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mercredi 29 août 2012

Un mercredi pas vraiment ordinaire

Après une nuit trop courte malheureusement, j’ai du mal à émerger.
 J’avais donc besoin d’un thé qui réveille.
 Ce sera cette fois un Makaibari de chez Magie du thé. Je le savoure à petites gorgée en écoutant La Callas dans ses airs les plus célèbres.
Avant d’aller vaquer à mes occupations, j’infuse à froid un Houjicha de chez Tamayura. Matinée et début d’après-midi faites de tâches diverses sans grand intérêt mais nécessaires.
Après l’effort, le réconfort au soleil.
Superbes feuilles de sencha mélangées à de nombreuses  tiges appelées kukicha.
 Et ce livre dont je ne sais rien, je l’ai acheté pour son titre : Tsubaki veut dire Camellia en japonais. J’ai accroché tout de suite à cette histoire de secrets et j’ai lu ce premier tome d’une traite. J'ai commandé les autres.
 Puis j’admire ce qui se passe autour de moi. Mésanges et sitelles viennent se nourrir à même les fleurs de tournesol. Je reste immobile pour les regarder s’affairer.
En voilà une bien entamée déjà.
 Et celle-ci a tout donné. C’est vraiment très reposant d’observer cette sorte de vie. Et ce soir, retour dans mon cocon.
 Je déballe enfin cet achat coup de cœur qui me rappelle une merveilleuse journée (http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/08/debuts-flamboyants-de-ce-periple-si.html).
J’éprouve la même émotion que quand je l’ai vue dans la boutique à Giverny.
Elle va bientôt rejoindre les 2 autres.  et non Puce il ne s'agit pas d'un achat compulsif mais d'un vrai coup de coeur, puisque je te le dis!
En savourant ces mauvaises herbes appelées Je m’appelle Théodore de chez ThéÔdor, la maison éponyme. Et mes pensées s’envolent vers ma chère Maria, ma généreuse donatrice retournée dans son sud. Je pense aussi à ma chère Mich qui habite Malonne, ce village (ou ville ?) qui fut si calme et qui depuis hier abrite celle qui a pu sortir de prison hier parce que c’est légal. Légal certes mais pas moral ! Cette femme, mère de famille pourtant, a laissé mourir 2 petites filles alors qu’elle venait nourrir ses chiens à l’endroit même où elles mourraient de faim. Avant cela, elle avait peint la cache en jaune, couleur du soleil… Si elle avait un reste d’humanité, elle aurait renoncé à son « droit » de liberté conditionnelle. Mais ce qui est aussi écœurant, ce sont les discours hypocrites des politiques qui pensent seulement au 14 octobre, vous êtes odieux, je ne pense pas que j’irai voter le 14 octobre malgré l’obligation légale qui en temps ordinaire honore la démocratie. Vos ego m’insupportent, vos promesses non tenues me fatiguent, je ne suis plus dupe. Et désolée pour les 10% encore honnêtes… Et puis, comme a dit Coluche : «  Si voter changeait vraiment quelque chose, il y a longtemps que ce serait interdit ». Ceci termine mon coup de G, cela ne m’arrive quasi jamais mais aujourd’hui est un jour particulier.
Un passage sur la terrasse, le ciel est gris, puis retour dans mon cocon. Et des cantates de Bach pour décompresser.

