. Il me reste à garnir ces sandwiches avec les aliments imprégnés pendant la nuit de ce plus qui fera, je l’espère, tout la différence avec les sandwiches ordinaires. J’espère que les saveurs s’harmoniseront, qu’aucune ne prendra la pas sur une autre, mon audace me fait parfois associer des choses improbables. J’ai à peine terminé que la sonnette retentit et une voix forte m’annonce " la France"… Joyeuses retrouvailles, cela faisait longtemps, exactement depuis… samedi.
C’est la première fois que je sers ce genre de bouchées, j’espère que cela plaira. Je suis très vite rassurée. Idem pour le cocktail au thé… mais pas pour moi !
J’aime les thés qui racontent une histoire, c’est pour cela que j’avais choisi 1842, il y avait longtemps que je n’en avais plus et j’avais envie de trouver cette saveur que j’avais vraiment aimée, j’en ai donc racheté lors de ma dernière visite à LA crèmerie. (http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2008/12/jaime-et-je-cuisine-au-th-compote-de.html ) En cocktail, je ne l’ai pas aimé, je sentais trop la rose et c’est un parfum que je ne supporte pas en dehors du jardin ! Heureusement cela a plu à mes hôtes, ce qui est le principal…
Je les laisse papoter avec Xavier pendant que je mets la dernière main à la table. Toutes les photos de la partie salée du repas sont floues mais je garde en mémoires les émotions gustatives de mes 3 convives traduites par leurs visages épanouis, ils font plaisir à voir ! Dans la série 5 minutes de mauvaise fois: il faudrait que je remplace cet appareil défectueux, parce que, évidemment cela ne peut être moi...
Place aux desserts maintenant, le tiramisu d’abord.
Personne n’a parlé la bouche pleine…
Les verres ont été rapidement vidés de leur contenu.
Place maintenant aux nectarines au sirop de Thé Péché mignon et à la glace assortie. Commentaire de mon mari : "des œufs sur le plat comme dessert, curieux !"… No comment..., c'est le genre d'humour de Xavier.Le repas prend une tournure nostalgique : Josiane me demande de raconter mes premiers pas dans cette voie du thé qui m’habite entièrement aujourd’hui. Je ne me suis pas fait prier, j’aime partager cette belle histoire commencée dans la douleur cependant. Xavier, décidément en forme aujourd’hui, a enchaîné avec l’histoire de mes premières théières, moments de douce nostalgie. Josiane a été particulièrement séduite avec ce commentaire : "c’est digne d’un conte", ce qui n’est pas tout à fait faux…
Les nourritures terrestres, c’est très bien, mais j’attendais avec impatience ces moments de communion spirituelle qu’illustre si bien la cérémonie des lettrés.
Comme chaque fois, j’admire les gestes lents et précis de
Jean-Pierre,
cela me ramène à l'Institut du Thé où j’espère aller quelques fois cette
année… Cela ne dépend malheureusement pas de moi.
J’ai choisi de faire découvrir à mes compagnons du thé ce Bi Lo
Chun de Taiwan, cadeau de ma chère Ling-Ling. Comme je ne faisais plus rien, j’ai eu peur d’avoir un coup de pompe mais ces beaux gestes m’ont détendue.
C’est difficile à expliquer mais, alors que cela se passe en silence, il y a comme une intense communion entre nous.
Le " bruit"
de la mère du thé dans le zhong résonne comme une douce mélodie.
Vient le
moment de l’offrande des zhongs.
Et les premiers commentaires, Josiane est
vraiment séduite par la danse des belles et le parfum qui se dégage déjà. Jean-Pierre également. Après 3 infusions de ce thé de caractère, long en bouche, nous passons à un thé blanc, le Yu Huan de la Magie du Thé dont j’ai déjà parlé entre autres ici : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2011/08/dun-monde-lautre-entre-impuissance.html
Mes amis sont impressionnés par l’aspect de ce thé, c’est l’occasion pour nous d’évoquer le travail des cueilleuses et de ceux qui avec amour transforment ces feuilles.
Ici aussi, plusieurs infusions. Echanges de regards, dans ces moments bénis, la parole est inutile...
Et voilà
Josiane qui se met à lire dans les feuilles…
Là où d’autres ne verraient
que des feuilles, elle y a vu un dragon… Sacrée Josiane ! Et après tout, en regardant bien! Malheureusement, le temps passe, il est déjà temps de nous quitter.
En
remontant dans mon cocon, je jette un dernier regard à ces "simples"
feuilles qui nous ont procuré tant d’émotions esthétiques et gustatives, qui
nous ont fait voyager dans ce pays lointain d’où elles viennent.
Il me
reste les souvenirs, autre émotion.
Merci à vous deux pour ces moments hors
du temps, propices aux échanges vrais et profonds, j’espère à très vite à
Poule, Paris ou Londres (= message codé !...) Ceci dit, je suis partante
pour les 3… Et le plus vite sera le mieux
Un seul regret : ma Pieuvre préférée n’a pu se joindre à
nous pour cause de dentiste et… de retard dans les trains. Par contre, elle m’a
fait parvenir ce flacon qui contient l’huile essentielle d’une de mes fleurs
préférées. Merci ma Belle et comme tu restes en Belgique, nous allons nous
revoir très vite ! Une merveilleuse journée d’Amitié vient de se terminer.
