dimanche 14 décembre 2008

Quand la rose se transforme en maïs et tilleul...

Grisée par l’expérience de ce matin, j’ai achevé cette après-midi ce Bai Mu Tan qui m’avait séduite. Pour cela j’ai choisi ma théière rose. Mais ma Pivoine blanche avait changé, la saveur de rose séchée a maintenant fait place à celle de maïs et de tilleul… Et je ne résiste pas à citer une fois encore Olivier Scala qui parle du moment de boire ce breuvage : "Le Bai Mu Tan est un admirable thé du soir. Très délassant et digeste, léger comme un souffle, on le lape à petites gorgées avec un immense plaisir avant d’aller se blottir sous la couette. Il est encore plus agréable pendant les fortes chaleurs d’été par sa capacité à abaisser la température du corps, une propriété utile aussi en cas de fièvre." Et en parlant de rose et en lisant "on le lape…", je pense à un message reçu de Rose que je relaie ici parce que je ne peux malheureusement l’aider, je fais donc appel à vous et vous livre sa demande : "(…) J'ai pensé à toi il y a quelques jours car j'ai taché accidentellement et avec du gras une théière en fonte de couleur rouge. Bien entendu impossible d'ôter les taches qui en plus se sont étalées. J'ai demandé conseil au magasin où elle a été achetée. Il m’a été répondu qu'il n'y avait rien à faire. Aurais-tu, par le plus grand des miracles, une astuce... Ca me désespère..." Je la comprends ! Ce serait ma théière, je la badigeonnerais entièrement pour que la "patine" la recouvre entièrement ; je ne sais si c’est la bonne solution mais j’avais à l’époque traité ainsi des chaussures de cuir et cela avait donné un assez bon résultat. Mais, si vous avez une idée meilleure… Merci pour elle, j’espère pouvoir lui glisser sous son sapin LA solution, ce serait super. Et si vous êtes passionné par les chats, courrez vite parcourir son site, il est superbe ! Les chats du Maquis

Rêve d'été au seuil de l'hiver

Réveil tardif et un peu paresseux, comme une envie de ne rien faire. Ou presque. Je passe dans mon salon bleu-thé "qui avec ta chambre où se trouve ton PC et la salle de bain, sont vraiment ton monde" m’a dit mon mari pas plus tard qu’hier, je veux me replonger dans mes livres de recettes en vue des agapes futures. J’ai retrouvé hier du Bai Mu Tan au fond d’une boite que je croyais vide et comme j’avais peur qu’il ne soit un peu passé et je me souvenais d’une recette de poisson au Bai Mu Tan j'ai voulu vérifier (dans Thés, culture, senteurs, saveurs, d’Olivier Scala, page 160). Un dos de thon rôti, infusion de thé blanc, de tomates et de fleurs. Mais curieuse, j’ai voulu voir ce que donnerait une infusion de ce "vieux" thé dont les feuilles me paraissaient très sèches mais encore odorantes, du foin et des roses séchées. Je prépare donc mon matériel : une théière solitaire au motif de fleurs. ½ litre d’eau filtrée à 70° sur 6g de feuilles pendant 7 minutes. Pendant que les minutes passent, je regarde ce que dit Olivier de ce thé blanc qui m’a toujours laissée assez perplexe : sec, à part les bourgeons, pour moi, il ressemble plus à du thé vert. Voilà ce qu’il dit des feuilles sèches : "Se mêlent aux feuilles vertes bien développées des petits bourgeons blancs à l’aspect doux et cotonneux. On y respire la bonne odeur de paille d’une grange", je n’en suis pas loin, par contre il ne parle pas du parfum des roses séchées… Et des feuilles infusées, il dit aussi : "Bien déployées, elles tournent au brun, et leur nez évoque exactement l’odeur d’un bouquet de fleurs des champs séchées". Je n’ai jamais vu de roses dans les champs, mais c’est encore leur parfum que je sens. C’est ce que m’évoque la saveur de l’infusion avec un arrière-goût de cuberdon, un délice que ce "vieux" thé. Mais je ne résiste pas à vous faire partager ce que, bucolique, il en dit : "Une seule gorgée, et nous voilà transportés dans un petit matin de juillet, au bord d’un champ de blé fraîchement moissonné, couvert de rosée. Les herbes coupées humides et les fleurs blanches un peu fanées s’imposent jusqu’à une finale doucement fruitée et acidulée. L’ensemble se distingue par sa fraîcheur discrète et tenace, sa texture soyeuse et sa délicatesse". Joli ! Mais tout en savourant ce breuvage surprenant, je tombe sur une phrase qui l’est encore plus : "Pour qui sait attendre, c’est au bout de 20 minutes que son secret se révèlera dans toute sa plénitude". Et, effectivement, c’est un bonheur, la liqueur est plus ambrée et les saveurs sont encore plus mises en valeur. Je ne ferai pas la recette cette fois-ci, je n’ai plus assez de ce thé, qui à l’avant-veille de l’hiver, me réchauffe le cœur.