mercredi 17 août 2011

D'un monde à l'autre, entre impuissance, révolte et enfin apaisement

Depuis le 13, je vais chaque jour remplacer une de mes amies quelques heures au chevet de sa maman "mourante"… depuis plus d’un mois, alors que son médecin avait parlé de "quelques" jours, ce qui a fait revenir son fils du bout du monde et qui depuis a dû repartir. Elle est condamnée, elle souffre parce que la morphine, que ce soit les patches ou autre procédure, ne font plus d’effet. Cette femme, autrefois si active et brillante intellectuellement, ne peut plus parler, n’est que très rarement consciente et son visage a la marque de la souffrance, une souffrance indicible mais réelle. Pour moi, elle n’est plus dans ce monde qu’elle a tant aimé et croqué à pleines dents et après l’impuissance je suis passée à la révolte en voyant cela parce que je suis tout à fait certaine que, compte tenu de son caractère, elle n’aurait jamais accepté cette situation. Et il est trop tard pour agir maintenant, elle n’est plus consciente, où est la dignité ici ? Même le thé dans mon refuge ne parvenait pas à me calmer, jusqu’à ce matin. Je déteste rester dans des sentiments négatifs, je me suis posé beaucoup de questions sur le sens de cette fin de vie sans trouver de réponse sauf pour ce qui me concerne : l’année de mes 60 ans, j’ai rédigé un document officiel aménageant ma fin de vie, heureusement en Belgique l’euthanasie est légale et c’est ce que j’ai choisi. De toute manière, ma révolte vient de cette hypocrisie apparente qui fait pousser des hauts cris à ceux qui ne l’acceptent pas, alors qu’on sait pertinemment qu’elle se pratique. J’espère ne choquer personne, ce n’est pas du tout mon but, chacun a le droit de décider selon ses convictions, dommage que la mort soit un sujet encore si tabou… Ce matin, le soleil est revenu et j’ai voulu le célébrer en infusant un Yu Huan, ce thé blanc si particulier. Les bourgeons de ce beau thé blanc sont enroulés autour d’une fine tige de bambou ce qui donne ces petits anneaux argentés. Lors de la première infusion, l’eau est légèrement trouble à cause du duvet des bourgeons. L’infusion est claire et légèrement sucrée mais je ne discerne pas de saveur bien précise, par contre elle est très rafraîchissante. Les feuilles infusées commencent à se dérouler, leur couleur, encore assez foncée, tire sur le vert olive.La deuxième infusion est plus transparente et de couleur plus pâle. En dégustant le breuvage, j’y perçois maintenant des saveurs de fleurs mais aussi comme de la paille, et certaines feuilles restent encore enroulées. Troisième et dernière infusion, elle est à nouveau légèrement trouble et au goût, plus présente cette fois, de la paille et toujours cette saveur sucrée. J’observe maintenant les feuilles infusées. Si la plupart se sont bien déroulées, certaines restent fermées. A ce moment mon mari arrive et me demande si ce sont des pâtes… et sans vergogne, il en goûte. La gourmandise est un vilain défaut, Doudou ! Maintenant, c’est vrai que l’aspect de ces curieuses feuilles pourrait évoquer des pâtes. Mais de quoi sont-elles constituées ces petits escargots? Elles comportent 2 feuilles très plates superposées. J’ai essayé d’un ouvrir une mais, bien que très coriace (j’en ai évidemment goûté une), elle se déchire tout de suite. Je me sens plus apaisée maintenant, et ce thé n’y est pas étranger.

mercredi 6 juillet 2011

Ce n'est pas drôle tous les jours!

Les jours se suivent mais ne sont pas d’égale intensité ni intérêt. Lundi fut encore une superbe journée, comme le prolongement de la fête de dimanche. Il faisait beau, mon mari m’a invitée au restaurant, m’interdisant de faire quoi que ce soit en cuisine - à commencer par la ranger – et ce genre de proposition ne se refuse pas, d’autant que ma fée du logis (comme l’appelle si joliment Brigitte) vient mardi ! Sauf qu’elle n’est pas venue, et sans rien dire, ce qui n’est pas son genre. J’avais prévu de « démailer » ma boîte de réception, ce que j’ai fait. Cela m’a permis de ne pas trop m’en faire, j’avais beaucoup de retard. Mais aujourd’hui, toujours pas de nouvelle, je suis inquiète et ne peut la joindre que sur le GSM de sa sœur qui est sur messagerie. Me voilà donc dans un rôle qui ne me convient pas, d’autant que j’ai renoué avec les chutes… de tension et que cet effort physique m’épuise. J’avais besoin d’un coup de fouet et j’ai d’abord pensé au contenu de cette jolie boîte.Ce Sencha Munt Fuji de chez Postcards, Tim nous l’avait généreusement fait découvrir lors de notre visite londonienne (http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2011/05/vendredi-13-premier-jour-de-bonheur.html ). J’ai finalement opté pour un Matcha. Et tout en le savourant, de beaux souvenirs viennent à moi comme autant de chaleureuses émotions (http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2011/06/le-lendemain-de-la-veille.html.) Et bien sûr aussi, j'admire d'autres doigts de fée... Je me sens plus éveillée maintenant, plus détendue aussi, j’ai retrouvé mon univers. Et je rêve déjà de demain...

samedi 25 juin 2011

Un brunch à la Magie du Thé, et bien plus que cela !

