jeudi 26 août 2010

Une journée entièrement consacrée au thé, vive l'i Pad!

Je n’étais pas très réveillée ce matin - trop peu de lumière, il fait sinistre dehors - j’ai donc choisi un thé tonique, un reste de bourgeons de Yunnan, une tuerie comme disent les jeunes. Il ne m’en restait que de quoi remplir cette théière solitaire. D’habitude, je ne bois les thés rouges et les noirs qu’en automne mais il fait frais et pluvieux il conviendra donc très bien pour continuer la lecture du contenu de l’enveloppe. Et j’ai encore eu un fou rire quand j’ai lu comment un mesurait le temps d’infusion à l’époque… Ah Cerise, tu es incomparable pour dénicher ce genre de lecture, as-tu déjà essayé ce procédé? Je ré-infuse les bourgeons, le breuvage est moins foncé mais dégage encore un parfum puissant et ces notes de sous-bois mais aussi des arômes de chocolat. Je me plonge à présent sur la documentation concernant l’exposition La soie et le Canon, j’ai hâte d’y être. Un petit entracte pour manger avec mon mari et puisqu’il m’abandonne cet après-midi pour aller se livrer à sa nouvelle passion, je retourne dans mon salon bleu-thé.Le thé de ce matin m’a inspirée pour celui de cet après-midi, ce sera ce superbe thé noir coréen, le Jukro dont j’ai parlé en février 2009. Quitte à en refaire, je choisi également une théière solitaire. Je retrouve les émotions gustatives de l’époque, et s’il a toujours un parfum puissant de cacao au goût, j’y décèle d’abord des arômes de vanille et de miel, un vrai bonheur. Et pour anticiper le bonheur de me retrouver à Nantes fin septembre, je reprends la lecture de cette brique, cadeau de Sylviane ; c’est une mine de renseignements très précis et érudits et comme toujours très bien illustré. J’aime ces journées où je peux sans vergogne me consacrer à ma passion. C’est vrai que j’ai parfois de fugaces scrupules à laisser mon mari tout seul mais depuis qu’il a (presque) son nouveau jouet, c’est lui qui m’abandonne… pour notre plus grand plaisir à tous les deux ! J'espère que son apprentissage durera encore un certain temps, notre petite-fille est une très bonne professeure.

mercredi 25 août 2010

Le lendemain de la veille, ce n'est pas mal non plus

Ce matin, pour me remettre de mes émotions mais pour prolonger le bonheur, me revoici dans mon salon avec au programme dégustation de ce thé d’anniversaire, un Oolong de printemps, cadeau de Hsiaolin et Claude. Je l’avais découvert hier et partagé avec mes amies, donc en grande théière. Mais aujourd’hui, je veux le découvrir en zhong. Cette fois, je ne pèse ni ne chronomètre, je vais l’infuser à la couleur et à l’odeur du couvercle. Roulées en grosses boules, les feuilles se devinent grandes et leur couleur tirant plus sur le vert semblent peu fermentées. Le parfum qui s’en dégage me fait penser à des fleurs, mais lesquelles ?Dès la 2e infusion, les feuilles se sont déjà fort déroulées mais je dois les laisser infuser plus, le liquide est un peu fade, je vais donc reprendre ma minuterie. La 3e infusion est plus gouteuse, avec cette fois des notes boisées. La 5e infusion change vraiment de goût, j’y perçois comme du camphre et elle est sucrée, et de couleur, plus dorée. J’en suis à la 6e infusion, les feuilles sont maintenant tout à fait développées.L’infusion est toujours cette belle couleur ambrée mais perd en goût, je m’arrête là, je reviendrai après-midi. Pendant toutes ces dégustations, j’ai pensé à vous qui m’avez honorée par vos gentils messages, vos cartes et vos coups de fil, encore merci.C’est le temps de la lecture, je garde le même thé mais infusé cette fois dans une plus grande théière. Et je m’attaque à ce catéchisme particulier, un des trésors de la fameuse grande enveloppe. Bonne idée que cette réédition, la première datait de 1715… Je m’attendais à sourire, tout au long de la lecture, mais à ce point ! C’est un rire franc qui m’a envahie, j’en ai mal aux mâchoires. Et au rire a succédé un vrai fou rire, irrépressible, impossible à arrêter, mon mari est monté croyant que je me payais du bon temps avec une amie. Après les mâchoires, ce sont les côtes qui s’y mettent, d’autant que mon mari découvre à son tour ce livre bien-pensant ! Je me souviendrai longtemps de ce cadeau insolite et ce qu’il a provoqué dans ce salon à l’ambiance d’habitude plus feutrée. Merci à ma Cerise. Un dernier regard à ce bouquet comme je les aime et je redescends sur terre et dans ma cuisine pour préparer le souper.

mardi 24 août 2010

Une merveilleuse journée

Même fêtée en petit comité - LA fête sera pour plus tard - ce jour fut pour moi grandiose. Marielle et mon homonyme découvrent ce lieu spécial.Et les photos parfois trompeuses… ... les convives étaient nettement moins sérieux. N'est-ce pas Yasna...Retour à la campagne et thé sur la terrasse. J’avais invité le soleil et il ne s’est pas fait prier.
Trop émue pour écrire plus longuement… Merci à tous pour vos souhaits qui resteront longtemps dans mon cœur comme autant de perles de thé. Et j’ai enfin pu ouvrir l’enveloppe… que du bonheur, en images et commentaires demain.

lundi 23 août 2010

Le Gyokuro chinois ou les chiens ne font pas des chats!

