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mercredi 2 janvier 2013

Une belle journée d'anniversaire

2013 vient de naître et je suis "13" excitée en pensant à cette première semaine, elle sera comme je les aime : "13" intense ! Déjà hier, une journée "13" entourée par 2 de mes adorables petites-filles et un retour dans un passé déjà lointain, du temps où j’étais addict : un capuccino "13" exceptionnel préparé à ma demande, par mon beau-fils Axel, qui est au café, ce que je suis au thé, c’est dire! Et puis moment d’émotion et de nostalgie, nous avons regardé des vidéos de l’enfance des petits-enfants : saint Nicolas et Halloween fêté à Groenendael, superbes souvenirs
Et aujourd’hui, c’est l’anniversaire de mon Dragon de mari : le premier thé a donc été un "vieux" Long Jing. Xavier a souhaité une fête en petit comité, j’ai donc seulement invité sa meilleure amie Sylvie, une femme exceptionnelle que j’apprécie vraiment beaucoup, on se voit trop peu malheureusement.
Tout est prêt pour l’apéritif, ce sera uniquement un cocktail à la demande du jubilaire.
 Mais pas n’importe lequel, Noël chez l'Artisan, un mélange très spécial, celui concocté par Patrick Loustalot et Olivier Scala.
A voir le sourire de Sylvie, mon mari vient de sortir un de ses traits d’esprit, je me contente de savourer ce breuvage si particulier en pensant aux 2 créateurs.
 Une table très simple à la demande du jubilaire qui souhaite que pour une fois, il y ait autre chose que du thé à boire…
 En entrée : noix de saint Jacques, polenta et Lapsang Souchong, les recettes suivront demain.
Ambiance joyeuse, malgré l’air faussement pensif du Dragon. Le plat est un succès, ouf ! Je n’avais pas osé prendre les noix de saint Jacques le 31 et la poissonnerie est fermée jusque vendredi, j’ai donc acheté des surgelés que j’ai trouvés minables. Mais le goût était nettement supérieur au calibre des bêtes.
Pour suivre, fricassée de lapin au pain d’épices et au thé (évidemment), rattes du Touquet.
Une première, et ce qui l’a été tout autant, c’est que Sylvie et Xavier se sont resservis." Tu refais cela quand tu veux" comme un cri du cœur de mon mari ! C’est vrai que c’était particulièrement savoureux, très subtil mélange de saveurs.
Au tour du dessert, une panna cota au Matcha et une brunoise de petit ananas. Une très belle journée d'anniversaire pleine de sourires, de rires et d'émotions, et pas que gustatives...
 Servi avec Jour J, un surprenant et très savoureux thé blanc aux notes de … champagne ! Il se marie très bien avec le dessert, Sylvie a été conquise, je dois lui en ramener une boîte, faudra donc que je retourne à Paris...
 J’ai une pensée émue et très reconnaissante à Maria, ma généreuse donatrice qui m’en a fait présent au nouvel-an… de l’année passée. Merci, chère Maria, j’espère pouvoir le partager au printemps dans ton sud… En attendant, je le bois à toi, à tes projets qui me font rêver ! Demain, relâche avant une fin de semaine, je ne vous dis pas ! Si le reste de cette année est à l’image des 2 premiers jours, je saurai que le paradis existe !

