vendredi 18 février 2011

Oui, le Bonheur est dans le thé... à Strasbourg

Après un voyage commencé dans un brouillard à couper au couteau qui a longtemps joué à cache-cache avec le soleil, et un arrêt prolongé à Luxembourg pour cause de travaux, arrivée sans encombre à destination. Pas fâchée, 5 heures trente c’est long sans thé ! Première surprise à ma descente de train, Françoise-Ana qui a pris sur son temps de midi pour m’accueillir, je suis très émue par ce geste que j’en oublie du coup que je suis en manque de thé, il n’y a qu’elle pour arriver à cela. Elle me conduit ensuite à mon hôtel, l’hôtel Kléber se trouve sur la place du même nom, très central par rapport à mes lieux de pèlerinage. J’occupe la chambre Amaretti mais évidemment il y a une petite erreur orthographique, c’est bien sûr Amarettea. Le temps de m’offrir quelques cadeaux de bienvenue – oui, elle est comme cela – elle retourne vaquer à ses obligations professionnelles. Quant à moi, ma première intention est d’aller dans un de ces lieux où le temps du thé est le temps qui me convient. Mais une irrépressible envie de voir l’Ill m’en détourne. J’aime les villes où coule l’eau, même très animées, il s’en dégage une atmosphère de calme et de paix. Et puis l’eau n’est pas stagnante, c’est donc une ouverture sur le monde, je me laisse emporter au fil de cette eau comme une invitation au voyage, qui me fait presque oublier pour quoi je suis ici. Mon pèlerinage commence par Au Fond du Jardin. Et là, c’est un autre voyage qui commence… Je suis accueillie par Frédéric, toujours aussi prévenant, toujours aussi souriant qui a l’art de donner l’impression que nous sommes ses invités, pas ses clients.Il m’installe à la seule table encore libre, tout au "fond du jardin". Une jolie table ronde, la seule table aussi que je n’avais pas encore occupée… En attendant ma Cerise préférée, je me plonge dans un des livres à notre disposition et me voilà à Londres, dans un de ces salons de thé très cosy et so british comme celui où je me trouve.Et les scones de Laurent ! Incontournables que j’accompagne de "Mirabelles au jardin, en cette fin d’été… Très beau Oolong au parfum délicat de mirabelle", eh oui tout arrive. Françoise aussi succombe mais choisit un Sencha, et toujours ces théières so chic. Et on papote. Et on continue à papoter tout en n’oubliant pas ce pour quoi nous sommes ici… Même si on n’avait plus rien à se dire, ce qui est loin d’être le cas, il y a de quoi s’occuper ici, où qu’on tourne la tête, le regard est attiré par mille et une choses. Mais ce n’est pas tout cela, le temps passe, nous avons un autre rendez-vous et il est temps donc de prendre congé du maître des lieux, que je reverrai dimanche, c’est devenu une habitude, je commence et je termine par ce lieu de voluptés gustatives et d’émotions esthétiques. Merci à vous deux de nous faire vivre cela. Ici, la lumière du soir donne des couleurs à ces bâtiments historiques qui contiennent de grandes richesses. Le temps de croquer cette atmosphère particulière de la place Cathédrale, et je m’apprête à découvrir un lieu nouveau pour moi : l’atelier de Nikosan, que je n’avais vu qu’en photos sur son site. et justement ce soir, il organisait un atelier dégustations : 5 Oolongs de Taïwan. Mais j’en réserve le compte rendu pour mon retour à Bruxelles, histoire de prolonger le bonheur et d’avoir bien digéré tout ce que j’ai vécu. Mais je ne résiste pas à présenter l’auditoire, très attentif… pour la plupart (Sabine, si tu me lis…) Que d’échanges, que de regards croisés qui en disaient long sur ce que nous vivions ! Quelque chose me dit que nous nous reverrons bientôt ! A Londres peut-être ? En rédigeant cela, des tas d’émotions me reviennent en rétrolfaction. Merci Niko de nous avoir fait vivre de tels moments d’éterni-thé. J'espère pouvoir en rendre compte fidèlement, pour le moment, je suis encore trop submergée par les émotions...
Et "demain sera un autre jour"...

mercredi 16 février 2011

Je revis!

