jeudi 15 janvier 2015

Une journée très particulière

Ce jeudi est consacré au Japon... D'habitude, je ne me limite pas à un seul pays mais aujourd'hui, je déroge, ce sera des dégustations à thème.
A commencer par un Gyokuro griffé Tamayura. Ce sera mon thé de méditation, loin de la folie du monde, avec cette musique zen dont je me lasse pas, elle m'apaise et m'aide à me concentrer sur l'essentiel. Le breuvage est vraiment très doux, l'umami y est très présent, un présage ? D'habitude cette saveur si particulière est plus discrète mais ce matin, c'est seulement à la 3e infusion qu'elle a pratiquement disparu. Ce qui reste très présent par contre, ce sont les rafales de vent et la pluie battantes toquant aux carreaux du salon. J'aime ce déchainement des éléments.
C'est la pluie qui fait le plus de bruit et en l'entendant des images me viennent et me transportent d'abord en Grèce, c'est Zeus soi-même qui en est le dieu. Puis au Mexique et sa riche mythologie : chez les Mayas, c'est le dieu Chac qui représente la pluie, abondamment représenté entre autres à Chichen Itza. Quant au dieu azthèque, Thaloc, je l'ai découvert un jour de Noël à Teotihuacan. Ce qui m'avait frappé à l'époque était leur air patibulaire, alors qu'ils ont un rôle essentiel : fertiliser la terre...
Je ne connais pratiquement rien de la mythologie japonaise, je vais donc me replonger dans ces petits fascicules découverts lors d'une belle rencontre à Mariemont : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/07/retour-au-japon.html , encore de beaux souvenirs...
Mais avant cela, me préparer un thé de lecture : ce sera le Genmaïcha griffé ThéÔdor. Il existe beaucoup de rituels liés aux nombreuses fêtes japonaises mais je ne me souviens pas avoir lu quoi que ce soit sur la pluie.
J'ai tout relu mais c'est seulement en parcourant ce dernier fascicule,
que je suis tombée sur des "Kamon" parlant non pas de la pluie mais de ce qui la précède, les nuages... Il faudra que je me procure un livre sur la mythologie japonaise, je ne peux imaginer qu'il n'y ait rien sur les éléments naturels.
Ravie d'avoir choisi ce thé que d'habitude j'infuse à froid pour accompagner les repas, mes petites-filles en raffolent.
Je reste au Japon avec ce thé improbable : un Organic Miyiazaki Oolong Tea reçu de JB d'Akosthé.
Je ne connais rien de ce thé dont les feuilles sèches d'un camaïeu olive sombre tirant vers le gris n'ont aucun parfum.
Par contre dès que je verse l'eau elles changent immédiatement de couleur en entamant un ballet aquatique très agréable à regarder.
Dans le bol, la liqueur est d'un beau jaune soleil par contre la saveur est bizarre, difficile à définir mais pas très agréable.
Peut-être la deuxième infusion sera-t-elle meilleure. Malheureusement non, elle est acre avec en plus un arrière-goût de... poisson qui avait vécu un certain temps.
Et le "parfum"... je préfère ne pas en parler !
Mon petit Bouddha reflète bien ma déception... Je vais jeter un coup d'oeil dans cette Bible, peut-être vais-je en savoir plus sur les oolong japonais, sinon j'epère pouvoir parler à Valérie ce soir. Parce que oui, la journée va se terminer en beauté dans ce lieu magique qu'est l'Institut Bruno Lussato et Marina Fédier http://www.brunolussatoinstitute.be/ C'est là que j'ai passé la soirée en excellente compagnie, mais le compte rendu sera pour demain... Si vous êtes impatients d'en savoir plus, allez voir leur site, une pure merveille

lundi 12 janvier 2015

Un week-end fou comme je les aime !

