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dimanche 15 juillet 2012

Un dimanche de rêve!

Aujourd’hui, ma journée sera japonaise et studieuse, je voudrais essayer de "percer le secret" de certaines techniques employées pour la fabrication des chawan dont j’avais entendu parlerrler chez Mei dimanche dernier : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/07/une-fabuleuse-apres-midi-de-voyage.html.
 Ils sontsuperbement Illustrés ici sur une des photos envoyées par Cathy.
Pour bien commencer, d’abord créer l’ambiance. Un moment de tristesse en pensant à celui qui ne servira plus. Il repose maintenant en paix dans mon armoire, il n’est pas quastion que je le jette (= message pas du tout codé à ma filleule !) Je choisis évidemment un thé en rapport avec le thème de cette journée : un Matcha de chez Tamayura.
 Ce chawan me touche aussi bien sûr, c’est un cadeau de ma chère Chantal et le Matcha ressort très bien sur ce bleu très foncé. J’ai aussi un petit sourire rétrospectif en le préparant, je me rappelle ma première expérience ! http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2008/05/mon-premier-cha-no-yu.html
 Heureusement que j’ai persévéré…
Après ces moments  tout entière dans le hic et nunc, concentrée sur ces gestes qui transforment la poudre en mousse de jade, me voilà maintenant prête pour l’étude. Elle sera accompagnée d’un Sencha, encore un fond de boîte de chez ThéÔdor. Il est temps que je programme une petite escapade à Paris, cela tombe bien, mon mari se sent mieux.
Je commence par le catalogue de la fabuleuse exposition du Musée Cernuschi. J’avais été bouleversée par ces "poteries", et ressenti des émotions esthétiques très fortes face à ces "simples objets" dont je ne connaissais rien. J’avais l’impression de voir les artistes à l’œuvre tant ces bols me donnaient l’impression d’être vivants. J’ai ressenti la même chose des années après au Musée de la Céramique d’Andenne à tel point que je l’ai visité 2 fois : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2010/03/encore-des-moments-de-partage-tres.html http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2010/03/musee-de-la-ceramique-dandenne-le.html
Ici, j’ai une pensée particulière pour ma chère Framboise, j’espère qu’elle continue à se soigner et que je pourrai bientôt l’accueillir ici pour fêter sa complète guérison. J’ai toujours cette même émotion en le feuilletant une fois encore.
 Et je trouve aussi ce que je cherche ! J’ai un fou rire en lisant que la technique des poils de lapin se nomme en fait fourrure de lièvre. Je ne m’étais pas arrêtée sur cette forme que je trouvais trop "triangulaire", je préfère de loin les formes rondes que la main peut mieux enveloppées. Ces chawan ronds me font toujours penser à cette citation de Soshitsu Sen : "Je tiens dans les mains un bol de thé : toute la nature se retrouve dans sa couleur verte. Fermant les yeux, je trouve en mon cœur une eau pure et de vertes montagnes. Assis seul, silencieux, buvant le thé, je sens qu’il devient une part de moi-même. Partageant ce bol avec les autres, eux-mêmes font un avec lui et la nature. Que l’on puisse trouver une sérénité intérieure durable en compagnie des autres est le paradoxe de la Voie du Thé" 
Je retrouve ici ce que Cathy m’avait donné dans son commentaire : "(…) malheureusement pour le moment je ne pas te donner de plus ample information (il faudra remettra çà et à quand tu veux !!) Sauf pour le bol vert " Temmoku" nom dérivé de la montagne chinoise Tianmu (province de Zhejiang). Au départ les bols étaient destinés uniquement pour les empereurs et se sont les moines zen, Japonais après avoir étudiés là-bas qui en ont rapporté au Japon et lui ont donné un nom Japonais. Dans la cérémonie de thé Japonaise ce bol a une grande valeur du fait de son histoire pour montrer le "respect" du bol on le met sur un "piédestal" comme tu l'as dit, en bois laqué noir ou couleur naturelle." Le catalogue fait également allusion à ce socle mais il n’est pas illustré.
