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dimanche 12 avril 2015

D'un week-end à l'autre


Après un week-end de Pâques flamboyant, la semaine qui l'a suivi l'a imité. Le ciel bleu et blanc et une superbe lumière continuent à revigorer mes neurones et me promettent une après-midi au soleil
Je reprends mes rituels en commençant par un O Bancha griffé ThéÔdor
Un thé "commun" mais aux mille vertus cependant et placé sous le signe de l'insouciance, tout un programme ! Voir sur le mur FB de ThéÔdor.
Ce sera mon thé de lecture de la matinée.
Pour la terrasse, c'est un peu compromis : petit vent frisquet et nuage gris.
J'avais tout prévu en préparant à froid le même
O Bancha. Il n'est pas écrit qu'il ne se boit qu'au soleil...
Même fanées, ces petites boules embaument encore et illuminent la pièce tandis que se tournent les pages et se vident petit à petit le verre. Plaisir des sens. Les jours se suivent, les rituels aussi.
Par ce début de journée très lumineux, un
Yunnan white tea Moonlight dans ce bel écrin.
Sérénité de l'instant, et souvenirs très présents:
http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/12/encore-et-encore.html.
Préparation d'un mélange maison : un
Organic Myazaki oolong tea infusé à froid avec des bâtons de gingembre. Je n'avais vraiment pas aimé ce thé infusé à chaud, il n'avait ni le caractère iodé des thés japonais ni les saveurs typiques des oolong peu torréfiés, j'ai imaginé ce mélange en espérant que le gingembre donnerait du corps à ce thé bizarre.
Belle réussite que ce mélange insolite qui allie fraîcheur des feuilles et piquant de la racine que j'aime tant. Je me plonge dans ce magnifique livre pour chercher de nouvelles idées d'arrangement de parterre et jardinière, les Anglais sont très créatifs et à vrai dire imbattables dans l'art des jardins.
Le soleil brille et fait monter le thermomètre, mes neurones lui disent merci !
Pas question de planter de nouveaux arbres ici
je veux seulement essayer de percer le mystère du nom curieux de cet if. Je n'en sais toujours pas plus, mais d'autres souvenirs magiques de ce lieu qui l'est tout autant sont encore très présents:
http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2015/04/encore-dintenses-retrolfactions-et.html.
Un nouveau jour prometteur...
Comme le contenu de cet écrin.
Et musique toujours. Plus légère cette fois.
Plaisir des yeux, plaisir des papilles, plaisir des oreilles, savourer l'instant.