Depuis samedi, j’ai dû me mettre aux tisanes : thym, tilleul, camomille à cause d’un gros "rhubbe" et sans doute un début de grippe : j’avais mal partout mais à peine 38°, ce qui n’est pas vraiment assez pour être envahie par le virus. Il m’a fallu renoncer à ma boisson préférée, je ne goutais rien. Et aujourd’hui, le bonheur retrouvé, il fait un beau soleil et j’ai eu envie d’un Bai Mu Tan, que je réserve d’habitude pour l’été. Mais cette belle lumière, et le chant des oiseaux, m’y ont fait penser et c’est avec gourmandise que je déguste tasse après tasse ce breuvage rafraîchissant qui m’a tant manqué ! Après avoir fait les courses pour remplir le frigidaire et préparé quelques petits plats pour mon mari que j’abandonne jusqu’à dimanche, me revoilà dans mon salon bleu-thé. J’avais envie de choisir cette théière que je n’ai pas encore inaugurée. Elle me rappelle une belle rencontre dans ce salon brugeois où à l’époque j’avais déniché le meilleur Matcha. C’est vrai que je ne connaissais encore ni Chajin ni Tamayura. Je n’ai rien trouvé à propos de Tony Carter, est-ce le fabricant, le créateur de cette théière anglaise ? Pour le baptême de cette belle, j’avais choisi un Darjeeling ; je ne l’avais pas encore employée parce que je trouvais le goulot trop étroit. Mais qu’elle ne fut pas ma surprise en l’ébouillantant de constater qu’elle coule ! Tant pis, elle restera la théière décorative qu’elle a été jusqu’ici. Qu’à cela ne tienne, j’ai d’autres ressources. Demain à cette heure-ci, je serai dans ce salon de thé, non pas au fond du jardin, ni sur la terrasse mais bien au chaud à l’intérieur de ce salon so british! Le thé qui se cache à l’intérieur est un Suancha, un Oolong de Thaïlande. Et comme ma "route du thé" recommence aujourd’hui, la théière ad hoc s’imposait. C’est avec beaucoup d’émotions – et pas que gustatives – que je sirote ce thé particulier à la saveur à la fois beurrée, florale et légèrement biscuitée, un régal d’autant plus appréciable après ces jours de disette. Et des visages m’apparaissent, ceux de ma famille du thé de là-bas : Nana, Laurent et Frédéric, Michel, et last but not least, Nikosan… En regardant les feuilles infusées, je repense à cette belle rencontre avec le producteur un certain 14 avril de l’année dernière au Thé des Muses merci Michel d’avoir organisé cela et à samedi)! Mais ce n’est pas tout cela, il faut maintenant que je procède à une chose beaucoup plus terre-à-terre, ma valise. Mon train part à 7h33, pas question donc de me lever à 5 heures pour la faire ! Mais après la corvée, 4 jours de bonheur m’attendent, j’ai hâte…Un dernier regard attendri à ces jacinthes qui auront tout donné à mon retour (encore merci chère Elise) et à cette jolie carte qui me vient de ma Cerise préférée et qui correspond bien à mon état d’esprit de ce jour, à demain ma chère Françoise-Ana.

vendredi 11 février 2011

Noir, cest rouge !

