pour ne pas rater le train et être à la maison pour 18h30 . C'était sans compter sur  "des travaux qui impactent certaines lignes" et devinez lesquelles ? Entre autres Bruxelles-Ottignies ! J'ai donc été coincée 1 heure à la gare du Nord et suis donc arrivée à la maison à 19h40 ! Ce temps-là par contre m'a paru incroyablement long, heureusement j'avais les souvenirs tout frais de cette fabuleuse journée pour m'aider à patienter. J'aurais pu prendre un taxi comme m'a dit mon mari, mais cela ne m'a même pas effleuré l'esprit… 
Ce dimanche, le soleil se lève doucement sur un ciel voilé qui le restera une bonne partie de la journée. 
Tandis qu'infuse le breuvage, j'installe mes 3 nouveaux petits cachons, petite fille j'adorais ce conte, j'avais reçu de saint Nicolas un puzzle sous forme de cubes, une des faces leur était consacrée. 
Dans la tasse, le Keemun à la saveur typique de cacao, des notes boisées et légèrement fumées, je n'en avais plus depuis un certain temps, la dernière fois que je l'ai savouré, c'était lors d'un mémorable atelier : https://la-theiere-nomade.blogspot.com/2017/05/kissa-yoyo-ki-boire-un-cest-prolonger.html dont je n'ai malheureusement pas pu profiter vraiment jusqu'au bout mais je n'ai pas voulu le décommander à la dernière minute… 
Après le petit-déjeuner, un petit tour rapide au jardin, il fait vraiment frisquet aujourd'hui et le ciel reste très gris mais le mahonia qui commence à fleurir apporte une touche de soleil et un parfum que les abeilles vont aimer. 
Il y avait un certain temps que je n'avais plus préparer un Matcha comme apéritif, je le savoure avec délectation en regardant avec émotion et reconnaissance les 2 cadeaux de ma chère Cathy, MERCI ma généreuse donatrice.
Mon thé d'après-midi est tout trouvé, un thé rouge japonais Organic wa-kocha dont je connais déjà une des saveurs, très particulière, celle de l'amitié. 
Feuilles roulées assez foncées parsemées de quelques fines brindilles. 
La première infusion, cuivrée, oscille entre des notes légèrement sucrées et une saveur plus épicée qui caresse harmonieusement mon palais. Les ustensiles choisis évoquent deux pays chers à mon coeur : le Japon pour la théière et le bol, la Chine pour le pot de justice, le tout associé à de belles rencontres : Cathy bien sûr, Mickael pour la superbe porcelaine dont j'ai parlé ici : https://la-theiere-nomade.blogspot.com/2016/01/de-plus-en-plus-fort.html et Jef pour le pot de justice, eh oui, je n'ai pu résister... Je n'oublie pas le petit cochon éphémère ramené hier, le 6 autres sont sous vide, j'attends quelques visites prochainement… 
Beau camaïeu de bruns pour ces belles qui attendent un deuxième bain. 
En humant le breuvage, je détecte des notes comme grillées 
Beaucoup d'émotions en savourant ce breuvage, je pense au travail des femmes et des hommes qui ont cultivé puis façonné ces feuilles avec patience et savoir-faire, quelle belle maîtrise… 
Les belles vont maintenant retourner à la terre, mais pas n'importe où, au pied d'un cerisier du Japon qui sera planté demain dans le jardin, j'ai hâte ! Ces deux derniers jours de mars ont été flamboyants, j'y ai tutoyé les étoiles en plain jour, MERCI LA VIE ! Adieu mars, bonjour avril ! 
Le soleil est au rendez-vous, les oiseaux lui font une sérénade, la Nature est aux anges, et moi aussi !
Envie de découvrir un autre de mes trésors, le Huang shan Mao Jian, dont rien que le nom fait rêver... Quelques feuilles dans une théière en verre préchauffée, 
J'espérais les voir danser mais elles se sont précipitées au bord de l'eau et y sont restées ! 
Beau camaïeu de verts tendres pour ces belles aux longues tiges. 
Liqueur jaune pâle et grande douceur, trop pour moi, la prochaine fois, je le préparerai un zhong. 
Je range les belles dans leur nouvel écrin, 
je n'aime plus trop les boîtes en métal, les tout grands crus méritent mieux ! Le reste de la journée sera consacré au jardinage, mon épaule va mieux, j'espère qu'elle résistera…