vendredi 23 novembre 2012

La rétrolfaction, suite mais pas fin

Aujourd’hui, je continue à revisiter mes souvenirs.
Et à baptiser ma nouvelle théière Gyokuro Hôhin achetée chez Tamayura, il y a une semaine exactement, que le temps passe vite… : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/11/que-dire.html .
Tout en savourant par toutes petites gorgées ce nectar à la fois si prononcé et si doux,
 j’en relis la description et les conseils de préparation.
Avec la deuxième infusion, je me plonge dans ce livre de circonstance, des Haïkus d'automne.
 Solitude ? Pas vraiment, je l'ai déjà dit,  je ne suis jamais seule quand je bois cette boisson mythique, plutôt un frisson.
 En regardant le ciel.
 Je ne sais en effet pas d’où ils viennent mais ces nuages envahissants me rappellent les paroles du grand Jacques : "Avec un ciel si gris qu’un canal s’est pendu, Avec un ciel si gris qu’il faut lui pardonner (…)".
Où que je regarde, le ciel est plombé, menaçant même.
Pas un point d’interrogation, trois points d’exclamation. Le ciel pleure à chaudes larmes son bleu disparu, un vrai temps d’automne, humide et sans lumière.
 Je reste au Japon pour passer à ce fabuleux Sencha.
Tout en relisant la fiche explicative,
 je me remémore avec émotion ces instants hors du temps passés avec Olivier.
Pendant les 2e et 3e passages, d’autres souvenirs, bien plus anciens, me reviennent, cette théière japonaise est le cadeau d’une de mes étudiantes belgo-japonaise dont j’ai promu le mémoire. A l’époque, elle me servait à préparer le Matcha, j’en ai déjà parlé ici : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2008/09/mes-thires-japonaises-3.html .
Il y a une semaine, ce même après-midi, j’étais chez TEA thé T c h a, d’où j’ai ramené ce Noël chez l’Artisan. La boîte était vide depuis longtemps, je m’en suis beaucoup servie en cuisine.
Ce thé corsé, équilibré et très aromatique convient très bien. Pour les recettes, c’est ici : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2009/05/changement-de-temps-changement-de.html et là: http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2009/05/encore-une-journee-tres-reussie-tout.html . Je compte m’en servir à nouveau, j’ai repéré l’une ou l’autre recette dans le livre de Patrick.
Mais aujourd’hui, je veux l’infuser.
Mon salon bleu-thé embaume de ces parfums typiques de Noël comme des souvenirs chaleureux d’antan.
Et je me plonge dans ce recueil de poèmes sur le thé. Je le dévore littéralement.
Tous m’enchantent. L’auteure, une Chinoise qui est aussi peintre, parle de ces Feuilles, des objets qui les magnifient, de ses souvenirs, pureté, esprit du thé, bonheur…
 C’est l’heure du goûter, le choix est évident : un cookie au gingembre, recouvert de cette douceur ambrée, la Kundalini griffée ThéÔdor.
Un cookie ? Oui, un à la fois… Après 3, je m’arrête, pas parce que je n’en ai plus envie, évidemment, seulement parce que je n’ai plus de cookie…
Ce soir, j’ai envie d’un Pu Er. Et pas n’importe lequel, celui qui me rappelle d’autres fabuleux moments au Shanghai café. Les feuilles sont très petites, un camaïeu de bruns. Leur parfum par contre est assez bizarre, elles sentent le … cheval : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/11/ce-14-novembre-jai-une-fois-encore.html .
Après un premier rinçage immédiat, je les laisse mijoter dans cette théière en pierre, autre souvenir très fort mais plus lointain.
 La première infusion, brun doré, dégage un parfum et une saveur de cuir et de ... cire.
Les infusions se suivent, la saveur, de plus en plus douce, rend maintenant des notes sucrées.
De ces instants hors du temps vécus dans un passé proche mais encore très présents dans mon esprit et dans mon cœur, je passe maintenant à un futur, proche lui aussi, j’imagine déjà la rencontre avec Olivier Schneider tout un week-end en janvier !
J’ai transvasé la dernière infusion dans un contenant plus grand, ce sera mon thé de lecture.
Et pas n’importe laquelle, parmi ces Chants de Thé, s’en trouve un qui parle de ce thé si particulier, celui "qui a traversé affectueusement tous les pièges du temps"...
Avant de les rendre à la terre, j’observe ces belles qui sont restées si douces tout au long des passages successifs. Encore beaucoup d’émotions tout au long de cette journée, ce voyage au pays des saveurs, des rencontres et de la force des sentiments qui m’unissent à ma Famille du Thé. Et que dire de ces Chants du Thé qui m’ont éblouie, comme j’aimerais rencontrer son auteure. Qui sait, un jour peut-être…