Mon pèlerinage commence par Au Fond du Jardin.
Et là, c’est un autre voyage qui commence… Je suis accueillie par Frédéric, toujours aussi prévenant, toujours aussi souriant qui a l’art de donner l’impression que nous sommes ses invités, pas ses clients.
Il m’installe à la seule table encore libre, tout au "fond du jardin".
Une jolie table ronde, la seule table aussi que je n’avais pas encore occupée…
En attendant ma Cerise préférée, je me plonge dans un des livres à notre disposition et me voilà à Londres, dans un de ces salons de thé très cosy et so british comme celui où je me trouve.
Et les scones de Laurent ! Incontournables que j’accompagne de "Mirabelles au jardin, en cette fin d’été… Très beau Oolong au parfum délicat de mirabelle", eh oui tout arrive.
Françoise aussi succombe mais choisit un Sencha, et toujours ces théières so chic.
Et on papote.
Et on continue à papoter tout en n’oubliant pas ce pour quoi nous sommes ici…
Même si on n’avait plus rien à se dire, ce qui est loin d’être le cas, il y a de quoi s’occuper ici, où qu’on tourne la tête, le regard est attiré par mille et une choses.
Mais ce n’est pas tout cela, le temps passe, nous avons un autre rendez-vous et il est temps donc de prendre congé du maître des lieux, que je reverrai dimanche, c’est devenu une habitude, je commence et je termine par ce lieu de voluptés gustatives et d’émotions esthétiques. Merci à vous deux de nous faire vivre cela.
Le temps de croquer cette atmosphère particulière de la place Cathédrale, et je m’apprête à découvrir un lieu nouveau pour moi :
l’atelier de Nikosan,
que je n’avais vu qu’en photos sur son site.
et justement ce soir, il organisait un atelier dégustations : 5 Oolongs de Taïwan.
Mais j’en réserve le compte rendu pour mon retour à Bruxelles, histoire de prolonger le bonheur et d’avoir bien digéré tout ce que j’ai vécu.
Mais je ne résiste pas à présenter l’auditoire, très attentif… pour la plupart (Sabine, si tu me lis…)
Que d’échanges, que de regards croisés qui en disaient long sur ce que nous vivions !
Quelque chose me dit que nous nous reverrons bientôt !
A Londres peut-être ? En rédigeant cela, des tas d’émotions me reviennent en rétrolfaction. Merci Niko de nous avoir fait vivre de tels moments d’éterni-thé. J'espère pouvoir en rendre compte fidèlement, pour le moment, je suis encore trop submergée par les émotions...Et "demain sera un autre jour"...
Mais cette belle lumière, et le chant des oiseaux, m’y ont fait penser et c’est avec gourmandise que je déguste tasse après tasse ce breuvage rafraîchissant qui m’a tant manqué ! Après avoir fait les courses pour remplir le frigidaire et préparé quelques petits plats pour mon mari que j’abandonne jusqu’à dimanche, me revoilà dans mon salon bleu-thé.
J’avais envie de choisir cette théière que je n’ai pas encore inaugurée.
Elle me rappelle une belle rencontre dans ce salon brugeois où à l’époque j’avais déniché le meilleur Matcha. C’est vrai que je ne connaissais encore ni
Je n’ai rien trouvé à propos de Tony Carter, est-ce le fabricant, le créateur de cette théière anglaise ? Pour le baptême de cette belle, j’avais choisi un Darjeeling ;
je ne l’avais pas encore employée parce que je trouvais le goulot trop étroit. Mais qu’elle ne fut pas ma surprise en l’ébouillantant de constater qu’elle coule ! Tant pis, elle restera la théière décorative qu’elle a été jusqu’ici. Qu’à cela ne tienne, j’ai d’autres ressources.
