lundi 24 septembre 2018

Une année de plus pour un petit Dragon d'Eau...

Un grand jour aujourd'hui : dans quelques heures, petit Dragon d'eau fêtera son 7ème anniversaire dans le calendrier lunaire ! Pour le moment, il tombe des cordes et le vent s'en donne à coeur-joie. C'est le début officiel de l'automne qu'inaugure l'équinoxe… 
C'est avec un Yunnan Golden Pearls que je commence la journée 
en feuilletant ce superbe livre de
Contes de Chine, Ce n'est que la troisième fois que nous le fêtons ensemble, d'abord en 2014: http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2014/09/suite-de-la-fete-de-la-lune-petit.html puis l'année dernière : http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2017/10/aujourdhui-cest-taiwan-tsukimi-au-japon.html que c'est toujours aussi émouvant de revoir ces si beaux souvenirs… 
J'espère que la reine de la nuit sera encore plus resplendissante qu'il y a 2 nuits parce qu'avec le ciel plombé d'aujourd'hui, ce n'est pas gagné ! 
Après le dîner, passage sur ma terrasse, très bref, il fait trop froid et un petit vent piquant aggrave encore cette désagréable sensation. 
La pluie qui s'était calmée quelques minutes recommence, il est temps de m'occuper des derniers préparatifs. 
Bougies vicieuses qui se rallument malgré l'ardeur du souffle de petit Georges ! 
Il y est arrivé, il a droit à son champagne.
Les grands se contenteront d'un Oolong. 
Cadeau de sa cheftaine, MERCI ma Puce, il est ravi et impatient que cela pousse ! 
Le gâteau de lune ne l'intéresse pas, il préfère picoler… 
en essayant de déchiffrer le mode d'emploi de cette plante magique, 
et il n'est pas le seul... Lecture du conte de la lune et récitation de sa première poésie de rentrée, moment d'émotion et ce n'est que le début ! 
Nous avons droit 
maintenant 
à un récital. 
Après seulement 2 leçons, 
quelle dextérité ! 
Les applaudissements provoquent chez lui une réaction spéciale… 
Malgré un rappel insistant, il n'y aura pas d'autre prestations, cela me rappelle le grand Jacques à qui j'ai déjà pensé ce matin en voyant le ciel dans l'épais brouillard de ce plat pays. 
Telle mère, tel fils… 
18h20 à Rixensart, 0h20 à Taipei. Nous nous apprêtons à fêter en famille cet astre qui aura bien du mal à percer la chape des nuages. Sur la façade,
Le lilas d'Asie sur la vitre à l'entrée, Dragon… 
Petit Georges 
immortalise cette soirée  par une galerie de portraits 
et son premier selfie… 
Sans oublier nos gentilles hôtesses. 
Bon appétit petit Dragon. Un repas joyeux en écoutant parler cet enfant heureux, mais je n'ai pu avoir beaucoup d'éclaircissements sur ses activités scolaires autres que
jouer avec mon copain... J'en sais un peu plus sur les scouts anglais, il est chez les Beavers ! J'espère qu'il aura autant de bonheur que moi chez les lutins puis les guides, je suis marquée à vie par les valeurs de ce mouvement de jeunesse… 
En attendant qu'arrive le dessert, mère et fils fabriquent des étoiles, 
il est très habile et minutieux dans ses gestes. Mais tout à coup, plus d'électricité, 
pas pour longtemps ! Tout le restaurant lui chante Bon anniversaire, 
suivi d'un tonnerre d'applaudissements, ça l'a beaucoup touché que tout le monde chante pour lui. Ici s'achève une belle journée, il est temps de rentrer parce que demain, il y a école. Il ne manquait que son grand-père qu'un coup de fatigue a obligé à rester à la maison, le pauvre. 
Elle est là la Reine de la nuit, derrière ces épais nuages. 
Deux heures plus tard, elle les a percés, elle est rayonnante, je pense à celles et ceux, chers à mon coeur, qui la fêtent, soyez heureux ! Ce matin, le ciel est encore gris mais la pluie a cessé, je vais donc fêter seule cette fois cette grande fête asiatique. 
Les gâteaux vietnamiens sont bien à l'abri dans une boîte flamboyante, mais que fait ce coq dans un médaillon entouré par des dragons ? 
Et que signifient donc ces 2 lettres NL au centre de cette superbe fleur qui me fait penser à celle du lotus ? 
Des parfums subtils et gourmands se dégagent, un oeuf se cache encore. 
Quel beau coeur, et beaucoup de saveurs différentes mais très équilibrées, un régal. Mais très bourratif, impossible d'en manger plus qu'un quart… mais ce sera une bonne collation cet après-midi!
Et dans la tasse, un
Milky Oolong, émotions fortes encore et pas que gustatives en repensant à ces belles histoires, chinoises et japonaises, les seules que je connaisse jusqu'ici : http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2014/10/ce-soir-la-lune-est-belle.html mais je suis quasi certaine qu'il en existe aussi au Vietnam, j'en saurai plus pour l'année prochaine. Beaucoup de choses à faire aujourd'hui et dans les prochains jours qui me tiendront éloignée de mon cocon, mais je suis gonflée à bloc et je reviendrai bientôt. MERCI la VIE 