Préparer les plaisirs futurs.
Balade digestive pour voir sortir de terre ce qui bientôt comme chaque année donneront des fleurs magnifiques.
Illuminer mon salon bleu-thé de mille petits soleils.
Me poser pour continuer à recharger mes batteries et chercher l'inspiration pour des repas futurs. Au fil des saisons infusé à froid, fruité, très désaltérant, inspiré d'une magnifique exposition me rappelle des souvenirs très chaleureux de mon dernier séjour à Paris, il y a longtemps déjà, trop longtemps : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/11/retrolfactions-souvenirs-proches-et.html.
Il fait vraiment estival, temps du paréo et du transat
pour continuer à laisser vagabonder mes pensées. C'était sans compter avec l'effet des rayons de l'Astre du jour, je me suis endormie... Le réveil fut brutal, peau brûlée ; les homards m'auraient certainement prise pour l'une des leurs. Et moi, je sais maintenant ce qu'ils ressentent quand on les jette dans l'eau bouillante ! Le début de la nuit fut pénible, j'ai fini par employer le SEUL remède efficace : enduire les régions douloureuses de yaourt grec, testé là-bas à l'époque grâce à Anna Alifieri, la dame chez qui j'avais loué une chambre. Effet immédiat, ce produit miracle bouche les pores, l'air ne passe plus, la peau peut se refaire. Un petit inconvénient cependant, l'odeur forte qui s'en dégage et qui me reste dans les narines malgré le lavage.
Heureusement dans mon cocon, le parfum des freesias compense vite cette impression désagréable.
Je continue à vider mes boites en achevant ce Hong Lao Ying – Aigle rouge griffé Source de Lumière. Et tandis que j'infuse ce thé improbable, je me rappelle avec émotion, ma première rencontre avec lui : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2012/12/encore-un-week-end-fabuleux-qui-en.html. Moments précieux de méditation.
En voyant le ciel de ce samedi, je ne serai pas tentée d'aller dehors. D'autant qu'il fait vraiment frisquet.
Après le thé de méditation, un Temi griffé Thé-Tea-Cha.
Tout en le savourant, j'écoute ces suites pour violoncelle seul de Bach. Emotions gustatives, émotions esthétiques... Le violoncelle est mon instrument de musique préféré et un moment j'ai imaginé m'y mettre quand je serais en vacances perpétuelles. J'ai depuis laissé tomber cette idée saugrenue, j'ai dû abandonner la guitare en 1974 après une commotion cérébrale, je ne parvenais plus à l'accorder et cela ne s'est pas arrangé depuis. Place à la lecture à présent. Tandis que je prépare un Hojicha, j'installe la table et c'est ici que commence le cauchemar, impossible de retrouver le livre que je compte achever aujourd'hui, il s'agit du Secret du Maitre de Thé. J'ai cherché partout, de plus en plus incrédule, je suis très distraite depuis toujours mais JAMAIS en ce qui concerne mes livres. Même mon mari, touché par mon désarroi, s'y est mis mais rien n'y a fait. C'est épuisée que je me suis couchée après avoir visité les coins les plus improbables mais je me suis réveillée mille fois en sursaut pour retourner voir encore et encore ce que j'avais déjà vu des dizaines de fois. J'ai même été voir dans la poubelle. Qu'est-il arrivé ? J'ai aimé Le mystère de la chambre jaune, je déteste le mystère du Secret du Maitre de Thé, j'espère que l'éclipse n'y est pour rien : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2015/03/un-premier-jour-de-printemps-flamboyant.html !
Je suis épuisée et complètement obnubilée par cette disparition inquiétante au point que même ce ciel bleu-soleil me laisse indifférente, un comble ! J'ai besoin d'un thé qui me tiendra éveillée pour reprendre les recherches, ce sera un Matcha très concentré.
Mais en avalant la première gorgée de ce grand thé si symbolique, je ne le reconnais pas, il est amer ! Quasi imbuvable, que se passe-t-il ?
A part la place dans mon cocon, la musique zen, l'ambiance et les ustensiles sont les mêmes. C'est moi qui suis différente, trop préoccupée, je ne parviens pas à vivre intensément l'instant, mon esprit est ailleurs. Je vais faire un tour au jardin pour essayer de me décentrer et retrouver la sérénité malgré mon obsession. Retour dans ce havre où j'espère retrouver mes marques,
je reprends les ustensiles habituels et tandis que se forme la mousse, mon esprit se calme. C'est en réécoutant la musique zen que je porte le chawan à mes lèvres, et cette fois ce Matcha, cuvée spéciale de mon généreux donateur, a enfin cette saveur si particulière, faite de force, de douceur sans oublier celle de l'Amitié. Je veux rester dans cet état d'esprit et je retourne au jardin pour admirer cette nature qui explose. En rentrant, mon mari me rappelle qu'il m'invite au restaurant ce midi, je n'en ai pas vraiment envie mais c'est la veille d'un jour difficile, je ne veux pas refuser.
C'est vrai que le cadre est reposant. Pendant le repas, LE sujet de conversation fut bien sûr, l'incompréhensible disparition. Au moment où mon mari m'en reparle, je lui ai dit que le SEUL endroit où je n'ai pas regardé est la bibliothèque de mon salon bleu-thé parce que je ne range JAMAIS le livre en cours de lecture avant de l'avoir terminé. Le reste du repas fut enjoué et détendu.
Au retour, le bois-joli a enfin fleuri, la nature est en retard cette année, d'habitude, les fleurs apparaissent avant les feuilles et bien plus tôt : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2009/03/attendu-avec-impatience.html. Mon mari s'étonne que je ne me précipite pas dans mon cocon, j'y monte donc, certaine de ne rien trouver.
Ah les certitudes, dire qu'il était à ma portée  ! Cet acte fou est sans doute dû au soleil qui a tapé trop fort sur un crâne encore fragilisé par le long hiver... N'empêche que je suis vraiment soulagée, j'ai été prise d'un long fou rire, l'histoire se termine ici. Et le livre restera là où il est jusque demain !
Hier, c'était plutôt parapluie, aujourd'hui c'est à nouveau parasol. Il faudra sans doute que j'en installe un sur ma terrasse en haut, comme cela je ne risquerai plus le traumatisme du homard.
pour l'instant, le soleil tape encore trop, c'est donc à l'intérieur que je savoure ce Thé du Jardin des coeurs heureux en écoutant Les Chants de la Terre.
Tantôt, j'irai sur ma terrasse et je prépare déjà mon thé infusé à froid, un Fraicheur du désert, un Oolong aromatisé griffé Magie du Thé.
Le ciel est bleu-soleil, il est 16 heures, je quitte les chants de la terre pour ceux des oiseaux.
Avec ce thé-lecture rafraichissant et L'éloge du Rien, carrément zen. Cela fait un certain temps que je ne l'avais plus relu et avant de l'ouvrir, la quatrième de couverture donne déjà le ton : "Le maître monta en chaire et, au moment même où il allait commencer son sermon du jour, un rossignol se mit à chanter. Quand l'oiseau eut fini de chanter, le maître dit : "C'est tout ce que j'avais à vous dire". Puis il prit congé". Ce n'est pas le chant du rossignol que j'entends à cette saison mais celui des mésanges, des sitelles, le "hennissement" du pic-vert sans oublier les corneilles, les ramiers et même les choucas, un vrai concert qui me permet de retrouver ma sérénité.
J'ai ouvert ce petit traité de zen au hasard et voilà ce que j'ai trouvé page 82 : "Une fois que vous demeurez spontanément dans cette paix et pouvez l'utiliser d'une manière accomplie et pénétrante, alors vous êtes libre de toute activité contrainte et de toute préoccupation obsessionnelle". C'est ici que se refermera se billet et momentanément ce blog, demain je revêtirai à nouveau mes habits d'infirmière, le thé restera mon Essentiel mais j'aurai moins le temps de m'en occuper. Belle semaine à vous. Et à très vite.