Demain à cette heure-ci, je serai dans ce salon de thé, non pas
Le thé qui se cache à l’intérieur est un
Et comme ma "route du thé" recommence aujourd’hui, la théière ad hoc s’imposait. C’est avec beaucoup d’émotions – et pas que gustatives – que je sirote ce thé particulier à la saveur à la fois beurrée, florale et légèrement biscuitée, un régal d’autant plus appréciable après ces jours de disette. Et des visages m’apparaissent, ceux de ma famille du thé de là-bas : Nana, Laurent et Frédéric, Michel, et last but not least, Nikosan…
En regardant les feuilles infusées, je repense à cette belle rencontre avec le producteur un certain 14 avril de l’année dernière au Thé des Muses merci Michel d’avoir organisé cela et à samedi)! Mais ce n’est pas tout cela, il faut maintenant que je procède à une chose beaucoup plus terre-à-terre, ma valise. Mon train part à 7h33, pas question donc de me lever à 5 heures pour la faire ! Mais après la corvée, 4 jours de bonheur m’attendent, j’ai hâte…
Un dernier regard attendri à ces jacinthes qui auront tout donné à mon retour (encore merci chère Elise) et à cette jolie carte qui me vient de ma Cerise préférée et qui correspond bien à mon état d’esprit de ce jour, à demain ma chère Françoise-Ana.
Pour rester dans l’ambiance, il fallait un accord avec l’écrit, et théière et thé furent vite choisis. Il me faut rester sur le noir, ce sera donc un
C’est un bon thé de lecture, et je ne m’en prive pas. Quinze pages sont consacrées aux thés noirs et ce que je lis me surprend ! (Et ce n’est pas la première fois, l’auteur appelle thés noirs foncés les thés post-fermentés) Il y est question de thé noir "Gongfu, destinés à l’exportation" et surtout de thés en poudre, qui m’intrigue plus encore. Dois-je comprendre qu’il s’agit de thé "soluble" ? Je découvre qu’ils sont classés en 4 catégories, d’après les machines de coupage et de broyage utilisées : en feuilles, en grains, en petits morceaux, et le summum, en poudre dont je ne résiste pas à noter la description (page 80):
Je referme ici ce livre qu’il faudra que je reprenne pour percer le mystère des thés noirs en poudre, je pense que ce sera une connaissance intellectuelle, la gustative, je ne la sens pas vraiment. Pour me décentrer un peu de ce que j’ai lu, jachève mon thé et je vais préparer le repas de midi. Puis, je mets en forme le texte de l’atelier, avec une nouvelle interruption-thé.
Je pourrais ici parler de continuité dans le changement: même thé de lecture, mais théière qui pourrait illustrer "
Même si la lumière tamisée de cet après-midi très gris montre une infusion acajou.
Je relis
Et quelle ne fut ma surprise en tombant sur cette énigmatique appellation thé rouge GONGFU. Et sur 2 fiches ! Si j’avais déjà épluché les fiches consacrées aux thés verts et oolong, c’est la première fois que je lis celles-ci, et j’ai bien fait.
J’apprends que ce fameux
"Je ne reste pas, mais je t’offre cela" dit-il en me tendant une boîte en fer blanc présentée par l’arrière. Je suis estomaquée, que signifient ces chiffres et que contient cette vieille boîte même pas belle? Je suis très loin de me douter de ce que je vais découvrir, j’attends la suite.
Et là, tout s’éclaire : l’hilarité de mon mari et le contenu improbable de cette boîte que je trouve tout à coup si précieuse mais tellement légère que je la crois vide. Xavier me dit qu’elle ne l’est pas mais veut que je devine ce qu’il y a dedans ; à son air mystérieux et un rien sceptique, je comprends vite que je ne trouverai jamais.
Et pour cause ! Ces œufs de merle font partie de sa collection qu’il a commencée tout gamin. J’ai bien ri surtout en regardant de plus près les conseils de préparation. Et connaissant l’artiste, il aurait été capable à l’époque, de jeter le thé pour y mettre ses trésors, sa pauvre mère en a vu avec un tel garnement. Mais je resterai sur ma faim quant à l’origine de cette boîte détournée. Le calme revenu, j’achève le
Mais le courriel de ce matin m’apprend ce que nous ferons le vendredi, un peu de patience pour cela aussi.
