En pensant à un autre incontournable parisien, L’Essence du Thé, je me
prépare un Shen Xian Collines d’Or
dont les saveurs puissantes m’aident à supporter cette inactivité forcée. Et
j’écoute ce disque intitulé Tea Travel, c’est vrai que chaque tasse de thé est
un voyage…
Il fait toujours aussi beau dehors, pas question que je reste
enfermée malgré mon blocage, je prends donc mes bâtons de marche pour faire un tour de jardin,
c’est plus prudent, l’herbe, encore détrempée, est assez glissante et je ne
veux pas mettre mon voyage en péril !
Revenue dans mon cocon, j’infuse
maintenant un Kukicha, ce curieux
thé traditionnel japonais de "3 ans" de Magie du thé. Saveur très
rafraîchissante, avec des notes d’algues. Cela me donne des envies de … sushis.
En voyant les feuilles sèches, on comprend que Kukicha signifie thé de
tiges parsemées de quelques feuilles vertes qui ont une histoire : "Il est composé de quatre cueillettes de
thé. La première cueillette est une sélection de feuilles basses de plants
semi-sauvages de trois ans, cueillies à l'automne. La deuxième cueillette est
composée de brins épais cueillis tous les 10 ans au cœur de l'hiver. Les deux
dernières cueillettes sont des brins fins cueillis chaque année en mars et en
juin".
Le
thé s’oxyde assez rapidement mais surtout la liqueur devient trouble, je ne me
souviens pas avoir déjà observé cela.
Les feuilles infusées ont un parfum très végétal avec
des notes de marée également. L’après-midi se passe dehors, l’été a enfin établi
ses quartiers ici. Et il parait que cela va durer.
J’en profite vraiment,
mais en voulant verser les dernière gouttes d’un Ban Mai, du Thés des Muses infusé à froid, j’ai
heurté le bord de la balustrade, la route des thés n’est pas sans risque. Ce
qui m’impressionne, c’est l’extrême finesse du verre, inhabituel pour une
carafe.
Avant de rentrer, j’admire ce ciel enfin redevenu bleu.
Je
terminerai cette curieuse journée par ce Tung
Ting, un cadeau de ma chère Lingling que j’ai hâte de revoir. Comme chaque année, elle passera quelques semaines de "vacances" ici.
Dès
l’ouverture du sachet, encore sous vide, c’est comme si mes narines
s’imprégnaient d’un beurre frais à la saveur de noisette, ces feuilles encore
toutes recroquevillées sont pleines de promesses.
J’installe les
ustensiles pour l’infusion en gong fu mais cette fois j’utilise le bateau à thé
de chez Zenzoo Thésaurus, c’est par là que je commencerai mon périple.
Pendant le transvasement je perçois déjà le parfum gourmand d’un croissant
fraîchement sorti du four.
Un premier passage immédiat, non pas pour
rincer les feuilles mais pour qu’elles puissent déjà se dérouler un peu, donne
une infusion très pâle aux saveurs subtiles mais atténuées.
Je suis
sidérée de voir que les feuilles se soient déjà ouvertes à ce point. Et quel
parfum !
La première infusion (30’’) dégage des arômes fleuris
associés à cette saveur de pâtisserie, un vrai régal.
Pour accompagner
cette dégustation, j’écoute cette musique inspirée de poèmes de la dynastie
Song et je me laisse porter par elle, belle harmonie entre les émotions
gustatives et esthétiques. Les infusions se suivent, amenant une palette d’arômes
et de saveurs qui évoluent et me font plus penser à du pain d’épices.
Les
feuilles ont maintenant colonisé cette petite théière.
La liqueur a
maintenant la couleur du beurre frais, la saveur reste douce sans aucune
astringence.
Tout en continuant à
savourer cette liqueur « fleur de beurre », je pense à ce petit coin
de Taiwan à Paris, c’est par là que je terminais mon dernier séjour à Paris (http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2011/11/cette-fois-cest-la-fin.html
), c’est là que je le débuterai.
Si le restaurant est resté le même, je me
demande si je retrouverai la charmante Yu hsin dans ce qui est devenu un bar à
bubble tea. Je ne suis pas vraiment fan de cette boisson qui me rappelle le
salon de thé du Mémorial Chang Kai Check, c’est la seule fois que j’y ai goûté
là-bas, j’ai failli m’étouffer. http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2011/01/un-coffret-magique-et-deux-escales-qui.html
La musique s’est arrêtée, les
infusions aussi, je libère les belles.
