dimanche 23 janvier 2011

Infusion d'un Nuo Mi Cha ou Nuo Mi Xiang, dans les règles cette fois!

Grâce à tous les bons conseils reçus, je suis confiante quant à la réussite de l’entreprise… A nous deux "Nuo Mi Xiang Cha"Cette fois, je reprends la théière destinée à ce thé particulier. La petite boule, qui m’avait bien amusée au moment de l’achat : quel contraste entre elle et la paroi ! Et le cachet qui est sans doute celui du créateur, mon amie Ling-Ling arrive mardi et j’en saurai donc bientôt plus. J’ébouillante cette théière de 15 cl, intérieur et extérieur puis j’y dépose le petit nid et le laisse une bonne minute. C’est impressionnant, même sans eau et couvercle fermé, le parfum est très perceptible. Deux rinçages de 30 secondes, comme conseillé par Olivier. Première infusion de 10 secondes. Belle couleur jaune orange et au niveau de la saveur, c’est plus le riz qui ressort que le thé.Après 4 infusions, les feuilles ne se sont pas encore vraiment désolidarisées mais leur parfum est très présent. La sixième infusion est nettement plus foncée et la saveur du thé prend maintenant le dessus, c’est un peu âpre, l’astringence sans doute. Les feuilles sont maintenant complètement épanouies et je n’ai pas retrouvé dans ce nid, les "anomalies" du précédent. J’ai continué les infusions qui ne présentent plus d’intérêt gustatif, trop d’astringence. J’infuse une dernière fois et le liquide produit servira à aromatiser le riz de ce soir. J’en infuserai un autre plus tard, en suivant cette fois les conseils donnés par Terre de Chine : "Province du Yunnan thé compressé en forme de petit nid, au parfum de riz gluant. En théière de 0,5 litre, un nid, eau filtrée à 95°C, infusion trois minutes. Multiples infusions". (Merci Julien). Je ne peux pas dire que ce thé me séduise vraiment bu en gong fu mais il pourra bien accompagner un plat asiatique. Et un message codé : Puce, je l’ai bu à ta santé… Courage, nous serons bientôt à Strasbourg, ou à Paris, ou de l'un à l'autre! MDR

vendredi 21 janvier 2011

Entre beaux souvenirs, et un moment de nostalgie... dégustation d'un petit nid

Parfois se tromper de boîte réserve de belles surprises, je voulais me préparer un Mélange Terre mais, plongée dans mes pensées, je prends celle de l’étage du dessus. Et je la garde. Cela fait longtemps maintenant que je n’ai plus infusé ce petit nid odorant : le Nuo Mi Cha, acheté chez Terre de Chine. Dès l’ouverture de la boîte, un parfum dense et un peu entêtant en sort : c’est du thé vert compressé parfumé au riz gluant.Je tiens compte des précieux conseils reçus de Sébastien, David, Olivier et Julien et je prolonge le lavage des feuilles. Après 45 secondes, les feuilles s’ouvrent et commencent à se détacher. A une minute, je jette l’eau. J’en ai fait 3 infusions, la liqueur est orange foncée et très légèrement trouble. La saveur est un mélange de riz basmati et de thé vert légèrement astringent. En dégustant ce thé particulier, de beaux souvenirs me reviennent : la première fois que j’ai découvert ce thé, c’étais à Strasbourg chez Esprit ethnique, qui n’existe plus maintenant. Une belle rencontre avec un passionné de thé. Et un moment de douce nostalgie. C’est dans cette théière achetée là que j’infuse d’habitude ce Nuo Mi Cha mais je voulais observer le développement de ce petit nid. Et j’ai suivi ici le conseil de David, j’ai aspergé copieusement l’extérieur de la théière. Les feuilles, d’un camaïeu de vert, sont maintenant complètement développées. J’y aperçois quelques anomalies. Une feuilles vert foncé bien plus grande que les autres, une petite feuille vert olive entière (c’est la seule) et une branche unique également. J’ai eu envie de faire une infusion supplémentaire de 5 minutes pour voir ce que cela donnerait, quelle idée saugrenue : c’est imbuvable, j’ai donc les feuilles et le breuvage dans une jardinière mais avec le recul, j’aurais dû garder cela pour cuire du riz, ce sera chose faite bientôt d’autant que c’est un thé qui sera très bien pour accompagner un plat un peu épicé accompagné de riz évidemment.