Un ciel très gris mais une température très douce, temps idéal pour flâner dans les rues,
De Litch ? Que nenni, de Lille !
Et un incontournable évidemment...
Stupeur et ... ravissement dy retrouver Jean-Benoît, plus habituée à le rencontrer à Bruxelles ! Nous nous reverrons jeudi soir.
J'ai résisté à l'appel, pressant pourtant, de dégarnir cette superbe étagère...
Avec Claude, le papa du petit Dragon,
j'ai partagé un frugal repas accompagné d'un Pu Er, nous ne sommes restés qu'une petite heure, nous avions un programme chargé !
Quelques minutes
pour applaudir la marche pour Charlie, à laquelle Jean-Benoît a assisté, entre dignité et détermination.
Voilà le but de notre virée à Lille, le Furet du Nord et plus particulièrement l'espace réservé aux petits gnomes !
Nous y sommes restés plus de 3 heures, rien ne nous a échappé et ce fut l'occasion de rires, de fous rires et de gentilles moqueries de ma part, le papa de petit Georges voudrait tellement brûler les étapes, même une vendeuse lui a dit de ne pas trop pousser pour ne pas dégoûter l'enfant. J'ai adoré ces moments d'échanges vrais dans ce monde de l'enfance que j'aime avec passion. Une remarque: tous les livres que nous avons acheté ont été imprimés en... Chine. Par contre quand nous sommes allés au rayon CD, DVD, etc. sous-sol nous nous sommes séparés après quelques minutes, je suis claustrophobe et des plafonds bas sans fenêtre c'est pas mon truc. Et même si j'avais oublié ma liste des livres convoités, j'ai quand même trouvé mon bonheur.
Il faisait noir quand nous sommes sortis, j'avais proposé à Claude de faire un tour de roue en plein jour mais j'ai essuyé un refus catégorique : "même en me payant, tu ne m'auras pas là-dessus"... C'est pas grave, plus tard j'emmènerai petit Georges! 
J'aurais voulu par contre prendre l'inviter à prendre un thé et une gâterie dans le salon si cosy
de ce lieu vétitablement mythique http://www.meert.fr/ mais il y avait une file interminable
et le jardin d'hiver n'était occupé que de tables inoccupées mais garni par les décorations de Noël, après 20 minutes d'attente nous avons renoncé mais nous ne sommes pas revenus les mains vides... nous ramenons le dessert du souper, les très fameuses "gaufres". Il y avait un monde fou à Lille ce samedi, les soldes sans doute, j'en avais le tournis ! Sur la route du retour nous étions un peu sonnés, nous avons donc beaucoup moins papoté qu'à l'aller, mais en arrivant à la maison, une belle surprise la table du souper était prête et bien garnie, merci Doudou ! 
Ce dimanche matin un ciel bleu profond m'attend au réveil tardif, c'est bon de faire la grasse matinée d'autant que Xavier nous invite au restaurant ce midi, je n'ai donc rien à préparer.
J'ai hâte de découvrir le cadeau de ma chère belle-fille que j'ai réussi à tenir fermé depuis hier. Emotion en voyant le papillon qui m'en rappelle un autre... Fou rire en voyant les couronnes sur l'emballage...
Ce joli petit zhong va embellir ma collection.
Je boirai à toi ma chère Hsiaolin chaque fois que je l'emploierai, tu me manques ainsi que petit Dragon, vivement le mois d'aout !
Voici maintenant mon nouveau jouet que Claude m'a ramené de Taipei.
Il a testé la fonction selfie dans le magasin
Et voici la première photographiée dans mon cocon... C'est aussi la dernière photo réalisée avec la "vieillerie" (terme utilisé par mon mari lors d'une autre folle journée :http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2014/07/passion-plaisir-partage.html ) Mille mercis chère Marie-Sophie, elle m'a bien servi cette « vieillerie » que tu récupèrera dès qu'on se voit. Il me reste à me familiariser avec le nouveau mais en voyant le nombre de possibilités d'emploi, je sens qu'il me faudra du temps. Cela me fait une fois de plus penser aux lave-linges : 50 programmes mais on se sert à tout casser de 4 ou 5... Je verrai cela demain, nous partons au restaurant tout à côté de la maison. Chez Tissens http://www.tissens.be/ par contre, c'est très simple, ils ont 2 spacialités : les anguilles au vert et la côte à l'os. Les deux carnivores ont pris la côte à l'os et moi les anguilles. Encore du bon temps, c'est vrai que cette formule permet de rester ensemble sans s'occuper de rien d'autre que de papoter. Retour à la maison, et après une première tasse de thé, un Wu Yi Yun-Yan Cha, je dresse la table pour le goûter...
Eh oui, jamais deux sans trois !
Accompagnée d'un Alishan cha. Je l'ai coupée en quatre et Xavier après avoir prédit que le roi serait Claude, a suggéré que si la fève se trouvait dans le dernier morceau... on le garde jusqu'à l'année prochaine !
Ce ne sera pas nécessaire !
Comment faire pour avoir la fève nette ? Je chercherai demain ! Le temps d'emballer les cadeaux pour petit Dragon, des livres de sa Nanny et un CD et un DVD de son grand-père, il est malheureusement déjà temps de nous quitter.
Cette fois-ci c'est le père qui fut sacré roi, l'année prochaine ce sera peut-être petit Georges ! C'est ainsi que se termina un week-end un peu surréaliste...
Et comme un bonheur ne vient jamais seul,
voici les dernières photos de ce petit Georges que j'ai tellement hâte de revoir !
Avec son papa, fier comme Artaban... Et on le comprend,
faisant le zozo.
Et une infinie tendresse dans les yeux de cet enfant choyé en caressant la joue de sa maman.
Vivement le mois d'août pour les revoir tous les trois!

