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dimanche 22 juillet 2012

C'était hier, une curieuse journée

Ce matin, il faisait déjà très beau, ce qui est vraiment rare en ce jour de fête nationale dont la principale caractéristique météorologique et récurrente est la "drache nationale". Pas encore bien réveillée sans doute, en descendant pour petit-déjeuner avec mon mari, je glisse dans les escaliers, je me croque le dos et voulant me rattraper, je me fais mal à l'épaule! C'est moins la douleur que la tristesse que j'ai ressenti à ce moment, nous devions nous rendre à un repas de famille pour fêter la réussite de nos 4 petits-enfants, mon mari ira donc seul. Il me reste une chose à faire, débarrasser le dessus de mon meuble coréen, je ne suis bien que debout ou couchée.
En pensant à un autre incontournable parisien, L’Essence du Thé, je me prépare un Shen Xian Collines d’Or dont les saveurs puissantes m’aident à supporter cette inactivité forcée. Et j’écoute ce disque intitulé Tea Travel, c’est vrai que chaque tasse de thé est un voyage…
Il fait toujours aussi beau dehors, pas question que je reste enfermée malgré mon blocage, je prends donc mes bâtons de marche pour faire un tour de jardin, c’est plus prudent, l’herbe, encore détrempée, est assez glissante et je ne veux pas mettre mon voyage en péril !
 Revenue dans mon cocon, j’infuse maintenant un Kukicha, ce curieux thé traditionnel japonais de "3 ans" de Magie du thé. Saveur très rafraîchissante, avec des notes d’algues. Cela me donne des envies de … sushis.
En voyant les feuilles sèches, on comprend que Kukicha signifie thé de tiges parsemées de quelques feuilles vertes qui ont une histoire : "Il est composé de quatre cueillettes de thé. La première cueillette est une sélection de feuilles basses de plants semi-sauvages de trois ans, cueillies à l'automne. La deuxième cueillette est composée de brins épais cueillis tous les 10 ans au cœur de l'hiver. Les deux dernières cueillettes sont des brins fins cueillis chaque année en mars et en juin".
Le thé s’oxyde assez rapidement mais surtout la liqueur devient trouble, je ne me souviens pas avoir déjà observé cela.
Les feuilles infusées ont un parfum très végétal avec des notes de marée également. L’après-midi se passe dehors, l’été a enfin établi ses quartiers ici. Et il parait que cela va durer.

 J’en profite vraiment, mais en voulant verser les dernière gouttes d’un Ban Mai, du Thés des Muses infusé à froid, j’ai heurté le bord de la balustrade, la route des thés n’est pas sans risque. Ce qui m’impressionne, c’est l’extrême finesse du verre, inhabituel pour une carafe.
Avant de rentrer, j’admire ce ciel enfin redevenu bleu.
 Je terminerai cette curieuse journée par ce Tung Ting, un cadeau de ma chère Lingling que j’ai hâte de revoir. Comme chaque année, elle passera quelques semaines de "vacances" ici.
Dès l’ouverture du sachet, encore sous vide, c’est comme si mes narines s’imprégnaient d’un beurre frais à la saveur de noisette, ces feuilles encore toutes recroquevillées sont pleines de promesses.
 J’installe les ustensiles pour l’infusion en gong fu mais cette fois j’utilise le bateau à thé de chez Zenzoo Thésaurus, c’est par là que je commencerai mon périple.
Pendant le transvasement je perçois déjà le parfum gourmand d’un croissant fraîchement sorti du four.
 Un premier passage immédiat, non pas pour rincer les feuilles mais pour qu’elles puissent déjà se dérouler un peu, donne une infusion très pâle aux saveurs subtiles mais atténuées.
Je suis sidérée de voir que les feuilles se soient déjà ouvertes à ce point. Et quel parfum !
La première infusion (30’’) dégage des arômes fleuris associés à cette saveur de pâtisserie, un vrai régal.
Pour accompagner cette dégustation, j’écoute cette musique inspirée de poèmes de la dynastie Song et je me laisse porter par elle, belle harmonie entre les émotions gustatives et esthétiques. Les infusions se suivent, amenant une palette d’arômes et de saveurs qui évoluent et me font plus penser à du pain d’épices.
Les feuilles ont maintenant colonisé cette petite théière.
La liqueur a maintenant la couleur du beurre frais, la saveur reste douce sans aucune astringence.
Tout en continuant à savourer cette liqueur « fleur de beurre », je pense à ce petit coin de Taiwan à Paris, c’est par là que je terminais mon dernier séjour à Paris (http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2011/11/cette-fois-cest-la-fin.html ), c’est là que je le débuterai.
 Si le restaurant est resté le même, je me demande si je retrouverai la charmante Yu hsin dans ce qui est devenu un bar à bubble tea. Je ne suis pas vraiment fan de cette boisson qui me rappelle le salon de thé du Mémorial Chang Kai Check, c’est la seule fois que j’y ai goûté là-bas, j’ai failli m’étouffer. http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2011/01/un-coffret-magique-et-deux-escales-qui.html
La musique s’est arrêtée, les infusions aussi, je libère les belles.
Tout en regardant ces grandes feuilles qui ont tout donné, je me demande si le choix de la porcelaine vraiment judicieux, le théière en terre n’aurait-elle pas donné plus de rondeur à ce breuvage ? A tester.
 J’aime vraiment beaucoup ce bateau à thé dont je ne me sers pas assez souvent, je l’ai pourtant cherché longtemps et dès que je l’ai vu, j’ai eu un coup de foudre, c’était il y a 2 ans, j’étais avec ma filleule que j’avais emmenée à la découverte de mon monde, je me rappelle chaque moment comme si c’était hier, et sur le sac qui contenait ce trésor cette jolie phrase :  "Autour d’une tasse de thé, savourez les douceurs de la vie". http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2010/07/premier-jour-de-folie.html C’est ce que j’ai fait aujourd’hui. Sans ce breuvage qui guérit de tout, je n’aurais pas vraiment été à la fête. Mais j'ai pris mon mal en patience, il faut que je sois en forme pour mercredi...