mercredi 19 janvier 2011

Méditation, Rêverie, Amitié... et Thé

Ce matin, envie de méditer après avoir feuilleté ce beau calendrier reçu de ma Cerise préférée. Déjà 19 jours de passé!Le mot de janvier est REUSSITE. Et cela tombe bien, j’ai la volonté que chaque jour de cette année soit de cet ordre. Même si j’ai un caractère plutôt positif, cela ne dépend pas toujours de moi, malheureusement… Tout en dégustant ce fameux Milky Oolong (dont j’ai déjà parlé le 25/08/08), un thé facile et agréable, je me retrouve en pensée à Paris, et plus exactement à l’ESCF et Lydia Gautier qui organisent un brunch avec les accords mets – thés. Des moments d’émotions gustatives intenses garanties. Et la rue de l’Abbé Grégoire me rappelle d’autres moments très forts chez l’Artisan de Saveurs… Je ne connais toujours pas exactement l’origine de ce thé spécial ni ses secrets de fabrication, mais est-ce vraiment important pour l’apprécier ? Je ne le pense pas. Et l’après-midi, chaleureuse retrouvailles avec Elise, dont j’ai parlé le 3 janvier dernier. Grande amatrice de thés, nous partageons cet Alishan de chez Zen Zoo. J’aime ces échanges vrais et profonds, loin de la banalité des conversations de salon, trop convenues… Merci chère Elise pour ce thé partagé, le suivant mercredi prochain !

lundi 17 janvier 2011

J'ai eu fort à faire avec un petit bloc, ou comment rater l'infusion de ce Fu Zi Zhuan

Après un week-end magique (LE réveillon samedi et une balade dimanche pour fêter le soleil et les 13°qu’il nous a offerts), me revoilà au calme dans mon salon bleu-thé. Je déballe ce petit cube nommé Fu Zi Zhuan. Il m’intrigue, il est très compact et n’a aucune odeur. C’est un cadeau supplémentaire de Julien (re-re-re-merci). Je choisi l'infusion en théière en verre pour observer l'évolution de ce Fu Zi Zhuan. Après 2 rinçages de 30 secondes, je ne vois aucun changement. Et toujours aucun parfum. Ma première infusion à 1’ est très décevante, aucune saveur, par contre les feuilles dégagent enfin un doux parfum légèrement sucré, mais rien à voir avec l’odeur caractéristique des Pu Er cuits. Une deuxième infusion d’une minute, et enfin quelques feuilles commencent à se soulever du reste du bloc. Par contre, si la couleur commence à foncer, aucun goût ne se dégage de l’infusion.Infusion suivante, à 1’30’’, les feuilles ne se désolidarisent toujours pas. Et toujours pratiquement aucune saveur. Et toujours la même chose, l’infusion est plus foncée mais toujours aussi pâle en goût. Je décide d’employer les grands moyens, j’extrais ce petit cube récalcitrant. Très précautionneusement, je le coupe en deux. Après une nouvelle infusion (1’30’’), je constate que la liqueur, toujours aussi brillante, est devenue acajou. Mais toujours cette saveur quasi inexistante. Les feuilles sont pourtant complètement séparées, et je perçois une odeur de feuilles après la pluie et une vague impression de champignon. Un dernier essai à 2 minutes, et toujours ce même résultat décevant, c’est à n’y rien comprendre d’autant que j’ai la bouche pâteuse, sèche et j’ai très soif. Un moment même je me suis demandé si je n’avais pas perdu le goût, ce serait la catastrophe ! Un petit morceau de chocolat m’a rassurée, ouf. Je suis déçue mais je ne mets pas en cause ce petit cube, je n’ai tout simplement pas pu le traiter comme il se doit je suppose. Je vais laisser infuser ces feuilles jusqu’à ce soir et voir ce que cela donnera. J’aurais sans doute dû aller voir sur les sites des amateurs de Pu Er pour m’imprégner de leur façon de venir à bout de ce petit cube, mais je n’ai pas voulu pour ne pas être influencée par ce qu’ils décrivent comme parfum et saveur. Ici, c’est une erreur.

samedi 15 janvier 2011

Un réveillon improbable!

