Affichage des articles dont le libellé est Pu Er sheng. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pu Er sheng. Afficher tous les articles

samedi 15 avril 2017

Jour après jour, entre tristesse et bonheur...

Après avoir tutoyé les étoiles le week-end passé, le retour sur terre a été dur, mon ami Bernard, devenu paraplégique depuis qu'un chauffard alcoolisé et sans permis de conduire a provoqué un accident a rejoint les étoiles: http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2015/03/premier-mars-2015-debut-du-printemps.html. Cet homme si dynamique ne supportait pas son état, il aurait voulu avoir recours à l'euthanasie mais il ne remplissait pas les conditions soi-disant. Comme si être cloué à jamais dans un fauteuil et être dépendant ne suffit pas ! Depuis, il passait par des phases dépressives, ne parlait quasi plus et refusait la rééducation. Je l'ai vu la semaine dernière et je l'avais trouvé en forme, il semblait avoir bon moral même si il a parlé de la mort, nous avons en commun que cette dernière aventure, celle dont personne n'est jamais revenu, nous fascine, et il m'a fait rire en me disant qu'il me promettait qu'il me ferait signe de l'au-delà! Je l'ai quitté ravie de l'avoir revu avec son humour très particulier... Je sais pourquoi aujourd'hui, cela me rend moins triste, mais je garderai pour moi la fin de son histoire, je sais seulement que c'est ce qu'il voulait... Je pense à cette jolie phrase de Tahar Ben Jelloun "Quand sonne l'heure du dernier rendez-vous, la seule richesse que l'on emporte avec soi, c'est tout ce que l'on a donné" et la générosité est une de ses grandes qualités. 
J'ai peu dormi et me suis réveillée très tôt, j'ai encore eu le plaisir d'apercevoir la pleine lune qui s'apprêtait à disparaître,
pour faire place à l'astre du jour. 
Un message très attendu de ma jeune sœur datant du 8:
"A Vezelay depuis cette aprèm, youppie ! 3 semaines plus 1 jour et 574 km de sentiers printaniers (sans compter les erreurs dues à mon étourderie) Quel bonheur de vivre ce rêve !"
J'espère que tu as respecté ce message qui m'a bien fait rire ! Respect : tu en es au quart de ce périple mais sportive comme tu es, le reste du chemin ne posera aucun problème ! 
Pour accompagner ma re-re-relecture, je choisis le
Thé aux 8 trésors dont j'ai parlé ici entre autres: http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/12/un-week-end-special-ou-dune-saison.html.
Il n'est pas choisi au hasard ce thé particulier, je me suis replongée dans la 3e partie de ma Bible à la rencontre des minorités et de leur façon de préparer cette boisson mythique.
"
Les trois thés des Bai : Au Yunnan, les Bai pratiquent une bien curieuse cérémonie (…) Cette coutume consiste à proposer trois thés successifs : un thé amer pour commencer, suivi d'un thé doux et pour terminer le thé de l'arrière-goût". Le thé du peuple de Naxi : "Dragons contre tigres" désigne la façon spéciale d'infuser le thé : "Une de leurs coutumes (…) consiste à faire griller dans uns cocotte en terre quelques feuilles de thé, puis à y ajouter de l'eau et porter la décoction à ébullition. Après 3 ou 5 minutes, quand l'infusion est prête, ils la versent dans une tasse remplie à moitié de baijiu, un alcool de maïs ou de sorgho. Entrant en contact