C’est le déluge dehors. Déjà cette nuit, la pluie battante et très forte nous a réveillés, moi qui pourtant d’habitude n’entends rien, j’ai été servie. Une seule chose à faire, me réfugier dans mon salon bleu-thé et me livrer à mon activité préférée. J’ai envie de tester ce fameux Gyokuro chinois et je prépare le matériel nécessaire et je choisis un set à Gyokuro made… in France. Dès l’ouverture du sachet, deux choses me frappent : la couleur des feuilles et leur parfum, je perçois une odeur de tomates séchées. Je suis scrupuleusement les indications du sachet : 2 grammes pour 20 cl infusion 1min.30 dans une eau à 60°. La couleur de l’infusion est pâle, pratiquement sans goût. Les feuilles se sont développées et dégagent une légère odeur de foin. Deuxième essai : je double la quantité de feuilles et les autres paramètres, sauf la température de l’eau bien sûr. Cette fois-ci le résultat est correct, couleur paille de l’infusion et goût de maïs, assez amer mais cela me convient. Deuxième infusion à 6 minutes, je suis heureusement surprise par le résultat, l’infusion est redevenue plus pâle mais la saveur est sucrée, et le breuvage rafraîchissant. Les feuilles se sont maintenant complètement développées, j’en goûte une, elle n’a guère de goût mais est par contre très tendre. Quelle conclusion puis-je en tirer ? Si on oublie son nom, il n’a clairement rien à voir avec un Gyokuro, on peut le considérer comme un thé original mais qui ne laisse pas de souvenir impérissable et en ce qui me concerne aucune émotion gustative ! Je ne parle jamais de prix mais je ferai une exception ici, j’ai payé 10 euro pour 50g (la moitié du prix normal), je trouve ce prix exorbitant pour un thé qui ne présente rien de spécial. Ca m’apprendra à être curieuse… J’ai envie de lire, je me prépare un Shimizu, j'admire les petits dahlias pompon qui font office de soleil ce matin et me plonge dans mon livre. Un petit clin d’œil à ma Cerise préférée. Il n'y a rien sur les Framboises...

dimanche 22 août 2010

Un dimanche très paisible

Journée très détendue aujourd’hui. Ce matin j’avais pris une bonne résolution : répondre aux nombreux courriels qui reposent dans ma boîte, et en effet j’ai bien commencé mais mon mari m’a proposé de m’installer avec lui sur la terrasse et donc je ne suis pas encore tout à fait à jour.
Cet après-midi tandis que mon mari est à nouveau attiré à Bruxelles (il y a de l’i Pad dans l’air), je prépare ce délicieux thé pour mon invitée. Et avec elle, fous rires garantis puis le réconfort avant l’effort (oui, avec moi, c'est ainsi), elle s’est bientôt transformée en tornade blanche, merci ma Puce, là où tu passes, poussière et bazar trépassent ! Après le souper, un tour de jardin avec mon mari et retour dans mon cocon avec une autre infusion de ce précieux Long Jing, je ne suis pas sensible à la théine, je peux donc en boire même tard. Et ce soir, pas de lecture, je passe cette soirée avec LA Callas. Puis, avant d’écrire mon billet du jour, un coup d’œil sur ma boîte et là, que du bonheur ! Patrick Loustalot, l’Artisan de Saveur, sera bientôt de retour. Je ne résiste pas au plaisir de faire un copier-coller de son message :

« Comme certains d’entre vous l’ont peut-être entendu dire, une douce rumeur circule et annonce ῍le retour῎ de votre Artisan de Saveurs. En effet, vers la mi-septembre ῍TEAthétcha῎ (ti-thé-tcha) devrait voir le jour, un comptoir de thés, issus de Jardins et de Grandes Origines, mais aussi des blends, thés parfumés, plantes et cafés…
Cette nouvelle boutique, située sur la place du marché, entre la Butte aux Cailles et le Parc Montsouris, à la frontière des 13ième et 14ième arrondissements de Paris, deviendra aussi, je l’espère, un repaire de gourmands. Pas de déjeuner de prévu à l’ouverture, mais une large pause pour déguster Douceurs et Découvertes, l’après-midi.
Vous pourrez progressivement retrouver nos confitures, caramels, guimauves, spéculoos et autres biscuits secs à emporter. L’offre évoluera au fil du temps, des saisons et de l’humeur.
En attendant de vous rencontrer dans quelques semaines, pour de nouvelles aventures, je vous souhaite à tous et toutes une très belle fin d’été.
Sincèrement vôtre,
Patrick Loustalot Barbé TEAthétcha »

