vendredi 10 avril 2020

Entre sérénité (beaucoup) et pétage de câble (un)

Les jours s'écoulent sereinement la plupart du temps 
L' air est doux, le ciel très bleu 
je suis le plus souvent sur ma terrasse avec un thé infusé à froid et de quoi trouver l'inspiration. 
Au même endroit, un ciel strié de blanc mais je me rends compte que j'ai un problème, je deviens confuse ou que je perds la notion du temps : 
est-on en avril ou en juillet avec ces 26°très inhabituels à cette époque ?... 
J'achève la re-relecture de
Au plaisir de Dieu de cet immortel qui m'a fait rougir pour la première et dernière fois de ma vie: https://la-theiere-nomade.blogspot.com/2020/03/un-premier-jour-de-printemps-tres.html
En attendant la pleine lune, 
je rêve en admirant la Belle de nuit déjà très brillante ce soir… 
Le lendemain, je prépare un thé préparé à froid pour mon retour 
sous un beau ciel. 
Pour ce soir, c'est Baudelaire que j'invite à ma table avec cette fois un
J.C. Absolu Oolong en attendant Cette Lune rose, 
sauf que si elle est brillante, elle est blanche… 
très blanche.  Et la voilà enfin qui a changé de couleur. 
"Toute la splendeur d'un soir 
Captée ici par un œil 
Est-ce nous qui cherchons à la voir ? 
Est-ce elle qui cherche à être vue ? 
Toute la splendeur de l'univers, 
Espace d'un soir, a ému", François Cheng... 
Jour suivant, celui des courses, et journée noire, j'ai "pété un câble". Je fais la file dehors devant la boucherie (on ne peut rentrer qu'un(e) à la fois). Trois personnes devant moi, la dame qui me précède tousse très fort, éternue, j'ai mal pour elle quand celle qui me suit passe devant moi en me bousculant et commence à insulter cette pauvre dame : "vieille folle, partez, vous avez l'âge de crever, ne nous contaminez pas" Mon sang n'a fait qu'un tour en entendant vociférer cette pétasse, connasse une couche de maquillage certainement mise à la truelle, quant aux cheveux... Quand j'ai entendu la vieille dame commencer à s'excuser, furieuse, je me suis intercalée entre elle et cette P... la repoussant avec ma canne en lui disant mon mépris et mon dégout. Je suppose que vous avez compris que la dame était allergique aux pollens, je l'ai consolée en disant haut et fort que le virus disparaitrait par contre la connerie, c'est à vie et sans espoir de guérir. J'étais hors de ma peau, j'ai dû me retenir pour ne pas lui cracher à la figure parce que la gifler, j'aurais eu peur que ma main reste collée sur sa face. Il m'a fallu toute la journée pour retrouver mon calme, j'ai même raté mon thé. 
Ce soir, c'est la nature qui a achevé de me permettre de retrouver la sérénité. 
Comme chaque jour, 
je ne me lasse pas 
d'assister au coucher du soleil. 
qui lentement 
disparait au loin 
faisant place à l'Astre de la nuit qui a achevé de me calmer, j'ai malheureusement mal dormi... Heureusement c'est la première et, je l'espère, la dernière fois que je me mets dans un tel état ! 
Il fait déjà doux ce matin, les oiseaux chantent 
notamment cette merlette observée aux jumelles. 
Mais au sol, le spectacle vaut aussi la peine, Et pour la première fois, j'ai aperçu un papillon... Avant de prendre ma collation, je vais voir mes courriels et LA bonne nouvelle, un mail m'annonçant la venue aujourd'hui même d'un des deux colis que j'attends avec impatience, et avec une fourchette d'heure, waw ! 
La théière est toute trouvée, celle avec les papillons, le thé,
Jour J, et un livre de circonstance ! 
Le même thé infusé à froid et LE colis dans les temps, bravo la poste ! Je parlerai de son très précieux contenu dans le billet suivant, mais déjà MERCI à toi ma chère Carine ! Ce vendredi saint, je l'ai célébré à ma façon : lessives, ménage et ce soir, divine récompense que je te dédie, ma chère Cathy (ainsi que tous les autres…) :
 
 
 
 
 

dimanche 5 avril 2020

La vie continue...