samedi 14 avril 2012

Une merveilleuse journée d'anniversaire et de voyages

Ce matin, je me suis réveillée toute guillerette, je peux enfin aujourd'hui me consacrer à ma passion.Un brouillard assez dense recouvrait encore le jardin. J'aime ce début de matinée brumeux, annonciateur d'une belle journée ensoleillée. Ma première activité fut d'infuser un thé Milky Oolong dans cette belle théière anniversaire en souvenir d’une belle rencontre qui a changé ma vie. Et tout en savourant chaque gorgée de ce "parfum qui se boit", je pense à une belle chanson (une de plus) d’Yves Duteil : "J’ai un profond respect des dates anniversaire Ces portes que le temps dispose autour de nous Pour ouvrir un instant nos cœurs à ses mystères Et permettre au passé de voyager vers nous." Moments de d’émotion, de bonheur et de douce nostalgie… Mais aujourd’hui, mon esprit voyage. De Nantes au pays du Matin calme. Et pour m’accompagner, un Daehsan nokcha pour fêter cet évènement pas commun, la cueillette des théiers coréens ce matin à Nantes, et en pensée avec Guillaume, mon généreux donateur qui se trouve actuellement dans ce pays du matin calme. Emotions garanties et pas que gustatives.En voyant danser les feuilles je pense aux cueilleuses (et cueilleurs) d’un jour, j’aurais aimé y être mais on ne fait pas toujours ce que l’on veut. Alors, je me console en savourant ce thé à la saveur si printanièredoublée de celle plus prenante encore d’un beau geste d’amitié que dégage ce nokcha – qui signifie simplement thé vert en coréen-. J’ai hâte d’avoir le compte rendu de cette cueillette et de la transformation des feuilles à Nantes. Mon esprit continue à vagabonder, de Corée en Thaïlande pour aboutir à Strasbourg, et plus exactement au Thé des Muses. Grâce à Michel, j’ai en effet rencontré le producteur de ce thé vert Ban Mai, Guy Heidelberger, un autre passionné. Encore de superbes moments de vraie rencontre. Merci Michel d’avoir organisé cela, j’en garde un souvenir ému. Et bonne lecture d’ici au 16, avec j’en suis certaine du Pu Er (= message codé...). (http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2010/04/au-risque-de-me-repeter.html). En ce début d'après-midi, il fait à nouveau gris, j’ai envie de continuer à voyager. Ce sera l’Inde et LE Tumsong cultivé dans le "Jardin des cœurs heureux". Encore d’émouvants souvenirs, je souris en pensant à ce qu’il m’a d’abord inspiré…. http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2012/04/je-suis-vraiment-gatee-merci-les.html Plus envie de musique que de lecture, ce Stabat Mater de Pergolèse qui me donne des frissons chaque fois que je l’écoute. Ces voix sublimes pénètrent en moi à chaque gorgée de thé. La théière est presque vide, je regarde les feuilles avec gourmandise, ont-elles tout donné ? Je les infuse à nouveau, c’est un essai… vont-elles encore m’offrir ces émotions gustatives ? Autre infusion, autre Stabat Mater, celui de Vivaldi cette fois, et toujours cette même émotion esthétique. Mais pas que. Je pense aussi à la généreuse donatrice de ce CD, de l’autre côté de l’océan. Merci chère Maria, je pense à toi très fort, ici dans mon petit pays tout gris, dans mon petit salon bleu-thé, et je rêve du bleu Uruguay… Est-ce d’avoir pensé au soleil du sud ? Je ne sais mais il est revenu ici, ce soleil de 4 heures qui donne une si belle couleur au jardin. Je me laisse bercer par cette musique envoûtante et imprégner par ce breuvage, resté très doux et même plus sucré que la première infusion, je "sens le souffle frais et parfumé du Kanchenjunga dans ma tasse de thé et je me sens bénie par l’effleurement d’une déesse, vous êtes à Tumsong". Une déesse peut-être, un Don de Dieu certainement… Il est temps de repartir en voyage, vers Taiwan cette fois, et un Dong Ding de chez ThéOdor pour prolonger le bonheur d’un jour entier consacré au thé et aux souvenirs heureux. Tout en savourant ce dernier nectar, j’admire ce magnifique dragon, sorti des mains de fée de Michelle. Mille mercis Miche, on se voit très bientôt, en attendant je bois à toi. J’ai aimé chaque moment de cette journée qui m’a fait voyager mais aussi penser à celles et ceux qui ont compté sur cette Voie du Thé que j’espère très longue encore…