mercredi 19 septembre 2018

Voyage, de la Chine au Vietnam

"Il y eut un soir, il y eut un matin" C'est avec cette chanson que je me suis réveillée ce matin après une nuit trop agitée, j'ai regardé hier soir un reportage sur DAESH, une horreur… 
Le ciel ressemblait encore un peu à celui d'hier soir mais j'ai hâte de voir le soleil pour chasser mes idées noires. Et me réveiller... une douche ne suffit pas mais mes rituels vont aussi m'y aider : 
un décor d'abord, ce reportage GEO magnifiquement illustré :
Aux sources du thé sous le regard malicieux de Lu Yu : de beaux souvenirs... : http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2010/03/sur-les-pas-de-lu-yu-premier-maitre-du.html . Tandis que l'eau chante dans la bouilloire, j'écoute ces airs joyeux : The colorfull Yunnan rhythm, je retrouve mon monde. 
Dans la tasse, un
Yunnan Golden Pearls aux notes chaudes et pleines de force de ce terroir que j'aime tant, une main de fer dans un gant de velours comme dit si bien Olivier Scala. Au 8ème siècle, il y a eu Lu Yu et son Classique du thé, 13 siècles plus tard il y a Katrin Rougeventre et L'Empire du thé cette Bible extraordinaire que les passionnés férus d'histoire consulteront encore pendant des siècles, elle est la digne descendante de celui qui a écrit le premier livre sur le thé, j'en ai déjà parlé entre autres ici : http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2017/03/lempire-du-une-semaine-de-pur-bonheur.html  ! Emotions fortes et reconnaissance, j'éprouve toujours le même bonheur chaque fois que je le consulte. Je me sens maintenant bien réveillée et prête à effectuer des tâches que toute bonne femme d'intérieur se doit d'accomplir... même si ce n'est pas vraiment ma tasse de thé ! 
Un merveilleux soleil dans un ciel bleu profond en ce début d'après-midi 
et un temps toujours estival malgré des rafales de vent qui font pleuvoir les feuilles jaunies, c'est le moment de partir au Vietnam 
pour découvrir ce thé vert encore sous vide, le Dàc Sàn. 
C'est l'occasion de découvrir ce set de dégustation offert il y a quelques temps déjà par le petite-fille d'une amie que j'avais aidée à préparer son examen de math. 
Dès l'ouverture du sachet, mes narines se sont mises à frétiller, je suis étendue dans une prairie de vert gazon printanier. 
Assez curieusement, les feuilles sont plutôt grisâtres, mais comment vont-elles se comporter dans l'eau ? 
Lire d'abord les conseils de préparation. 
J'aurais dû les infuser en zhong mais je n'ai plus confiance dans ma main droite, elle a provoqué assez de casse!, une théière transparente me permet de voir danser les feuilles.
J'aime beaucoup la petite théière verte décorée qui accueille l'infusion, très claire. Dans la tasse, la liqueur me rappelle à la première gorgées les saveurs subtiles du
Bi lo Chun. Mais aussi des notes d'asperges avec petit à petit une légère et douce astringence mais aussi celle si particulière de l'Amitié, émotions gustatives garanties. Le petit paravent est aussi de l'artisanat vietnamien, je l'ai déniché dans une petite boutique près de l'opéra il y a un bail. 
Je tente un deuxième passage en doublant le temps d'infusion, elle a beaucoup moins de saveur mais comme mon palais garde celle de la première infusion, cela reste agréable. 
Au fond de la théière, les feuilles ont bien grandi et dégagent un parfum de... noisette, du moins c'est ce que je sens. A vérifier avec quelqu'un qui a une meilleure mémoire olfactive ! Encore une magnifique journée estivale dont j'ai savouré chaque moment avec bonheur et gourmandise, j'en redemande ! Malheureusement demain et vendredi, visites médicales pour contrôle, j'espère avoir de bonnes nouvelles !... 

