samedi 14 février 2009

Clin d'oeil...

Un petit clin d’œil aux amoureux… du thé et bon anniversaire à ma "petite" sœur, Vinciane.

vendredi 13 février 2009

Surprise d'un vendredi 13

Ce soir j’ai voulu lire pour la énième fois ce livre si beau dans sa sobriété, non pas au mot à mot mais en ne m’arrêtant que sur les phrases soulignées lors de ma dernière lecture. Je procède de cette manière pour les livres écrits par des maîtres et quand j’ai terminé, je gomme ce que j’ai mis en évidence… pour une prochaine lecture.Et bien sûr un thé accompagne mes réflexions. Ce soir ce "simple" petit carré de Pu Er dont j’ai déjà parlé . Mais je regarde aussi, admirative, ce superbe thé que j’ai décrit ici, le Yue Guang Bai, le blanc de la lumière de la lune, un beau cadeau d'amitié de Li-Ping et Sanmao. Je veux trouver une belle fiole pour le garder longtemps encore j’espère. Je suis plongée dans mes pensées quand mon mari frappe à la porte de mon salon, et pas les mains vides…. Merci mon Doudou.

dimanche 8 février 2009

Un dimanche très peu ordinaire!

Aujourd’hui, je recevais mon amie Ling-Ling et son parrain dont j’avais beaucoup entendu parler mais que je n’avais encore jamais vu. Ce fut l’invité d’honneur, je voulais le remercier d’avoir mis son appartement à ma disposition pendant mon séjour à Taipei. J’aurais voulu le rencontrer là-bas mais cela n’a pas pu se faire, j’ai donc voulu le remercier aujourd’hui en lui offrant une des choses que je sais (bien) faire : un repas. Je suis encore sous le charme de cet érudit au sens de l’humour incroyable, nous étions pendus à ses lèvres, un vrai bonheur de l’écouter raconter son pays, son histoire, et ce dans un français impeccable ! Et ce qui m'a encore plus impressionnée, c'est sa philosophie de vie, ses valeurs et un sens moral impressionnant!J’avais demandé à Ling-Ling ce qu’il aimait et qu’il n’avait pas l’occasion de manger à Taipei et je crois que cela lui a plu (… et une assiette (presque) vide en est la preuve !). Après le repas dont seuls l’apéritif et le dessert étaient au thé, nous sommes montés dans mon salon bleu-thé où je leur ai préparé un Tie Kwan Yin (en Gong Fu faut-il le préciser). Il m'a fait un beau compliment: "vous êtes plus compétente que beaucoup de Chinois, vous avez le geste et la parole adéquats."En le voyant, en l’écoutant j’ai pensé à Lu Yu et Lu Tung, c’est comme cela que je les imagine… Beaucoup d'émotion donc. Une merveilleuse journée.

jeudi 5 février 2009

Un thé à Londres ou chez Angelina?

Une soudaine envie d’aller boire un thé à Londres, cela m'est passé par la tête ce midi…. Je monte donc dans mon salon en me demandant que boire et dans quelle théière avant de me plonger dans "Tea and the City, à tea lover’s guide to sipping and shopping in the city" de Jane Pettigrew. Et en y entrant, c’est la théière de chez Angelina que j’ai eu envie d’utiliser, la tasse est très grande et ce beau salon d'où elle vient me rappelle de superbes souvenirs (mais pas pour le thé… Je crois l’avoir déjà dit, plusieurs critères entrent en ligne de compte dans mes choix, entre autres l’accueil, l’ambiance et les personnes avec qui je suis, ce qui est le cas ici). Et comme thé, j’ai choisi un cadeau de mon amie Lingling, un Bi Lo Chun de Taiwan. Et j’inaugure mon beau plateau en laque acheté samedi dernier. Sans oublier évidemment la carte de cette ville que j’adore et où je me rends maintenant trop peu souvent… Ainsi qu’un autre petit livre, mais pas uniquement consacré à Londres. Reste à choisir une date, quand il fera meilleur évidemment.

mardi 3 février 2009

Entre très bonne et moins bonne surprise, le Jukro du lendemain...