vendredi 16 décembre 2011

La journée ordinaire d'une folle de thé

J’attendais la tempête annoncée avec impatience, j’aime le très grand vent qui fait danser les arbres et donne au jardin des allures de ballet en plein air.Pour accompagner le spectacle, un "Sencha Ariake", dont je sais depuis la lecture du Guide des thés verts japonais, qu’il s’agit d’un nom inventé par les occidentaux. Ariake désigne des algues. Le thé en provenance d’Ariake est appelé thé d’Ureshino (p.123). J’ai beau regarder par les fenêtres, du vent mais rien de bien fort, par contre la pluie est bien là. Je quitte le Japon pour la Thaïlande et je continue à vider mes boîtes, j’achève maintenant un Ban Mai, un thé vert thaïlandais du Thé des Muses et la théière de là-bas, achetée sur un marché près de Changmai (Puce, tu te souviens ?), émotion et nostalgie… J’accompagne cette dégustation de chants … grégoriens, cette musique me détend. J’ai bien de la musique thaï, mais en disque vinyle. Et toujours rien dehors. Cet après-midi, un petit voyage en Inde du côté de Sungma, je l’ai acheté primeur mais il a évolué, il est actuellement plus doux, plus rond et fleuri ; je ne l’aime pas jeune et fougueux, limite agressif. Et pour voyager la musique de Neil Diamond, Jonathan Livingstone le goéland. La tempête nous a oubliés alors cap vers l’océan indien. Envie de soleil et d’îles… Mais ne rêvons pas trop, c’est bientôt Noël, il faut que je songe à préparer un petit repas à deux, loin des classiques… J’espérais que le Pu Er et les cantates de Noël m’inspireraient… Mais que nenni ! Michelle m’a bien donné une idée, jen ai parlé à mon mari, et à son regard, j’ai vu qu’il avait un doute sur ma santé mentale. Merci, Mich pour ta suggestion de barbecue avec du boudin noir ! Je te pardonne cette fois parce que tu aimes le Pu Er... J’ai trouvé le dessert, par contre, c’est déjà ça. Une pensée pour ma Mimi : il neige ! Mais je suis rassurée, elle ne tiendra pas, désolée Mimi mais tu n’aurais pas pu en profiter, tu dois préparer tes exams… je croise les doigts. Ceci termine la journée ordinaire d’une folle de thé prête à hiberner.

lundi 7 février 2011

Un lendemain de veille plein de bonheur!

Après une fin de week-end à oublier très vite (message codé à ma Puce: comment se fait-il que je pense tout à coup à toi ?...), que du bonheur aujourd’hui. C’est ma boîte courriels qui m’a fait transformer le cauchemar en grandes joies. Sur un coup de tête la semaine passée, je décide de partir à Strasbourg du 17 au 20. Et aujourd’hui, je reçois un courriel de ma Cerise préférée au sujet de ce petit voyage : concernant le soir même de mon arrivée, je savais déjà que j’assisterais à un atelier gong fu. Je n’en dis pas plus maintenant, mais cette boîte pourrait être un indice… Mais le courriel de ce matin m’apprend ce que nous ferons le vendredi, un peu de patience pour cela aussi. J’extrais de cette jolie boîte ce Ban Mai, un thé vert thaïlandais que je n’ai jamais trouvé ailleurs qu’Au Thé des Muses. Je l’infuse dans cette théière bleu profond, un souvenir d’une belle rencontre à l’Oisivethé (1, rue Jean-Marie-Jégo 75013 Paris), ce salon tout simple mais si accueillant. Bien sûr, la couleur du breuvage ne se voit pas dans ce bol, mais en voyant ces feuilles infusées, je repense avec émotion à une autre rencontre rare, celle du producteur de ce thé thaïlandais. Merci Michel, c’est grâce à toi qu’elle a eu lieu. Ma première visite, à la descente du train sera un certain salon de thé situé au 51 de la rue du Fossé des Tanneurs, après autant d’heures de voyage, je serai en manque. Et tout en savourant ce thé si particulier (un thé vert infusé pendant 7 minutes à 75°, pas banal), je regarde cette carte que je connais par cœur. Et des images et des visages défilent : Le Langage du Thé et Nana, Le Thé des Muses et Michel, Au Fond du Jardin et Frédéric et Laurent, sans oublier Nikosan… A l’émotion gustative, s’en superpose une autre, celle provoquée par ces belles rencontres dans des lieux mythiques pour moi. Je me vois déjà déambulant dans les rues de cette ville le nez en l’air, admirative de cette architecture si diversifiée. Avec comme but de promenade ces beaux endroits qui me permettront d’étancher ma soif. Et comme j’adore l’Isle, je ferai certainement une fois encore une "croisière" en bateau. Pour le reste, rendez-vous dans 10 jours...