jeudi 9 mai 2013

Préparation de l'atelier sur les Pu Er

Hier soir, un violent orage et une pluie battante se sont abattu dans la région. Je n’ai pas résisté, je suis sortie dans le jardin, j’avais l’impression que les plantes et les arbres en avaient besoin.
Ce matin, la nature est flamboyante, le vert tendre contraste avec le vert sombre des sapins 
sous le soleil de mai.  
Hier, en voyant les mugs sur une des étagères, chez Cha-Hû-Thé
une m’a fait de l’œil, je me suis alors rappelé qu’une alcôve était vide dans mon salon.
Elle ne l’est plus maintenant ! 
Je vais maintenant préparer l’atelier Pu Er du 19 prochain, je commence par ce Pu Er en vrac griffé Magie du Thé.
Les feuilles sèches dégagent un parfum très typique, . Je l’infuse en théière Yixing d'un ½ litre.
L’infusion assez foncée me donne des frissons, les saveurs sont à la fois terreuses après la pluie, c’est ce que j’ai senti hier soir au jardin ! Deux infusions dans cette grande théière, comme on le servira le 19 mais je n’en dis pas plus…
Je fais une incursion expresse à Paris lundi et mardi, pas d’expo donc et le plus difficile sera de choisir mes incontournables, j’ai encore le temps !  
Samedi, toujours chez Cha-Hû-Thé, j’ai craqué pour ce bel objet.
Il me servira de support pour ce chasen qui contient ce Matcha, mon apéritif. Et j’ai une pensée spéciale pour ma chère Maria (= message codé).
 Cet après-midi un superbe ciel bleu et blanc, du soleil mais un petit vent frisquet m’empêche de m’installer sur la terrasse, je continuerai donc mon "travail" dans mon salon bleu-thé.
 
Deuxième Pu Er, une galette de Shu Cha griffée Terre de Chine.
Parfum de terre et de "grenier ".
La galette est très facile à "couper ".
 
9 g en théière de 500ml, un rinçage. La première infusion d’une minute donne une liqueur acajou et des saveurs de sous-bois, je crois y discerner des notes de champignon.
Deuxième infusion : la liqueur est légèrement plus claire mais les saveurs sont les mêmes, très douces avec un arrière-goût sucré.
Je suis pratiquement certaine qu’une 3e infusion est possible ; en effet, aucune agressivité, aucune astringence, cette petite galette a tout d’une grande…
J’ai envie de lire, je continue donc à savourer ce nectar en mug. Et je me replonge dans ce dictionnaire du dialecte bruxellois qui m’avait aidée à patienter en attendant le train hier. Mais cette fois je me suis ennuyée, j’ai lu quelques pages sans enthousiasme, je l’ai très vite refermé.
Les feuilles infusées n’ont sans doute pas encore tout donné mais je n’ai vraiment plus soif, ce sera pour demain ou samedi. Encore une belle journée, ou quand travail et plaisir ne font qu’un… Mespensées s'envolent maintenant vers Mexico oùse déroule un évènement qui me donne envie de revoir ce pays...

mercredi 8 mai 2013

Une journée magique comme je les aime... du moins au début !