jeudi 15 janvier 2015

Une journée très particulière

Ce jeudi est consacré au Japon... D'habitude, je ne me limite pas à un seul pays mais aujourd'hui, je déroge, ce sera des dégustations à thème.
A commencer par un Gyokuro griffé Tamayura. Ce sera mon thé de méditation, loin de la folie du monde, avec cette musique zen dont je me lasse pas, elle m'apaise et m'aide à me concentrer sur l'essentiel. Le breuvage est vraiment très doux, l'umami y est très présent, un présage ? D'habitude cette saveur si particulière est plus discrète mais ce matin, c'est seulement à la 3e infusion qu'elle a pratiquement disparu. Ce qui reste très présent par contre, ce sont les rafales de vent et la pluie battantes toquant aux carreaux du salon. J'aime ce déchainement des éléments.
C'est la pluie qui fait le plus de bruit et en l'entendant des images me viennent et me transportent d'abord en Grèce, c'est Zeus soi-même qui en est le dieu. Puis au Mexique et sa riche mythologie : chez les Mayas, c'est le dieu Chac qui représente la pluie, abondamment représenté entre autres à Chichen Itza. Quant au dieu azthèque, Thaloc, je l'ai découvert un jour de Noël à Teotihuacan. Ce qui m'avait frappé à l'époque était leur air patibulaire, alors qu'ils ont un rôle essentiel : fertiliser la terre...
Je ne connais pratiquement rien de la mythologie japonaise, je vais donc me replonger dans ces petits fascicules découverts lors d'une belle rencontre à Mariemont : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/07/retour-au-japon.html , encore de beaux souvenirs...
Mais avant cela, me préparer un thé de lecture : ce sera le Genmaïcha griffé ThéÔdor. Il existe beaucoup de rituels liés aux nombreuses fêtes japonaises mais je ne me souviens pas avoir lu quoi que ce soit sur la pluie.
J'ai tout relu mais c'est seulement en parcourant ce dernier fascicule,
que je suis tombée sur des "Kamon" parlant non pas de la pluie mais de ce qui la précède, les nuages... Il faudra que je me procure un livre sur la mythologie japonaise, je ne peux imaginer qu'il n'y ait rien sur les éléments naturels.
Ravie d'avoir choisi ce thé que d'habitude j'infuse à froid pour accompagner les repas, mes petites-filles en raffolent.
Je reste au Japon avec ce thé improbable : un Organic Miyiazaki Oolong Tea reçu de JB d'Akosthé.
Je ne connais rien de ce thé dont les feuilles sèches d'un camaïeu olive sombre tirant vers le gris n'ont aucun parfum.
Par contre dès que je verse l'eau elles changent immédiatement de couleur en entamant un ballet aquatique très agréable à regarder.
Dans le bol, la liqueur est d'un beau jaune soleil par contre la saveur est bizarre, difficile à définir mais pas très agréable.
Peut-être la deuxième infusion sera-t-elle meilleure. Malheureusement non, elle est acre avec en plus un arrière-goût de... poisson qui avait vécu un certain temps.
Et le "parfum"... je préfère ne pas en parler !
Mon petit Bouddha reflète bien ma déception... Je vais jeter un coup d'oeil dans cette Bible, peut-être vais-je en savoir plus sur les oolong japonais, sinon j'epère pouvoir parler à Valérie ce soir. Parce que oui, la journée va se terminer en beauté dans ce lieu magique qu'est l'Institut Bruno Lussato et Marina Fédier http://www.brunolussatoinstitute.be/ C'est là que j'ai passé la soirée en excellente compagnie, mais le compte rendu sera pour demain... Si vous êtes impatients d'en savoir plus, allez voir leur site, une pure merveille