Les
jours s'écoulent sereinement la plupart du temps
je suis le plus souvent sur ma terrasse avec un thé infusé à froid et de quoi trouver l'inspiration. Au même endroit, un ciel strié de blanc mais je me rends compte que j'ai un problème, je deviens confuse ou que je perds la notion du temps : est-on en avril ou en juillet avec ces 26°très inhabituels à cette époque ?... J'achève la re-relecture de Au plaisir de Dieu de cet immortel qui m'a fait rougir pour la première et dernière fois de ma vie: https://la-theiere-nomade.blogspot.com/2020/03/un-premier-jour-de-printemps-tres.html ! En attendant la pleine lune, je rêve en admirant la Belle de nuit déjà très brillante ce soir… Le lendemain, je prépare un thé préparé à froid pour mon retour sous un beau ciel. Pour ce soir, c'est Baudelaire que j'invite à ma table avec cette fois un J.C. Absolu Oolong en attendant Cette Lune rose, sauf que si elle est brillante, elle est blanche… très blanche. Et la voilà enfin qui a changé de couleur.
"Toute la splendeur d'un soir
Captée ici par un œil
Est-ce nous
qui cherchons à la voir ?
Est-ce elle qui cherche à être
vue ?
Toute la splendeur de l'univers,
Espace d'un soir, a
ému", François
Cheng...
Jour suivant, celui des courses, et journée noire, j'ai "pété un
câble". Je fais la file dehors devant la boucherie (on ne peut
rentrer qu'un(e) à la fois). Trois personnes devant moi, la dame qui
me précède tousse très fort, éternue, j'ai mal pour elle quand celle qui me suit passe devant moi en me bousculant et commence à
insulter cette pauvre dame : "vieille
folle, partez, vous avez l'âge de crever, ne nous contaminez pas" Mon
sang n'a fait qu'un tour en entendant vociférer cette pétasse,
connasse une couche de maquillage certainement mise à la truelle,
quant aux cheveux... Quand j'ai entendu la vieille dame commencer à
s'excuser, furieuse, je me suis intercalée entre elle et cette P... la
repoussant avec ma canne en lui disant mon mépris et mon dégout. Je
suppose que vous avez compris que la dame était allergique aux
pollens, je l'ai consolée en disant haut et fort que le virus
disparaitrait par contre la connerie, c'est à vie et sans espoir de
guérir. J'étais hors de ma peau, j'ai dû me retenir pour ne pas
lui cracher à la figure parce que la gifler, j'aurais eu peur que ma main reste collée sur sa face. Il m'a fallu toute la journée pour
retrouver mon calme, j'ai même raté mon thé.
Ce soir, c'est la
nature qui a achevé de me permettre de retrouver la sérénité.
Comme chaque
jour,
je ne me lasse pas
d'assister au coucher du soleil.
qui lentement
disparait au loin
faisant place à l'Astre de
la nuit qui a achevé de me calmer, j'ai malheureusement mal dormi...
Heureusement c'est la première et, je l'espère, la dernière fois
que je me mets dans un tel état !
Il fait déjà doux ce
matin, les oiseaux chantent
notamment cette merlette observée
aux jumelles.
Mais au sol, le spectacle vaut aussi la peine, Et
pour la première fois, j'ai aperçu un papillon... Avant de prendre
ma collation, je vais voir mes courriels et LA bonne nouvelle, un mail
m'annonçant la venue aujourd'hui même d'un des deux colis que
j'attends avec impatience, et avec une fourchette d'heure, waw !
La théière est toute trouvée, celle avec les papillons, le
thé, Jour
J,
et un livre de circonstance !
Le même thé infusé à froid
et LE colis dans les temps, bravo la poste ! Je parlerai de son
très précieux contenu dans le billet suivant, mais déjà MERCI à
toi ma chère Carine ! Ce vendredi saint, je l'ai célébré à
ma façon : lessives, ménage et ce soir, divine récompense que je te dédie, ma chère Cathy (ainsi que tous les autres…) :