samedi 13 décembre 2008

Ma beauté orientale et mes petites jumelles

Me revoilà bien au chaud dans mon salon bleu-thé et tout d’abord la question rituelle : que vais-je boire ? J’hésite entre un Pu Er et un Oolong, les deux me tentent. Mon regard se porte sur mes théières et j’ai envie d’utiliser mes presque jumelles, ce qui résout le problème du choix, ce sera mon Oriental Beauty. Les feuilles sèches sont riches en bourgeons, la couleur des feuilles varie du rouille au brun foncé, certaines sont plutôt grises, et avec le duvet des bourgeons, presque blanc, on comprend que ce thé est appelé (entre autres) "Wu Se Cha", ce qui signifie le thé aux cinq couleurs. C’est un thé fortement fermenté et à l’odeur je sens comme des fruits cuits mais avec des clous de girofle, bizarre. J’ai rempli la moitié de la théière, l'eau est à 95°. La première infusion est d’une belle couleur orangée et en bouche je retrouve la saveur compotée des prunes me semble-t-il, je dirais même de pruneau, mais plus de trace de clou de girofle et à la place plutôt du miel. J’infuse encore 3 fois et au fur et à mesure, les fruits font place à des notes boisées et une astringence est maintenant perceptible. Il tient très bien en bouche.Mon mari me rejoint à la 4e infusion. Thé partagé.Les 5e et 6e infusions sont curieuses, la couleur est maintenant assez ambrée et la saveur vire de plus en plus, plus rien de fruité mais bien une odeur et un goût de café et de … tabac, cela me rappelle une autre expérience, mais cette fois-ci je n’ai pas eu envie de cigarette... Il est donc temps que j’arrête, d'autant qu'il est très long en bouche , je ne suis pas en manque! Les feuilles sont superbes et leur couleur confirme que ce thé se rapproche plus des thés rouges (noirs). Je parlerai plus tard des 2 autres noms de ce thé: Oriental beauty et Thé des vantards.