En le remettant dans la bibliothèque, je tombe sur celui-ci. Peut-être vais-je trouver ces fameux socles ? Malheureusement non malgré d’autres nombreuses informations. Par contre, sur le chawan (page 14): "(…) L’un des objets utilitaires probablement parmi les plus anciens de l’histoire humaine, dans toutes les civilisations du monde. En Asie, il est encore toujours l’unique bien des moines-mendiants. L’expression "transmettre le bol et le bâton" utilisée au Japon pour décrire la transmission de pouvoir de maître à disciple, marque bien l’importance du bol dans la vie quotidienne".
Autre source d’information, magnifiquement illustrée, j’aime le contact de ce grand livre aux pages glacées si douces, et dire que j’ai lu l’autre jour dans le journal que l’avenir des livres-papier est gravement menacé, que d’ici 20 ans, ils auront quasiment disparus, au profit de ces tablettes, quel cauchemar ! J’espère ne jamais connaître cela !
En voyant la table des matières, j’ai des chances de trouver ce que je cherche.
Au chapitre intitulé Historique de la cérémonie du Thé, il est fait allusion à ces Tenmoku "à la couverte en fourrure de lièvre", sauf que l’illustration montre un chawan à couverte en "tache d’huile" (page 20).
Ce chapitre va sans doute m’en dire plus sur ces histoires de "poils de lapin-fourrure de lièvre."
Un superbe exemple de bol Tenmoku illustre le raffinement de cet objet de thé cerclé d’argent. Et l’explication de l’origine du nom et sur cette fameuse technique : "(…) c’est d’un monastère des Monts Tianmu, près de la capitale Hangzhou au Zhejiang, que le moine Dôgen aurait rapporté au début du XIIIe siècle, le premier bol de Jian. Les Japonais ont donné à ces pièces le nom de tenmoku à partir de la prononciation japonaise du nom Tianmu. La beauté de ces bols tient aux effets surprenants de "fourrure de lièvre", plus rarement de "gouttes d’huile" ou de gouttelettes blanches entourées d’un cerne bleuté, provoqués lors dela fusion de la couverte très riche en oxyde de fer, les différents oxydes ne se mélangeant pas. Par ailleurs, la couleur sombre, à reflets chauds des tenmoku met admirablement en valeur la couleur du thé, verte du thé fort (koicha) ou plus blanche du thé léger (usucha)".
Et tout de suite après, "Ces bols, à base étroite et ouverture large, souvent cerclée de métal, étaient posés sur des présentoirs, généralement en laque, parfois incrusté de nacre." Par contre ici, aucune allusion à l’Empereur, il faudra que je demande à Stav., je vais les inviter ici pour un gong fu cha, une cérémonie des lettrés ou les deux. Je dois aussi dire que je suis déçue par ce support trop chargé à mon goût, on ne voit que lui, il ne met pas en valeur le chawan. Mais les goûts et les couleurs…
Il me reste à parcourir LA bible des thés du Japon et de tout ce qui tourne autour pour faire court. J’en ai déjà parlé ici, encore une belle rencontre: http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2011/12/voyage-dans-lautre-pays-des-thes-verts.html  
 Et dans le chapitre intitulé Les objets du chanoyu, se trouve un tenmoku sur son socle, beaucoup plus sobre que le précédent.
J’ai déjà beaucoup appris mais toujours rien sur la technique liée à la pintade, encore un oiseau symbolique dans l’Antiquité et certainement en Chine, mes premiers bols à sentir et à goûter en représentent, j’en ai déjà parlé ici : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/07/tout-arrive.html .
J’ai épuisé mes sources d’information, il va bien falloir que je me résigne à me servir d’Internet. Mais avant cela, je termine la 3e infusion de ce Sencha. C’était un essai, je ne l’ai jamais fait avant, me contentant de deux. Je suis vraiment très heureusement surprise ! La couleur a légèrement foncé mais la saveur est surprenante, plus de notes marines mais bien végétales et … sucrées, un vrai plaisir gustatif. Associé à cette musique envoûtante, je suis sous le charme.