Je suis impatiente de découvrir à quoi ressemble ce fabuleux Jukro après une nuit d’infusion. Me réserve-t-il encore quelques surprises gustatives ? Eh bien non, il a (presque) tout donné hier ! La liqueur est devenue beaucoup plus pâle, légèrement trouble aussi, pourquoi ? Pour mon palais trop peu performant, il ne goûte pratiquement plus rien. Ah si Alain, Soïwater, Thomas avaient été ici, j’aurais aimé les entendre décrire ce qui n’est pas de l’eau mais pour moi plus du thé non plus… Ils auraient sans doute parlé de cette minéralité qui m’est encore étrangère. (Merci à toi Alain pour ton mail si instructif qui m’a entre autres fait découvrir cette nouvelle notion). Par contre, j’aime assez l’ombre sur cette photo comme une ébauche de Yin et de Yang. LA bonne surprise maintenant, c’est que ma petite théière sent encore ce fameux chocolat viennois comme ils disent là-bas ! Et que nous nommons cacao. Je vais maintenant laisser sécher les feuilles pour voir ce que devient cette si agréable odeur. J’ai hâte de recommencer cette dégustation et de la faire partager avec des nez et des palais confirmés, je pense à Li-Ping et Sanmao, à Fanou, à Olivier et Muriel… A quand ?