Mais avant de terminer, j’ai une pensée émue pour ma filleule opérée des dents
aujourd’hui et qui malgré qu’elle soit "dans le gaz avec 10 points de
suture", a trouvé le courage de m’envoyer un message intitulé « niouzzzzz
brèves » pour rassurer sa marraine. Elle ne peut pour le moment manger que
du froid et du liquide, + les antibiotiques et inflammatoires. Ne pousse quand
même pas trop sur le val… ô ma Puce (= message codé). Et dès que tu le peux à
nous une méga entrecôte de chez Lanssens ! Et demain sera un autre très
beau jour…


























Celle-ci vient de Praslin, une des îles volcaniques.
Et celle-ci de Mahé, l'autre île volcanique, là où se trouvent aussi les plantations de thé... Chaque année, je me demande si elles vont supporter le climat, on chauffe la serre en hiver mais pas à la température de là-bas. Ces deux-là ont le même parfum et dégagent les mêmes saveurs. Par contre, celle qui pousse sur zil zoizo, mon île, a une saveur différente, malheureusement les plants rapportés n'ont pas tenu, il n'y a pas de terre corallienne ici... Ensuite en attendant LA visite, j'avais le choix entre faire des courses, un peu de ménage ou ... boire du thé.
D'habitude, je n'aime pas choisir, je suis gourmande et je prends tout, mais ici le choix n'a pas été trop difficile. J'ai fait infuser le
Un autre genre de voix maintenant, celle de ma filleule, on a décidé quand on se voit d'aller manger au restaurant, ce qui nous permet de papoter sans que je doive m'absenter. On s'est évidemment bien amusées. Puce, c'est quoi ça, j'hallucine... il n'est pas question de jeter ce verre par terre pour bien vérifier s'il casse...
Tu ronges l'os ou je demande un doggy bag?
Ni l'un ni l'autre, nous prenons des desserts bien belges: café liégeois pour elle, tiramisu au spéculoos pour moi, pas mal mais il manque quelque chose... La dernière fois que j'en ai fait un, j'avais imbibé les spéculoos de
Retour aux sources et au thé, le
Quelques notes plus tard, il est déjà temps de se dire au-revoir et à mardi. La soirée n'a pas été celle que je souhaitais malheureusement... Mais les moments plus difficiles permettent d'apprécier d'autant plus les autres.
Ce matin, je me suis réveillée toute guillerette, c'est le début de l'hiver et il ne fait pas froid. il fait gris, il pleut mais depuis que m'a été envoyée cette belle phrase depuis l'hémisphère sud, je vais regarder la pluie autrement: "si tu veux voir l'arc-en-ciel, tu dois apprendre à aimer la pluie", merci chère Maria. J'ai bu mon premier thé en pensant spécialement à toi.
Non, je n'ai pas pété un câble, voici la photo prise sous le même angle il y a exactement un an (
Mais avant cela, un thé de lecture, ce sera le
Mes pensées s’envolent maintenant vers Taiwan.
Je vais infuser ce petit nid, cadeau de ma chère belle-fille Hsiaolin. Dès l’ouverture du papier de riz, un parfum de terre caresse mes narines.
Je le rince dans cette théière en pierre, l’odeur de terre mouillée me tente, je n'y tiens plus, j’en prélève un petit bol, saveur un peu timide, cela m’apprendra à être gourmande mais déjà la promesse d’émotions gustatives, et d’autres aussi.
Cette théière me fascine, je me demande combien d’essais l’artiste a dû réaliser avant d’arriver à cette perfection.
Les infusions se succèdent, m’emmènent là-bas. Je revois des visages, des paysages, de belles rencontres.
Encore un arrêt pour admirer la pierre qui change de couleur, je ne m’en lasse pas. Puis me voilà à nouveau sur cette Belle île à la découverte d’une autre culture dans ce pays dont la langue m’est étrangère. Il me reste les yeux et les mains. Regards croisés, langage tactile. Et les sourires. Autre forme de langage. Emotions partagées.
J’augmente le temps d’infusion, j’ai envie d’une liqueur plus corsée. Et cette phrase, déjà citée à plusieurs reprises, me revient pratiquement chaque fois que j’infuse les thés en gong fu.
Ce petit nid n’a pas encore tout donné, je vais laisser reposer les feuilles jusqu’à demain, je vais faire de même.
Les bourgeons de ce beau thé blanc sont enroulés autour d’une fine tige de bambou ce qui donne ces petits anneaux argentés.
Lors de la première infusion, l’eau est légèrement trouble à cause du duvet des bourgeons. L’infusion est claire et légèrement sucrée mais je ne discerne pas de saveur bien précise, par contre elle est très rafraîchissante.
Les feuilles infusées commencent à se dérouler, leur couleur, encore assez foncée, tire sur le vert olive.
La deuxième infusion est plus transparente et de couleur plus pâle.
En dégustant le breuvage, j’y perçois maintenant des saveurs de fleurs mais aussi comme de la paille, et certaines feuilles restent encore enroulées.
Troisième et dernière infusion, elle est à nouveau légèrement trouble et au goût, plus présente cette fois, de la paille et toujours cette saveur sucrée.
J’observe maintenant les feuilles infusées. Si la plupart se sont bien déroulées, certaines restent fermées. A ce moment mon mari arrive et me demande si ce sont des pâtes… et sans vergogne, il en goûte. La gourmandise est un vilain défaut, Doudou ! Maintenant, c’est vrai que l’aspect de ces curieuses feuilles pourrait évoquer des pâtes.
Mais de quoi sont-elles constituées ces petits escargots? Elles comportent 2 feuilles très plates superposées.
J’ai essayé d’un ouvrir une mais, bien que très coriace (j’en ai évidemment goûté une), elle se déchire tout de suite. Je me sens plus apaisée maintenant, et ce thé n’y est pas étranger.
