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vendredi 10 décembre 2010

Le meilleur et ... le pire

Hier un coup de fil tout à fait inattendu a transformé une partie de journée: un peu (beaucoup) folie avec mon amie Caro, en transit forcé à Bruxelles car bloquée par la neige, son Eurostar a été supprimé. Cette femme d’affaires a enfin quelques heures rien qu’à elle… et à nous ! Après avoir dévalisé des librairies du centre de la capitale, elle arrive ici, chargée comme l’âne de saint Nicolas. Vu mon état, elle m’a offert en clin d’œil ce livre en me disant que "tu l’as certainement mais tu pourras l’offrir". Elle aurait dû rester ici jusqu’à ce matin, mais elle a pu prendre son train hier soir. J’adore ce genre d’imprévu, cela n’a finalement duré que 3 heures, mais on a bien ri !
Ce matin, la maison était entourée de brouillard alors qu’hier, il y avait une belle lumière d’hiver. J’avais le choix entre rester sous la couette ou y retourner après avoir bu de quoi me réchauffer le cœur. Je n’ai fait ni l’un ni l’autre, en cause : http://www.mademoiselle-the.fr/ le nouveau blog de Claire, une passionnée de ce "parfum qui se boit". Je l’ai parcouru avec gourmandise, c’est un blog dont j’aime beaucoup l'esthétique et la conception : les rubriques sont variées et invitent au voyage dans le monde du thé. Il est vivant aussi : vidéo, photos qui défilent. Bref, un très beau bébé qui va grandir très vite je le sens, et dont je suis déjà fan ! Merci Claire et bienvenue dans ce monde si riche et plein de partages. C’est une des photos qui m’a décidée à boire une fois encore du Haicha mais en grande théière cette fois. La boîte qui contient ce thé vient de chez Neo-T, une adorable boutique que j’ai découverte il y a un an avec mon Club (voir ). Et à propos de ce thé curieux, j’en sais maintenant plus grâce à Flo-Nihoncha, je vous renvoie donc à son site, très documenté :
http://sommelier-the-japonais.blogspot.com/2010/06/kama-iri-cha-redecouverte-reevaluation.html
http://sommelier-the-japonais.blogspot.com/2010/09/ureshino-1ere-partie-kama-iri-cha.html Quant à la dégustation d’aujourd’hui, j’ai été heureusement surprise : il donne mieux en grande théière qu’en zhong ou en kiushu, il convient donc bien comme thé de lecture. Et j’en viens donc au livre offert par Caro. Non, je ne l’avais pas, et pour cause… Je l’avais trouvé à Lille, au Furet du Nord (ou à la Fnac, je ne me souviens plus) lors d’une escapade chez Cha Yuan du temps où il n’était pas encore installé à Bruxelles. La file aux caisses était très longue, je l’avais donc feuilleté… et l’avait laissé à la caissière. Non pas parce qu’il était abîmé, mais bien parce que j’avais repéré 2 âneries au sujet de la couleur des thés, je me suis dit que si tout le reste était du même acabit ! J’ai donc raconté cela à Caro qui m’a dit : "cette fois tu le lis en entier pour faire les corrections, comme au bon vieux temps où tu étais responsable des Travaux de Fin d’Etudes, et si c’est trop dur, tu penses à moi, lol". Je m’y suis donc "collée", le résultat a dépassé mes craintes … pourtant je n’ai pas tout lu (et ne suis pas prête à le faire, sauf si ma généreuse donatrice insiste). J’ai bien sûr retrouvé les "perles" concernant les familles de thés. Concernant le thé rouge, je lis page 52 : "(…) Mais ! Les Chinois donnent tout même l’appellation de thé rouge à une sorte de thé extrêmement fermenté, qui subit une ultime étape dite de "postfermentation" qui peut s’étaler sur plusieurs années(…)". Et à la page suivante, concernant le thé semi-fermenté : "Il est également appelé thé rouge en Asie". Une petite dernière ? Page 60 à la rubrique Thé jaune, j’apprends "qu’il appartient à la catégorie des thés verts (…) Il provienne (…)"… Je vous passe les erreurs de style, et les erreurs orthographiques vous en avez un exemple de chaque plus haut. Pour couronner le tout, aucune source citée alors que, à part la production personnelle - très vite repérable - de l’auteure, c’est du recopiage ; la prof que j’ai été appelle cela des erreurs de matière et du plagiat. Bref ce non-livre sur le thé va rejoindre une certaine BD sur l’histoire du thé… J’aurais pu écrire à l’éditeur comme je l’ai fait pour la BD, mais je pense que ce serait peine perdue, j’attends toujours la réponse du premier. Je ne comprends pas comment des éditeurs acceptent des choses pareilles, même s’ils ne peuvent pas tout connaître ils auraient pu voir l’absence de sources, et le comité de lecture aurait pu relever les incorrections, mais peut-être que cela n’a plus d’importance. Heureusement qu’il y avait le thé, le vrai, cette boisson qui m’aide à supporter ce dilettantisme, pour rester (difficilement) correcte.