avec l'alcool le thé bouillant produit une explosion sonore qui, pour les Naxi, est de bon augure. C'est la "lutte des dragons contre les tigres". plus l'infusion pétarade, plus les esprits malins prendront peur. Le claquement sonore du thé et de l'alcool, en chassant les mauvais esprits, garantit à tous les convives un bonheur sans faille pour l'avenir. Plus simplement, ce thé alcoolisé soigne les rhumes et les états grippaux, comme notre bon vieux grog".A chaque minorité correspond une manière d’accommoder les Feuilles, avec du lait, comme chez les Kazakhs, le Ouigours, au lait et au sel chez les Mongols, au sel et à l'huile chez les Lisu. Et encore le fameux thé au beurre des Tibétains : "La recette traditionnelle pour préparer le pocha (…) est longue et compliquée. Il faut du thé noir, pressé en brique, et du beurre de yack (ou plutôt du beurre de dri, la femelle du yack!) Les Tibétains font une décoction très concentrée de leur thé (qui bout pendant des heures) (...)" J'en ai goûté à l'époque dans un restaurant tibétain à la Bascule, aujourd'hui disparu, je n'avais pas aimé du tout contrairement à la nourriture servie. Je ne peux pas citer ici l'ensemble des pratiques de ces minorités mais je m'arrêterai au Thé des huit trésors des Miao, 
rien à voir avec celui dont j'ai parlé plus haut.
"Si vous êtes invité chez les Miao, vous aurez très certainement l'occasion de goûter à leur fameux thé aux huit trésors. Cette préparation tient plus de la soupe que de l'infusion.Tous les ingrédients qui entrent dans la composition du thé sont préalablement rissolés à l'huile de thé : grains de maïs séché, haricots de soja, cacahuètes, tuansan (des gâteaux de riz), dés de tofu sec et vermicelles. (…)" Cette troisième partie, passionnante !, parle aussi du Thé et de la santé, Mythes et vérités plus scientifiques, Katrin nous rappelle comme un truisme que la première qualité du thé, c'est l'eau, et nous renvoie à Shen Nong. Comme à l'époque (et encore aujourd'hui d'ailleurs), les Chinois n'ont pas de matériel sophistiqué,
la poésie l'a remplacé...  
Un dernier regard ébloui à la pleine lune avant de me blottir dans les bras de Morphée... 
Il n'a pas peur, je suis à même pas 4 mètres de lui, il se balade fièrement à côté de Madame à qui il fait la cour... 
Un ciel de vendredi-saint, il y a 4°... 
Et les deux s'activent au pied de la mangeoire pour récupérer les graines qui ont échappé aux oiseaux. 
Je n'ai pas eu la patience d'attendre le mois de mai, 
je n'ai pas voulu laisser vides les jardinières, j'y ai planté des pensées dès fois qu'à Pâques, après la chasse aux œufs, on puisse manger dehors... 
J'espère que cette superbe azalée s'ouvrira dimanche. 
Il s'en passe des choses dans ce ciel 
redevenu comme je l'aime. 
Je ne me lasse pas d'admirer la beauté de la Nature, comment peut-on à ce point lui manquer de respect ?... 
C'est sous un ciel plombé d'où tombe une pluie fine 
que je me prépare ce thé de circonstance avant de prendre le train pour le Namur, là se termine le bonheur, ici commence le cauchemar ! Mais ce sera pour demain, je suis fatiguée. 
Une belle surprise, des nouvelles de LA pèlerine :
À Saint-Jacques. La preuve en photo! Allez d'accord, c'est pas le galicien mais il m'a fait quand même un clin d’œil au passage?