Je lui souhaite tout le bonheur du monde. Bienheureux les Parisiens… mais je ne me plains pas, Bruxelles n’est qu’à 1h20 de Paris... Sur ce, je vais rejoindre La Callas .

samedi 21 août 2010

Thés de Taïwan, j'ai encore appris! Merci Sanmao

La semaine prochaine Sanmao sera en congé aussi j’ai fait un saut chez Cha Yuan pour avoir son avis sur les thés que nous avons reçus. Trois belles boîtes mais qui ce qui est renseigné dessus ne nous éclaire pas beaucoup, les seules informations en anglais se trouvent sur les paquets et concernent comment infuser ces thés. Et j’ai appris que les indications sur les boîtes n’en sont en fait pas vraiment, c’est souvent des généralités, comme sur la première boîte, ou des poèmes, comme sur la troisième. En fait, les marchands achètent ces boîtes dans des boutiques qui ne vendent que cela et collent une étiquette donnant une indication, assez générale, sur le couvercle ; parfois même il n’y a pas beaucoup plus d’explications sur les sachets. Ce matin, mon mari a préparé le contenu de la première boîte, mais une déception… cet Oolong très fermenté, à la fois tannique mais sans beaucoup d’arôme et encore moins de goût, avait l’air d’être éventé, il était pourtant conditionné sous vide. Après avoir traduit les informations du sachet (Mi Xiang Cha – Thé au parfum de miel), elle l’infuse en Gong Fu et c’est la révélation : beaucoup d’arômes où dominent les aspects fruités et au goût on retrouve les fruits secs, dominante abricot, puis vanille et miel. Et le tannin, mais moins agressif qu’à l’infusion du matin. Sanmao m’apprend aussi qu’il est traité à l’ancienne et pourra donc se conserver 2 ou 3 ans (ce qui m’étonnerait au rythme où on le consomme). Je rentre très contente à la maison en passant par le jardin. Je vais d'abord cueillir des concombres dans la serre. Pour les melons, il faudra encore attendre. Au passage une belle agapanthe, la dernière des 7, les autres se sont transformées en graines.A l’extérieur, des potimarrons éclatants.Belles plantes mais très envahissantes. Puis les hydrangeas à l’odeur entêtante, elles finissent par m'écoeurer. Et aussi des courgettes qui deviennent énormes, je n’ai pu les cueillir plus petites à cause de ma "patte folle". Un dernier regard à la forêt de dahlias de laquelle je prélève quelques fleurs. Retour dans mon endroit préféré à la maison où je me prépare un excellent Bai Yun Wu, mais cette fois pas en zhong, j’ai conduit ma voiture pour la première fois depuis début juillet et il faut absolument que je remette mon fichu bras gauche au repos ! Face à moi, la carte de Taïwan, et je voyage en pensée tout en admirant le jeu du soleil qui perce à travers cet essuie-main que je détourne de son destin utile mais auquel je ne me résous pas. Encore merci, ma chère Cerise. Quant à une certaine enveloppe brune, elle n’est pas loin et toujours fermée, Xavier n’a pas voulu la cacher me disant que j’aurais la force de résister. Affreux manipulateur, il sait qu’avec un tel compliment, je serai forcée de tenir…

vendredi 20 août 2010

Chaleur, au propre comme au figuré. Et thé, toujours

Ce matin, j’invite à nouveau mon mari dans mon salon bleu-thé. Il est 11 heures exactement, notre petite-fille Elisa s’envole à l’instant pour la Norvège où elle séjournera un an. Nous admirons la beauté du jardin sous un soleil chaleureux. Il fait tellement superbe que nous mangerons sur la terrasse, il faut en profiter. Sophie vient nous rejoindre en revenant de l’aéroport et le sujet de conversation est bien sûr le même. Cocktail au thé par ce temps, et plat froid, cela faisait longtemps ! Père et fille vont faire un tour de jardin pendant que je prépare un Sencha Ariake; même chaud, c’est très rafraîchissant. Xavier est allé vider la boîte aux lettres et vient de me donner une grande enveloppe blanche… piégée ! A l’intérieur se trouve une autre enveloppe et une consigne très dure ! Je vais me faire violence et la respecter, mais pour cela je la donne à Xavier sinon ce serait impossible. Mais pour rendre cette attente moins dure, un superbe essuie et une jolie carte. Je me prépare un autre Sencha que je bois à la santé de ma généreuse donatrice, ma cerise préférée. Encore une belle journée, à la fois douce et chaude, merci la Vie. Et les amis du thé...