J’extrais de cette jolie boîte ce
Je l’infuse dans cette théière bleu profond, un souvenir d’une belle rencontre à
Bien sûr, la couleur du breuvage ne se voit pas dans ce bol, mais en voyant ces feuilles infusées, je repense avec émotion à une autre rencontre rare, celle du producteur de ce thé thaïlandais. Merci Michel, c’est grâce à toi qu’elle a eu lieu. Ma première visite, à la descente du train sera un certain salon de thé situé au 51 de la rue du Fossé des Tanneurs, après autant d’heures de voyage, je serai en manque.
Et tout en savourant ce thé si particulier (un thé vert infusé pendant 7 minutes à 75°, pas banal), je regarde cette carte que je connais par cœur. Et des images et des visages défilent :
Retrouvailles chaleureuses comme chaque fois, nous avons beaucoup ri.
Le temps du repas a passé très vite, beaucoup trop vite mais elle a un article à terminer pour demain, je la reconduis donc chez elle, nous nous reverrons… en juillet, mais elle était ravie de ces quelques heures volées au temps!
Mon mari est sorti de son côté avec des amis, me voilà donc seule. Ce bouquet aura un mois mercredi, c’est la première fois que je reçois des jacinthes coupées, je ne me lasse pas de les admirer d’autant que leurs couleurs sont plus variées que celles en pot, merci chère Elise.
Puis, c’est avec émotion que je déballe le cadeau de mon amie, merci Adrien d’avoir été le chercher, et j’espère pouvoir te le dire de vive voix en juillet !
Le thé est tout choisi, ce sera ce superbe
Je n’ai pas de théière lapin et je veux rester dans cette ambiance festive, ce sera donc ma théière chat qui fera l’affaire, le chat est l’équivalent du lapin pour les Vietnamiens. Tien, si tu me lis je bois à ta santé… et même si tu ne me lis pas.
Après avoir admiré les feuilles infusées dont le parfum amène comme un avant-goût de printemps, je pense avec émotion à ma famille du thé.
Et à tous ceux pour qui cette nouvelle année débute.
Qu’ils fêtent l’année du Lapin…
...ou celle du Chat, pour moi c’est pareil. A ma famille du thé je souhaite une fois encore mille petits et grands BONHEURS, et n’oublions pas : le bonheur est dans le thé. Et chaque gorgée me le rappelle. Je me demande à cet instant combien de chanceux partagent ce même bonheur…
Merci, expertes et patientes cueilleuses de nous procurer ce bonheur.
L’odeur capiteuse de ces clochettes m’empêche de les garder trop longtemps à l’intérieur, elles vont donc s’aérer jusqu’à demain.
Vers 17 heures, j’ai enfin terminé les affaires courantes et me revoilà dans mon salon pour une bien agréable activité : chercher l’inspiration pour une Tea Time prochainement et je me plonge dans 2 des livres de Jane Pettigrew, sources de recettes originales et surprenantes.
Et il n’y a pas que les textes, les illustrations me mettent déjà dans l’ambiance, cette ambiance à la fois chaleureuse et délicieusement surannée.
Le thé qui m’accompagne est le
Mais aujourd’hui est un jour important pour les Chinois, c’est le Nouvel-An qui débute l’année du Lapin, je suis allée voir ce qu’on en dit… et j’ai bien ri !
J'ai trouvé une belle illustration pour ce qui suit, revisitée bien sûr...
Par contre, j’ai des craintes en ce qui concerne le mois de février, le mot-vedette étant Sagesse, je ferai mon petit possible mais ce n’est pas gagné.
Mais je vais essayer de bien commencer : je suis à jour pour l’administration et la réponse aux courriels, je vais maintenant m’attaquer à l’assemblage du pull de mon mari, terminé depuis 15 jours mais ce ne sera pas une mince affaire, j’ai ça en horreur.
Alors, j’aurai bien besoin de thé pour m’encourager. Dans cette théière un peu folle j’ai infusé le fameux
Deux théières plus tard, j’ai fini, OUF… Il me reste à rentrer les fils mais après essai, les manches sont trop longues, mon mari m’a dit que ce n’était pas grave, qu’il les replierait, mais pas question pour moi, je veux que ce soit parfait! Heureusement qu’il en a déjà 2 autres parce que ce ne sera pas pour tout de suite. Pour me changer les idées, je vais peaufiner le texte du premier atelier thé.