Je vais faire court, je suis sur les rotules mais quelle superbe journée ! Improbable, ce réveillon : la date d’abord, et puis l’heure.Il est 12h30, Véro et moi prenons l’apéritif en attendant que Xavier ait terminé son travail. Ni champagne ni aucun autre alcool, mais un délicieux Gyokuro. J’ai hâte de déballer ces paquets rouges, les rares cadeaux qui ont échappé aux voleurs. C’est toute l’Argentine que je retrouve ici. La musique de tango est envoûtante, et je n’aurai que l’embarras du choix pour la yerba maté. Tantôt Véro m’initiera à l’emploi des ustensiles, j’ai hâte de voir cela. Pour le moment, elle consulte le petit carnet de Lydia et me signale déjà des différences avec ce qui se fait au Brésil. Il est bientôt temps de descendre pour commencer le repas, très traditionnel, exactement ce que Véro a commandé. Tout d’abord, du foie gras servi avec un Da Hong Pao, sur les conseils de Lydia Gautier. C’est la première fois que j’associé le thé à ce plat et l’accord est parfait, merci Lydia. Viennent ensuite ces pauvres bêtes, mais ce n’est pas moi qui les ai préparés, je n’ai fait cela qu’une seule fois en demandant pardon à la pauvre bête de l’avoir traitée de cette cruelle manière… J’explique cela à ma filleule qui se moque de moi, la peste, en me disant que les humains doivent bien manger… Evidemment, mon mari en rajoute, pourquoi ne suis-je pas étonnée?Je n’aime que très moyennement le homard parce que j’ai horreur de chipoter. Mais je suis la seule.Mais les 2 autres décortiquent cela avec délectation. Je les regarde faire tout en dégustant le délicieux Sencha de chez Tamayura, encore un accord parfait. Je n'ai pas leur patience!Le temps de jeter les carcasses dans une casserole, Xavier veut faire de la bisque, et le premier dessert est une papaye, une exception à mon choix de ne consommer que des fruits de saison et d’ici. Et non, elle n’a pas bu… Et, last but not least, la mousse aux deux chocolats imprégnée de thé des Belges, créé par mon amie Fanou. Elle n’a pas fait l’unanimité, la saveur du thé (au spéculoos) était trop présente. Nous prenons le digestif dans mon salon bleu-thé. Et ces deux-là ne sont pas tristes. Et mon affreux mari de me demander si je serais d’accord de lui donner du sucre… je n’aime pas trop le sourire de ma filleule, mais que dire ? … Que c’est bon pour une fois!Les heures filent, il est malheureusement bientôt temps de nous quitter. Véro change une dernière fois de pull qu’elle remplace par son manteau, au moins elle n’aura pas froid. On décide de faire la séance yerba maté une autre fois. Merci à vous deux pour vos sourires, vos rires, vos taquineries, et même vos bêtises…