mardi 18 septembre 2018

Voyage en... Mandchourie sous un soleil éclatant

 Un ciel tout bleu, des arbres qui commencent à changer de couleur, est-ce l'automne ? 
Que nenni, il fait 29° sur la terrasse, le soleil tarde ses rayons. bienfaisants, c'est le retour de l'été, été tout court depuis que j'ai appris que sous nos latitudes, on ne pouvait pas parler d'été indien (mais je n'ai pas retenu le nom qu'on lui donne ici en septembre et en octobre...) Retour des thés verts donc. 
Et particulièrement ce cadeau de mon petit-fils ! 
Je ne savais rien de ces feuilles d'un beau camaïeu de verts si ce n'est que, pour les avoir testées, infusées ces belles donnaient une liqueur assez amère. Mais maintenant, je sais tout et grâce à Katrin à qui j'ai écrit pour connaître le nom de ce thé énigmatique, j'avais essayé de trouver dans sa Bible son nom chinois et sa traduction mais en vain, je sais pourquoi maintenant. Mais avant d'en dire plus, je veux l'infuser à nouveau. 
Beau jaune soleil dans la tasse 
et taille impressionnante des feuilles après un seul passage de 3 minutes à 75°. 
Voyage en ... Mandchourie avec ce Jingchiang cha, MERCI pour ta carte et pour tes informations, toujours si précises et très documentées !
"La Chine nous réserve toujours des surprises : ce thé vient de Mandchourie, tout au nord de Pékin, au nord de la Corée du Nord , c’est dire si c’est au nord !!! 

Je n’imaginais pas que le thé pouvait pousser aussi haut !  Il vient précisément de la province de Jilin (située entre le Liaoning au sud et le Heilongjiang au nord - province côtière de la Sibérie ! ) 
C’est une région de montagne, aux sols particulièrement riches, le pays d’origine de la dernière dynastie chinoise, les Qin , qui étaient Mandchous. 
Ton thé pousse aux alentours de la ville de Baishan, qui est probablement l’une des villes les plus froides de la province, avec un été très court et arrosé, et une hiver long et sec (et très froid). 
J’imagine que la variété de ce camellia est à très petites feuilles épaisses. 
Il s’appelle Jingxiang cha. Je ne connais pas : est-ce le même genre que le Gujing cha, très amer ? 
La matière première est le Jingxiangye : la feuille au parfum de clou (clou de girofle ? ) - je doute fort que les girofliers poussent dans cette région. En revanche c’est le terroir du Ginseng et de plein d’autres plantes médicinales"
Deuxième infusion, les feuilles sont immenses et débordent presque de la théière. 
Dans la tasse, la couleur a légèrement foncé et la saveur est encore plus amère, elle me fait penser à quelque chose que j'avais reçu d'un ami, c'était de fines tiges qu'on rajoutait au thé, elles étaient employées en médecine traditionnelle chinoise, sensées donner plein de bienfaits mais à l'époque je n'avais pas du tout aimé et comme les inscriptions étaient en chinois... Je sais juste que la boîte qui les contenaient était vert foncé et cylindrique. Je devrais aller faire des fouilles au grenier parce que comme je ne jette rien, malheureusement, je devrais sans doute la retrouver. Quant au clou de girofle, chère Katrin, tu as raison, si les feuilles s'en étaient imprégnées, cela se goûterait ! 
Quant aux feuilles, immenses, elles sont épaisses et coriaces. En tous cas mille MERCIS de m'avoir éclairée, j'ai hâte que tu puisses en goûter pour avoir ton avis. Quant à moi, je ne pense pas que j'en referai souvent mais je crois que cette infusion apporterait un plus à du risotto par exemple. A tester ! 
Cette merveilleuse journée s'achève dans l'allégresse et, s'il fait aussi beau demain, je partirai au Vietnam pour tester un thé vert de là-bas reçu début septembre, déjà merci Tuan... J'en connais une qui va avoir de la lecture ce soir = message codé à ma Grenouille préférée !

jeudi 6 septembre 2018

Il est revenu le temps du PU ER...