Aujourd’hui, ma journée sera consacrée, sous différentes formes, à mon occupation préférée. Studieuse d’abord : je dois préparer le texte sur les thés noirs (rouges) pour l’atelier du 13 mars prochain. Et pendant ce temps, je ne bois que de l’eau. Mais je peux aussi faire une pause, thé évidemment. C’est ce que j’ai fait après avoir écrit le premier jet de ce que je souhaite faire passer. Pour rester dans l’ambiance, il fallait un accord avec l’écrit, et théière et thé furent vite choisis. Il me faut rester sur le noir, ce sera donc un Ron Cha, ce thé rouge de Taïwan de chez Thés de Chine. C’est un bon thé de lecture, et je ne m’en prive pas. Quinze pages sont consacrées aux thés noirs et ce que je lis me surprend ! (Et ce n’est pas la première fois, l’auteur appelle thés noirs foncés les thés post-fermentés) Il y est question de thé noir "Gongfu, destinés à l’exportation" et surtout de thés en poudre, qui m’intrigue plus encore. Dois-je comprendre qu’il s’agit de thé "soluble" ? Je découvre qu’ils sont classés en 4 catégories, d’après les machines de coupage et de broyage utilisées : en feuilles, en grains, en petits morceaux, et le summum, en poudre dont je ne résiste pas à noter la description (page 80): "Ils se présentent en véritables miettes, dont la couleur est noire ou brune, l’infusion est noire foncée, le parfum très léger et l’infusion très acre", j’en frissonne. Et plus loin, les principaux pays consommateurs sont : "L’Egypte, le Soudan, le Liban, la Syrie, l’Irak, le Pakistan, l’Angleterre, l’Irlande, le Canada, le Chili, l’Allemagne, les Pays-Bas et les pays de l’Europe de l’Est". Et en effet, je me souviens avoir il y a bien longtemps de cela, avant que je devienne "théinomane", bu au Caire ce qu’on appelle le "thé égyptien", une espèce de boue posée au fond du verre que l’on dilue à l’eau chaude. J’avais le choix entre un sachet… jaune et cela, et comme je voulais découvrir les spécialités… Cela m’a laissé un tel goût en bouche, que c’est à ça que j’ai pensé en lisant ce qui précède. C’est le seul mauvais souvenir que je garde de ce superbe pays. Heureusement, là-bas il y a aussi le Karkadé, et cela pour moi a été un vrai délice, j’en buvais tout le temps. Je referme ici ce livre qu’il faudra que je reprenne pour percer le mystère des thés noirs en poudre, je pense que ce sera une connaissance intellectuelle, la gustative, je ne la sens pas vraiment. Pour me décentrer un peu de ce que j’ai lu, jachève mon thé et je vais préparer le repas de midi. Puis, je mets en forme le texte de l’atelier, avec une nouvelle interruption-thé. Je pourrais ici parler de continuité dans le changement: même thé de lecture, mais théière qui pourrait illustrer "noir c’est rouge". Même si la lumière tamisée de cet après-midi très gris montre une infusion acajou. Je relis Le livret du dégustateur de thé, de Lydia Gautier dont je me suis largement inspirée pour mon atelier. Puis je passe au coffret et je sélectionne les fiches consacrées aux thés noirs. Et quelle ne fut ma surprise en tombant sur cette énigmatique appellation thé rouge GONGFU. Et sur 2 fiches ! Si j’avais déjà épluché les fiches consacrées aux thés verts et oolong, c’est la première fois que je lis celles-ci, et j’ai bien fait. J’apprends que ce fameux "Gongfu est un grade en Chine pour le thé rouge, il correspond à une cueillette fine, contrairement aux qualités Souchong correspondant à une cueillette grossière". Voilà donc une énigme résolue, je ne me souviens pas avoir déjà lu cela, je me coucherai donc ce soir "moins bête" selon l’expression d’une amie qui se reconnaîtra… Je suis alors interrompue par un mari hilare, faisant irruption dans mon salon, les mains derrière le dos. "Je ne reste pas, mais je t’offre cela" dit-il en me tendant une boîte en fer blanc présentée par l’arrière. Je suis estomaquée, que signifient ces chiffres et que contient cette vieille boîte même pas belle? Je suis très loin de me douter de ce que je vais découvrir, j’attends la suite. Et là, tout s’éclaire : l’hilarité de mon mari et le contenu improbable de cette boîte que je trouve tout à coup si précieuse mais tellement légère que je la crois vide. Xavier me dit qu’elle ne l’est pas mais veut que je devine ce qu’il y a dedans ; à son air mystérieux et un rien sceptique, je comprends vite que je ne trouverai jamais. Et pour cause ! Ces œufs de merle font partie de sa collection qu’il a commencée tout gamin. J’ai bien ri surtout en regardant de plus près les conseils de préparation. Et connaissant l’artiste, il aurait été capable à l’époque, de jeter le thé pour y mettre ses trésors, sa pauvre mère en a vu avec un tel garnement. Mais je resterai sur ma faim quant à l’origine de cette boîte détournée. Le calme revenu, j’achève le Ron Cha avant de me remettre devant mon PC pour compléter le texte sur les thés noirs qui m’ont réservé tant de surprises aujourd’hui.

lundi 7 février 2011

Un lendemain de veille plein de bonheur!