vendredi 14 janvier 2011

Le thé de l'apaisement suivi d'une après-midi très particulière

Depuis hier soir, je suis rassurée, ma Puce est de retour ! Depuis, le téléphone chauffe… Et ce matin, elle a entamé toutes les joyeusetés qui font inévitablement suite à sa mésaventure argentine + la mauvaise surprise de constater que sa chaudière est tombée en panne, l’atterrissage ne s’est donc pas vraiment fait en douceur ! Elle est passée en coup de vent pour partager notre dîner avant de retourner vaquer à ses passionnantes occupations. Nous étions tous les deux ravis de la revoir et avons fêté cet événement, j’ai choisi ce fameux Gopaldhara que je l’ai préparé en grande théière cette fois, l’infusion cuivrée ne faisait pas vraiment penser à un thé vert mais par contre les saveurs m’ont plus parlé cette fois : j’ai aimé cette douceur sucrée et en même temps légèrement piquante. Mon mari n’a pas tari d’éloge sur Véro, admirant son adéquation dans pareille circonstance, d’autant qu’on en a appris de belles concernant les fonctionnaires belges de l’ambassade ! J’ai bien envie d’écrire au ministère des affaires étrangères pour leur dire ce que je pense sur la façon dont ils osent traiter leurs concitoyens ! Je n’aurai certainement pas de réponse, mais cela me défoulera. Après-midi retéléphone et autre "bonne" nouvelle, le problème de chaudière est tel qu’il est impossible de la réparer avant lundi. Je lui ai dit de revenir se chauffer ici, le temps d’essayer un de ses pulls et nous voilà reparties pour aller acheter un PC. Nous sommes allées dans un premier magasin mais ils n’avaient celui qu’elle désirait. Nous reprenons la voiture pour aller chez Média-Markt, je cite ce " truc" non pas pour en faire de la pub, bien au contraire mais pour expliquer comment nous sommes reçues. Là effectivement Véro trouve la marque désirée, mais un seul modèle exposé, elle demande donc à un préposé qui lui répond qu’il y en a d’autres mais qu’ils ne sont pas exposés, elle veut en savoir plus, réponse : c’est impossible… Je m’en suis alors mêlée et j’ai voulu parler au chef de rayon (en général ça fait son effet, je n’ai pas la patience de ma filleule et j’ai déjà testé le truc, ça marche à tous les coups !) Un premier "chef" nous répond la même chose mais bien plus gentiment. Ca commençait à bien faire et j’emploie mon plan B : élever la voix, tout en restant correcte à ce stade-là et comme par magie, un autre "responsable" vient voir ce qu’il se passe et là, le sommet ! Oui madame nous en avons d’autres mais non madame on ne peur pas encore les vendre ils ne sont pas encore "bookés" (si j’ai bien compris). Ma filleule à son tour lui dit ce qu’elle pense de leur façon d’aborder les clientes et à cela il lui répond, donnez-moi votre n° de téléphone, nous vous préviendrons. Elle refuse évidemment en disant que nous irions voir ailleurs et qu’elle les félicitait pour leur esprit commercial. Heureusement qu’elle m’a devancée parce que j’aurais dit la même chose de manière beaucoup plus "directe", sauf qu’il faut faire attention, dans ce magasin, le service d’ordre tabasse les clients qui oublient de payer ! Ca ne se fait pas d’accord, mais ce n’est quand même pas des façons de faire. Nous retournons donc dans le premier magasin, Vandenborre à Waterloo également, et ici je le cite parce que cette fois, c’est du jamais vu mais en positif. Ma filleule demande au vendeur s’il a le PC de ses rêves, il lui répond négativement mais non seulement il nous donne le site où on peut le trouver ainsi que des magasins où on peut l’acheter ! Je dis bravo, si je n’étais déjà cliente de longue date, je le serais devenue, cela change de l’autre où évidemment je ne remettrai plus jamais les pieds, déjà que je déteste les grandes surfaces mais en plus, j’ai été dégoûtée à jamais de leur désinvolture. Je m’étais jurée qu’elle l’aurait son nouveau jouet, et comme elle dit: "toi quand tu as quelque chose en tête..." Le voilà donc enfin. Avec, en prime, un vendeur charmant à qui j’explique que j’ai acheté une caméra vidéo il y a près de 2 ans, que je ne l’ai jamais employée parce que je n’y comprends rien au mode d’emploi, pour moi, je comprends chaque mot séparé mais une fois mis ensemble, cela devient du japonais médiéval. Il me dit alors que je peux passer, qu’il m’expliquera. Ca se passait chez Photo-Hall à Waterloo toujours. Merci messieurs. Tout est bien qui finit bien, nous avons passé une superbe après-midi, comme un beau prélude au réveillon de demain. Et moi je pourrai bientôt filmer des scènes de thé, autre chose sera de les faire passer sur ce blog... Chaque chose en son temps!