Suis arrivée à Issy-l'Évêque hier. Jaco et mes chevilles (pour la 1e fois) m'ont dit de m'arrêter. Obéissante je suis comme d'hab.
Très joli patelin. Issyquois très chaleureux. Gîte communal parfait et j'y suis seule, à 12€ la nuit. Le resto "Porche Bonheur" et son jovial patron Jean-Louis avec ses délicieux menus à 12,50 et sa charmante épouse Moos (nl) pour masser pieds et jambes à 0€.
Paradis et cadeau, que je quitte demain avant messe ⛪ mais à regret, cette petite église romane du XIIe est bien belle. 
Doncques, demain, 2e jour de 5e semaine, je démarre avec 727km au compteur. Pas compté les km de fioritures involontaires...
Voilà mon heureuse actualité.J'espère la vôtre de la même couleur.MERCI Vince pour ces nouvelles teintées d'humour et de bonheur, continue à me faire rêver ! Et saine fête de Pâques comme on disait à l'époque...

lundi 9 novembre 2015

Aujourd'hui, c'est la saint Théodore et le fête du thé

Aujourd’hui, c’est la saint Théodore et la 9ème fête du thé. Mon message sera court, je ne peux rester assise, ce n'est évidemment pas grave, seulement un peu douloureux, je me rattraperai plus tard. 
Une invitation particulière à la célébrer en musique, même si avec un tel programme, c’est chaque jour la fête… . 
Pour le premier thé, j’ai choisi un petit carré de Pu Er sheng découvert il y a un certain temps déjà :
http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2008/12/inventaire-dun-petit-carr-compress.html , je le bois en pensée avec tous ceux dont le thé a changé la vie et en particulier à Guillaume qui a initié cette belle manifestation, je reproduis ici son beau texte : "Lundi prochain 9 novembre le thé, cette boisson millénaire qui enchante chaque jour les papilles de millions d’amateurs sera célébré pour la 9ème année consécutive. Je ne serai malheureusement pas présent ici pour le célébrer avec vous puisque je m’envole pour l’Asie et fais un petit détour en Corée pour fêter comme il se doit ce jour avec mes amis de TheÔdor Korea à Séoul avant le Japon.
Mais je sais que des centaines d’entre vous partageront en ce jour une tasse d’amour, de plaisir, d’humilité, d’accueil avec son voisin, sa famille, son collègue, iront à la rencontre des acteurs de ce petit monde de bonheur qu’est le thé tout comme je partagerai la mienne avec un grand nombre de personnes.
La fête du thé est ce jour où tout amateur doit se retrouver, qu’il affectionne des thés d’origine, des thés de création, des thés en sachets, de vieilles galettes de Pu Er, qu’il aime une tisane de grand-mère ou une mauvaise herbe de nos jardins, un rooibos ou bien encore une 'eau de fruit', c’est l’occasion d’échanger autour de cette boisson universelle qui n’a ni frontière, ni porte-drapeau mais comme seul lien commun celui de réunir les hommes et de communier avec ce que la terre mère nous offre à travers les fruits de sa nature.
Belle fête du thé à tous ! Et oubliez les bruits de ce monde…" C’est debout que je le savoure, la position assise ne plait pas du tout à mon dos mais un proverbe anglais ne dit-il pas "Dans la vie, la gravité d’une situation est diminuée de moitié après une bonne tasse de thé ". Et aujourd’hui, comme tous les autres jours, il n’y en aura pas  qu’une… Cette boisson mythique est universelle, à chaque peuple sa manière d’infuser les Feuilles, et même sans quitter son cocon, cela nous permet de voyager. 
En sirotant On va se revoir, je pense à ce curieux proverbe très connu "Le thé à la menthe doit être amer comme la vie, doux comme l’amour et sucré comme la mort " auquel je préfère ce proverbe touareg "La sagesse de tout l’univers se retrouve dans une tasse de thé." Et ce sont des moments forts qui me reviennent maintenant, ah Essaouira : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/03/deux-jours-trpidants-dans-la-vie-dune.html , chaque minute de ce périple est gravé à jamais dans ma mémoire. Je n’irai pas plus loin aujourd’hui, je ne remercie pas ma sciatique, demain je me suis résolue à me rendre chez l’ostéopathe malgré mes craintes, j’ai vécu une mauvaise expérience, mais les travaux recommencent et je dois être en forme physique parce question moral, je suis dans une forme internationale, la cause ? La lumière, la douceur du temps et le soleil, mes neurones sont à la fête. Et puis évidemment il y a ma drogue… La vie est pleine de grands bonheurs !