Tout en regardant ces grandes
feuilles qui ont tout donné, je me demande si le choix de la porcelaine
vraiment judicieux, le théière en terre n’aurait-elle pas donné plus de rondeur
à ce breuvage ? A tester.
J’aime vraiment beaucoup ce bateau à thé
dont je ne me sers pas assez souvent, je l’ai pourtant cherché longtemps et dès
que je l’ai vu, j’ai eu un coup de foudre, c’était il y a 2 ans, j’étais avec
ma filleule que j’avais emmenée à la découverte de mon monde, je me rappelle
chaque moment comme si c’était hier, et sur le sac qui contenait ce trésor cette
jolie phrase : "Autour d’une tasse de thé,
savourez les douceurs de la vie". http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2010/07/premier-jour-de-folie.html
C’est ce que j’ai fait aujourd’hui. Sans ce breuvage qui guérit de tout, je
n’aurais pas vraiment été à la fête. Mais j'ai pris mon mal en patience, il faut que je sois en forme pour mercredi...

























Un brouillard assez dense recouvrait encore le jardin.
J'aime ce début de matinée brumeux, annonciateur d'une belle journée ensoleillée.
Ma première activité fut d'infuser un thé
Et pour m’accompagner, un
En voyant danser les feuilles je pense aux cueilleuses (et cueilleurs) d’un jour, j’aurais aimé y être mais on ne fait pas toujours ce que l’on veut.
Alors, je me console en savourant ce thé à la saveur si printanière
doublée de celle plus prenante encore d’un beau geste d’amitié que dégage ce nokcha – qui signifie simplement thé vert en coréen-.
J’ai hâte d’avoir le compte rendu de cette cueillette et de la transformation des feuilles à Nantes.
Mon esprit continue à vagabonder, de Corée en Thaïlande pour aboutir à Strasbourg, et plus exactement au
Ce sera l’Inde et LE
Plus envie de musique que de lecture, ce Stabat Mater de Pergolèse qui me donne des frissons chaque fois que je l’écoute. Ces voix sublimes pénètrent en moi à chaque gorgée de thé.
La théière est presque vide, je regarde les feuilles avec gourmandise, ont-elles tout donné ?
Je les infuse à nouveau, c’est un essai… vont-elles encore m’offrir ces émotions gustatives ?
Autre infusion, autre Stabat Mater, celui de Vivaldi cette fois, et toujours cette même émotion esthétique. Mais pas que. Je pense aussi à la généreuse donatrice de ce CD, de l’autre côté de l’océan. Merci chère Maria, je pense à toi très fort, ici dans mon petit pays tout gris, dans mon petit salon bleu-thé, et je rêve du bleu Uruguay…
Est-ce d’avoir pensé au soleil du sud ? Je ne sais mais il est revenu ici, ce soleil de 4 heures qui donne une si belle couleur au jardin. Je me laisse bercer par cette musique envoûtante et imprégner par ce breuvage, resté très doux et même plus sucré que la première infusion, je
Il est temps de repartir en voyage, vers Taiwan cette fois, et un
Pour accompagner le spectacle, un
Je quitte le Japon pour la Thaïlande et je continue à vider mes boîtes, j’achève maintenant un
Cet après-midi, un petit voyage en Inde du côté de
Mais ne rêvons pas trop, c’est bientôt Noël, il faut que je songe à préparer un petit repas à deux, loin des classiques… J’espérais que le
Mais le courriel de ce matin m’apprend ce que nous ferons le vendredi, un peu de patience pour cela aussi.
J’extrais de cette jolie boîte ce
Je l’infuse dans cette théière bleu profond, un souvenir d’une belle rencontre à
Bien sûr, la couleur du breuvage ne se voit pas dans ce bol, mais en voyant ces feuilles infusées, je repense avec émotion à une autre rencontre rare, celle du producteur de ce thé thaïlandais. Merci Michel, c’est grâce à toi qu’elle a eu lieu. Ma première visite, à la descente du train sera un certain salon de thé situé au 51 de la rue du Fossé des Tanneurs, après autant d’heures de voyage, je serai en manque.
Et tout en savourant ce thé si particulier (un thé vert infusé pendant 7 minutes à 75°, pas banal), je regarde cette carte que je connais par cœur. Et des images et des visages défilent : 