lundi 2 février 2009

Nirvana? Paradis? LE bonheur, c'est certain

Je m’apprête à tester ce Jukro coréen dont Alain ici, Matt là et Soïwater ici parlent en termes dithyrambiques… Je suis très impatiente, excitée aussi. J’ai donc décidé de ne pas petit-déjeuner, j’ai simplement mâché un morceau de pain pour faire disparaître le goût du dentifrice et ainsi rendre mon palais et mes papilles neutres pour aborder ce nectar. J’ai déjà testé un thé vert coréen que m’avait ramené mon amie Marielle, j’avais été transportée par tout ce qui s’en dégageait mais je ne peux rien en dire, tout était en coréen sur la boîte… je me dis donc que si le noir ressemble a les qualités du vert, je vais passer une matinée flamboyante ! J’ai donc recopié les durées d’infusion données par Alain mais je n’ai pas relu le reste ni ce qu’en ont dit Matt et Soïwater pour ne pas être influencée bien que je sois bien moins douée qu’eux pour parler de "ces parfums qui se boivent". Seule m’accompagne une grande feuille blanche où sont notés les 12 temps d’infusion. A très vite (mais pas trop) donc. Me revoilà, je suis dans un état second, comme un peu ivre, cela m’a fait penser à une réflexion de Vanessa qui m'avait étonnée à l'époque. Et voilà qu’à mon tour je connais cet état. Mais commençons par le début : j’installe avec une certaine fébrilité tout le matériel dont j’ai besoin en me disant que je dois me calmer un peu et pour cela je mets un de mes disques de thé. Je pèse exactement 4 grammes de feuilles et fais chauffer l’eau après avoir rincé plusieurs fois la petite Yixing élue, qui n’a pas encore servi. Je me sens prête maintenant, détendue, apaisée prête pour cette aventure gustative. 1e et 2e infusions (30’’): ce qui explose au sortir de la théière est l‘odeur de chocolat, et au goût, ce même chocolat et une consistance plutôt épaisse au niveau de l’infusion, couleur tirant sur l’acajou. Cela m’a immédiatement amenée à Vienne et plus particulièrement chez Demel, une de ces condittorei à faire damner un saint. C’est là que j’ai bu le meilleur chocolat chaud, moi qui n’aime pourtant pas le lait ! Cela commence donc fort. Et je continue mon voyage et mes émotions gustatives avec la 3e infusion (45’’) : celle-ci goûte le pain à la grecque, une spécialité typiquement bruxelloise dont je vous conterai l’histoire un autre jour, quand je serai passée chez Dandoy, où on trouve les meilleurs. Et pour les curieux impatients : c'est ici. La tasse à sentir, elle, m’évoque la crème brûlée… Tout comme la 4e infusion (50’’), en un peu moins prononcé peut-être, mais c’est difficile à dire tant mon palais est imprégné. J’ai été perturbée à la 5e infusion (1’) par le coup de sonnette du facteur, j’ai dû quitter mon salon pour signer un recommandé. Et en remontant, LE choc : une forte odeur de cacao avait envahi mon salon, impressionnant, du coup, je n’ai rien noté. Cette odeur "brute" m’a fait penser à une autre, encore à Vienne, celle du contenu de la boîte de cacao achetée chez Sacher, un autre lieu mythique de cette ville qui respire l’Histoire. Elle est malheureusement vide depuis longtemps mais elle contiendra dorénavant ce fabuleux Jukro. Je me prépare à la 6e infusion (1'30'') quand un autre bruit me dérange, c'est un clackson. Je regarde par la fenêtre vu le temps, il neige et cette petite avenue n'est pas dégagée. Et qu’elle n’est pas ma surprise devant le spectacle : 2 combi de Politie. Mais aussi un camion de la Gemeente Hoeilaert, arrêtés devant la propriété. Cinq personnes en sortent mais une seule "travaille": elle place 3 cônes pour barrer la route, pourquoi ? Je ne veux pas le savoir mais un tel déploiement pour placer 3 cônes me laisse songeuse… d’autant qu’ils sont tous rentrés dans les voitures laissant l’unique femme dehors… c’est vrai qu’elle travaille. Est-ce la conséquence de ce qui précède, mais cette infusion-ci me fait passer du sucré au salé et très curieusement c’est une odeur de pleurote qui se dégage à présent de l’infusion. Je remplis à nouveau la tasse à sentir mais je ne retrouve qu’une lointaine note sucrée. Les 7e, 8e et 9e infusions (2’, 2’30 et 3’) me laissent perplexe : la liqueur me parait plus classique, presque banale voire même fade comparé à ce qui précède. Les feuilles ont-elles tout donné ? Je décide cependant d’aller jusqu’au bout, la 10e infusion (5’) redonne un peu de vie à ce nectar qui maintenant me fait penser à un grand Qimen et dans la tasse à sentir je retrouve l’odeur du chocolat, je ne suis donc pas au bout de mes surprises. La 11e infusion dure 10 minutes, ce qui me permet d’avoir une pensée pour ces cueilleuses coréennes aux doigts de fée, pour ceux aussi qui ont transformé ces trésors verts en liqueur "jaune" (je crois me souvenir que Matt qualifie de jaune ce Jukro). Quoi qu’il en soit, face à cette merveille deux mots me viennent : Admiration et Respect ! Cette infusion ne dégage plus aucune odeur, par contre même si la vigueur de ce thé s’atténue fortement, je perçois maintenant un goût particulier qui ne m’évoque rien et dans la tasse à sentir une odeur bizarre que je ne parviens pas à identifier, je connais cette odeur pourtant mais ma pauvre mémoire gustative déficiente ne me permet pas de lui donner un nom. 15’ est la durée de cette dernière infusion ! J’ai le temps de penser aux 3 théophiles grâce à qui je vis ces moments presque indicibles, j’ai bu à leur santé, ma façon de leur dire mon merci. Je note aussi quelques réflexions sur ma feuille de moins en moins blanche, j’ai hâte de lire leurs commentaires. C’est un thé à peine tiède qui s’offre à moi, 15 minutes c’est long pour garder l’eau à température et pourtant ma petite théière est vraiment très chaude. Je retrouve ici aussi cette odeur connue et le seul mot qui me vient est "bizarre", saugrenu même, mais pourquoi ??? L’infusion est devenue presque insipide mais mon palais est tellement imprégné que ce n’est pas grave. Je sors les feuilles infusées pour la traditionnelle comparaison, quelle différence entre la modestie des feuilles séchées, et leur épanouissement après ces 12 infusions. Mais je les remets très vite dans le ventre de la théière où elle seront arrosées une dernière fois avant de reposer toute la nuit à l’abri, je suis curieuse de voir ce que cela donnera demain parce que, même si le thé a évolué, j’ai été frappée par le peu de changement de couleur, passée de l’acajou au jaune orangé, pas grande différence ! Je parcours maintenant les commentaires des 3 démons tentateurs qui m’ont conduite à une telle jouissance ce lundi 2.02. 2009. Et, grâce à Soïwater, je mets enfin un mot sur cette "odeur bizarre" c’est celle de la CIRE ! Je comprends maintenant pourquoi le mot saugrenu m’est venu. Je vais les citer ici, j’ai extrait 3 phrases qui m’ont particulièrement frappée mais il faut tout lire évidemment, c’est si bien dit !
Alain : "Bien au-delà de toutes mes espérances… LE meilleur thé noir que j’ai bu à des millions d’années-lumière devant tous les autres et me laissant une impression de plénitude au moins égale à mes meilleurs rochers… Ce thé est un must".
Matt : "Let’s warm our hands upon the hot air of the brazier and sit down for Jookro’s yellow tea (…) Ans as we finish our last sips from the liquor of spend leaves, in silence we give thanks". Ah si je parlais correctement l’anglais je lui écrirais pour le remercier de ce que son site et l’ambiance si poétique que crée ses superbes photos m’apportent (et encore je ne comprends pas tout), mais je resterai une admiratrice émerveillée mais silencieuse.
Et enfin Soïwater : "C’est tout simplement un thé exceptionnel, d’une puissance aromatique comme je n’en ai jamais rencontrée, sans aucune mesure, une chaleur extrême, réconfortante, de la gourmandise à l’état pur… Une merveille…".
Mais qu’il soit noir, rouge ou jaune, je rebaptise ce thé : il s’appellera désormais ALMATSOÏ… Merci à vous trois pour ces "moments d’éternithé". Et voilà, le Jukro est dans sa boite, je l'ai cependant laissé dans son emballage d'origine. Et je termine ici ce billet, j’ai encore dans la bouche cet arrière-goût chocolaté alors que cela fait maintenant des heures que j’ai quitté mon salon bleu-thé. Mais alors que d’habitude les émotions m’excitent, j’éprouve comme un contrecoup, la griserie a fait place à une grande lassitude, comme l’impression d’avoir vécu des mois en quelques heures sans m’être reposée. Mais cette "fatigue" est loin d’être pesante, elle me donne plutôt la sensation d’être très légère, prête à m’envoler vers ce paradis rejoindre Lu Yu ou Lu Tung… pour un court moment bien sûr, j'ai encore tellement à faire sur cette terre. J'ai un peu la tête qui tourne, je n'ai encore rien mangé aujourd'hui mais je n'ai aucune envie de nourriture terrestre, même pas de crêpes en ce jour de la Chandeleur...