vendredi 9 janvier 2015

A propos du 07 / 01 / 2015 ...

Dans mon dernier billet, je parlais de consternation face au mal absolu. Je n'arrivais pas vraiment à réaliser l'ampleur de l'horreur, je n'avais plus le cœur de me livrer à mon activité favorite...
Je n'ai malheureusement aucun talent pour dessiner mais j'ai voulu représenter ce drame par des symboles : le crayon, outil de travail des "sans-Dieu" et me disant que ces fous furieux ont étalé leur inculture parce que si je suis bien informée ces monstres ont pour cible les "Croisés" entre autres et là, sans connaître ces "iconoclastes" et sans vérifier mes infos, ni de près ni de loin ils n'en sont !
Deuxième symbole : un de mes capteurs de rêves. Je rappelle que dans la mythologie indienne ce capteur de rêves fait passer les beaux rêves, les rêves heureux et emprisonnent pour la nuit les mauvais rêves ou les cauchemars qui sont brûlés par les premiers rayons du soleil, joli, non ? Et enfin l'étoile dont le symbolisme a été si joliment décrit par Marie-Aline dans le billet précédent. Une longue partie de la nuit et hier quasi toute la journée, je suis restée scotchée devant la télévision et sur FB. Beaucoup d'émotions contradictoire m'ont envahie, passant de la colère face à l'innommable à la crainte d'amalgame entre les musulmans et ces terroristes. Mais quand j'ai vu qu'un de ces monstres a achevé un policier blessé à terre (pas sur une image floutée mais sur la couverture de journaux étrangers) , ce sont des sentiments irrépressibles de vengeance qui m'ont submergée. Surtout ne pas les abattre, faudrait pas qu'ils meurent en "martyrs", ne pas essayer de les raisonner selon nos valeurs mais adopter un temps leurs moeurs et la loi du Talion qu'ils pratiquent avec "talent". Je pensais à la lapidation, mais très lente. Ou alors compter les balles dont ils s'étaient servis et les leur renvoyer mais pas dans des endroits vitaux, qu'ils aient le temps de comprendre ce qui leur arrive, et de souffrir surtout. Et sans aucun état d'âme... La tristesse avait fait place à la haine. Assez incroyablement c'est FB qui petit à petit m'a ramené à la raison, hier (je précise bien hier) je n'ai lu aucun message polémique ni haineux mais au contraire beaucoup de sympathie et d'imagination pour traduire, par des dessins essentiellement, leurs émotions fortes. Puis les rassemblements spontanés pour montrer à ces inommables qu'ils en ont abattus 12 mais que des millions se sont levés, unis contre leur barbarie. Et pas qu'en France, la mondialisation a du bon ! J'ai fredonné cette vieille chanson, souvenir de mes années guides : "Quand les hommes vivront d'amour
Il n'y aura plus de misère
Les soldats seront troubadours
Mais nous nous serons morts mon frère".