vendredi 12 décembre 2008

Ce fut Noël avant l'heure

Ce fut vraiment un repas de fête avant l’heure, c’est donc avec plaisir que je vais vous faire partager ces moments de pur bonheur, par la qualité des mets bien sûr mais aussi par les échanges chaleureux que nous avons eus mon mari et moi avec ce neveu pas comme tout le monde ! Je ne parlerai pas de l’apéritif, c’est toujours le même principe. Par contre, j'ai converti mon neveu avec cette boisson aussi saine que goûteuse! Il est donc reparti avec la boite et son contenu ainsi que 4 autres thés parfumés qu'il préparera à Bordeaux très bientôt; Steph, j'attends le compte rendu de tes premiers pas dans ce domaine.Par contre j’ai innové un peu pour les zakouskis : sur une base "d’omelette", 4 sortes : petits lardons nature, cheddar + kukicha, gruyère + thé vert au gingembre et le dernier: ail et fines herbes au Sencha que j'ai broyé dans un mortier. Le repas a commencé par un velouté au céleri-rave et crème fouettée au Dong Ding (recette page 146 de "Thés, culture, senteurs et saveurs" d’Olivier Scala)... sauf que j'avais oublié de fouetter la crème, je l'ai donc simplement mélangée au potage. Pour l’entrée, une mousse aux asperges, un petit flan de tomates (Cf page 144) et le fameux cake au Matcha (page 28 de "Inventaire", le catalogue de ThéOdor), la sauce est du lait de soja émulsionné au thé Matcha, j’avais choisi comme thé du Genmaïcha mais Xavier et Stéphane ont préféré du vin…. Ils se sont resservis tous les deux, j’ai donc eu une petite crainte pour le plat de résistance, auraient-ils encore faim ? Mais il n’a pas du tout résisté à leurs appétits, ouf ! Il faut dire que cette recette sort vraiment de l’ordinaire : il s’agit du Curry de Saint-Jacques aux petits pois et coco et déjà lors de la cuisson la cuisine embaumait de ces saveurs d’Asie : pâte de curry, kurkuma, basilic thaï, bâton de citronnelle et coco. Je vous la recommande absolument, elle est détaillée dans le livre de Lydia Gautier, "Thés et Mets" page 124. Et avec cela, un Anxi Ti Kwan Yin, accord parfait. Le dessert enfin, une glace au thé de Noël et des fruits secs (dattes, abricots, figues) caramélisés dans une gelée de thé de Noël. Les 2 convives s’en sont donnés à cœur joie et en fin de repas, était-ce l’excellence des mets, la joie des retrouvailles...… ou le vin, ils étaient assez excités. Nous avons terminé très tôt cette mémorable soirée autour d’un feu de bois, je dis très tôt parce que Stéphane nous a quittés à 1h15, pour repartir d’abord à Bordeaux, où il séjournera jusqu’en mars puis il s’envolera, la Guadeloupe puis les USA et ??? En tout cas, vers son destin...

lundi 8 décembre 2008

Comment choisir un repas de fête ?

Confortablement installée dans mon salon bleu-thé, je m’apprête à un exercice difficile : préparer un repas de fête. Et je veux que ce soit Noël avant l’heure… Quelqu’un d’important pour moi vient souper, c’est Stéphane, mon neveu voyageur, qui se pose quelques jours dans son pays d’origine avant de continuer son périple, et qui vient souper jeudi soir. En fait, la difficulté n’est bien sûr pas de préparer mais bien de choisir parmi tous mes livres de cuisine parce que presque tout me tente! Aussi ai-je décidé de me limiter à 3 livres, et ce ne fut vraiment pas facile, j'en ai tellement, et tous très tentants. Et pour trouver l’inspiration, j’ai préparé ce délicieux Sencha, vous savez, celui que, transportée par ce que je venais de vivre, j'avais oublié de payerEt enfin comme musique, j’ai choisi Cha Tao. A la 3e infusion, j’ai trouvé ce que je ferais comme potage, l’entrée et il ne me manque plus que le plat principal. Je suis étonnée de ma rapidité, il faut dire que d’ici à fin janvier, j’ai pas mal de diners en perspective, je n’ai pas hésité longtemps, ce que je n’ai pas retenu cette fois fera partie d’autres menus de fête. J’ai eu envie de faire une 4e infusion, beaucoup plus douce mais dont j’ai aimé la couleur .Et aussi les feuilles complètement développées, qui sont maintenant mélangées à la terre d’une de mes jardinières. concernant les plats, vous en saurez plus jeudi. Quant aux desserts, il y aura de la glace et des fruits mais je n’ai encore rien décidé, la seule chose certaine, c’est que ce sera au thé...