Malgré le temps frisquet et bruineux, je sais que la journée sera flamboyante. Je retrouve avec joie Josiane et Jean-Pierre, 2 de mes compagnons du thé devant la gare de mon village, le temps de changer de moyen de transport et nous voilà en route pour la capitale de la Wallonie, qui recèle un endroit magique. J’ai hâte de leur faire découvrir ce lieu. Je vais inaugurer avec eux cette nouvelle formule, le Tea Brunch. Accueil chaleureux comme chaque fois et après la découverte de cette boutique pas ordinaire, nous nous installons dans le salon du fond.Et Fanou en hôtesse passionnée et tentatrice nous détaille en quoi consiste ce brunch : tout d’abord un thé d’accueil froid, composé cette fois de thé vert parfumé au citron et au gingembre et une coupelle de liqueur de thé, jusque là parfait. Viennent ensuite les sandwiches garnis, fins et variés en texture et en goût. Briochettes, beurre et confiture d’orange. Si jamais je rate les scones pour dimanche prochain, il y aura toujours un plan B (comme brioche). Last but not least, si on a encore de la place : les desserts… Et pour accompagner cela, une carte des thés fournie, il y en a pour tous les goûts ! Josiane félicite Fanou pour la description de chaque thé et le souci du détail. En effet, chaque thé est infusé dans le récipient ad hoc et choisi avec soin par Fanou. Deux belles surprises, Michèle que je ne présente plus et Luc, son mari à qui je pense chaque fois que je cuisine, c’est grâce à lui que ma cuisinière fonctionne à nouveau ! Deuxième surprise : Steen, le mari de la Magicienne et les Twins évidemment, que du bonheur donc !Comment ne pas craquer ? Et alors, Luc, Fanou a-t-elle bien choisi ton thé?Et voilà maintenant Jean-Pierre et Josiane pendus aux lèvres devinez de qui ? Voilà la réponse… C’est avec beaucoup d’émotion que j’observe ce repas entre personnes qui ne s’étaient jamais vues mais qu’un "ingrédient" unit, et de quelle belle manière! Je repense à cette phrase déjà maintes fois citée : "Les gens du Thé sont une même famille". Revoilà ma Princesse aux bleuets, c’est décidé, je vais la kidnapper un de ces jours. Ca alors… Josiane après 4 coupelles de liqueur de thé (= message codé). Le repas se passe dans une ambiance détendue et chaleureuse, les plats se vident, les yeux brillent et les regards heureux se croisent, mais ce n’est pas fini, Fanou nous offre un "diges-thé", un superbe thé blanc "papillon". Il n’est pour le moment que chrysalides duveteuse. L’infusion, jaune d’or, est impressionnante, couleur soleil… Et voilà maintenant ces jolis papillons qui ont ravi nos papilles… Merci chère Fanou pour ce cadeau si particulier qui a séduit toute la tablée. C’est sur ce thé que nous quittons la table, il est temps de rejoindre la capitale, je dois tout préparer pour demain. Mais avant cela, un petit tour du côté de la boutique… Ici, ce n’est pas le mur des lamentations, c’est celui des tentations. Mais aussi des discussions… et avec qui, je vous le donne en mille ! Ah Michèle, j'attends avec impatience d'inaugurer ton fabuleux cadeau, ce sera pour lundi! Encore mon merci pou cela...Et ici, en voyant ce sachet, une colère sourde m'envahit, elle est à l’adresse des politiques, les étiquettes des sachets sont rédigées en français et en néerlandais et pourtant Namur est en région unilingue francophone, prenez-en de la graine et arrêtez vos manigances… Essayez de regarder plus loin que la date des prochaines élections, oubliez un peu vos ego inversement proportionnels à vos compétences ; Comment faire ? Commencez par boire du thé ! Bravo Fanou pour cette initiative citoyenne, tu leur donnes une belle leçon… et tu es française ! C'est ici que s'achève cette magique journée, à demain Josiane et Jean-Pierre.Je devrais normalement réunir tout ce que je dois emmener demain, mais je préfère commencer par un thé pour me mettre dans l’ambiance, ce sera un Wenshan Baozhong (ou Pouchong comme disent les Taïwanais), c’est un thé de l’année dernière, je n’ai pas encore reçu celui de cette année mais mon amie m’a dit qu’il était particulièrement exceptionnel cette année, vivement le mois de juillet ! A part une feuille verte non roulée, les autres sont foncées et torsadées, cela m’étonne toujours pour un thé si peu fermenté. La liqueur est fruitée au nez mais plutôt beurrée en bouche, un peu épaisse comme grasse. J’en ai la chair de poule, je me revois dans ces plantations accrochées au flanc du mont When, moment de nostalgie… Après une première infusion, les feuilles se sont déjà bien déroulées et dégagent des parfums complexes, je crois y reconnaître des fruits secs et comme du feu de bois… je ne me souvenais pas de cet aspect-là, est-ce parce qu’il a un an ? Les infusions se suivent, je ne les ai pas vraiment comptées, je pense à ces moments si heureux et intenses, ici et là-bas, je suis émue et impressionnée par ces sentiments qui naissent au contact de ces simples feuilles et des rencontres qu'elles provoquent. Un dernier regard, mais prolongé sur ces feuilles et je vais maintenant m’occuper de toutes ces choses à emporter demain. S’il ne pleut plus, il fait toujours gris mais il paraît que demain, ce sera plein soleil et des températures estivales entre 25 et 28°… je vais donc préparer aussi du thé glacé.