Après une fin de week-end à oublier très vite (message codé à ma Puce: comment se fait-il que je pense tout à coup à toi ?...), que du bonheur aujourd’hui. C’est ma boîte courriels qui m’a fait transformer le cauchemar en grandes joies. Sur un coup de tête la semaine passée, je décide de partir à Strasbourg du 17 au 20. Et aujourd’hui, je reçois un courriel de ma Cerise préférée au sujet de ce petit voyage : concernant le soir même de mon arrivée, je savais déjà que j’assisterais à un atelier gong fu. Je n’en dis pas plus maintenant, mais cette boîte pourrait être un indice… Mais le courriel de ce matin m’apprend ce que nous ferons le vendredi, un peu de patience pour cela aussi. J’extrais de cette jolie boîte ce Ban Mai, un thé vert thaïlandais que je n’ai jamais trouvé ailleurs qu’Au Thé des Muses. Je l’infuse dans cette théière bleu profond, un souvenir d’une belle rencontre à l’Oisivethé (1, rue Jean-Marie-Jégo 75013 Paris), ce salon tout simple mais si accueillant. Bien sûr, la couleur du breuvage ne se voit pas dans ce bol, mais en voyant ces feuilles infusées, je repense avec émotion à une autre rencontre rare, celle du producteur de ce thé thaïlandais. Merci Michel, c’est grâce à toi qu’elle a eu lieu. Ma première visite, à la descente du train sera un certain salon de thé situé au 51 de la rue du Fossé des Tanneurs, après autant d’heures de voyage, je serai en manque. Et tout en savourant ce thé si particulier (un thé vert infusé pendant 7 minutes à 75°, pas banal), je regarde cette carte que je connais par cœur. Et des images et des visages défilent : Le Langage du Thé et Nana, Le Thé des Muses et Michel, Au Fond du Jardin et Frédéric et Laurent, sans oublier Nikosan… A l’émotion gustative, s’en superpose une autre, celle provoquée par ces belles rencontres dans des lieux mythiques pour moi. Je me vois déjà déambulant dans les rues de cette ville le nez en l’air, admirative de cette architecture si diversifiée. Avec comme but de promenade ces beaux endroits qui me permettront d’étancher ma soif. Et comme j’adore l’Isle, je ferai certainement une fois encore une "croisière" en bateau. Pour le reste, rendez-vous dans 10 jours...

samedi 5 février 2011

Cette année du Lapin commence fort!

Cette nuit fut très venteuse, j’adore cela mais cela m’excite et je ne me suis endormie qu’à 5 heures. Le réveil par contre, 3 heures plus tard, fut très brutal, mon mari a oublié de débrancher l’alarme et c’est la douce musique d’une sirène à réveiller les morts qui m’a sortie de mes rêves. Je n’ai pas aimé du tout ! Mais je me suis consolée en pensant au reste de cette journée, le rendez-vous chez Cha Yuan pour fêter le Nouvel-An chinois. C’est encore un peu zombie que je rentre dans ma voiture et que je mets le contact. Là, horreur, un silence étourdissant ; j’enlève et remets la clé et toujours pas le moindre ronronnement. J’essaie de rester zen (je me rappelle que février est le mois de la patience !) et après un 3e essai infructueux, je téléphone au dépanneur, espérant ne pas devoir trop attendre. Heureusement, un quart d’heure plus tard, mon sauveur est là, je lui donne la clé, il la met dans le contact et l’indicible se produit, elle démarre au quart de tour ! Je préfère ne pas relater ce qui m’est passé par la tête à ce moment-là, mais le dépanneur l’a très bien pris en me disant "si tous les dépannages vont aussi vite, j’aurai terminé ma journée très tôt" ! J’arrive donc à l’heure à 2 minutes près, et c’est avec joie que je retrouve mon amie Ling-Ling qui me fait l’honneur de partager un repas malgré un travail très intense. Retrouvailles chaleureuses comme chaque fois, nous avons beaucoup ri.Le temps du repas a passé très vite, beaucoup trop vite mais elle a un article à terminer pour demain, je la reconduis donc chez elle, nous nous reverrons… en juillet, mais elle était ravie de ces quelques heures volées au temps!Mon mari est sorti de son côté avec des amis, me voilà donc seule. Ce bouquet aura un mois mercredi, c’est la première fois que je reçois des jacinthes coupées, je ne me lasse pas de les admirer d’autant que leurs couleurs sont plus variées que celles en pot, merci chère Elise.Puis, c’est avec émotion que je déballe le cadeau de mon amie, merci Adrien d’avoir été le chercher, et j’espère pouvoir te le dire de vive voix en juillet ! Le thé est tout choisi, ce sera ce superbe Bi Lo Chun, qui par l'alchimie de l'eau pure, sera bientôt transformé en un nectar divin. Je n’ai pas de théière lapin et je veux rester dans cette ambiance festive, ce sera donc ma théière chat qui fera l’affaire, le chat est l’équivalent du lapin pour les Vietnamiens. Tien, si tu me lis je bois à ta santé… et même si tu ne me lis pas. Après avoir admiré les feuilles infusées dont le parfum amène comme un avant-goût de printemps, je pense avec émotion à ma famille du thé. Et à tous ceux pour qui cette nouvelle année débute. Qu’ils fêtent l’année du Lapin… ...ou celle du Chat, pour moi c’est pareil. A ma famille du thé je souhaite une fois encore mille petits et grands BONHEURS, et n’oublions pas : le bonheur est dans le thé. Et chaque gorgée me le rappelle. Je me demande à cet instant combien de chanceux partagent ce même bonheur… Merci, expertes et patientes cueilleuses de nous procurer ce bonheur. L’odeur capiteuse de ces clochettes m’empêche de les garder trop longtemps à l’intérieur, elles vont donc s’aérer jusqu’à demain.

jeudi 3 février 2011

Bonne année du LAPIN...