jeudi 25 juin 2015

Je retrouve ENFIN les saveurs du thé


Eh oui et malgré nos précautions, les microbes de mon mari se sont invités chez moi avec leur lot de désagréments : un nez bouché transformé en fontaine, une gorge transformée en pelote d'épingles et des yeux qui piquent m'ont enlevé toute possibilité de goûter la moindre saveur, me privant de ma drogue. Depuis hier, il fait plus chaud, il ne pleut plus et les virus perdent de leur virulence. J'ai infusé un fond de Pu Er en vrac pour vérifier si j'ai retrouvé mes sensations gustatives. Ce n'est pas encore parfait mais je suis pleine d'espoir. 
Dehors, la Lune brille dans un ciel pas encore tout à fait noir. 
Ce matin, je peux à nouveau reprendre mes rituels, à commencer par l'observation du ciel quasi uniformément blanc d'un côté, 
bleu très moutonneux de l'autre. 
Une musique zen qui invite à la méditation, des ustensiles symboliques, 
et du
Matcha en quantité battu dans ce chawan, tous deux si précieux par ce qu'ils m'évoquent. Cette Mousse de jade pénètre en moi, la saveur atténuée encore me donne des frissons de plaisir, ce plaisir des sens presque retrouvé... 
Du Japon à la
Terre de Chine,
ce
Pu Er sheng 2008 déjà infusé hier soir.
Invitation au thé en musique, et petit Bouddha qui me fait penser à un petit Dragon d'eau qui sera ici dans 2 mois exactement, j'en saurai plus ce soir, son Papa vient souper ici entre deux avions... 
Musique du thé d'abord en savourant ces Feuilles de 7 ans qui donnent encore une infusion très verte, fougueuse. Cette galette pourrait encore vieillir et très bien mais j'aime ses saveurs adolescentes, encore assez piquantes. 
Après la musicalité des notes, celle des mots avec ce poème qui me parle tout particulièrement ce matin, nous sommes ici au cœur de l'âme du thé. 
Il fait vraiment très doux ce midi, un autre rituel, couper les fleurs fanées. 
Certains plants ont souffert de la pluie et du vent, la plupart des cosmos ont plié mais ne se sont pas cassées. 
Ce n'est pas comme les pivoines et les delphiniums malheureusement. Malgré des tiges bien plus robustes, certaines ont cédé.
Je m'apprêtais à remplir un de mes coussins avec le Belles qui ont séché toute la nuit quand j'ai aperçu une graine que je connais bien, je les ai vues en vrai à deux endroits très différents, aux Seychelles d'abord où, à ma grande surprise, dans un merveilleux paysage au Morne blanc j'ai découvert une plantation de thé assez confidentielle. Et puis dans la Belle Île lors de mon voyage initiatique. Souvenirs, souvenirs... et un peu, BEAUCOUP de nostalgie. 
Elle va rejoindre les feuilles qui remplissent ce coussin. 
Ils sont très agréables et soutiennent bien le dos pendant mes lectures-thé. Ils viennent de chez
Lihua Nancy, j'aurais dû en prendre deux de plus... Par contre, le canapé vit ses dernières semaines dans mon salon, il sera bientôt remplacé par un canapé art-déco. 
Cet après-midi, je me replonge dans mes livres de cuisine végétarienne, dimanche je reçois ENFIN mes petites-filles. 
Un thé s'impose,
On va se revoir griffé ThéÔdor. Et un de mes fruits d'été préféré qui se marie si bien avec les feuilles de menthe. Le menu est établi, reste à dresser la liste des ingrédients, faire les courses et en cuisine. Je suis ravie de m'y remettre. A commencer par le souper de ce soir qui sera très simple. Nous avons passé une excellente soirée à trois mais petit Dragon et sa maman étaient au centre de nos conversations...
Mon adorable belle-fille m'a fait un cadeau royal, ce Bi Lo Chun que j'ai hâte de goûter maintenant que j'ai retrouvé mes sensations gustatives! 
La journée a été flamboyante au propre comme au figuré à l'image de ce ciel, bleu strié de rose d'un côté 
tout bleu de l'autre avec au loin 
l'astre de la nuit qui me fait toujours autant d'effet. 
Je vais terminer cette journée en méditant sur cette belle phrase qui correspond bien à mon état d'esprit, merci la Vie...