J'aimerais qu'un jour on puisse remplacer la dernière phrase par Parce que nous sommes tous devenus frères... Il y aurait encore tant à dire, et surtout les faire mentir, NON ils n'ont pas tué la liberté, ils l'ont multipliée comme le fameux effet papillon, c'était mon voeu pour la défunte 2014 : http://la-theiere-nomade.blogspot.be/2013/12/dun-livre-lautre.html , j'en ai autant pour 2015. J'ai vu des Français debout et unis, attitude citoyenne spontanée qui ont rappelé au monde leur belle devise Liberté, Egalité, Fraternité, j'ai pensé alors à celle de mon pays : l'Union fait la Force..., j'espère que dimanche on ne verra que des drapeaux bleu, blanc, rouge et rien d'autre.
Aujourd'hui, un dernier regard à ce beau grand crayon (cadeau de ma chère Marielle) et à ce capteur de rêve qui vont retrouver leur place dans ce lieu de sérénité.
Le dessin de duBUS du jour dans la Libre.be qui affute son crayon, il s'apprête peut-être à dessiner pour Charlie-Hebdo... Je retrouve mes esprits et la paix de ce lieu.
Dans la tasse un Puttabong griffé Cha-Hû-Thé et dans les oreilles Marie Laforêt. La liqueur ambrée pénètre avec force dans mon corps et parle à mon coeur. Et les chansons de la Dame aux yeux verts me rappellent les nombreuses heures passées avec ma chère Chantal à l'écouter dans notre folle jeunesse, nous les connaissions pratiquement toutes par coeur. C'est elle aussi qui m'avait offert cette théière et cette tasse. Je bois à toi ma Belle, là où tu es... J'aurais aimé que tu sois encore là pour parler de tout cela, je me rappelle que nous étions à Paris en juillet 94 ou 95... Pendant le souper j'ai appris la nouvelle : à la Porte de Vincennes, 4 otages tués plus les monstres. J'ai détesté qu'au journal on les assimile aux autres victimes, eux n'en sont pas, ce sont des nuisibles, des cancrelats et surtout ni des "héros", ni des "martyrs" comme ils se nomment eux-mêmes, et ils sont bien les seuls !
Direction mon cocon, soulagée mais pas encore complètement remise, je suis encore marquée par une image, celle d'un nourrisson qui a vécu ces horreurs. Il est sauf, j'espère que sa mémoire ne gardera pas ces moments infernaux. Alors des symboles d'abord, mon papillon accroché non pas à la lune, encore invisible ce soir, mais à l'étoile, et la flamme d'une bougie
Et les deux autres ont eu le même sort, quels abrutis, l'esprit des 4 ont dû inspirer ce commentaire si symbolique, j'ai bien ri... eux n'auraient pas compris !
Je vais passer la soirée avec le Grand Jacques que j'ai délaissé depuis mercredi en savourant Joie de Vivre griffé ThéÔdor, mais avant cela je vais poster ce billet
en laissant la flamme de la bougie chauffer les ailes du papillon. Je me sens mieux à présent en pensant à ces mots de Lao Tseu : "C'est parfois d'une situation désespérée que jaillit l'espoir". Et une autre chanson, celle des compagnons de la chanson me traverse l'esprit : "Si tous les gars du monde décidaient d'être copains (...) Et marchaient la main dans la main, le bonheur serait pour demain".