dimanche 7 décembre 2008

Encore un dimanche pas comme les autres. Taiwan et le Fujian à l'Heure bleue

Encore un dimanche à l’Heure bleue, cette fois Olivier nous a emmenés à Taiwan, à Nantou précisément, et en Chine, dans le Fujian. Nous avons en effet dégusté 3 Oolong. Nous étions 5 cette fois-ci et ce fut particulièrement riche au niveau des échanges, Anna en Lode, deux Limbourgeois étaient de la partie, deux francophones, Paul et moi et Olivier, mouscronnois d’origine (un peu des 2 ?). Le premier thé fut un Dong Ding d’avril 2008. Infusé en Gong Fu, 7g pour 20cl pendant 30’’ dans une eau filtrée à 95°. Les feuilles sèches sont superbes, roulées en grosses perles dans un camaïeu de verts. Après chaque infusion Olivier faisait passer la petite théière pour nous faire sentir l’évolution des parfums et dans le couvercle et dans le récipient. La 1e infusion donne une belle couleur jaune tirant sur le vert et une odeur de choux ou de brocolis. La tasse vide sent plus le sucré. J’ai appris que l’on appelle odeur froide ce que l’on sent dans la tasse à sentir lorsqu’on a transvasé la liqueur dans la tasse à boire, très jolie expression que je ne connaissais pas. La 2e infusion donne une saveur plus boisée, légèrement fumée avec une légère amertume. Il est aussi plus puissant, plus rond et long en bouche. La 3e infusion (20’’) est plus douce, les notes de tête ont disparu et l’odeur froide fait penser au caramel. A la 4e infusion, on a constaté une chute de goût, traduite par Lode par "on goûte l’eau". En sentant les feuilles Anna et Lode ont dit ensemble que c’était l’odeur du zeekool, le chou de mer ou rustique, je n’en avais jamais entendu parler auparavant, j’ai trouvé une photo de celui-ci, mais impossible de la transférer, de plus je ne sais si j'ai le droit de le faire. Le 2e thé proposé est un autre Dong Ding d’avril 2006. Mêmes temps d’infusion que le premier. La première a donné des notes iodées, d’algue. La 2e infusion est plus fruitée : prune compotée, fruit rouge. Les 3e et 4e infusions ont plus fait ressortir le goût de fruit un peu acide comme la groseille. Quant à la couleur de l’infusion, elle est plus dorée, "comme le Pinot de Charente" a dit Paul, ce qu’Olivier a confirmé, thé et vin sont comparables à plusieurs points. J’étais aux anges parce que je me suis remémoré mon fabuleux voyage à Taiwan et notamment dans les plantations de Dong Ding, qui signifie d’ailleurs "Brume glacée des hauteurs", situées aux environs de 800 mètres d’altitude. Voilà pour le voyage à Taiwan. Je parlerai bientôt de cette partie de mon voyage particulièrement riche, il faut seulement trouver le temps... Mais avant de passer en Chine continentale, nous avons eu droit à une délicieuse collation, des madeleines marbrées au Matcha et à l’écorce de citron confite, succulentes vraiment, ce n’est pas Paul qui dira le contraire ! Passons maintenant à un Tie Kwan Yin (qui signifie Déesse en Fer de la Miséricorde). Ici aussi 7g pour 20cl pendant 30’’ dans une eau filtrée à 95°. Olivier utilise une minuterie mais explique qu’en principe quand la théière, arrosée à l’extérieur, est sèche, le thé est infusé. Et effectivement, à 3’’ près, c’était exact. La 1e infusion donne des odeurs marines, j’y ai senti de la coquille saint Jacques, mais j'étais bien la seule… L’odeur froide, elle, était plutôt sucrée. La 2e infusion fut particulière, Pris dans le feu de la conversation, Olivier a laissé passer le temps, 50’’… Et bien lui en a pris ! Olivier et Anna lui ont trouvé une odeur et une saveur de maïs. Anna a même précisé qu’il s’agissait des cheveux du maïs dont, étudiante à Leuven, elle faisait des infusions. Quand je vous dis que cette dégustation était particulièrement intéressante par des commentaires surprenants ! J’étais admirative mais je n’ai rien perçu de tout cela, je l’ai simplement trouvé plus astringent et long en bouche. Les 3e et 4e infusions gardent encore une longueur en bouche mais il se dégage une certaine amertume qui reste cependant douce. La 5e infusion devient plus astringente, plus forte en attaque mais perd de sa rondeur, devient aussi un peu âpre. Et au niveau du goût ressortent les raisins et les abricots secs. La couleur de l’infusion est jaune paille, légèrement plus soutenue à la fin. Contrairement aux Dong Ding dont on coupe le bourgeons et 2 feuilles, ici chaque feuille est cueillie séparément. Nous aurions dû également déguster un Shui Xian, cette "Fée des eaux", un thé de rocher, qui m'avait déçue la dernière fois que j'y avais goûté mais le temps a passé si vite, Anna et Lode devaient partir (à regret je pense), qu’on n’a pas eu l’occasion. Ce sera je l’espère pour une autre fois. Je voudrais ici remercier les convives d’aujourd’hui pour les échanges très intéressants, mais aussi pour un petit cours d’histoire donné par Lode, ou Ludwig ou Louis ou Ludovic… sur le thé ? Non, sur son prénom ! Et comme chaque fois Olivier a procédé au tirage au sort pour voir qui remporterait la carafe Brita… Pour moi, ce fut Noël avant l’heure ou alors, saint Nicolas n’était pas encore reparti. Sur les 4 numéros, c’est le 2 qui est sorti. Et qui avait le 2 ? L’heure bleue était passée depuis longtemps quand je suis sortie, et pas les mains vides, j’en parlerai bientôt.