Ce matin, j’ai rendez-vous à Louvain-la-Neuve, physiquement chez Cha-Hû-Thé
Avec un accueil aussi souriant, c’est certain, la journée sera belle.
Mais  en réalité, c’est dans 3 jardins de Darjeeling que j’ai voyagé, et je n'étais pas seule...
 Et plus particulièrement à Tumsong, Puttabong et Arya.
Premère dégustation, le Tumsong 2013. Je connais très bien le "vieux" 2012, je suis impatiente de découvrir celui-ci.
Parfum très reconnaissable des feuilles sèches.
Par contre les infusions ne se feront pas en théière classique mais dans une théière à Gyokuro Hôhin : 3 g à 80°.
Première infusion à 1 minute.
Le parfum des feuilles infusées est très caractéristique et donne des notes plus vertes que celui de 2012, ce sera la seule différence.
Je suis impressionnée par la place que prennent les feuilles après une seule infusion.
Deuxième passage à 45°, un peu trop longtemps, l’astringence est perceptible alors qu’il n’y en a aucune.
Et les feuilles se sont encore étalées.
Troisième infusion à 30 secondes, la douceur est revenue avec des notes légèrement sucrées. Couleur dorée typique des Darjeelings. 
Belle attitude d’Anne et de son fils, passionnés et connaisseurs. Et beaux échanges et pas que sur le thé, j’aime ces moments intenses. Cinquième passage à 45 secondes, impressionnant !
 Nous en sommes maintenant au … 6e passage à 1 minute, toujours autant de saveurs subtiles bien que plus atténuées, je n’en reviens pas et ce n’est pas terminé !
7e infusion à 1 minute 30, ce que Timothée appelle la tasse de la maturité, incroyable mais vrai, ce Jardin des cœurs heureux évolue encore.
Nous continuons à être éblouis par ce thé fabuleux.
Et là, Lu Tung n’en croirait pas ses yeux, lui qui s'est arrêté à la 7e,Tim infuse une 8e fois à 3 minutes ! J’en ai la chair de poule, dans la tasse, on ne discerne plus aucun parfum, par contre derrière l’eau chaude, il y a encore des saveurs subtiles.
Toutes mes émotions gustatives intenses ressenties tout au long des 8 infusions, je les retrouve dans ces feuilles infusées qui ont maintenant tout donné. Voilà ce qu’en dit l’Insolent parisien : "Une fois encore les dieux ont béni ce Jardin des cœurs heureux et nous ne pouvons pas résister à le ramener. Incomparables notes de muscat et de pomme, aucune astringence, juste un nectar à déguster pour un voyage sensoriel bienvenu. » Nous quittons maintenant l’Est de Darjeeling et nous dirigeons maintenant tout au nord dans le jardin de Puttabong.
J’ai  souvent bu ce thé mais jamais un First Flush, ce sera donc une découverte.
3 g à 80° pendant 45 secondes.
La liqueur est très pâle et incroyablement douce.
Après le premier passage.
Je veux revoir les feuilles sèches, ni le parfum ni la saveur de celui-ci ne ressemble à ce que je connais.
Anne aussi admire ces belles.
3e infusion à 45 secondes, émotions gustatives intenses et partagées ! J’avoue avoir eu un peu peur qu’après le Tumsong, qui est pour moi LE top, je sois forcément déçue, il n’en est rien !
4e passage à 1 minute, je suis conquise, il fera désormais partie de mes incontournables.
Ambiance toujours aussi détendue et chaleureuse.
4 infusions ont suffi à me séduire. Comment est décrit ce thé par l’Insolent ? C’est une fois encore très poétique : "Ce thé nous glorifie pour ces mois de patience où nous attendons que le printemps vienne et avec lui l’Inde dans ce qu’elle a de plus beau à offrir. Puttabong résonne dans nos mains, lorsque l’on porte à nos lèvres les délicats parfums de son first flush unique dont on ne peut se passer." C’est presque à regret que je quitte ce jardin pour partir vers l’inconnu,
ce jardin d’Arya, à l’est de la ville de Darjeeling. Anne scrute l’intérieur de cet écrin.
Toujours le même type d’infusion, 3 g à 80°. Première infusion 45’’, surprise, il ne m’a procuré aucune émotion, j’attends la suite.  
Les feuilles après le 2e passage sont d’un beau vert assez uniforme mais je ne perçois de parfums subtil, c’est clairement du Darjeeling, sans plus.
Anne par contre aime et cela se voit !
3e et dernière infusion, je ne ressens toujours rien malheureusement.
Je reste dubitative devant ces feuilles, le courant n’est pas passé, en même temps je ne peux pas tout aimer. Comme je l’ai dit à Tim, j’ai vécu les noces de Cana … à l’envers. Je découvre ce qu’en dit l’Insolent et suis désolée de n’y avoir pas succombé… "Un parfum de fleurs, végétal aux notes de cassis et de mangue, c’est ce que nous offre ce first flush d’Arya, cette plantation fondée par des moines vers 1885. Une récolte que nous avons sélectionnée pour sa délicieuse beauté printanière à laquelle vous succomberez."
Je passe maintenant côté boutique pour emporter de quoi prolonger le bonheur de ces heures magiques. J’ai été ravie de te revoir Anne, j’ai tellement de beaux souvenirs dans ce lieu que j’ai tant fréquenté. Et,  message codé, la 2e chose à laquelle tu dois penser, l’hôtel des Cataractes…) Timothée, tu m’as offert 3 heures de pur bonheur, je suis sur un petit nuage, mille mercis et à très bientôt. C’est dans cet état que je reprends l train me remémorant avec délice ce que je viens de vivre. A un moment, je redescends vaguement sur terre, me disant que j’ai hâte de rentrer pour vous faire partager tout cela, je trouve que le trajet est bien long… et pour cause, nous avons dépassé la gare de Groenendael, me voilà à Etterbeek ! J’ai eu un fou rire me rappelant que cela m’était déjà arrivé il y a un certain temps : je n’étais pas encore majeure et devais me rendre à Tirlemont. Après une heure de trajet, je demande au  contrôleur dans combien de temps, on arrivera à Tienen. En riant il me signale que Tienen est à l’opposé, me dit de descendre à la prochaine gare pour reprendre le train dans l’autre sens ; je lui demande alors si j’ai le temps de prendre un autre ticket, il me répond que ce n’est pas nécessaire, qu’il va me faire un papier. C’est un texte imprimé avec 2 rubriques à remplir à la main, la première, mes nom et prénom et la seconde, celle qui à l’époque à provoqué mon hilarité : motif : voyageuse dévoyée… no comment. Trois longs quarts d’heure à attendre, heureusement j’ai de quoi lire, et cela n’a rien à voir avec le thé, j’en reparlerai bientôt, je pense que Lune sera intéressée (= message codé…). Je savais que je passerais une excellente journée, je n’imaginais pas que ce serait à ce point.