L'automne météorologique est bien là avec ses brumes matinales, un fraichissement de la température et une faible lumière . Pour le moment, j'en suis ravie ! Il est revenu le temps du Pu Er, de ses parfums et de ses saveurs improbables : pour faire court, les sous-bois, les champignons, les fruits cuits mais il faut être dérangée pour aimer le goût du cuir, de l'écurie, de la ferme, comme celui des vieilles caves ou des greniers. Cela tombe bien, c'est tout ce que j'aime par ces temps frisquets, humides et sombres. Après le petit-déjeuner, retour dans mon cocon. 
Un ciel tout gris encore mais sans les brumes matinales. 
Beaucoup d'émotions en installant le matériel qui me rappelle des très beaux souvenirs avec la découverte de ce thé surprenant, il y a près d'1/4 de siècle chez
Thés de Chine. Un vrai coup de foudre... qui dure toujours ! C'est à ma chère Cathy que je dédie ce billet (+ message codé) … 
J'ai choisi ce
Yi Wu 1998, un village cité dans La Mémoire du Thé
Réveil des feuilles d'abord, 
mais je ne me résous pas à jeter cette première infusion, très douce et incroyablement sucrée après quelques instants seulement. 
J'allie à présent la dégustation de ce breuvage mythique et des citations de ce roman qui ne me quitte plus.
"Le goût doit être légèrement amer quand le thé entre dans la bouche, puis vient la sensation fraîche, mentholée qui s'attardera sur les côtés de la langue et ouvrira la poitrine suivie par un parfum qui remontera de la gorge". 
Les tasses se suivent et toujours les émotions gustatives qui les accompagnent. Mais j'ai évité un drame, le pot de réserve m'a échappé des mains et à cogné la tasse à boire sans dégât heureusement. Les deux sont irremplaçables, le pot de justice fait partie du set créé en 2002 pour les 10 ans de
Thés de Chine et la tasse vient du Musée du Thé à Musha. J'ai eu chaud mais Lu Yu veillait! 
Par précaution, j'ai préféré continuer avec un pot de justice en verre. 
Les saveurs évoluent, même compressées et âgées les Belles continuent à développer de nouveaux goûts :
"J'espère voir émerger des arômes et des goûts spécifiques : orchidée, lotus, camphre, abricot ou prune (...)"
La couleur devient plus ambrée, aux notes de fruits cuits succèdent maintenant des notes plus boisées et de camphre aussi. Plaisir des sens, je suis en paix, mon âme est comblée. Mais le temps passe, je dois regagner la terre, et retourner chez ... le dentiste. J'espère pouvoir garder ma sérénité. 
Je laisse les Feuilles se reposer et, si je ne garde pas dans la bouche le goût laissé par le dentiste, je continuerai les infusions ce soir pour retrouver
"le huigan, sensation de bouche et goût de retour".
Il ne faut pas rêver, impossible de les faire disparaître, elles passeront la nuit bien à l'abri, il me reste les souvenirs… 

lundi 3 septembre 2018

Pu Er dans la tasse, Pu Er dans les pages, Pu Er dans mon coeur...