lundi 25 mai 2015

Encore un long week-end très comme je les aime

Ce samedi en effectuant ma promenade matinale, j'ai constaté qu'un carnage avait eu lieu cette nuit...
De ce drame, il ne reste que des plumes très douces, celles d'un ramier sans doute.
J'ai eu beau chercher le carcasse, elle a disparu. Toute une vie nocturne s'empare du jardin, j'aimerais avoir des yeux de chat pour observer ce qui s'y passe...
Le long de la clôture, les premières clématites sont en fleurs, les autres vont suivre. Je parle souvent de mes arbres, la force qui se dégage de leurs troncs, en voici quelques-uns :
celui du chêne, le plus puissant,
du charme, le plus charmant,
du bouleau qui, en hiver offre des taches de couleur au jardin,
du hêtre, ce géant aux pieds d'argile. Quelle énergie se dégage d'eux ! Le reste de la journée fut magique, malheureusement il ne reste que de beaux souvenirs
et ce
Shincha griffé Ippodo. Transportée comme je le suis toujours quand je quitte mes arbres, j'ai oublié d'éteindre mon appareil photo et la batterie, déjà limite, s'est vidée complètement... Et pour ceux qui croient que j'ai failli à mes bonnes résolutions de d'abord vider mes boîtes, ils ont tout faux, cet écrin est un fabuleux cadeau de ma sœur, je salive encore en y repensant, j'en parlerai plus tard, après un passage à Anvers (= message codé...)
Ciel bleu, nuages blancs,
c'est aussi ce qui infuse:
le
Bi Yun Tian griffé Source de Lumière dans ce service que j'aime tout particulièrement, j'en ai parlé ici :http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/10/le-lendemain-de-la-veille.html me réchauffe le corps.
Tandis que ces voix me donnent à chaque fois des frissons, apaisent mon âme :
"La musique n'est pas qu'un arrangement de notes disposées selon un rythme ; elle tire son existence de la matrice du silence d'où elle surgit et où, inévitablement, elle retournera. Et c'est le silence entre les notes qui leur donne signification et beauté". Ces voix, propices à la méditation se sont tues,
un moment d'extase sur ma terrasse,
que donne le contact avec cette nature si généreuse.
Vient le temps de la lecture, accompagné d'un
Dong Ding d'automne, cadeau de ma chère belle-fille. J'ai déjà très brièvement parlé de ce livre ici: http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/07/une-journee-comme-je-les-aime.html et depuis je le reprends régulièrement tellement son contenu me parle, raconté dans un langage clair et très agréable à lire. Aujourd'hui, je vais rencontrer son auteur. J'ai hâte aussi de redécouvrir ce lieu empreint de paix que j'ai bien connu grâce à mon ami Guy http://www.clerlande.com/.
La théière est vide à présent, il est temps d'aller préparer le dîner.
Après une journée estivale, une belle rencontre et des souvenirs émus, je me retrouve sur ma terrasse sous un ciel magnifique à m'émerveiller face à cette Nature dont je ne peux me passer en écoutant le concert joyeux des oiseaux qui se déchaînent.
Dans ma tasse un
Genmaïcha griffé ThéÔdor.
Il fait encore assez doux, je continuerai à lire dehors tant que je tiendrai.
La belle dédicace illustre très bien le contenu du livre. Le Père de Béthune a été formé à l'Ecole Urasenke de Rome, c'est lui qui a introduit cette pratique en Belgique dès 1974. La première partie de son ouvrage décrit sa découverte du Chanoyu et son long apprentissage avec sa Maître de thé.
Il commence à faire frisquet, un dernier regard au ciel pour saluer la Belle de la nuit et retour dans mon cocon. Je ne terminerai pas ce livre aujourd'hui, trop dense où chaque phrase doit être intériorisée, "digérée" non pas comme on ingurgite une somme de connaissances mais bien pour nous permettre de nous transformer pour atteindre notre moi intérieur sans artifice, une véritable conversion, je resterai ce soir sur des mots qui me parlent mais demandent, comme le bon vin, d'être décantés. Parlant de la "méditation sans objet" si étrangère à notre façon occidentale de penser,
"(...) Ils n'y connaissent qu'une forme d'intrispection fermée sur elle-même, voire même un état de rêverie plus ou moins cataleptique. Or il s'agit essentiellement de la quête du silence. Le zen (...) sait que ce silence est créateur et que c'est par lui qu'on approche l'Absolu. Et notre rapport à l'Absolu ne peut en aucun cas se limiter à un type de rapport sujet-objet. L'Absolu nous enveloppe et nous pénètre ; il nous est à la fois totalement étranger et tout à fait intime. Une méditation qui ne se focalise sur aucun objet permet donc de bien s'harmoniser avec ces réalités essentielles qui nous fascinent".Depuis la plantation des cosmos, un nouveau rituel s'est installé avant le petit-déjeuner, aller supprimer les fleurs fanées pour permettre à ces plantes de concentrer leur force sur les nouveaux boutons. Premier bonheur.