mardi 16 novembre 2010

Après le brouillard, le thé et le courrier

Aujourd’hui, j’ai dû affronter un brouillard à couper au couteau pour aller faire mes courses, si j’aime l’ambiance assez mystérieuse de ce type de temps, passer au travers en voiture, c’est beaucoup moins romantique. Le frigo est maintenant plein à craquer et pour ma récompense, c’est au premier étage. Mais avant de tenir ma promesse d’hier, un arrêt dans mon salon bleu-thé. Au menu, un thé que j'avais déjà testé un kiushu (), mais que me réserve ce Haicha en zhong? Les feuilles sèches sont assez bizarres et ne me font pas penser à un Oolong d’autant qu’elles ont une vague odeur de thé vert. J’ai sorti mon joli set de petits zhongs qui viennent de chez Thés de Chine, ils ont une contenance de 10 cl et sont donc plus faciles à manipuler par mes petites mains. La première infusion, à la vue et au parfum, est manifestement trop dosée et ne fait pas du tout penser aux saveurs caractéristiques d’un Oolong. Il fait plus penser à un thé vert japonais du genre Bancha trop corsé. Par contre, les feuilles sont impressionnantes et par leur forme et par leur couleur: sèches j’avais l’impression de très petits morceaux. Et elles sont très tendres. Une deuxième infusion beaucoup plus courte donne cette fois une très agréable et douce amertume, mais rien à voir avec un Oolong, je comprends mieux l’intitulé du sachet : thé VERT Oolong. Et les feuilles qui se sont encore développées, sont d’une belle couleur vert clair et toujours aussi tendres. J’ai envie maintenant de l’infuser dans un autre récipient, j’ai du mal à imaginer que ces feuilles très foncées vont à ce point changer de couleur. Une chose curieuse lors de la première infusion, une multitude de petites bulles se dégagent des feuilles, comment expliquer cela ? Et l’infusion, dorée et brillante, n’a toujours rien à voir avec les saveurs du Oolong mais elle a la fraicheur des thés verts japonais, avec une petite pointe fumée. C’est un thé à faire découvrir comme curiosité, j’aimerais en savoir plus sur ce qui se cache derrière cette phrase sibylline : "combinaison unique en son genre des techniques de production japonaises et chinoises"… Il faudra que j'aille revoir ce que j'en avais pensé à l'époque, mais pas maintenant, il faut que je quitte à regret ce lieu, j’ai une promesse à tenir ! Et je l’ai tenue, j’en suis la première étonnée ! Mais après le souper, je vais me défouler.

vendredi 23 avril 2010

Les chiens ne font pas des chats...

Ce matin, envie de découverte, j'espère être surprise. Lors de l’atelier thé dimanche passé, j’ai découvert cet énigmatique Haicha, ma curiosité naturelle a fait le reste. Et voici le résultat : infusion en kiushu 8.5 g pour 45 cl d’eau à 95°. Vu de plus près, cela donne une infusion jaune orangée à la saveur assez amère mais désaltérante, curieusement. Quant au goût, cela n’a rien à voir avec un Oolong, ni d’ailleurs avec la saveur d’un thé japonais, même traité "à la manière de", d’où le titre de ce billet. Les feuilles sèches de couleur assez foncée annoncées roulées sur le sachet, ne le sont pas toutes. Les feuilles infusées sont jolies d’aspect mais ne ressemblent pas aux thés japonais que je connais. Je pense que ce sera un thé qui conviendra bien glacé, mais chaud, il est surprenant par ce contraste amer – rafraîchissant, ce qui pour moi est assez incompatible. A garder donc … comme thé spécial mais sans l’étiquette Oolong. Plusieurs questions aussi: est-ce un Sencha, un Bancha; mais aussi d'où vient-il? Y a-t-il à ce point tant de jardins au Japon qu'il soit possible d'en réserver à la fabrication d'un "oolong"? ... J'ai peur d'imaginer la réponse...