 J’admire ces belles qui ont été si généreuses et avant de les rendre à la terre, j’en grignote quelques-unes, je commence à avoir faim. Je regarde l’heure, il est à ce moment-là 15h45 ! Il faut dire que je suis seule aujourd’hui, père et fille passent la journée ensemble et vont manger au restaurant. Un vrai bonheur que de vivre à son rythme sans penser aux contingences matérielles… Pour rester dans les légumes, je me fais vite une petite salade et me voici prête à continuer mes recherches.
J’ai mis beaucoup moins de zèle à trouver l’info, je déteste lire à la verticale. J’ai quand même bien ri, les premières infos furent médicales!
Et voilà les perdrix qui m’intéressent… mais ce que je lis ne correspond pas à ce que j’ai vu chez Mei !
Dimanche passé, j’avais photographié le fond de ce bol raffiné,  aujourd'hui, l’œil de perdrix vous salue ! J’arrête ici mes recherches, mais pour ceux qui seraient intéressés par des infos plus techniques, c’est ici : http://ceramica.wikia.com/wiki/C%C3%A9ramique_chinoise  Cathy m’a fait parvenir d’autres photos de cette magnifique après-midi de dimanche passé :
 celle avec Mei et LE pinceau qui l’a bien fait rire.
 Et celle-ci qui montre bien l’ambiance de ce partage, merci chère Cathy. A mon tour de les partager.
 Je retourne maintenant en Chine pour achever une autre boîte, celle contenant un reste de Long Jing de la Magie du Thé. Et relire ce livre, rescapé du grenier : Balzac et la petite tailleuse chinoise que j’avais adoré, j’en parlerai plus tard, ce que je veux déjà dire c’est que c’est un des rarissimes livres portés à l’écran qui ne m’a pas déçue, au contraire, j’y ai trouvé une incroyable poésie malgré la dureté du sujet.
 En regardant ces pois de senteur sauvages, je me demande ce qui va en rester après ces pluies torrentielles et quasi discontinues, quelle tristesse ! Mais en compensation, quelle merveilleuse journée de complète liberté… Thé-lecture, thé-musique, et enfin thé, encore et toujours, la vie est belle !

lundi 28 mai 2012

Surréalisme, la rétrolfaction...

Aujourd’hui, c’est certain, je ne bouge pas d’ici, je dois me remettre de mes émotions, pas positives celles-là, d’hier soir ! Je suis rentrée dans un état second, comme en état d’ébriété et j’ai voulu "guérir le mal par le mal", en infusant un de mes thés préférés du soir, un Dong Ding mais rien qu’en humant le contenu de la boîte, qui d’habitude chatouille déjà mes papilles et les met dans un état de bonheur anticipé, j’ai eu un haut-le-cœur et comme un vertige. LE choc ! Adeline et Nicolas m’avaient dit qu’ils avaient déjà connu cet état, moi jamais et j’aurais aimé rester ignorante de ce genre d’expérience. C’est donc en manque et perturbée que je me suis endormie. Ce matin, mon premier geste a été de reprendre la boîte de Dong Ding et là, j’ai retrouvé ces parfums tant aimés.
Après un rapide petit-déjeuner, je vaque à mon occupation préférée : me choisir un thé, l’infuser et le savourer en pensant à cette chaîne humaine qui a fait parvenir ce nectar jusqu’à ma tasse grâce à l’amour du travail bien fait dans le respect absolu de la nature. J’ai choisi un merveilleux Sencha Iro de chez ThéÔdor qui à toutes les saveurs subtiles caractéristiques des grands thés japonais s’ajoute celle, à la fois forte et très douce d’un beau geste d’amitié. Et, pour compléter mon bonheur retrouvé, je l’accompagne d’une de ces petites gâteries sucrées, un sablé au cacao et au Qimen conseillé avec les thés verts dans ce Menu – Carnet de soif, reçu en souvenir hier. Revenons-y justement à cette journée surréaliste !
Il est près de 10 heures et comme chaque matin je fais le tour du jardin avec mon mari
pour terminer par la serre.