"En avril, ne te découvre pas d'un fil", disait-on mais cela c'était avant. Maintenant c'est plutôt: "En avril, ne fais pas l'imbécile, reste à domicile", bien trouvé ! 
Beau ciel à mon réveil, c'est le jour des courses 
et comme inattendue récompense, pas question des horreurs espagnoles, elles sont belges fondantes, très gouteuses et le must, accompagnées d'un délicieux Sencha (merci chère Cathy). 
Spectacle toujours aussi féérique. Jour de courses alimentaires (tous les 3 jours), cela n'a rien de passionnant sauf que j'ai promis de montrer que je ne risque rien, 
A commencer par mon préféré, Séquoia. 
Dès l'entrée, des consignes claires et rassurantes : se frotter les mains avec un gel désinfectant avant d'enfiler des gants en lattex et attendre qu'un client sorte pour rentrer... 
A la pharmacie, mêmes précautions. 
A la boulangerie, je me méfie pas de marque sur le sol par contre à la boucherie, un seul client à la fois, soyez donc rassurés mes amis chers ! 
Il a fait très gris tout l'après-midi, le soir le soleil a très vite disparu sans vraiment briller. 
Des tas de nuages sur un fond de ciel bleu, comme tourmenté... je me sens un peu triste, aujourd'hui c'est Qingming, j'en ai déjà parlé à plusieurs reprises notamment ici :
https://la-theiere-nomade.blogspot.com/2019/04/la-legende-de-qingming.html, jusqu'à cette année,même si cette fête correspond au jour des morts en occident, elle me remplissait de joie, c'est le début de la cueillette du Long Jing, un de mes thés préférés, comme ici : https://la-theiere-nomade.blogspot.com/2011/04/aujourdhui-je-fete-dignement-qingming.html . Mais en cette année 2020, les Chinois en ont fait une journée de deuil national pour honorer les victimes de ce virus... 
Je m'associe à eux en savourant ce fabuleux cadeau de ma chère belle-fille. Je repense à cette belle fête célébrée l'année dernière avec mon amie Carine :
https://la-theiere-nomade.blogspot.com/2019/04/qingming-et-belle-retrouvaille.html. Vivement qu'on soit déconfinées !
Beau ciel bleu et blanc à présent et il fait très doux, de la terrasse, j'admire l'explosion du printemps sur les arbres environnants. 
J'imagine déjà comment je vais agrémenter cette terrasse mais pour le moment, c'est impossible...
Et après le souper, 
nous assistons, toujours aussi émerveillés, 
au lent coucher de l'astre du jour. 
Quel apaisement, on ne s'en lasse pas... 
"Il y eut un soir, il y eut un matin". Rituels immuables : d'abord admirer le spectacle de ce soleil fidèle au rendez-vous. 
Ensuite choisir un thé et une théière, ce matin le reste d'un
Sencha, certains de mes stocks diminuent dangereusement, je n'ai déjà plus de thés rouges... 
Et ces Belles de Mechelen , toujours aussi fondantes. Tandis que je les savoure avec lenteur et gourmandise, j'admire la théière et la tasse aux motifs japonais si fins, si précis. J'ai passé une grande partie de l'après-midi sur la terrasse. 
Il est 16h45 et il fait encore 24°. J'ai hâte de remettre la table et les chaises dehors mais seule, c'est trop lourd... 
Mon mari me déconseille de mettre des bacs à fleurs comme ceux que j'avais à Groenendael, cela diminuerait fort l'espace et c'est vrai que sur la longueur le spectacle est beau, très arboré. 
Par contre sur la largeur, la vue n'est pas terrible. MERCI ma chère Fabienne de m'avoir suggéré d'installer des bacs ronds, moins massifs ! 
Je voudrais aussi installer une étagère pour les herbes aromatiques. 
Et notre rituel quotidien, 
le coucher du soleil. 
Aujourd'hui, il était sans doute fatigué, 
cela a été très rapide : 
entre la première et la dernière photo, 
8 minutes. Les jours en ces temps bizarres se ressemblent fort mais aucun ennui, aucune lassitude ! Continuons à nous protéger...