dimanche 1 février 2009

Où il est question de Yunnan et de Pu Er...

Ce matin, ma première activité fut de me rendre dans mon salon bleu-thé pour admirer mes dernières acquisitions à la lumière de ce beau soleil … trompeur, il fait véritablement glacial dehors. Envie de thé évidemment. J’ai choisi les bourgeons de Yunnan, et une théière rescapée. En effet, lors de la première utilisation de ce dragon, elle m’a échappé des mains à cause de l’anse collée à l’envers, la prise était impossible normalement et j’ai appuyé 2 de mes doigts sur son ventre rond. Mais c’était trop chaud et je l’ai lâchée. Je peux donc vous dire que le dragon rouge l’a sauvée… Je ne vais pas décrire ce thé divin, je n’ai pas le temps de me concentrer dessus mais l’odeur, qui chatouille agréablement mes narines, et la couleur de l’infusion en disent déjà long. Les feuilles quant à elles parlent d’elles-mêmes. Mais que vient faire ici ce gros paquet rouge, couleur du bonheur ? Et puis, quel est donc le lien entre ces superbes galettes et celui-ci ? Vous l’aurez deviné sans doute, désormais l’un n’ira pas sans les autres, ce paquet renferme en effet des boites à galettes de thé… (A propos, Thomas, il en reste 2…). Quant aux autres, elles prendront place dans ce sac reçu de Li-Ping et Sanmao le 4 janvier dernier. Il est fait pour elles. Ma journée a très bien commencé, je vous souhaite à vous aussi un très bon début de "petit mois", comme disent les enfants. Le mien commencera très fort puisque premier dimanche du mois "oblige", je serai cet après-midi à l’Heure bleue…