 M’entendant m’extasier une fois de plus sur les pivoines, mes fleurs préférées, bientôt en fleurs, il me demande si je suis sûre de quitter cela pour aller à Bruxelles alors que tout est bouclé, no comment… Ce sont les 20 km de Bruxelles et non Bernard, le surréalisme ne concerne pas ma participation à cette manifestation (= ma réponse à ton mail impertinent… j’attends que tu me montres l’exemple pour te suivre, je ne prends donc pas beaucoup de risque !).
J’arrive donc rue Bosquet pour prendre mon petit-déjeuner : un Matcha Chiyonoshiro.
Accompagné d’un moelleux au chocolat et Qimen.
C’est Eric, très concentré, qui me le prépare, je suis impressionnée par sa maîtrise du poignet, geste que je n’ai pas encore complètement acquis. Il m’apprend alors que c’est son passé d’escrimeur qui l’a aidé… je sais maintenant ce qu’il me reste à faire ! Adeline elle aussi s’y met, tandis que je sirote ce nectar vert fluo ; il vient du Jardin d’Eden, je suis presque à court du mien, je sens que je vais bientôt y aller, d’autant que c’est tout près de chez Lilicup… Pour le moment, pas besoin, j’ai tout ce qu’il faut ici.
 Le deuxième thé proposé m’est inconnu, c’est le Tamazioku Cha Yonkon, Il vient d’une maison que j’aime Le Comptoir Florian et où je ne suis plus allée depuis trop longtemps, mais maintenant, cela va changer.
Les feuilles sèches dégagent un léger parfum de citron.
 La couleur de l’infusion est elle aussi d’un beau jaune citron brillant, curieux pourun thé japonais.
 Il est incroyablement frais, exactement ce qu’il faut par ce temps.
En voilà un qui est proche de l’extase…
 Tout en sirotant le mien, j’observe avec intérêt ce que le thé provoque chez d’autres, ou quand l’Autriche et l’Italie partagent cette passion. Je les écoute parler avec Adeline et Eric de Venise, et de tous les coins incontournables pour manger … des pâtes ! C’est vrai que sur cette "île" on pourrait presque se passer de thé. Même au café Florian, si mes souvenirs sont exacts, il n’y avait, à côté d’un Darjeeling blend, que des thés parfumés. J’aime ces rencontres improbables dans un garage bruxellois, seul le thé peut provoquer cela.
 Et les gestes lents, concentrés et harmonieux de nos hôtes.
 J’achève la 2e infusion de ce surprenant thé japonais dont les saveurs sont si particulières, c’est un excellent désaltérant.
 Insatiable je suis, j’aurais voulu découvrir les Aiguilles d’Argent du Népal mais il n’y en a plus. Adeline m’en propose un autre, le Bai Hao Yin Zhen, encore un thé très rafraîchissant.
J’aime ce thé à la couleur claire, à la saveur sucrée qui me fait penser à du raisin blanc, bizarre.
Les infusions se succèdent, de plus en plus longues et une saveur plus fleurie maintenant.
Les belles ont maintenant tout donné, il est temps de passer à autre chose, je suis loin d'avoir fait le tour de la carte de soif....
J’attends d’être conseillée et j’écoute Adeline conseiller 2 nouveaux arrivants.
Très séduits par les pâtisseries de la maison deline.
Proposition suivante et alléchante, comparaison de 2 Baozhong de chez Teasmith.
Un "green Oolong",
aux feuilles très légèrement fermentées.
 Et un "light roast Oolong",
aux feuilles plus foncées. Je suis curieuse de voir ce que cela va donner.
Rien qu’à l’œil on voit déjà la différence de ces 2 thés d’un même terroir traitées différemment. L’un nettement fleuri, l’autre fruité mais tous deux sucrés.

 Les feuilles infusées montrent bien la différence : ici tirant sur le vert profond.
Ici tirant plus sur le brun.
Deuxième infusion, la différence de couleur est plus marqué, par contre, et cela m’étonne, pas beaucoup d’évolution dans les saveurs.  