samedi 6 décembre 2008

ThéOdor Bellecour, encore un coup de coeur, et d'autres choses curieuses

C’est dans le train qui me ramène au pays que je rédige le billet du jour. Courte mais belle matinée. Au programme, aller, ou plutôt retourner chez ThéOdor, j’avais précédemment découvert avec stupeur cette superbe boutique tout à fait par hasard… en me trompant de rue. J'ai atterri rue du Plat et c'est au n°6 que j'ai découvert ce lieu improbable. J’y avais fait la connaissance de Marie-Pierre, la Maîtresse des lieux qui m’avait accueillie avec tant de chaleur que j’avais hâte de la revoir ainsi que sa magnifique bonbonnière. J’ai beaucoup aimé la sobriété de l’étalage : la décoration de Noël n’écrase pas le thé mais le met au contraire en valeur. Et ces boîtes suspendues comme autant de cadeaux venus du ciel. Déjà ce qui m’avait le plus frappé étaient les étagères où sont rangées les grandes boîtes à trésors, nichées chacune dans leur alcôve, prêtes à sortir pour les faire découvrir. Et sur un des murs de petites étagères regorgent de gâteries et d’idées cadeau. Nous avons longtemps discuté de notre sujet préféré en dégustant un Sencha de Noël et c’est également à regret que je quitte cet endroit chaleureux, mais l’heure tourne et je veux achever le tour du marché de Noël. Entre autres aller photographier l’endroit peu banal où j’ai acheté mon capteur de rêve. J’aime la symbolique de cet objet qui aurait pourtant dû me faire fuir, la toile fait trop penser à la seule bête au monde qui me révulse … Dans la mythologie indienne ce capteur de rêve fait passer les beaux rêves, les rêves heureux et emprisonnent pour la nuit les mauvais rêves ou les cauchemars qui sont brûlés par les premiers rayons du soleil, joli, non ? Je me suis également laissée tenter par cet étrange objet qui, sur le crâne, provoque d’agréables sensations. L’Happy Zen qu’il se nomme. Sur le papier on le dit instrument thérapeutique: il "stimule les énergies positives (…) favorise la production d’endorphines(…), réduit le stress (…)", j’en passe et des meilleures. Je ne sais si je crois à tout cela mais ce que j’affirme c’est que cela provoque chez moi de délicieux frissons et que cela me détend. Et le jour où il ne me fera plus d’effet, il pourrait être recyclé, vous voyez en quoi ? Je voulais terminer mon séjour par où je l’avais commencé, Long Jing, pas l’habituel mais celui de la place Carnot. Et là, l’inconnue d’hier, c’est-à-dire la sœur d’Olivier, m’a servi un thé de Noël, la boucle était ainsi bouclée. Maintenant j’ai hâte de rentrer, de retrouver mon "petit" mari qui m’a fait un superbe cadeau de saint Nicolas, il m’emmène fêter Noël dans un lieu dont je reparlerai certainement. En effet, j’amène tout mon attirail pour préparer mes thés… Vous ne me croyez pas… attendez les photos. Et ce dimanche sera également une journée très thé, n’est-on pas le 1er dimanche du mois ?