Ciel un peu gris pour la rentrée des classes, certains écoliers : enchantés de retrouver les copains et les bancs de l'école, d'autres, sans doute plus inquiets, vont commencer la grande aventure des apprentissages. J'ai un pincement au cœur chaque année à cette période et une pensée émue pour eux tous et pour leurs instits qui, malgré la difficulté , ont choisi le plus beau métier du monde ! Dans une autre vie, je leur disais qu'ils étaient des éveilleurs d'intelligences... chaque enfant apprend à son rythme et donc pas question de proposer systématiquement le menu du jour mais bien celui à la carte pour certains... grande responsabilité ! J'ai gardé jusqu'à la fin de mon autre vie la passion de la transmission, je leur souhaite à eux aussi une carrière très riche… Je veux moi aussi aujourd'hui une journée studieuse. Retour dans ce village perdu au finfond du Yunnan. Une visite, celle d'un riche étranger, va bouleverser la vie de Li-yan et de sa famille. Monsieur Huang, arrivé en voiture avec son jeune fils, vient de Hong Kong, voudrait goûter de leurs thés en vue d'en acheter. La jeune fille, seule à parler mandarin, servira d'interprète sous l'oeil méfiant voire hostile de sa famille. "Tout ce que je veux, c'est acheter du thé, vous en avez ici n'est-ce pas ? Buvons-en mais fait avec de l'eau de source. Avez-vous de l'eau de source ?" Etonnement de la jeune villageoise : "Quelle autre sorte d'eau existe-t-il ? L'eau de pluie ? L'eau du ruisseau ? L'eau de la mare ?" Encore un quiproquo lié à deux mondes différents. "Notre village s'appelle Source de printemps" Le premier thé ne plaît pas au visiteur : "Cela doit être du thé de buissons en terrasses, il aura un arôme monocorde de la première à la dernière infusion. Il n'a pas de Qi, pas de force vitale, pas de richesse".Deuxième thé : "Ecimer les arbres ne donne pas des racines fortes, car elles poussent latéralement en miroir de ce qui est au-dessus du sol.On obtient un arôme doux, mais vide. Je cherche du Pu Er. Vous connaissez le Pu Er ?" Terme inconnu pour eux. Mais quand l'homme parlé d'un thé âgé spécial, amusés les hommes lui proposent alors le thé des vieux arbres de la parcelle du troisième frère, considéré comme sans valeur. Père et fils apprécient : "C'est mieux. Quand les arbres poussent à partir de graines, les racines principales s'étendent sans fin, créant autant de hauteur sous terre qu'au-dessus du sol. J'ai toujurs entendu dire que le thé du mont Nannuo a des caractéristiques spéciales : il est plus floral, son goût en bouche est moyen. Je sens une teinte d'abricot avec une notes de tabac est modérée". Il en extrait quelques feuilles de la théière : "Regarde Fils. L'infusion a redonné aux feuilles leur aspcct originel, souples et épaisses".Père et fils mâchent alors une feuille : "Ce thé brut n'est pas mal, mais j'attends toujours de goûter votre thé âgé. (...) Je possède moi-même des galettes de thé vieilles de 30 ans mais certaines sont encore plus vieilles. Ce sont des antiquités mais elles sont toujours vivantes." 
Avant d'aller plus loin, je veux me préparer du Mao Cha qui dort depuis un certain temps dns cette jolie jarre en porcelaine ramenée de chez Long Jing à Lyon. http://la-theiere-nomade.blogspot.com/2008/12/th-et-bouddhisme-lyon-le-1er-jour-de-la.html souvenir, souvenir… 
Forte odeur un peu acre d'écurie à la fois des feuilles sèches 
accentuée après une infusion instantanée pour réveiller les Belles endormies. 
Belle couleur assez pâle mais la saveur... pour être brute, elle est brute ! Un peu trop acre mais surtout sans nuance malheureusement. 
Peut-être ont-elles besoin d'être plus infusées ? Ou auraient-t-elles préféré une théière en terre? 
Deux passages plus tard, toujours aucune amélioration, je renonce à continuer, peut-être ont-elles mal vieilli ? Par contre, pour faire cuire du riz sauvages, cette saveur forte apportera-t-elle un plus ? A essayer. 
Je goûte aussi les feuilles mais je les trouve amères et coriaces. Un tour de jardin pour enlacer mes arbres me fera du bien, comme une récréation. Il fait un peu frisquet, temps d'automne, temps du
Pu Er Je ne vais cependant pas en choisir un autre, ce Mao Cha me reste sur l'estomac... Une dernière citation aussi avant de refermer momentanément ce livre, c'est le père d'abord et un des fils ensuite, amusés, voire moqueurs qui répondent à propos des galettes: "Qui boirait une chose pareille ? (...) Nous cueillons nos feuilles, nous en traitons quelques-unes pour la famille, et elles sont buvables au bout de trois jours. Si nous abandonnions du thé pendant six mois, nous le donnerions à manger aux cochons." La suite plus tard, mais c'est ici que commence vraiment la transformation de la culture du thé, une nouvelle façon de faire qui apportera beaucoup à tout le village et plus encore à Li-yan!