Devant l’enthousiasme des commentaires de ces 2 gourmets qui me font saliver,
 je fais une pause et me laisse tenter par ces miso biscuits aux noix et au sésame.
Voici maintenant une charmante famille portugaise, 3 générations réunies dans ce lieu. En sortant Monsieur nous rappelle que ce sont les Portugais qui ont introduit le thé en Europe.
De quoi me donner l’occasion d’admirer une fois de plus le calme et le savoir-faire de ceux que je ne présente plus.
Entourée de 2 nouvelles arrivantes, dont ma voisine de table, une "récidiviste" elle aussi. Ils sont impressionnés par ce qu’ils découvrent et posent beaucoup de questions sur les différentes façons d'infuser le thé.
Tout en étant très concentrés, Adeline et Eric répondent et je suis toujours aussi impressionnée par leur calme.
Et toujours ces gestes si élégants…
Troisième infusion de ces 2 Baozhong.
Je suis émue, je me revois dans les plantations de ce grand thé taïwanais, ah la nostalgie... Mais là, je suis très étonnée, si la couleur reste belle, la saveur s’est fortement atténuée, particulièrement sur le "light roast Oolong". Ils ont pourtant été infusés avec soin et dans les règles.
Pourquoi ces feuilles ont-elles déjà tout donné ?
Cela ne correspond pas à ce que je connais de ce thé. Je me sens un peu bizarre mais Adeline elle-même les a goutés et confirme. J’ai la tête qui tourne, comme si j’étais saoule… d’après mes très vieux souvenirs, cela ne m’est arrivé qu’une seule fois un 15 août au fin fond de la Grèce, après 3 verres de retsina !
Adeline me conseille de manger quelque chose et je ne me fais pas prier, ces shortbreads sont d’ailleurs conseillés avec les Baozhong entre autres. .
Voilà maintenant 2 autres habitués, à leur air, ils sont bien ici aussi…
La journée n’est pas terminée, très loin de là...
Une joyeuse bande, des amis des propriétaires du garage, viennent d’arriver, ambiance assurée… Il est près de 19 heures, mon état ne s’arrange pas, je n’ai même plus envie de thé !
J’ai passé 8 heures merveilleuse dans ce lieu aussi improbable qu’éphémère, eh oui c’était la der des ders… mais quand ils liront le livre d’or, cela les inspirera peut-être et leur feront changer d'avis.
Je ne repars pas les mains vides, dans ce sac spécial se trouvent quelques petits paquets non pas de thés mais de gâteries dont j’attends avec impatience les recettes (déjà merci Adeline).
 J’ai aussi reçu ce Carnet de soif, un autre souvenir de ces 3 week-ends féériques qui ont suivi les 4 jours passés à Teaworld. Ce "simple morceau de papier" va trouver sa place dans ma boite à trésors...
C’est sur cette superbe photo qui me touche particulièrement tellement elle représente ce que vous nous avez offert que je quitte LE lieu. Encore MERCI d’avoir imaginé faire découvrir le thé autrement, je ne regarderai plus jamais les garages de la même manière. Mais plus sérieusement, la Voie du Thé, vous l’avez en vous, vous avez merveilleusement illustré les 4 vertus de cette Voie: Harmonie, Respect, Pureté et Sérénité. Vous avez inventé une autre manière de boire le thé dans ce lieu à jamais imprégné de cet Esprit du Thé. En rédigeant ce billet, mes 5 sens sont en action : je revois des tas de visages croisés dans ces moments hors du temps, j’entends les interrogations, les questions, vos réponses et le bruit de l’eau ; je sens encore les parfums subtils de ces thés d’exception, je me rappelle  les saveurs de ces feuilles si bien traitées, comme si je les goûtais encore, bref j’ai touché le Nirvana, c’était palpable chez vous, aux émotions gustatives intenses s’en sont ajoutées d’autres liées à la passion. A dans 2 ans pour le parcours d’artiste et au mois de juin pour une Tea party dans ma campagne, mais ce ne sera pas dans le garage… sauf si vous y tenez vraiment, et que vous l’aménagez ! "Les gens du thé sont une même famille". Vous en faites partie maintenant.