Le suivant à présent, teinté d'émotion, je vais utiliser pour la première fois le chashaku, ce fabuleux présent de Staf à l'issue de la cérémonie du
Koïcha (http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2015/05/wa-kei-sei-jaku.html.) Mais avant cela, arrangement des fleurs pour le thé. J'ai massé la tige cassée du pois de senteur sauvage en pensant à Chris qui m'a fait découvrir cette technique si particulière.
En savourant cette mousse de jade par petites gorgées, je sens pénétrer en moi l'énergie de ces feuilles qui se boivent, ma reconnaissance va à ceux avec qui j'ai partagé ces moments d'éternité dimanche passé.
Mes pensées vont aussi vers mon généreux donateur de ce chawan et du
Matcha, cuvée personnelle.
Avant de vaquer à des occupations plus ménagères, j'admire la beauté de cette fleur de rhododendron, ce cadeau de la Nature renouvelé chaque printemps.
Puis retour à l'Essentiel, un moment de lecture accompagné d'un
Sencha.
Autre cadeau de Staf, Ichi go, Ichi E, cette belle calligraphie dont j'ai une autre traduction dans le livre du Père de Béthune :
"Une rencontre, une vie". J'ai simplement relu la première partie du chapitre sur la méditation (Sesshin). Il m'en faudra encore bien d'autres pour en saisir la substantifique moelle... Mais déjà mes méditations futures seront influencées par ces mots et cette citation : "Le zen est affaire de caractère, il n'est pas affaire d'intellect". Une balade apéritive au jardin avant le souper où j'ai pu observer un pic-vert gratter la mousse avec vigueur, peut-être pour y trouver la nourriture de ses jeunes.
Je m'apprêtais à remonter quand a retenti mon GSM, dans la conversation, il a été question de cette plante, j'ai appris avec une certaine stupeur que ciboulette était en lien direct avec le ciboulot, pas le petit oignon bien sûr mais avec la tête, je suis priée d'en consommer pour nourrir mes neurones, bin voyons ! Plus jamais je ne regarderai ce condiment avec les mêmes yeux. Un bonheur n'arrive jamais seul, rendez-vous sur Skype pour 1/4 d'heure de conversation avec ma Mimi après sa journée de labeur agricole, elle fait actuellement du wooming et elle en a plus qu'assez : son travail pendant 5 heures consiste essentiellement à arracher des mauvaises herbes et de temps en temps à planter quelques légumes. Il y a ferme bio et ferme bio. Mais courage ma Mimi chérie, plus que 3 fois dormir, New York t'attend !
Avant de rejoindre mon cocon, encore un rituel.
J'ai rendez-vous avec la Lune... Mais il faut de bons yeux pour l'apercevoir
Ma soirée sera studieuse, j'attaque la lecture du livre d'Aaron Fisher? The way of TEA... Dans le bol, un petit carré de Pu Er Sheng griffé ThéÔdor
Tous les chapitres m'intéressent, je vais donc en choisir un au vogelpik.
Si j'avais encore le moindre doute sur la non existence du hasard, je n'en aurait plus, ma fléchette est tombée sur
Calm Joy ! Cela s'annonce bien, je connais la citation qui introduit le chapitre, je l'ai citée dans mon tout premier billet mais un seul détail, l'auteur n'est pas le même http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2008/05/mon-salon-bleuth.html. A vrai dire, cela n'a que peu d'importance. Au début de ma lecture, j'ai retrouvé mes vieux démons, ceux qui même si je comprend le sens global des phrases, j'ai ce besoin de rechercher la signification des mots, ce qui dans ce cas-ci est parfaitement inutile. Mais heureusement je m'en suis assez vite détachée, me focalisant sur l'esprit plus que sur la lettre. Il y a de grandes similitudes dans ce chapitre avec une partie de L'hospitalité sacrée entre les religions, très éclairantes aussi.
Lu Yu, avec son air facétieux m'a accompagnée dans cette étude particulière. M'a éclairée sans doute. Autre bonheur encore, ce 25 mai trois mois exactement me séparent du retour de ce petit Dragon. Pour le moment, je me contente des superbes photos envoyés par son papa...
Toujours aussi craquant, il faut bien le reconnaître...
Même si je grandis, je suis toujours tellement bien dans les bras de ma maman.
Jouer avec mon papa, c'est pas mal non plus. Et c'est moi qui vais gagner la course, il va être coincé avec ses grandes jambes !
Vous me manquez mes chéris, quelle belle photo, merci Claude
Et une petite dernière, petit Georges joue avec le globe terrestre, ça a l'air de l'amuser de tenir le monde dans ses mains. Beaucoup d'émotions durant ces 3 jours après un passage involontaire dans le passé, MERCI la VIE.