Aujourd’hui, beaucoup de choses à faire, je n’ai donc pas passé beaucoup de temps dans mon endroit préféré. Vers 17 heures, j’ai enfin terminé les affaires courantes et me revoilà dans mon salon pour une bien agréable activité : chercher l’inspiration pour une Tea Time prochainement et je me plonge dans 2 des livres de Jane Pettigrew, sources de recettes originales et surprenantes. Et il n’y a pas que les textes, les illustrations me mettent déjà dans l’ambiance, cette ambiance à la fois chaleureuse et délicieusement surannée. Le thé qui m’accompagne est le Temi, c’est en effet à Londres que j’ai découvert ce thé, et chaque fois que j’en bois je repense à ces premiers pas dans le monde de cette boisson mythique… Je referme ces livres avec tristesse : les recettes sélectionnées demandent un four, et je n’en ai toujours pas ! En effet, je voudrais me fendre d’un four vapeur, mais lequel ? Rien que vapeur ou combiné ? Il faut que je m’attaque au problème.Mais aujourd’hui est un jour important pour les Chinois, c’est le Nouvel-An qui débute l’année du Lapin, je suis allée voir ce qu’on en dit… et j’ai bien ri ! "Quel contraste avec l'année précédente ! L'année du Lapin est remarquable par la tranquillité qu'elle offre. Il est bien peu probable qu'on puisse assister à de grands bouleversements en une année du Lapin". Surtout ce passage-ci, j’ai lancé quelques invitations, cela fait trop longtemps que je n’ai plus cuisiné au thé ! "Donnez-vous à cœur joie à ce renouveau. Acceptez les invitations de vos amis ; recevez aussi souvent que vous le pourrez. Cela vous aidera à resserrer les liens amicaux existants ou à en créer d'autres. La chaleur humaine vous enchantera et vous immunisera contre la morosité et le découragement". J'ai trouvé une belle illustration pour ce qui suit, revisitée bien sûr... "Et pourquoi n'apprenez-vous pas à jouer de la guitare afin de pouvoir exprimer vos sentiments de façon émouvante sous la fenêtre de votre belle ? Vous trouverez la vie merveilleuse si elle vous apparaît sous une apparence poétique. Mais cette apparence, vous pouvez la lui donner". Et la dernière chose que j’ai retenue est assez saugrenue, surtout les 2 dernières phrases. "L'année du Lapin sera également favorable au règne de la justice, le Lapin étant, pour des raisons obscures, associé aux magistrats. Ce sera précisément le moment de procéder à une vaste réforme judiciaire dont tous les pays du monde ressentent le besoin. Les hommes de loi seront prospères. Mais attention aux activités plus ou moins louches qui ne passeront probablement pas inaperçues ou impunies ! Surtout pas de tentative d'adultère, sinon les huissiers se rempliront les poches à vos dépens !" Les illustrations sont extraites d’Alice au pays des merveilles dont j’ai parlé le 3 janvier dernier.

mardi 1 février 2011

Ce devrait être le mois de la Sagesse...

Le mois de janvier a vécu, déjà ! Le mot du mois était Réussite et je peux dire que j’ai tenu parole… à part pour l’infusion d’un petit carré récalcitrant. Par contre, j’ai des craintes en ce qui concerne le mois de février, le mot-vedette étant Sagesse, je ferai mon petit possible mais ce n’est pas gagné. Mais je vais essayer de bien commencer : je suis à jour pour l’administration et la réponse aux courriels, je vais maintenant m’attaquer à l’assemblage du pull de mon mari, terminé depuis 15 jours mais ce ne sera pas une mince affaire, j’ai ça en horreur. Alors, j’aurai bien besoin de thé pour m’encourager. Dans cette théière un peu folle j’ai infusé le fameux Milky Oolong qui reste toujours pour moi une énigme quant à sa fabrication, il faudra que je creuse cela. Celui-ci est très doux, n'a pas cette saveur artificielle qui fait penser à de l'aspartame. Il est facile à boire sans se poser (trop) de question.Deux théières plus tard, j’ai fini, OUF… Il me reste à rentrer les fils mais après essai, les manches sont trop longues, mon mari m’a dit que ce n’était pas grave, qu’il les replierait, mais pas question pour moi, je veux que ce soit parfait! Heureusement qu’il en a déjà 2 autres parce que ce ne sera pas pour tout de suite. Pour me changer les idées, je vais peaufiner le texte du premier atelier thé.